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MÉTHODE SILÉSIENNE

Les vases de distillation employés dans cette méthode sont des cornues eu terre réfractaire

[Voyez Mémoire sur l’e.rploitat'on de la cal amine et la fabrication du sine dans la Haute-Silésie, par M. Callon, Ann. des Mines, 18.40, (3), t. XVII], analogues il colles dont on se sert pour la fabrication du gaz d’éclairage. Elles ont généralement 0m,50 à 0ra,60 de hauteur sur 0m,20 il 0"V25 de largeur, et lm,20 à 1 1,1 ,50 de longueur. Elles reposent le plus souvent par leur partie inférieure, qui est plane, sur la sole du four(llg. 798). Quelquefois le môme four en renferme deux rangées superposées. La figure 797 indique les disposi-

Fig. 797. — Cornues à distillation du four silésien.

tions le plus généralement employées pour la condensation; l’uue d’elles est la môme, aux dimensions près, que celle employée dans le système belge; l’autre consiste dans un système d’allonges de terre dont l’ensemble constitue un tube renversé qui conduit les vapeurs du zinc dans un espace clos réservé sur la banquette qui règne le long de la paroi du four par une plaque en fonte Horizontale et un petit mur vertical qui ferme le devant de la niche. Cet appareil est, à cause de sa iorme, désigné sous le nom de botte. La partie antérieure du tube recourbé peut être ouverte ou fermée au moyen d’une plaque de terre lutée avec de l’argile.

Le chauffage se fait de diverses manières, et la constructiou desfours est faite en conséquence. Les anciens fours chauffés par des grilles ordinaires ont la forme d’un four de galère sur les banquettes duquel reposent les cornues placées à côté les unes des autres dans des niches qui en renferment 2 ou 3. La grille étant situéeau milieu du four, les cornues débouchent sur deux faces opposées du four. Le nombre des cornues est de 32 à 48 par four. Le four est surmonté à ses quatre coins de petites cheminées de 0n’,40 à 0'“,50 de hauteur, qui servent à appeler la flamme vers les cornues les plus éloignées du foyer. Au-dessus du four est disposée une grande hotte. Quelquefois les divers carneaux percés dans la voûte débouchent dans un canal qui conduit les flammes à une seule cheminée d'appel située près du massif.

La figure 798 représente un four chauffé par le système Siemens, tel qu’il est employé à l’usine d’Eschweiler, près de Stolberg (Belgique).

11 renferme sur chaque face 0 niches à 3 moufles chacune et un nombre égal formant un étage supérieur. Au-dessous du four se trouvent 4 chambres à briques, deux sous chacun des côtés. Les deux chambres de chaque côté servent alternativement à l’entrée et à la sortie des gaz combustibles et de l’air ou des gaz de la

base de la chambre A traverse la masse de bricombustion. Par exemple, le gaz arrivant à la ques qu’elle renferme, s’y échauffe et vient rencontrer dans l’espace G le courant d’air qui s'est également échauffé en traversant de bas en haut la chambre A’. La flamme-qui en résulte passe il travers les fontes E, E, E... qui traversent la sole du four entre chaque moufle, remonte en léchant les parois des moufles de la rangée inférieure et de la rangée supérieure et va ressortir par la série do fentes F, F, F... de la face opposée : le courant de gaz se divise pour passer dans les deux chambres B et B’, où il abandonne sa chaleur. Un système do valves représenté sur la figure permet de renverser le courant en faisant arriver l’air et le gaz par les chambres B et B' et ressortir par les chambres A et A’. Ce renversement s’opère à peu près toutes les heures.

Les chambres à briques sont disposées de façon à pouvoir, de l’extérieur, retirer les dépôts volumineux d’oxyde de zinc qui s’y forment, sans qu’il soit nécessaire d’arrêter la marche du four. Néanmoins cet encrassement des chambres cause de temps à autre des inconvénients très-sérieux. Aussi ce systèmede four n’est-il pas très-répandu.

Après la mise en feu qui doitdonnerun échauffement très-lent du four, on y introduit les cornues, chauffées à part, qui sont portées sur de petits chariots.

Le minerai est généralement mélangé avec une • quantité de charbon de réduction moindre que celle employée dans le système belge : cette proportion est ordinairement environ le tiers du poids du mineri. L’opération dure 24 heures (quelquefois 48 heures) et la température à laquelle la masse intérieure est portée se trouve un peu moindre que dans la méthode belge ; on a, par suite, moins à craindre la formation de scories ras.

Les cornues sont chargées au moyen d’une cuiller en tôle demi-cylindrique qu’on introduit à travers l’allonge récepteur et qu’on retourne au point voulu. Quelquefois la charge se fait en plusieurs temps, dans le but de rendre le dégagement des vapeurs de zinc plus réguliers et la condensation plus parfaite. La charge est en général de 30 à 40 kilogrammes. L’allonge récepteur se trouve presque entièrement comprise dans l’espace clos formé par un petit mur qui sépare la gueule de la cornue de l’intérieur du four et un autre petit mur qui ferme sa face antérieure. On laisse dans ce dernier quelques ouvertures pour refroidir au point voulu l’allonge do condensation.

Suivant le mode de condensation adopté, le zinc est retiré à la raclette, comme dans la méthode belge, ou recueilli sous forme solide sur le gradin où il a coulé. Dans co cas, on le refond dans une petite chaudière chauffée par les flammes perdues et on le coule en lingots.

Les résidus sont retirés soit au boutde24 heures, soit seulement après 2 ou 3 opérations. Généralement, on ne démonte pas complètement l’appareil ; on se contente d’ouvrir la partie inférieure de la gueule de la cornue, au-dessous de l’allonge.

Avec l’ancien système de chauffage, les cornues durent 40 à 45 jours; leur durée moyenne dans les fours à gaz est de 75 jours.

Los frais de traitement dans les anciens fours à 32 ou 48 cornues, chauffés au moyen de pilles ordinaires, peuvent être évaluées comme il suit par tonne do minerai ;

Houille à 13 francs la tonne 2,309l 34f50

Arcile à 50 francs la tonne 109k 5 *

Main-d’œuvre à 3 francs la journée... 7J 21 »

Entretien, frais divers ® •

Frais généraux (15 «/o) 10 *

Le rendement avec un minorai à 50 % de zinc est de 380 kilogrammes à la tonne, soit ‘20 kilogrammes de moins que par le système belge. 11 faut remarquer par contre que la dépense est un peu moindre.

L’emploi du système do chauffage perfectionné donne lieu, comme dans la méthode belge, à une économie importante.

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