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ZINC ET ÉLÉMENTS TRIATOMIQBES

Azoture de zinc. — Grove, en faisant passer le courant d’une batterie de six éléments dans une solution de se’ ammoniac rempliede cristaux déco sel, le pôle positif étant formé par un fil de platine et le pôle négatif par une boule de zinc, a vu se former au pôle négatif une masse spongieuse, graphitoïdo, qu’il a envisagée comme un azoture de zinc. Ce corps dégage, par l’action de la chaleur, un gaz composédc 3 il 4 volumes d’azote pour i volume d’hydrogène ( Phil . Mag., t. XIX, p. 98; Poggend. Ami., t. LIV, p. 104] .

On obtient l’azoturo de zinc Zn3Az2 par l’action d’une température rouge sur 1 ’amidure,

Z n (Azll2)».

ZINC

Cette décomposition estexprimée par l’équation t 3Zn(AzII2)* = Zu3 Az2 -f- 4 Azll3.

C’est une poudro grise inaltérable à l’air, infusible et fixe, supportant la chaleur rougo sans se décomposer, à l’abri de l’air. L’azoture de zinc décompose l’eau avec énergio, et si on l’humecte avec une pelite quantité d’eau seulement, il devient incandescent. Dans cette réaction, il se dégage de l’ammoniaque et il se dépose de l’hydrate de zinc :

Zn3Az2 + 0H! O = 2 Azll3 + 3Zn(OII)2 [Phil. Mag., (4), t. XV, p. 149].

ZlNCAMIDE OU AMIDORE DE ZINC, Zn (Az H2)2. — On l’obtient par l’action du gaz ammoniac sec sur une solution éthérée de zinc-éthyle : il se dégage de l’éthane

Zn(C2H5)2 + 2AzH3 = Zn(AzlI2j2 + 2C2II5.

Poudre blanche insoluble dans l’éther, décomposable par l’eau et par l’alcool avec production d’ammoniaquo. Il ne se décompose pas à 200°; mais au rouge, il se convertit en azoture (Frankland).

L’acide chlorhydrique sec agit sur l’amidure de zinc en produisant, non un chlorure de zincammonium, mais du chlorure double de zinc et d’ammonium [Peltzer, Ann. der Chem. u. Pharm., t, CXXXIV, p. 52; Bull, de la Soc. chim., (2),

Phosphures de zinc. — Lorsqu’on jette des fragments de phosphore dans du zinc en fusion, on obtient une masse métallique grise, un peu ductile, répandant l’odeur du phosphore lorsqu’on la martelle (Pelletier).

On obtient un autre phosphure, plus riche en phosphore, en calcinant 6 p. d’acide phosphorique, de 2 p. de zinc et de 1 p. de charbon, ou de 2 p. de zinc et 1 p. de phosphore, dans une cornue. Il se sublime une masse d’un blanc d’argent, à cassure conchoïde. Il se forme eu môme temps un corps rouge, accompagnant le sublimé précédent et qui, ainsi que l’a montré Vigier, est du phosphure de zinc coloré par du phosphore rouge.

Si l’on dirige un courant d’hydrogène phosphoré sur du chlorure de zinc légèrement chauffé, il se dégage de l’acide chlorhydrique et il se forme un phosphure de zinc qui reste, après lavage à l’eau, sous la forme de particules métalliques noirâtres, insolubles dans l’acide chlorhydrique [H. Rose, Poggend Ann , t. XXIV, p. 335].

Phosphure Zu3P2. — Il se produit, d’après Hvoslef, lorsqu’on chauffe un mélange d’oxyde de zinc (2 mol.), d’anhydride phosphorique (1 mol.) et do charbon (7 atom.). Sublimé cassant, d’un gris d’acier foncé, dégageant de l’hydrogène phosphoré, non spontanément inflammable, par l’action de l’acide chlorhydrique [Ann. der Chem .

u. Pharm-, t. G, p. 101].

B. Renault le prépare en chauffant au rouge blanc un mélange de phosphate de magnésium, (1 mol.), do sulfure de zinc (2 mol.) et de charbon (7 at.) dans une cornue lutée; le phosphure se sublime [Ann. de Chim. et de Phys., (4), t. IX, p. 1(121.

P. Vigier dispose dans un long tube de porcelaine, traversé par un courant d’hydrogène sec, deux nacelles, contenant, l’une du zinc et placée au milieu du fourneau, l’autre, au dehors, contenant du phosphore. Il chauffe le tube jusqu’à ce que le zinc entre en ébullition, et y fait passer le phosphore en vapeur, en chauffant ensuite la nacelle contenant ce corps à l’aide d’une lampe.

Les deux vapeurs se combinent alors avec incandescence et l’excès do phosphore se condense dans un ballon relié au tube do porcelaine;

ZINC

ZINC

en même temps il se dégage de l’hydrogène phosplioré qui s’enflamme.

