C6 H3 (S O3 II)2 G O2 H -)- H2 O
[Barth et Senhofer, Ann. der Cliem. u. Pharm., t. CLIX, p. 217, et Bull, de la Soc. cllim., 1871, t. XVI, p. 334], On chauffe à 250°, en tubes scellés, de l’acide benzoïque, de l’acide sulfurique et de l’anhydride phosphorique ; le produit brut, traité par l’eau, fournit après quelque temps des prismes volumineux et incolores, très-déliquescents, qu’on purifie en les transformant en sel de baryum. Celui-ci, décomposé par l’acide sulfurique, fournit l'acide sulfobenzoïque qui so présente sous l’aspect d’une masse cristalline, très-hygroscopique, retenant une molécule d’eau à 130°.
Le sel de potassium de cet acide fondu avec un excès de potasse fournit un acide dioxybenzoïque, C8 II3 (O H)2 CO2 H, fusible au delà de 220°.— Voyez t. II, p. 702.
Disulfobenzoates i. — Le sel d’argent, C7H3S208Ag3 -f 2 H2 O,
est un précipité cristallin blanc, noircissant rapidement et se déshydratant à 130°.
Le sel de cadmium est cristallin et déliquescent.
Le sel de cuivre, (C7 IP S2 O3)2 Gu3 -f 8 1/2 II* O, est en aiguilles microscopiques d’un vert clair.
Le sel de baryum acide renferme
(C71I4S208) Ba + 2 II2 O,
il est en aiguilles microscopiques.
Le sel neutre, (C7 IPS208)2Ba3 -[- 7IPO, est en petits prismes qui perdent leur eau à 100°.
Le sel de potassium, G7 IP S2 O3 K3 1/2 11*0,
est en fines aiguilles se déshydratant à 130°.
Acide msuuobexzoïque 2 [Blomstrand, Deulsch. cliem. Gesellsch., t. V, p. 1084, et Bull, de la Soc. clum., 1873, t. XIX, p. 200; — Ilakausson, Bull, de la Soc. chim., 1873, t. XX, p. 395]. — 11 s’obtient par l’oxydation de l’acide a-crésylène-disulfureux, C4 IP (CIP) (S O3 H)2, opérée au moyen de l’acide sulfurique et du bichromate de potassium.
On chauffe 130 grammes d’a-crésylène-disulfite de potassium avoc loO grammes de bichromate de potassium, 185 grammes d’acide sulfurique et 740 grammes d'eau. Après 4 à 5 jours d’ébullition, la masse est étendue d’eau et la solution saturée par la craie. Après évaporation de la solution filtrée, il se dépose du sulfate de chaux, du sulfate de potassium, et les eaux mères évaporées à consistance sirupeuse laissont déposer do grands prismes do disulfobenzoate neutre de potassium.
L’acide mis en liberté forme une masse sirupeuse soluble dans l’eau (Hakausson). Le sel de pota:« sium fondu avec de la potasse donne un acici dioxybenzoïque, fusible à 104“ (Blomstrand), qi parait identique avec l’acide dioxybenzoïqu d’Asher. — Voyez t. II, p. 702.
Disulfobenzoates 2. — Le sel de baryum neutn è,
(C7IPS2Os)2Ba3 + 14H2 O,
s’obtient par l’évaporation spontanée en cristaux confus. Sa solution chauffée l’abandonne en cris> taux moins solubles renfermant 7 IP O.
Le sel acide, (C7 H4 S2 O8) Ba -f 2 IP O, est très-: soluble.
Le sel neutre de potassium,
G7 IPS203K3 -f 211*0,
forme de longs prismes qui perdent leur eau ; ! 175-180"; traitée par l'a ide chlorhydrique, sa so> lution laisse déposer le sel acide,
C7H4S208K2 + IPO,
en grands prismes incolores, très-solubles dama l’eau.
Le sel de cuivre et de potassium,
(C7II3S208)2K4Cu -)- 2HsO,
est en petits cristaux verts ; on l’obtient en satmrant le sel acide de potassium par le carbonates de cuivre.
ACIDES SULFOBROMOBENZOÎQUES. — On a dé- -j crit 4 acides sulfobromobenzoïqucs de la for— mule C7ll5BrS05 qui en réalité paraissent seréduire à trois, par suite de l'identité de deux d’entre eux; l’un a été obtenu par l’action de : l’anhydride sulfurique sur l’acide bromobenziïque fusible à 152°; les autres sont des produits d’oxydation des acides bromocrésyl-sulfureux, formés par l’action de l’acide sulfurique sur les toluènes bromés.
