‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquée comprenantChapitre 343 sur 430 · Vanadate · texte numérisé non relu

Vanadate

5Va*05.3Ba0 -j- 1911*0 ou 3 (Va O3)* Ba. Va* O3 + 9 II* O.

— Cristaux prismatiques rouges, obtenus dans le mêmes conditions que le sel précédent (de IIauerr Norblad).

Vanadatesdecadmium : Métavanadate (\ aOs)*Cd

— Précipité grenu blanc. Le tétravanadate est so lubie (Berzelius).

Vanadates de calcium : 1. Pyrovanadate Va* O7 Ca*+2‘«II*0.

— Précipité amorphe blanc (Roscoe).

2. Métavanadate, (Va03)*Ca. — Croûte cristal line blanche, obtenue par l’évaporation lenti d’uno solution de vanadate ammonique, additionnée de chlorure calcique (Berzelius). D’aprè: Norblad, il forme des mamelons blanc-jaunâtre renfermant 411*0 qu’il perd à 180°. Ce sel fouo au rouge et cristallise par le refroidissement.

3. Tétravanadate, Va» O" Ca -j-9 U* O. — Grands cristaux d’un rouge orangé, se déposant par évaporation spontanée. Ce sel est très-soluble et non efflorescent (Berzelius).

Hautofeuille a obtenu un chlorovanadate

(Va O4)"

ou

Va O4

Ca

(CaCl)'

isomorphe avec la wagnérite; ce sel se forme pai la fusion do l’aride vanadique avec du chlorure de calcium [Compt. rend., t. LXXVII, p. 896]. Vanadates de cobalt. Le métavanadate

(Va O3)* Co

est un précipité jaune paille tirant sur le rouge. Le vanadate acide est soluble dans l’eau et précipitable par l’alcool (Berzelius).

VANADIUM. — 639 — VANADIUM.

Vanadates de coivre. — La métavanadate est soluble et forme une masse amorphe jaune. Le tétravanadate Va40"Cu se dépose sous la forme d’une croûte cristalline jaune (Berzelius).

Vanadates d’éta.in. — Le métavanadate stanneux (V aOa)2Sn et le métavanadate stannique (Va03)4Sn sont solubles (Berzelius).

Vanadates fer re.jx : \. Métavanadate (WnO^Te.

Précipité brun grisâtre foncé. C’est peut-être

un vanadite ferrique ; en effet, l’acide chlorhydrique le dissout avec une couleur verte.

2. Tétravanadate. — Précipité vert foncé, devenant peu h peu grisâtre; il prend un aspect cristallin après 24 heures (Berzelius).

Vanadates ferriques. Métavanadate (Va03)°Fe-.

— Précipité léger, jaune paille, un peu soluble. Le sel acide lui ressemble, mais est cristallin (Berzelius).

Vanadate deglecinicm. Métavanadate (Va O3)* Gl.

— Précipité jaune, se dissolvant par les lavages (Berzelius).

Vanadates de lithium : i. Métavanadate Va03Li.

— Sel très-soluble, se déposant de sa solution sirupeuse en groupes radiés d’aiguilles déliées.

2. Tétravanadute, Va40nLi2-f-9II-'0. — Gros cristaux jaune-rouge, très-solublos dans l’eau, insolubles dans l’alcool fort. Il devient opaque eu s’effleurissant (Berzelius). Norblad prépare ce sel en fondant l’anhydride vanadique avec du carbonate de lithium, dissolvant le produit dans l'eau chaude, ajoutant à la solution de l’acide acétique jusqu’à coolration rouge, puis de l’alcool. Le sel se dépose ainsi sous la forme d’une poudre cristalline orangée qu’on fait cristalliser dans l’eau. Les cristaux perdent 8 H8 O à 100°.

Vanadates de magnésium ; 1. Métavanadate ,

(Va03)2Mg.

— La solution sirupeuse de ce sel se prend en une masse cristalline radiée.

2. Tétravanate, Y4OnMg. — Il estmoinssoluble que le métavanadate et se dépose en lamelles jaunes. L’alcool ne le précipite qu’incomplôtemeut (Berzelius). D’après de Uauer, ce sel reuferme8U20.

Vanadates manganecx : 1. Métavanadate,

(Va O3)2 Mn.

t ! — Poudre jaune d’ocre se déposant par l’addition i d’alcool à un mélange de chlorure manganeux en B excès et de métavanadate alcalin. Bedissous dans B l’eau, il cristallise en petits cristaux bruns, pres- B que noirs.

