C5H90C1 = (CH3)3C-C0C
Il a été obtenu par l'action du trichlorure de phosphore sur l’acide. Il constitue un liquide incolore bouillant de 105-106°, et que l’eau décompose lentement.
il. Boutlerow l’a fait réagir sur le zinc-méthyle et a obtenu après traitement par l’eau un corps possédant la composition et lés propriétés de la pinacoline. Il bout de 105, 5-106°, 5.
Par l'action de ce chlorure sur le sel de potassium de l’acide, à 1 50°, on a obtenu l'anhydride, (C5H9 O)2 O, liquide limpide, plus léger que l’eau, bouillant à 190°.
La TRlMÉTIIYLACéTAMIDE , (C H3)3 C- CO- Az H* , forme de petites aiguilles très-solubles dans l'eau chaude [Deutsche chem. Gesellscli,, t. VU, p. 728]., C. F.
' VALERIQUE (ANHYDRIDE), (C5H90)20, [syn.: oxyde de valéry le, acide colérique anhydre, valérate de valéryle]. — Il s’obtient en décomposant 6 molé ules de valérate de potassium sec,
; par un peu plus d’une molécule d’oxychlorure de phosphore. On le purifie en lavant le produit distillé avec une solution do carbonate de sodium, dissolvant dans l’éther et évaporant. C’est un liquide incolore, peu mobile, qui ne se mélange pas avec l’eau. Récemment préparé, il possède une faible odeur de pomme, mais lorsqu’on frotte les doigts après les en avoir humectés, on sent une odeur d’acide valérique. Densité à 15° = 0,934. Point d'ébullition = 215'. Densité de vapeur i = G, 1 3.
Il absorbe lentement l’eau et se transforme en acide valérique. Chauffé avec un alcali, il se convertit immédiatement en valérate. Lorsqu’on le chauffe doucement avec une petite quantité d’hydrate de potassium, une vive réaction se produit et fournit du valérate de potassium et de l’acide valérique.
Avec l’alcool, il donne rapidement du valérate d’éthyle. L’ammoniaque le transforme en valéramide; l’aniline en valéranilide [Chiozza, Compt. rend., t. XXXV, p. 368; Ann. de Chim. et de Phys. (3), t. XXXIX, p. 196.
Anhydride valérobenzoïque,
[syn.: valérate benzoïque ou benzoate valérique],
— Il se produit par l’action du chlorure de benzoyle sur le valérate de potassium; le produit est une huile lourde, neutre, très-réfringente, doué i’une odeur analogue à celle de l’anhydride valérique. Vers 260°, il se décompose en anhydrides valérique et benzoïque (Chiozza). C. F.
VALÉROGLYLÉRAL,
C8H1G03 = (C3 113 O3) H (C3 II 10) t 1 = C3 H3 o3 -f C5 IH° O — H> O .
I Corps qui se forme lorsqu’on chauffe la glycé- I âne avec le valérulà 170- 180° pendant 24 heures.
I C’est un liquide bouillant entre 224 et 228°. Deuj filé à 0° = 1,027. Densité de vapeur = 5,52; l héorie, 5,54. 11 est insoluble dans l’eau, et Jossède une faible odeur; mais il se décompose 1 l’air humide, et émet alors une odeur analogue * ^ celle du valéral [H. Harnitzky et Mentchoutkine,
[ 'Ompt rend., t. LX, p. 5691. C. F.
VALEROL, C611190? — Principe neutre oxy- !éné de l’essence de valériane. Il a ôté étudié par j -«erliardt [Ann. de Chim. et de Phys. (3), t. Vil,
1 ’• 275). Personne l’a retrouvé dans l’huile volatile je la lupuline [Compt. rend., t. XXXVII, p. 3I19J.
Jn le sépare en distillant rapidement l’essence j '«valériane dans un courant d’acide carbonique;
I * Pttsse d’abord du valérène,du bornéol, de l’acide 1 taienque et enfin du valérol. Ce dernier t
zo — VALÉROLACTIQUE (ACIDE).
chauffé pendant quelque temps à 200° dans l’acide carbonique, puis refroidi à 0°; le valérol cristallise. On le lave ensuite avec une solution de carbonate de sodium et on le rectifie plusieurs fois dans l’acide carbonique.
D’après Pierlot, il faut le distiller sur la potasse pour lui enlever l’acide valérique [Ann. de Chim. et de Phys. (3), t. LVI, p. 2u4J. Même en opérant ainsi on n’obtiendrait pas un produit défini, et le liquide renlermerait, à l’état de mélange, le stéaroptèno de l’essence avec un peu de résine et d’eau.
