C9 H1903= C6 H3 (C H3)3(OH) (CO3 H
— Cet acide a été obtenu par Wroblevsky en traitant le xénol par le sodium et l’acide carbonique ; le xénol qui a servi à ces expériences était un mélange des xénols solide et liquide de M. Wurtz et il est probable, par conséquent, que l’acide xylétique n’a pas été obtenu à l’état de pureté.
Le produit de la réaction dissous dans l’eau est précipité par l’acide chlorhydrique, et l’acide xylétique mis en liberté est débarrassé par un courant de vapeur d’eau du xénol non attaqué ; à la fin, il est soumis à des cristallisations dans l’eau.
L’acide xylétique est en cristaux blancs, fusibles à 155° et se sublimant à une température supérieure; il est assez soluble dans l’eau, surtout à l’ébullition. Il colore le chlorure ferrique en violet. Il est monobasique.
Le sel de baryum, (C9H9 03)3Ba + H30, et le sel de calcium, (C9H903)3Ca + 2H30, cristallisent en aiguilles qui perdent, leur eau à 150 |li. Wroblevsky, Zeilch. für Chem., 1868, p. 232; Bull. delaSoc. chim, t. X, p. 287]. A. H.
XYLIDINES [Syn. Amidoxylènes, amido-dimélhylbenzines, xénylamines ],
/ Cil3
C8H11Az = C6!!3 — CH3 \ AzII3.
— Los xylidines résultent de la réduction des nitroxylènes; comme ceux-ci, elles doivent exister sous six modifications isomériques, deux correspondant à l’orthoxylène, trois au métaxylène, et une au paraxylène. Jusqu’ici on n’en connaît, avec certitude, que trois, dont deux dérivent du métaxylène et une du paraxylène.
Les xylidines sont des homologues de l'aniline et des toluidines ; elles sont isomériques avec l'amido-éthylbenzine, et avec la collidinc, amine tertiaire.
La plus anciennement connue est l’a-métaxylidine ; elle a été découverte par M. Cahours en 1850. Une seconde, la |3-métaxylidino a été découverte par Jl. Wroblevsky. La paraxylidine a ôté indiquée par M Jannasch. Enfin, llofmann en a fait entrevoir une quatrième dont l’origine est inconnue.