2. Tétravanadate, Va40"Mn. — Ressemble au B précédent, mais est moins soluble et cristallise en jf petits grains rouges (Berzelius).

Vanadates mercureux. — Le métavanadate i l n’a pas été isolé à l’état solide. Le tétravanate est Il un précipité jaune-orangé.

Vanadates mercuiuques. Le métavanadate,

(Va03)!Hg,

» forme un précipité jaune-citron, légèrement solu- | ble. Le tétravanadate, Va4 O11 tlg, est soluble dans J l’eau et n’est pas précipité par l’alcool (Berzelius). I Vanadates de nickel. — Ils sont solubles dans I l’eau ; l’alcool les précipite sous la forme d’une | poudre jaune sale ou brunâtre. La solution laisse I par l’évaporation des croûtes cristallines jaune J sale. Ils ne se dissolvent pas dans l’ammoniaque I avec une couleur bleue (Berzelius).

I Le tétravanadate est en cristaux prismatiques H jaunes.

Vanadates de plomb. — Il existe trois vanadates de plomb naturels qui sont : la déchenite et la

vanadite rhomboïdale, qui représentent le métavanadate (Va03)2Pb; la descloisite ou pyrovanadate, Va2 O7 Pb2 ; enfin la vanadinile ou chlorovanadate de plomb,

(Va O4)3 Pb3 Cl ou 3 (Va O4)2 Pb3 -f Pb Cl2,

isomorphe avec les chlorophosphate et chloro-arséniate de plomb. A ces variétés, on peut ajouter 1 ’eusynschite, qui est un orthovanadate double de plomb et de zinc, (Va O4)2 (Pb.Zn)3.

Orthovanadate de plomb, (Va 04)2Pb3. — Précipité blanc insoluble dans l’eau, obtenu par double décomposition avec l’orthovanadate de sodium (Rosroe).

Chlorovanadate de plomb ou vanadinite,

3 (Va O4)2 Pb3 -f PbCl2 soit (Va O4)3 j ^ cly

— Cette espèce minérale qui appartient au typa de l’apatite a été reproduite artificiellement par Roscoe et par Hautofeuille [Compt. rend., t. LXXVII, p. 896]. On fond, dans les proportions indiquées par la formule, de l’acide vanadique avec de l’oxyde et du chlorure de plomb. On reprend la masse fondue par l’eau bouillante, qui laisse la vanadinite en aiguilles transparentes jaunes présentant les angles du prisme hexaèdre régulier. Densité = 6,7. — Voyez Vanadinite.

Voici la composition de quelques vanadinites naturelles (densité 6,06 à 7,2).

Berzelius. Rammelsborg. Struvo,

Chlore 2,56

Va -O4 »

PbO 76,54

(a) Zimapan

(b) Windisehkappel. Densité =

(c) Berezowsk; densité

= 6.SÜ3

Pyrovanadate basique, 2Va207Pb2 -{- PbO.

— Précipité jaune insoluble dans l’eau, obtenu par l’addition d’acétate de plomb à une solution de pyrovanadate de sodium ; la liqueur devient acide.

Vanadates de totassiem. — I . Pyrovanadate, Va2 O1 K4 -j- 3 U2 O. — On mélange la solution du métavanadate avec de la potasse caustique, on l’évapore à consistance sirupeuse, puis on l’abandonne sur l’acide sulfurique : le pyrovanadate se dépose en cristaux durs, déliquescents. Ils perdent II20 sur l’acide sulfurique, une nouvelle molécule d’eau à 160° et le reste seulement à 350 ' (Norblad), circonstance qui peut-être, devrait faire envisager ce sel comme un orthovanadate acide, Va04K2H -|- II20.

2. Métavanadate, Va O3 K. — Cristaux lenticulaires incolores, qui se déposen t par la concentration d’une solution d’acide vanadique dans la potasse, préalablement additionnée d’acide acétique jusqu’à ce qu'elle conserve à l’ébullition une couleur orangée. Les cristaux deviennent rougeâtres à 100° et rouge-brique à 180-200". Ils fondent au-dessous du rouge, et la matière fondue, qui est jaunâtre à chaud, se prend par le refroidissement en une masse cristalline blanche (Norblad).