D’après Gerhardt, le valérol cristallise à 0° en prismes incolores, fusibles à 20° et ne cristallisant de nouveau qu’à 0°. Liquide, il est plus léger que l’eau ; il y est légèrement soluble et très-soluble dans l’alcool.
Chauffé avec la potasse, il donnerait du valérate de potassium, de l’hydrogène et du carbonate :
C6H*°0 +3KHO + H*0 = C5H9KOs -[- K2 CO3 -f- 3 H5.
D’après Pierlot, l’action de l’air et celle do la potasse ne donneraient pas d’acide valérique. C. F.
VALEROLACTIQUE (ACIDE),
[syn.: acide éthyle-lactique, acide isopropyloxacétique, acide oxyvalérique J. — Cet acide, qui appartient à la série des acides-alcools, dont l’acide lactique est le type, s’obtient par l’action de l’oxyde d’argent, en présence de l’eau, ou par l’action de l’eau de baryte, sur les acides bromovalériques ou chlorovalériques. La solution aqueuse séparée du bromure d’argent, dans le premier cas, et traitée par l’hydrogène sulfuré, est évaporée presque à siccité ; le résidu, repris par l’eau, est évaporé de nouveau, pour chasser l’acide valérique qu’il renfermait. Cette opération ne se fait pas sans perte d’acide valérolactique. On peut aussi séparer les deux acides, en neutralisant leur solution concentrée par le carbonate de calcium pur, et en lavant à l’alcool les cristaux de valérolactate qui s’y déposent.
On transforme le valérolactate de calcium en sel de zinc et ce dernier donne l’acide par l’action de l’hydrogène sulfuré [Clark et Fittig, Ann. der Chem. u. Pharm.,t. CXXXIX, p. 206J.
L’acide valérolactique s’obtient également en saturant l’acide chlorovalérique brut, mélangé d’acide valérique, avec un peu d’eau et un excès d’hydrate de baryum solide. Après avoir chauffé le mélange au bain-marie, pendant plusieurs heures, on précipite la baryte par l’acide sulfurique, on évapore à siccité pour chasser l’acide valérique, et on filtre après un traitement au charbon animal [Schlebusch, Ann. der Chem. u. Pliarm., t. CXLI, p. 324].
M VI. Popoff et Pavlewski ont obtenu l’acide valérolactique en oxydant le chlorovaléral, qui, pac conséquent, a pour constitution,
(C H3)s CII-CIIC1-CHO
[Deutsche chem. Gesellsch., t. IX, p. 1666].
L’acide valérolactique, évaporé sur l’acide sulfurique, cristallise en grandes tables rectangulaires, incolores, transparentes et inaltérables à l’air. Elles sont anhydres.
11 est assez soluble dans l’eau, l’alcool et l’éther; il fond à 80° ; après fusion, il ne so solidifie qu’au bout de quelque tomps. 11 se volatilise sensiblement à 100°.
Le sel d’argent, C5II903.Ag, est un précipité volumineux qui cristallise quand on le redissout dans l’eau chaude en agrégations ayant l’aspect de plumes, un peu solubles dans l’eau froide, un peu plus solubles à chaud. 11 se forme quand on mélange des solutions de valérolactate do soin — 40
VALÉRONE. — 6:
dium et d’azotate d’argent. Il se colore à la lumière.
Le sel de baryum, (CBH903)2Ba, forme des masses amorphes jaunâtres facilement solubles dans l’eau.
Le sel de calcium, (CMI3 O3)5 Ca -f- 1 ;tl20, se sépare par le refroidissement de sa solution aqueuse chaude, en croûtes, sans apparence cristalline. L’évaporation lente ne fournit pas non plus des cristaux distincts. Ce sel est plus soluble dans l’eau à chaud qu’à froid; il est insoluble dans l’alcool à froid et à chaud.
Le sel de cuivre, (C»H«03)*Cu + H*0, forme de petits prismes bien définis, vert clair, qui se déposent quand on mélange une solution concentrée du sel de calcium avec de l’acétate de cuivre.
Il est très-peu soluble dans l’eau froide, et une fois cristallisé, il ne se rodissout que dillicilement même à chaud. II ne perd son eau de cristallisation qu’à 170'’, en prenant une couleur plus foncée.
Le sel de sodium, CMPO3. Na, a été obtenu en traitant le sel de calcium par le carbonate de sodium; la liqueur filtrée a été évaporée à siccité et reprise par l’alcool. Le sel est soluble dans l’eau, plus soluble dans l’alcool et cristallise en croûtes mamelonnées.
Le sel de zinc, (C5 11° 03j2Zn, se précipite en cristaux assez volumineux quand une solution concentrée du sel de calcium est additionné.! de chlorure de zinc. Il est peu soluble dans l’eau, insoluble dans l’alcool. C. F.
