‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquée comprenantChapitre 96 sur 430 · APO · texte numérisé non relu

APO

FeO

MnO

traces

PbO

MgO

CaO

NaaO

Trouvé à HorrsjOberg, Wermeland, avecklapro- , thine, disthène, pyrophyllite, damourite et hématite. Ressemble à la beudantito par sa cristallisa- | tion. Éclat vitreux ou adamantin; jaune de miel, I brun ou rose. Translucide.

Caractères . — Peu attaquable aux acides; I dans le tube, donne une eau acide. Sur le char- I bon, ne fond que sur les arêtes. Avec la soude, au | feu de réduction , donne une masse hépatique ] rouge, qui devient verte avec l’eau et donne de 1 l’hydrogène sulfuré avec les acides étendus. Avec t] le borax, réactions du fer; avec l'azotate de cobalt, belle coloration bleue.

Dureté, 5. Poussière rougeâtre ou incolore. ï Densité, 3,3.

Forme cristalline. — Rhomboèdrep p=00°,37'. i

SYUOCÉRYLIQUE (ACIDE), C18II5802. — Cet acide, dont la formule n’est pas suffisamment établie, prend naissance lorsqu’on fait bouillir 1 l’alcool sycocérylique pendant 6 heures avec de ' l’acide nitrique étendu; ilseconvcrtit en une masse ; jaune foncé, résineuse, qui, dissoute dans l’alcool, 1 fournit des cristaux d’acide sycocérylique, qui n’a pu être séparé d’un dérivé iiitré formé en même temps. Cet acide se dissout dans les alcalis et la solution fournit un précipité avec l’acétate de plomb.

On n’a pu obtenir l’acido sycocérylique en oxydant l’alcool par l’acide chromique en solution modérément étendue (Warren de la Rue et II. Müller, Mém. cit., à l’article Sïcocérïuqi e (alcool)].

SYCOCÉRYLIQUE (ALCOOL). — 167 — SYCORÉTINE.

SYCOCER.YLIQ.UE (ALCOOL),

Ci$H?oo = C18 H59 . 0 H.

— Cet alcool, qui, d’après sa formule brute, appartient à la série de l’alcool benzylique, existe, sous forme d’acétate, dans l’exsudation du Ficus rubiginosa, plante do la Nouvelle-Galles du Sud. Cette exsudation constitue des morceaux résineux irréguliers, de couleur blanchâtre, jaune ou rouge. Elle est cassante et possède l’éclat de la cire sur la cassure; les grands morceaux sont mous à l’intérieur ; la résine se ramollit vers 30° et devient molle et plastique. Elle est insoluble dans l’eau, mais l’alcool chaud, l’éther, l’essence de térébenthine, etc., la dissolvent aisément; elle contient 73 °/0 de sycorétine (voyez ce mot), 14 °/0 d’acétate de sycocéryle et 13 "/„ de caoutchouc et d’impuretés [Warren de la Hue et H. Millier, Proc. Boy. Son. London, t. X, p. ‘298; Philos. Transact., 1860, p. 43 (Mém. détaillé); Répert. de Chim. pure, 1860, p. 410J.

Pour préparer l’alcool sycocérylique, on saponifie l’acétate (voyez son extraction plus loin) par une solution de sodium dans l’alcool (alcoolate de sodium). Par le refroidissement, le mélange ne se troublo pas, mais lorsqu’on l’étend d’eau, il laisse déposer l’alcool sous la forme de flocons fins qu’on purifie par cristallisation dans l’alcool chaud.

L’alcool sycocérylique, C18H30O, cristallise en prismes très-minces groupés en mamelons ressemblant à la caféine. Il est insoluble dans l’eau, dans les alcalis et dans l’ammoniaque, mais il se dissout aisément dans l’alcool, l’éther, la benzine, le chloroforme et l’huile de naphte. Il fond vers 90° et se fige de nouveau en une masse cristalline ; chauffé plus fort, il distille en partie sans altération.

L’acide azotique étendu oxyde lentement l’alcool sycocéryliciue et le convertit en acide sycocérylique, C18HS802, qui n’a pas été obtenu à l’état de pureté. Lorsqu’on fait bouillir l’alcool avec de l’acide chromique modérément étendu, l’acide ne prend pas naissance; on a obtenu une fois un corps cristallisant en prismes minces, qui était peut-être l'aldéhyde sycocérylique, C18HS80.

Le potassium et la potasse fondante décomposent l’alcool sycocérylique ; dans le dernier cas on n’a pu observer la formation de l’acide correspondant.

L’alcool se dissout dans l’acide sulfurique en le colorant en brun, sans cependant engendrer un acide sulfoconjugué ; l’eau précipite de la solution une substance visqueuse, peu soluble dans l’alcool.

Le chlore, le brome et l’iode agissent facilement sur l’alcool sycocérylique ; lorsqu’on emploie une solution alcoolique de l’hydrate de sycocéryle, il se forme des combinaisons cristallisées.

Le perchlorure de phosphore attaque l’alcool vers 60° en donnant lieu à un dégagement de gaz chlorhydrique et à la formation d’un chlorure qui n’a pu être séparé du phosphale de sycocéryle formé en même temps.

Le chlorure d'acétyle transforme à chaud l’alcool en acétate elle, chlorure de benzoyle en éther benzoïque.

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