‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquée comprenantChapitre 391 sur 430 · C6 H3 (C H8)|1J(CH3)(3|(C02H · texte numérisé non relu

C6 H3 (C H8)|1J(CH3)(3|(C02H

isontérique avec l’acide mésitylénique [P. Bicber et R. Fittig, Ann. derChem. u. Bharm., I. CLVI. p. 231 ; Bull, de la Soc. cliim., t. XIII, p. 268J,

3° On a tenté de transformer le métabromotoluène en métaxylène au moyen de l’iodure de méthyle et du sodium ; la réaction est extrêmement lente et n’a pas donné de résultat; le métaiodotoluène est attaqué un peu plus facilement dans ces conditions, et l’on obtient une petite quantité de métaxylène; la réaction cependant est peu nette [Wroblevsky, Deutsche chem. Oesellsch., t. IX, p. 890],

4° Le métaxylène forme la majeure proportion du xylène du goudron, qui en renferme environ 90 °/ 0 d’après Fittig, 30 à 40 °/0 d’après Jacobsen ; cette teneur est probablement soumise à des variations, suivant l’origine de l’hydrocarbure. On a décrit deux procédés pour l’extraire.

a. Rommier avait observé, en 1870, que le xylène du goudron peut être séparé au moyen de l’acide sulfurique, en une partie soluble et en une partie insoluble; mais il n’a pas établi nettement la nature des deux produits. Tout récemment, Jacobsen a confirmé cette observation et a montré que la partie insoluble est formée principalement do paraxylène, tandis que l’orthoxylène et le métaxylène se dissolvent assez facilement, à une douce chaleur, dans l’acide sulfurique ordinaire. Nous avons déjà dit plus haut comment on parvient à séparer ces deux hydrocarbures par des cristallisations fractionnées des sels sodiques de leurs acides sulfonés. Le métaxylène-sulfite de sodium chauffé avec de l’acide chlorhydrique vers 190-190° rogénèro du métaxylène pur [Jacobsen, loc. cit. J.

b. Le métaxylène étant attaqué beaucoup plus lentement par les oxydants que l’orthoxylène et le paraxylène, Tawildarow et Ch. Gundelach ont mis cette propriété à profit pour la purification de cet hydrocarbure. Voici comment Gundelach prescrit d’opérer : 1 p. xylène du goudron passant de 137 à 141° est soumise à l’ébullition dans un appareil à reflux, avec 2 p. d’acide nitrique étendu de 6 p. d’eau; au bout de 24 heures, on distille le carbure non attaqué, et on le soumet

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à un second traitement entièrement semblable, après quoi on le lave avec de l’ammoniaque faible. L’isoxylène ainsi purifié contient encore de petites quantités de corps nitrés, dont on le débarrasse en le chauffant avec de l’étain et de l'acide chlorhydrique, puis en le lavant à l’eau et en le rectifiant après dessiccation.

On peut aussi employer comme oxydant un mélange de dichromate de potassium et d'acide sulfurique étendu, mais l’acide nitrique, permettant d'opérer sur une plus grande quantité de matière à la fois, est préférable [N. Tawildarow, Zeitsch. fur Chem., 1 870, p. 418; — Ch. Gundelach, Bull, de la Soc. cliim., t. XXVI, p. 43; — Voyez aussi ; S. Lako, Liebig's Ann. der Chem., t. CLXXXlf, p. 30; — A. Brückner, Deutsche client. Gesellsch., t. IX, p. 405; Bull, delà Soc. cliim., t. XXVI, p. 463].

Propriétés et réactions. — Le métaxylène est un liquide incolore, bouillant de 137 à 138°, d’odeur aromatique particulière. Il est insoluble dans l’eau et plus léger que ce liquide; il est miscible avec une foule de liquides organiques. Il forme une combinaison cristallisée avec l’acide picrique (Fritzsche).

Action de la chaleur. — Lorsqu’on dirige les vapeurs de métaxylène au travers d’un tube chauffé au rouge, on obtient connue produits principaux du toluène et de la naphtaline, en même temps que de la benzine et de l’anthracène, en quantités notables, des hydrocarbures liquides bouillant entre 250 et 320" et des carbures orangés, résineux et bitumineux. La formation du toluène et de la naphtaline paraît être corrélative et pourrait être représentée par l’équation

3C8H>» = 2C?ll8 -fC‘«H8 -f 311*

[Bcrthelot, Bull, de la Soc. cliim., t. VII, p. 227].

Action des oxydants. — L’acide nitrique étendu de 1 à 2 volumes d’eau no l’oxyde à l’ébullitiou qu’avec un extrême lenteur (Fi'ttig et Velguth); mais lorsqu’on élève la température vers 136-150°, en opérant en vase clos, on parvient à l’attaquer et l’on obtient un mélange des acides métatoluique et métaphtalique (isophtalique) en proportion variable suivant le degré de concentration de l’acide (A. Brückner). Le permanginate de potassium donne lieu à une réaction analogue. L’hvdrocarbure est attaqué par le mélange de diebromato de potassium et d’acide sulfurique étendu, et transformé en acide métatoluique (Fittig et Velguth) :

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