VALÉRONE,
C9H18 0 = CMP O. CMP = (C H3)2C H - C IP- C O - C IP- C H (C IP)2
fsyn. : valéryle-butyle , valène, dibulylacétone , dibutyle-carbonyle. — C’est l’acétone de l’acide valérique; elle s’obtient par le procédé général de préparation de cette classe de corps, c’est-àdire en distillant le sel de calcium de l’acide. Elle a été obtenue d’abord par Lowig, mélangée avec du valéral [Poggend. Ànn., t. XLII, p. 4121. Elle a été isolée pour la première fois à l’état de pureté par Ebersbach [Ann. der Chem. u. Pharm., t. CV1, p. 268]. Ce chimiste en a séparé le valéral à l’aide du bisulfite de sodium.
On la prépare en distillant le valérate de calcium avec addition d’un sixième de son poids de chaux vive. La quantité de valérone ainsi obtenue est faible; il se forme toujours une notable proportion de valéral, et sans doute dos acétones mixtes et des hydrocarbures.
La valérono est un liquide transparent, incolore, mobile, ayant une odeur éthérée agréable et une saveur brûlante. Elle est moins dense que l’eau et y est insoluble, mais elle est miscible à l’alcool et à l’éther.
Elle bout à 165°, et ne se combine pas avec les bisulfites alcalins. Lo sodium et le perchlorure de phosphore ne l’attaquent qu’à chaud. C. F.
VALERONITRILE. — Voyez Cyanure de nu- TYLE, t.I, p. 1065.
VALÉRYLE (C5IPO) fsyn.: valéroxyle]. — Ce nom a été donné au radical monatomique de l’acide valérique. Wanklyn a annoncé l’avoir obtenu combine avec lui-même, (CMP O)2, par l’action du sodium sur lo valérate d’éthyle; mais cette réaction est au moins douteuse. — Voyez Valérate d’éthyle, t. III, p. 022.
VALÉRYI.E (BROMURE DE), C8 IPO. Br. — Liquide bouillant à 148°, qui se forme par l’action du tribromure de phosphore à 100-120° sur l’acide valérique [Béchamp, Compt. rend. , t. XLII, p. 22 i] .
VALÉRYLE (CHLORURE DE), CMPO. Cl.—
On l’obtient par l’action de l’oxychlorure de phosphore sur le valérate de sodium [Moldenhauer, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CIV, p. 111];
6 — VALÉRYLÈNE.
et par celle du trichlorure do phosphore surl’acide valérique (Béchamp).
Liquide incolore, mobile, fumant à l’air. Den-sité à 6° — 1,005. 11 bout entre 115 et 120° ;; et est facilement décomposé par l’eau en acides, chlorhydrique et valérique.
Le chloruro de valéryle n’agit pas à froid surl’acide oxalique sec, ni sur l’amalgame de sodium; ; mais si de l’amalgame pâteux renfermant 2 % , de sodium est mis en contact avec un mélange d’acide oxalique sec et de chlorure de valéryle. . il se produit une réaction avec légère élévation de température. On ajoute peu à peu de l’amalgame en évitant une élévation de température, jusqu’i ce que le tout soit transformé en une poudresèche n’ayant plus l’odeur du chlorure de valéryle ; on ajoute de l’eau et on distille après neu-.. tralisation par le carbonate de sodium; il passe alors à la distillation une huile renfermant du valéral, de l’alcool amylique, du valérate d’amyh en même temps qu’une huile bouillant à unw température élevée [Bæyer, Zeitsch. fur Chem. 1869, p.,399].
VALERYLE (1IYDRURE DE). — Voyez Valé:
hal.
VALÉIÎYLE (IODITRE DE), CBH30. 1.— On !
prépare en chauffant un valérate bien sec avec d . l’iodure do phosphore, rectifiant et agitant ave du mercure. Huile lourde à peu prè3 incolore bouillant à 108°, facilement décomposée par l’eaw et par l’alcool [Cahours, Compt. rend., t. XLIW p. I252J.
VALÉRYLE (OXYDE DE).— Voyez Valériqüc (anhydride).
VALÉRYLE (PEROXYrDE DE), (CBH302)i!
— Brodie l’a obtenu par l’action du peroxyde dd baryum sur l’anhydride valérique. C’est uns huile lourde, légèrement soluble dans l’eau, dé tonant faiblement lorsqu’on la chauffe, et secomi portant comme un agent d’oxydation en présenc de l’eau f Proc. Roy. Soc., t. XII, p. 655],
VALÉRYLÈNE,