Quand le tube est refroidi, on le brise et on trouve : 1° dans la nacelle des cristaux prismatiques de 1 il 2 centimètres de longueur, à surface irisée ; 2° une matière boursouflée, grise et friable ; 3" enfin, sur les parois du tube des aiguilles prismatiques et une matière fondue, à cassure brillante. Ces trois substances sont toutes du phosphure pur, Zn3 1’2 [Bull, de la Soc. chim., 18(31, p. 5],

Le pbosphure de zinc ne s’oxyde à l’air qu’à une température élevée. Il est moins fusible que le zinc et se volatilise au delà de son point do fusion; sa vapeur, dirigée dans un récipient fortement chauffé, se condense en aiguilles feutrées qui présentent moins de stabilité à l’air humide, car elles répandent l’odeur do l’hydrogène phosphoré. Densitô = l,2l à 14°. Lepbosphure de zinc so dissout dans les acides chlorhydrique etsulfuriquo avec dégagement d'hydrogène phosplioré. Il se dissout entièrement dans l’acide azotique. Le sulfure de carbone le transforme en sulfure de zinc (P. Vigier; B. Renault).

H. Sclnvarzer, qui recommande l’emploi du pbosphure de zinc pour la préparation de l'hydrogène phosplioré, prépare ce phosphure en chauffant doucement du phosphore rouge avec du zinc en poudre, et laisse ensuite refroidir le produit dans un courant d’hydrogène ou de gaz d’éclairage. L’action de l’acide sulfurique concentré sur ce phosphure donne do l’hydrogène phosphoré non spontanément inflammable [Dingl. polyt. Journ., t. CXCI, p. 39üJ.

Phosphure, Zn- P2. — Le phosphure Zn3P2, préparé par B. Renault est quelquefois mélangé de cristaux brillants, plus stables, ayant pour composition Zn2P2, ainsi que d’aiguilles feutrées, d’un rouge cinabre, à éclat métallique. C’est sans doute le mélange signalé plus haut de pbosphure Zn3P2 et de phosphore rouge.

Phosphure, Zn2PL — Aiguilles déliées, brunes, jaunes ou vermillon, accompagnant le phosphure Zn3 P2 produit par l’action du phosphore sur le zinc (Renault'.

Lorsqu’on soumet l’oxyde de zinc à l’action des vapeurs de phosphore, on obtient une masse cristalline noire, mélangée d’un phosphure de zinc rouge. Si l’on traite la masse noire par l’acide chlorhydrique, il reste une masse cristalline grise, qui a sans doute pour composition Zn2 P4 (Hvoslef).

Phosphure, ZnP«. — Lorsqu’on dissout le phosphure Zn3P2 dans l’acide chlorhydrique étendu, il reste une poudre jaune, amorphe, très-inflammable, détonant au contact de l’acide nitrique et constituant l’hexaphosphure Zn P6 (B. Renault). v

Oxyphosphures. — Suivant B. Renault, la combinaison rouge qui accompagne la préparation du phosphure de zinc par l’action des vapeurs de phosphore sur le zinc, dans un courant d’hydrogène (mal desséché) ou par l’action dos vapeurs de phosphore sur l’oxyde de zinc, constitue un oxyphosphure ZnP20 ou ZnsPR>04; celui-ci est généralement accompagné d’un autre oxyphosphure, Zn1 P140\ cristallisé en aiguilles métalliques. Le corps rouge est attaqué à chaud par l’acide chlorhydrique, en donnant de l’acide phosphoreux.

Phosphure, P I-IZn. — Fragments friables, d’un jaune citron clair, à odeur d’hydrogène phosplioré. On l’obtient en faisant passer un courant d’hydrogène phosplioré dans une solution éthérée de zinc-éthyle [E. Drechsel et Finkelstein, Deutsch. chem, Gesells., 1871, p. 352],

Ansr.NionE de zinc. — On l’obtient en ajoutant l’arsenic en poudre à du zinc fondu, mais à de

uno température peu élevée. La combinaison a lieu avec incandescence si l’on fait réagir les doux corps dans le rapport de 1 atome d’arsenic pour 2 atomes de zinc. Elle s’accomplit d’une façon plus calme si l’on emploie un seul atome de zinc parce que l’arséniure formé est moins fusible et se solidifie très-vite [A. Vogel, Journ. f. prakt. Chem., t. VI, p. 345].

L’arséniure de zinc est gris et cassant. On l’emploie pour la préparation de l’hydrogène arsénié.

BonoAzoTünE de zinc (î). — Lorsqu’on fond 2 p. d’acide borique vitreux avec 4 p. de cyanure de zinc, dans un creuset de charbon, on obtient uno masse blanche, insoluble dans l’eau régale et dans les alcalis concentrés. Ce corps peut être calciué sans altération dans uu courant d’hydrogène ou de chlore. La fusion avoc la potasse en dégage lentement do l’ammoniaque [Balmain, Phil. Mag., t. XXI, p. 270].

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