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Moule à charnières

et

en fer ou dans un instrument appelé sabot, portée au four à recuire.

Le four à recuire a un foyer central; de chaque côté, on empile des bouteilles jusqu’à en remplir le four ; on élève la température vers 300°, puis on ferme toutes les ouvertures, on laisse refroidir lentement et on défourne après , 48 heures.

11 y a des fours à recuire à feu continu; les pièces à recuire sont mises dans des chariots qui, entraînés par une chaîne sans fin, s’éloignent peu à peu du foyer et arrivent à sortir du four presque complètement refroidies à l’extrémité opposée au foyer.

Pour avoir plus de régularité dans la forme des bouteilles, on emploie des moules à charnière, dont un dis types est représenté par la figure 773.

Avant de se servir de ce moule on le chauffe fermé. On amène la paraison, comme il a été dit précédemment, à une formo convenable; on l'introduit dans le moule pendant que le gamin l’ouvre et le referme; l’ouvrier souffle d’abord avec la bouche, puis avec le piston ou pompe Robinet (fig. 774). Au fond du

moule se trouvent des évents pour permettre l’air de s’échapper quand le verre s’applique su ses parois On a fait aussi des instruments pou faire la bague et le goulot. Ce mode de fabricatioi est plus lent que celui décrit précédemment. L. pompe Robinet, dont on vient de parler, a ét> inventée en 1824, par un ouvrier de Baccara .4 nommé Robinet. Fatigué par l’àge il inventa ce j outil pour remplacer le souffle qui lui faisait dé- \ faut. C’est un petit cylindre en fer-blanc ou ei : laiton, de 0"\40 de long et de 0,00 à 0,08 ddiamètre (fig. 774), fermé par un bout, danij l’intérieurduquel se trouve un res ] sort à boudin qui refoule un piston en bois, percé d’une ouverture conique centrale garnie de cuir. Li piston est retenu par un couverch.-§fl percé, fixé par une fermeture baïonnette. L’ouverture conique dtt ljj piston étant placée sur la canne tenue verticale, on descend brusquement le cylindre, et l’air qui j était contenu se trouve injecta® dans la pièce à façonner et lâfl souffle.

Pour souffler les bouteilles d’une® grande capacité, comme les bon-: j bonnes, les tourics, l’ouvrier prend) I un peu d’eau dans la bouche elt I 1 injecte par la canne dans le bal+ il bouche l’extrémité de la canne;

Ion commencé avec le pouce; l’eau, réduite on vapeur, presse; sur les parois et les étend jusqu’à la dimension voulue. Cette opération est difficile; pour la réussir il faut des ouvriers très-exercés.

Fig. 774. — Pompe Robinet.

Gobeletehie commune. — Verre demi-blanc. — Cette fabrication tient le milieu entre celle des bouteilles et de la gobeleterie fine en verre blunc. L’analyse assigne au verre demi-blanc les compositions suivantes:

Silice

Oxyde de manganèse...

Oxyde de fer

Alumine

Champ

Magnésie .

Soude

Potasse

Vieux verres fronçais.

De

De

Do

Verre nouveau

Verra

Sauvigny.

Saint-Étienne.

Sôvros.

du Rhin.

russe.

Les anciens verres étaient riches en chaux ; dans les nouveaux c’est la soude qui domine. On emploie pour cette fabrication des matériaux peu coûteux : c’est ce qui fait qu’on n’obtient pas de verre complètement incolore. On se sert souvent de marnes, de cendres, de sulfate de sodium, dont on facilite la décomposition en ajoutant du charbon.

Les mélanges suivants, faits avec du sulfate de sodium à 90 %, donnent deux espèces de verre; le n° 1 est riche en chaux, le n° 2 riche en

soude.

Sable

Calcaire

Sulfate do sodium . . .

Charbon

Elles donneraient, après fusion, des verres dont la composition serait, d’après le calcul :

Silice

Chaux

Soude

La fusion se conduit comme celle du verre blanc; le travail se fait sur le banc ou établi du verrier, genre de façonnage que nous décrirons en parlant de la gobeleterie fine, ou dans des moules, soit en bois, soiten fer, représentant les formes de la pièce qu’on veut obtenir.

Dans cette classe entrent les verres de lampe, les fioles de médecine, les ustensiles de chimie, les ballons, les cornues, etc. Les verres de lampe et les fioles de médecine sont soufflés dans des moules. Los cornues, les ballons sont façonnés à la canne. Pour faire une cornue, l’ouvrier prend la quantité de verre nécessaire au bout de sa canne ; il la pare sur lo marbre et la souffle comme pour faire une bouteille, puis il fait le col en balançant sa canne, la masse vitreuse étant à la partie inférieure. Quand le col a la dimension demandée, on réchauffe la masse du verre destinée à faire la panse. L’ouvrier souffle alors en élevant sa canne "au-dessus de sa tête et l’appuyant sur un poteau, sous un angle de -45° environ ; dans cette position de la canne, la panse de la cornue se dessine et, quand l’ouvrier cesse de tourner la canne sur elle-même, la panse s’incline, entraînée par son poids, et prend la position voulue.

Gobeleterie fine. — Verre incolore. — Malgré la grande habileté des anciens dans la fabrication du verre, ils n’obtinrent pas do verre réellement incolore. Ce sont les verriers de Bohême qui, grèce à la pureté des produits naturels qu’ils eurent 5 leurdhposition, fabriquèrent les premiersun verre aussi incolore que le cristal de roche ; ce n’est que plus tard que les verreries françaises et anglaises arrivèrent au même résultat.

Le verre blanc pour gobeleterie fine peut être à base de chaux et de soude, comme les verres français et anglais, ou à base de chaux et de potasse, comme le verre de Bohême.

Les matières premières employées dans cotte fabrication doivent être choisies pures et aussi exemptes de for que possible; l’alcali est introduit à l’état de carbonate. Les mélanges sont frittés avant la fusion ; l'affinage et le maclago doivent être conduits avec beaucoup de soin.

Diverses analyses de verres blancs, à base de soude, ont donné les nombres suivants :

Verres Verre Verre français. allemand, russe.

] 4,50 traces. «•«

M. Benrath, en se basant sur ces analyses, propose les compositions suivantes;

Sable

Calcaire

Soude à 90 %

compositions qui, d’après le calcul, correspondent après fusion à :

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