Le toluène liquide transformé en acide bromo— crésyl-sulfureux donne à l’oxydation un acide bro— mosulfobenzoïque, qui a été désigné d’abord sousle nom de méta-sulfobromobenzotque, et ultérieurement sous le nom d’orthosulfobromobenzoïque. Il parait identique avec l’acide que fournit l’action de l’acide sulfurique sur l’acide bromobenzoïque; nous le désignerons sous le nom d’acide orlho adopté par les auteurs.
Le toluène bromé solide (parabromotoluène) traité par l’acide sulfurique produit deux acides parabromocrésyl-sulfureux, à chacun desquels correspond un acide sulfobromobenzoïque. On les a appelés acide a-parasulfobromobenzoïque et acide p-parasulfobromobenzoïque.
Acide ORTHOsuLFOBnouotiENZoïQtiB [Huebner et Retschy, Zeitsch. fur Cliem., nouv. sér., t. VII, p. 018; Ann. der Chem. u. Il’harm., t. CLXIX, p. I; Bull, de la Soc. chim., 1872, t. XVIII, p. 83, et 1874, t. XXI, p. 402].
L’acide orthobromocrésyl-sulfureux ( autrefois acide mêla), provenant do 20 grammes de sel de baryum, est chauffé pendant 12 jours dans un appareil à reflux avec 20 grammes du bichromate de potassium, 10 grammes d’acide sulfurique et 40 grammes d’eau ; le produit de l’oxydation est évaporé au bain-marie, soumis à l’ébullition avec du carbonate do baryum et filtré. 11 se dépose par évaporation de la solution, d’abord des cristaux d’orthobromocrésylsulfite de potassium; après les avoir séparés, on concentre do nouveau la solution, on précipite par l’alcool, on filtre et l’on abandonne la solution dans Pair sec; au bout de quelque temps, il se dépose de l’ortbosulfobromobenzoate de potassium.
L’acide bromobenzoïque fusible à 152°, traité par l’anhydride sulfurique, fournit un acido sulfobromobeuzoïque, qui, d'après la comparaison de»
SULFOBENZOLENE. — 01
sols, paraît identique avec le précédent. Isolé de son sel de plomb,' il est en aiguilles déliquescentes [Itœters van Lennep, Zeits. [tir Chem., t. VII, p. 07, et Bull, de la Soc. clam., 1871, t. XV, p. 255J.
Sel d'argent, C7H4BrS03Ag (?) (Van Lennep).
— Aiguilles blanches, peu solubles.
Sel de baryum acide,
(C7iI4BrS05)8Ba + 1I30.
— Il s’obtient en petites aiguilles quand on fait cristalliser le sel neutre dans l’acide chiot hydrique.
Lo sel de baryum neutre,
C7II3BrS O’Ba -(- 2 1/2II2 O (van Lennep)
+ 2H20 (Huebner et Retscby).
— Il s’obtient it l’état de fines aiguilles réunies en faisceaux.
Le sel de calcium neutre,
C1 H3BrS05Ca + 1 1/211*0,
le sel de magnésium neutre , le sel neutre de sodium, le sel acide de sodium,
Ct H4 Br S O5 Na,
sont cristallisés en aiguilles (van Lennep).
Sel de potassium acide,
G7 H4 Br S O5 K -(- 1/2 H20,
est en lamelles ressemblant à la naphtaline.
Sel de plomb neutre,
G1 II3 Br S O5 Pb + 2H30,
est en petites aiguilles brillantes (Huebner et Retschy).
Quand on traite le sel de sodium neutre par le perbromure de phosphore, et qu’on reprend l’huile obtenue par de l’eau bouillante, il se forme un produit résineux,
C6 H3 Br, C O3 H, S OsBr ,
qui, dissous dans la soude, donne un acide difficilement cristallisable , se sublimant en fines aiguilles fusibles à 1 82-1 S ; 0 (van Lennep).
Acide a-pAnAsüi.FOunoMOBE\zoïQUE (Huebner et Hœsselbarth, A nn. derCliem.u Pharm.,t. CLXIX, p. 1, et Bull, de la Soc. chim., IS74, t. XXI, p. 40UJ. L’acide a-parabromorrésyl-sulfureux, provenant du toluène bromé solide, oxydé par le bichromate de potassium, lo fournit à l’état de sel de potassium acide. Celui-ci renferme
G7 II4 Br S O5 K Hs O ;
il est en longues aiguilles fines et incolores.
Le sel de baryum neutre,
d7H3BrS05Ba + 1/2 11*0,
est on lamelles incolores et minces.
Le sel de calcium est en petites aiguilles solubles, et le sel de plomb en petites aiguilles renfermant G7 H3 Br S O5 Pb -f H2 O.