On obtient le mêmesel hydraté, Va O3 K -|- Il 2 O (soit peut-être V O4 K H8), en ajoutant de la potasse au métavanadate d ammonium. Il se dépose par l’évoparation en aiguilles asbestoïdes qui perdent leur eau à 110" (Norblad).

3. Tétravanadate, \40"K3. — On l’obtient en fondant le méiavanadate avec l’anhydride vanadique, ou, par voie humide, en faisant'bouillir le mélange avec de l’eau ; ou encore en précipitant par l'alcool la solution du métavanadate additionnée d’acide acétique jusqu’à coloration rouge.

VANADIUM.

— 040 — VANADIUM.

Prismes rhombiques, inaltérables à l’air sec, renfermant 4 H8 O qu’ils perdent entièrement à 200°. Il cristallise facilement par le refroidissement de sa solution aqueuse bouillante (Berzelius, Norblad).

Norblad a obtenu le même sel, en grandes lames d’un jaune d'or, en remplaçant dans sa préparation le môtavanadate par le pyrovanadate et faisant cristalliser le précipité dans l’eau à G0° ou 70°. Les eaux mères abandonnent après plusieurs semaines des cristaux volumineux rouge orange de môme composition.

Vanadates ce sodium. — 1. Orlhovanadale,

Va O4 Na8 -f 16H20.

— Lorsqu’on fond 3 molécules deC03Na2avecl moléculedeVasOsilse dégage de l’acide carbonique et l’on obtient une masse cristalline blanche. O11 redissout celle-ci dans l’eau et l’on addiiionne la solution d’alcool. Il se forme ainsi deux couches dont l’inférieure se prend, après quelque temps, en un amas d’aiguilles à réaction très-alcaline, possédant, après lavage à l’alcool et dessiccation dans le vide, la composition ci-dessus indiquée.

Ce sel est très-instable; redisssous dans l’eau, il se dédouble en pyrovanadate et soude libre (Roscoe).

L’ortliovanadate de sodium peut cristalliser avec le phosphate.

La solution de l’orthovanadate de sodium donne lieu aux réactions suivantes.

Sels ferriques. — Précipité gélatineux jaune brun, soluble dans l’acide chlorhydrique, insoluble dans l’acide acétique.

Sets ferreux. — Précipité gris foncé.

Sels de manganèse. — Précipité cristallin gris brun.

Sels de zinc. — Précipité gélatineux blanc.

Sels de cobalt.— Précipité gélatineux gris brun.

Sels de nickel. — Précipité cristallin jauneserin.

Sels d’aluminium. — Précipité gélatineux jaune clair.

Sels cuivriques. — Précipité vert-pomme.

Sels mercuriques. — Précipité jaune-orange.

Les métavanadates se distinguent aisément des orthovanadates en ce qu’ils donnent avec les sels decuivreun précipité cristallin jaune clair (Roscoe).

2. Pyrovanadate, Va5 (J7 N a4 -|- 181180. — Il se forme par la fusion de Va2 O5 avec 2C03Na2 et cristallisation dans l’eau, d’où il se dépose en grandes tables hexagonales. L’alcool le précipite en lamelles nacrées. Il se produit aussi par dissolution de l’acide vanadique dans une lessive de soude, ainsi que par la décomposition de 1 orthovanadate par l’eau, décomposition qui n’est lias due, comme on pourrait le croire, il l’action de l’acide carbonique de l’air. Ce sol fond à une température plus basse que l’orthovanadate. il perd 17H20 à 100° et le reste à 14u“.

L’acide carbonique transforme ce sel en métavanadate. Le chlorure d’ammonium produit dans sa solution concentrée un précipité de métavanadate d’ammonium et de l’ammoniaque libre (Roscoe, Norblad).

3. Metavanadate, Va03Na. — Il se prépare comme le sel de potassium, auquel il ressemble (Berzelius). On l'obtient aussi en traitant la solution du pyrovanadate par un courant d’acide carbonique ; on évapore à sec et l’on reprend par l’eau froide, puis on dissout le résidu dans l’eau bouillante. La solution, évaporée à une douce chaleur, fournit des cristaux prismatiques, blancs ou jaunâtres, facilement fusibles. Si l’évaporation a lieu à froid sur l’acide sulfurique, on obtient des prismes jaunâtres renfermant 2 II20, qu’ils perdent facilement sur l’acide sulfurique (Norblad).

Page 1