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URINES. — 591 — URINES

calcul, on le divise par la scie en deux moitiés, puis on sépare une parcelle des diverses couches dont il est composé, et sur chacun de ces échantillons ou opère de la façon suivante :

Quelques milligrammes sont calcinés d’abord sur une lame de platine En général, cette prise d’essai brunira, se carbonisera et pourra laisser ou ne pas laisser de résidu minéral.

а. — Si le calcul se carbonise, puis brûle et ne laisse pas de résidu sensible, il est formé d’acide urique ou d'orale ammonique, quelquefois do corps très-rares tels que : cysline, xanthine, fibrine, etc.

Dans lo cas où le calcul brûle sans résidu, on doit rechercher l’acide urique libre ou combiné avec l’ammoniaque en traitant la poudre par un peu d’acide nitrique, évaporant, ajoutant après refroidissement une ou deux gouttes d’ammoniaque, et évaporant de nouveau. On obtiendra ainsi la belle coloration pourpre de la nuirexide. On recherchera ensuite la présence de l’ammoniaque en s’assurant si la poudre traitée par quelques gouttes de potasse, dégage ou non un gaz alcalin.

Si le calcul carbonisable et ne laissant pas de résidu à l’incinération, traité comme on vient de le dire, ne présente pas les caractères de l’acide urique, on y recherchera successivement, d’après leurs caractères spécifiques, les quelques corps très-rares ci-dessus cités.

б. — Si le calcul se carbonise d'abord notablement, brûle ensuite et laisse un résidu bien sensible, il contient b la fois des matières organiques et minérales. D’après la statistique des calculs étudiés jusqu’il ce jour, 25 fois sur 100, la matière organique sera de l’acide urique qu'il faudra caractériser d’abord comme il vient d’ètre dit en a. Si cette substance était absoute, il faudrait en conclure que la partie combustible est formée de mucus ou de substances rares.

Dans le cas où la matière organique du calcul serait de l’acide urique, il faudrait rechercher à quelle base cet acide est uni, et savoir si l’urate principal est mêlé d’autres sels. Si lo résidu de la calcination est alcalin, la potasse ou la soude font partie de la concrétion urineuse. On en reprendra une parcelle, on la pulvérisera et on l’épuisera à diverses reprises par 150 fois son poids d’eau bouillante. On obtiendra ainsi un résidu U, tandis que l’acide urique et les urates se dissoudront en très-grande partie. S’il existe dans le calcul de l’acide urique libre, la solution concentrée faite dans l’eau bouillante rougira le papier de tournesol et l’acide urique cristallisera. En évaporant cette solution, calcinant le résidu et le reprenant par un peu d’acide chlorhydrique, les bases primitivement unies à l’acide urique entreront en solution et pourront être déterminées par les moyens habituels. Le résidu II resté insolublo dans l’excès d’eau bouillante pourra contenir de 1 ’oxalate et du phosphate de calcium, dupliosphale ammoniomagnèsien, etc. La détermination de ces sels se fera d’après les méthodes ordinaires.

c. — Si le calcul brunit ou noircit d peine par sa calcination tout en laissant un résidu notable, il est presque entièrement formé de matières minérales, qui sont le plus souvent Yoxalale de calcium, les phosphates terreux ou un mélange de ces deux substances. L’observation des caractères physiques et micrographiques de ses diverses couches, ainsi qu’une analyse qualitative toujours rapide feront aisément reconnaître leur nature. Il sera bon, cependant, de rechercher l’acide urique dans tous les cas, de doser par dessiccation la quantité d’eau, et par différence, après calcination, le poids do la matière organique totale, en tenant compte

de la décomposition des oxalates ou carbonates que peut contenir l’échantillon et faisant à cet égard les corrections nécessaires.

Nous ne saurions entrer, dans cet ouvrage, dans les détails rélatifs aux caractères spécifiques particuliers de chaque espèce de calculs. Nous renvoyons à cet égard aux Traités spéciaux sur la matière [Voyez Ch. Robin, Leçons sur les humeurs, 2e édition, Paris, 1874, p. 878; — A. Gautier, Chim. appl. d la physiol., etc., Paris, 1874, p. 401], Il nous suffit ici d’avoir indiqué comment on pout séparer et reconnaître les substances dont les calculs peuvent être formés. Quant aux matières rares qui peuvent s’y rencontrer, telles que xanthine, cystine, tyrosine, acide hippurique, urostèalilhe, etc., on les déterminera d’après les caractères qui sont particuliers à chacune de ces substances pour la plupart déjà décrites dans ce livre.

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