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TRAITEMENT DES MINERAIS DE ZINC

Los opérations préliminaires comprennent la calcination de lacalamine vers le rouge naissant: elle perd son eau et son acide carbonique et se transforme en oxyde de zinc. Le silicate de zinc perd seulement son eau, lorsqu’il est hydraté.

La blende est transformée, par un grillage convenable, en oxyde de zinc, le soufre passant à l’état d’acide sulfureux.

Ces opérations, calcination des calamines ou grillage dos blendes, étant effectuées, on peut considérer que le traitement métallurgique a lieu sur un minerai composé essentiellement d’oxyde de zinc, plus ou moins impur. Les impuretés comprennent une quantité variable de silicate de zinc, quelquefois une petite quantité de plomb à l’état de sulfure ou d’oxyde, de la chaux et de la magnésie provenant des gangues calcaiie ou dolomitique, de l’argile, de l’oxyde de fer, etc. Les blendes grillées renferment de l’oxyde de zinc, du sulfate de zinc, formé pendant le grillage et qui n’a pas ôté complètement décomposé par la chaleur, du sulfure de zinc qui a échappé au grillage; elles renferment en outre les produits résultant du grillage dos sulfures mélangés avec le sulfure de zinc, savoir: de l’oxyde ou du sultate de plomb, de l’oxyde de fer, etc.

Le zinc, étant volatil, est toujours obtenu par distillation. Le seul procédé métallurgique employé est la réduction par le charbon de l’oxyde ou du silicate de zinc : la température du rouge blanc est nécessaire pour obtenir une réduction aussi complète que possible, et cette température doit être maintenue pendant longtemps. En outre, la nécessité d’opérer en vases clos, de dimensions restreintes, rend d’autant plus coûteux le traitement des minerais.

Quoi qu’on fasse, la réduction est toujours incomplète, et lesrésidusrenfermentsouvent encore plus de 10 %du zinctjuecontenaient les minerais.

Les vapeurs de zinc sont très-oxydables, eu présence de l’air, de l’eau ou de l’acide carbonique; elles sont difficiles à condenser. Dans les usines à zinc, on voit toujours sortir des appareils de condensation une flamme verdâtre trèsrclatante produite par la combustion des vapeurs ée métal non condensées : les pertes de ce chef dont très-impertantes. La perte totale descend sarement au-dessous de 20 % du métal.

Les vapeurs de zinc, lorsqu’elles sont incomplètement oxydées par l’air, l’eau ou surtout l’acide carbonique, se condensent sous forme d’une poussière grise, connue sous le nom de gris de zinc ou de tulhie, qui forme quelquefois près de 10 °/0 du zinc recueilli. Cette matière, qu’on obtient généralement au commencement de la distillation, peut contenir jusqu’à 95 % do zinc métallique; on ne peut la fondre en lingots sous l’influence de la chaleur seule. Une certaine quantité est employée pour les besoins de l’industrie, mais la majeuro partie repasse d’ordinaire aux appareils de réduction.

Le zinc entraîne généralement une petite quantité de métaux étrangers qui nuisent à ses

propriétés. Le plomb contenu dans les minerais passe en partie à la distillation : 1/2 % de ce métal entraîne une diminution très-notable de la malléabilité ; mais on arrive actuellement à débarrasser facilement le zinc du plomb qu'il contient, et on n’attache plus autant d’importance à la présence d’une petite quantité de ce métal dans les minerais. Le cadmium, étant assez volatil, se trouve surtout dans les premières portions condensées, ce qui permet au besoin de le séparer. Une petite proportion de cadmium Influe peu sur la malléabilité, mais une teneur de 2 % devient très-nuisible. Le fer exerce également une influence fâcheuse, mais il n'est entraîné qu’en très-faible quantité.

Le traitement des minerais (calamines calcinées ou blendes grillées) ne diffère dans les diverses usines que par la disposition des fours, des appareils de distillation et de condensation, la durée des opérations, etc., suivant la nature et la qualité des terres réfractaires, des combustibles, des minerais et l’adrosse des ouvriers. On distingue, à ce point de vue, trois méthodes de traitement :

La méthode belge ou liégeoise,

La méthode silésienne.

Et la méthode anglaise.

Cette dernière est d’une infériorité très-marquée et doit être actuellement complètement abandonnée.

La consommation de combustible pour le traiment des minerais de zinc étant toujours trèsélevée (5 à 0 tonnes de houille par tonne de zinc obtenue), les usines sont toujours établies à proximité des bassins houillers, dans les conditions où elles puissent le plus facilement recevoir les minerais à traiter.

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