‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquée comprenantChapitre 388 sur 430 · C II3) '(CIL · texte numérisé non relu

C II3) '(CIL

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2° 11 se produit aussi lorsqu’on traite l’orthobromotoluène par l’iodure de méthyle et le sodium en présence de la benzine; la réaction commence à la température ordinaire, au bout de 12 heures, et s’achève tranquillement en deux jours lorsqu’on a soin de refroidir au moyeu de l’eau froide. On isole l’orthoxylène formé en soumettant le produit à un grand nombre de distillations fractionnées sur du sodium [Jannasch et Uübner, f Liebig’s Ann. der Cliem., t. CLXX, p. 117; Bull de la Soc. chim., t. XVIII, p. 334|.

3° L’orthoxylène se trouve, d’après Jacobsen, dans le xylène du goudron, et peut en être extrait de la manière suivante : L’hydrocarbure est agité i plusieurs reprises avec de l’acide sulfurique ordinaire, qui n’atiaque que difficilement le paraxylène, tandis qu’il dissout le métaxylène et l’orthoxylène ; la solution sulfurique, étendue d’eau, est saturée de carbonate de baryum ou de calcium, filtrée et précipitée par un petit excès de carbonate de sodium. La solution contient un mélange de métaxylène-sulfite et d'orthoxylène-sulfito de sodium, et fournit, après concentration, des cristaux du dernier sel, qui se distingue par la facilité avec laquelle il cristallise. Lorsque, par une évaporation poussée plus loin, les eaux mères laissent déposer des cristaux indistincts qui n’acquièrent pas de formes régulières par une nouvelle cristallisation, elles ne contiennent presque plus d’orthoxy lène-sulfite et peuvent servir avantageusement à la préparation du métaxylène. Les dépôts sont réunis et purifiés par deux ou trois cristallisations dans l’eau et chauffés finalement à 190-195° avec de l’acide chlorhydrique; l’hydrocarbure régénéré est séché et rectifié sur du sodium [O. Jacobsen, Deutsche cliem. Gesellsch., t. X,

Propriétés et réactions. — L’orthoxylène est un liquide incolore, doué d’une odeur aromatique agréable et différente de celle des deux isomères; il ne se solidifie pas à — 22° et bout entre 141 et 143° (toute la colonne mercurielle dans la vapeur). L’acide nitrique étendu le transforme, par l’ébullition, en acide orthotoluique:

ce«<(CU3)|2) + 03

= H20 -I- C6H4^'^tI3

Si l’on prolonge l’action du liquide oxydant, on n obtient pas d’acide phtalique; le noyau bonzique est complètement détruit et il se forme du gaz carbonique et de l’acide acétique. Le dichromate de potassium et l’acide sulfurique étendu donnent lieu à une réaction analogue (Bieber et Fittig). Une solution bouillante de permanganate de potassium oxyde facilement l’orthoxylène et il se forme un mélange d’acide orthotoluique et d’acidc phtalique (Jacobsen).

Produits de substitution. — Us sont à peine connus. Sous 1 influence d’un mélange d’acide nitrique fumant et d’acide sulfurique, l’orthoxylène fournit, une matière huileuse qui laisse déposer,

?? fLlp,fl!les jours, dos cristaux fusibles a 52-üü° (Jacobsen).

XYLENES.

XYLENES.

Orthoxylènes chlorés. — On no connaît qu’un dérivé monochloré et un dérivé dichloré, qui tous doux renferment le chlore dans les chaînes latérales de l’orthoxylène ; on les obtient en traitant cet hydrocarbure par le chlore, à la température de l’ébullition, et soumettant le produit à la distillation fractionnée.

Le chlorure d'urtliololyle.

cm»ci= oui*

^CH3 ''CH2 Cl,

est un liquide incolore, bouillant à 1117-199°, dont les vapeurs exercent une action très-irritante sur les muqueuses.

Le dwhlorure d'orthololylène , C8 118 Cl2 ou peutêtre

-emu

v Cil* Cl,

oristallise dans l’éther en belles tables, fusibles à 103° et bouillant à 225° en se décomposant partiellement [B. Hayman, liull. de la Soc. cliim., t. XXVI, p. 532J.

Acide orthoxylène-sulfureux ou orthoxénylsulfureux,

C8 H10 S O3 = C6H3 (Cil8) (Cil8) (i) (S0811)(11.

— Il se forme lorsqu’on agite, à une douce chaleur, l’orthoxylène avec son volume d’acide sulfurique ordinaire; il ne se produit qu’un seul acide sulloné et lorsqu’on ajoute au liquide une certaine quantité d’eau, cet acide se dépose et le tout se prend en une masse radiée. Il suffit d’essorer cette masse et de la dissoudre dans de l’eau contenant de l’acide sulfurique, pour obtenir l’acide orthoxylène-sulfureux sous forme de trèslougs prismes aplatis renfermant 2H20. Nous avons dit plus haut comment on peut préparer le sel de sodium de cet acide en prenant pour point de départ le xylène du goudron. Fondu avec du formiate de sodium, l’orthoxylène-sulfite de sodium fournit l’acide paraxylique; ce même acide prend naissance lorsque le sel sodique est distillé avec du cyanure de potassium et que le nitrile formé est saponifié, en vase clos, par l’acide chlorhydrique. Ces deux réactions fixent la constitution (1.2.4) do l’acide sulfoné.

Le sel de baryum, (CBH9 S 03)2Ba -(- 2 H2 O, se dépose par le refroidissement de sa solution aqueuse en grandes lames incolores nacrées ; il perd son eau vers 120°; 100 p. d’eau en dissolven t 5P,8 à 0° et 33p,6 à 100°.

Le sel de sodium, C8 H9 S O3 . Na 4- 5 H2 O, forme de beaux prismes aplatis, qui s’effleurissent à l’air ; il se distingue par la facilité avec laquelle il cristallise : les cristaux peuvent atteindre des dimensions très-grandes.

L a chlorure orthoxylène-sulfureux, C8H9SO*CI, obtenu par l’action du pcrchlorure de phosphore sur le sel sodique, se dépose par l’évaporation de sa solution éthérée en beaux prismes, fusibles

L ’amirle C8H9S02AzH* est en prismes fusibles à 144° [Jacobsen, loc. cit. et Deutsche Chem, Gesellsch., t. XI, p. 22J.

Acide orthoxylènehydrosulfureux ou orlhoxényl-hydrosulfureux,

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