Acide f>-rAiusui.FoimoMODE\zoïyuE [Huebner et Weiss, Même mémoire]. Obtenu avec l’acide p-hroniocrésyl-sulfureux, il constitue une ruasse cristalline très-soluble. Tous les sels sont trèssolubles.
Le sel de baryum neutre, C7H3BrS05Ba, est en petites aiguilles anhydres.
Le sel de calcium forme dos lamelles microscopiques. e. G.
SULFOBENZOLAMIDE [ Syn. Sulfophénylumide, sulfobenzilaniide]. — Voyez 1. 1, p. ,137.
SULFOBENZOLENE. — Stenhouse avait donné ce nom à un composé qu’il avait cru un isomère de la sulfubenzide, et qu’il avait obtenu
— SULFOCABBAMIQUES (ACIDES)
par oxydation du sulfure de benzyle. Mais Kekulé et Szuch ont montré que le sulfobenzolène est identique avec la sulfobenzide , dont il présenté le point de fusion qui est de 125-120°, suivant Knapp |Kekulé et Szuch, Zeit. fur Chem., nonv. sér.,t. III, p. 403 clBull.de la Soc. chim., •1807, t. VIII, p. 204].
SULFOBENZOLIQUE (ACIDE) [Syn. Acide phénylsu'fureux}. — Voyez t. I, p. 530.
SULFOBUTYLIQUH (ACIDE) [Syn. Bulylsulfurique], S O4 II, G' 119 [Wurtz, Ann. de Chim. et de Phys., (3', t. XLII, p. 161]. — On l’obtient par l’action de l’acide sulfurique sur l’alcool butylique de fermentation. 11 n’a pas été isolé. Les sels de baryum, de calcium et de potassium ont été isolés.
Le sel de baryum,
(SO4 C4H9)2Ba + II8 O,
préparé comme le sulfovinate do baryum, est on grandes lames rhomboïdales d’une blancheur éclatante, très-solubles dans l’eau, perdant dans le vide ou à, 100° leur eau de cristallisation.
Le sel de calcium est en cristaux anhydres, très-solubles dans l’eau. Ces cristaux nacrés apparaissent au microscope sous la forme de lamelles hexagonales.
Le sel de potassium cristallise de sa solution alcoolique en paillettes nacrées douces au toucher; il est anhydre. Très-soluble dans l’eau, assez soluble dans l’alcool bouillant, il est peu soluble dans l’alcool froid. Celui-ci le précipite des solutions aqueuses concentrées. E. G.
SULFOCACODYLIQUE (ACIDE). — Voyez t. I, p. 4z6.
SULFOCAMPHIQUE (ACIDE). — Voyez Acide
SULFOCYMÉNIQUE.
SULFOCAMPIIOUIQUE (ACIDE). — Voyez t. I, p. 72Ü.
SULFOCAPBYLIQIJK (ACIDE) (ou SUÏfOCtylique). — Voyez t. il, p. 600.
SUE FO CA ÙB AM IDE. — Voyez Solfo-odée.
SULFOCABBAMIQUES (ACIDES). — Les
acides sulfocarbamiques peuvent être considérés comme de l’acide carbamique,
CO
A z H* OH,
dont l’oxygène a été remplacé, en partie ou en totalité, par du soufre.
La théorie prévoit donc l’existence de trois acides sulfocarbamiques :
CS
,✓ AzH2 ''OH,
CO
✓ AzH3 ' SU,
CS
^ AzH3 ^ Sll.
Les deux premières formules représentent dos acides isomériques qui ne sont pas encore connus h l’état de liberté, mais dont on a préparé les éthers et les produits de substitution. Le corps répondant à la troisième formule a été isolé; c’est lui qu’on désigne généralement sous lo nom d’acide sulfocarbamique, tandis qu’on applique au composé
CS
^ AzH3 \ OH,
la dénomination d’acide oxysulfocarbamique. Nous ne suivrons pas cette nomenclature, car l’acide isomôrique
Az II2
GO
•s SH,
pourrait porter à aussi juste titre le môme nom. Pour écarter cette difficulté nous proposons d’ajouter au mot carbamique le préfixe sulfo, pour indiq er le remplacement de l’oxygène du radical GO par le soufre, et le préfixe thio, pour indiquer la substitution du soufre
SULFOCARBAMIQUES (ACIDES). — 82 — SULFOCAUBAMIQÜES (ACIDES).
il l’oxygène dans l’oxliydryle OIT, et nous adopterons dans cet article la nomenclature sui-
vante (>) !
CS
^ Az II* ^ OU
Acido
sulfocarbamique.
CO
x SH
Acido
thiocarbjiniquo.
CS
^ AzIIs
n SU
Acide
thiosulfocarbamique.