SUMAC
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et il reste do l’oxyde ferrique. Comme le sel ferrique retient toujours un pou d’eau, l’acide qui se dégage n’est pas complètement anhydre.
M. YVinckler [ Dingler’s Polytechnisches Journ., t. CCXV1II, p. 128] a proposé tout récemment le procédé suivant pour la préparation de l’acide fumant : On sait que l’acide sulfureux peut s’unir à l’oxygène au rouge, dans de certaines conditions, et surtout en présence de corps poreux. Plattner avait déjà tenté d’utiliser cette réaction ; il avait choisi comme substance de contact du quartz broyé, mais la lenteur de la réaction rend ce procédé impraticable. M. Winckler a réussi en employant de l’amiante platinée dont la teneur en platine ôtait de 8,5 %. La formation de l’anhydride sulfurique s’effectue facilement, mais la présence d’un gaz inerte exerce une funeste influence. L’acide sulfureux et l’oxygène pur, dans le rapport des poids atomiques, ont donné 73 0I0 du rendement théorique ; mais, en remplaçant l’oxygène par de l’air, le rendement est tombé à 11,5 °/0. Il faut donc recourir à un mélange d’acide sulfureux et d’oxygène obtenu par la décomposition de l’acide sulfurique luimême. A cet effet, M. Winckler propose l’emploi de cornues horizontales remplies de fragments de quartz, de briques ou autres matières analogues. La cornue étant chauffée au rouge vif, on y ferait tomber l’acide sulfurique à 66° en filet continu. Pour dessécher le gaz, on lui ferait traverser une colonne de coke arrosée d’acide à 60°; enfin le mélange des gaz desséchés passerait dans des tubes contenant l’amiante platinée et chauffée par la chaleur perdue des cornues. Scheurer-ICestner.
SUMAC. — On donne le nom de sumac à une poudre grossière tantôt vert-jaune, tantôt vertgris obtenue par les triturations des feuilles et des pétioles d’un arbrisseau connu sous le nom de lilius coriaria et de iïlms typhina ou sumac des tanneurs. La culture de cette plante se fait sur une grande échelle en Syrie et dans l’Europe méridionale. On recueille les pousses radicales ou drageous que l’on met en terre au mois de juin; au bout de trois ans, elles sont assez développées pour que les tiges et les feuilles puissent être coupées. Après la dessiccation, les feuilles et leurs pétioles sont séparés par un battage, puis moulus entre des meules de pierres; la poudre est tamisée, puis livrée au commerce emballée dans des sacs.
Ce que nous venons de dire s’applique au sumac vrai ou dos tanneurs. Sous le nom de reiloul ou redou ou sumac des teinturiers, on emploie aussi les feuilles et les écorces comprimées et moulues des jeunes branches du Coriaria myrtifolia (herbe au noir, herbe aux teinturiers) ou de la busserolle (Arbutus Uva Ursi ).
On distingue commercialement, d’après leur provenance et leurs qualités : les sumacs de Sicile, d’Espagne, de Portugal, d’Italie, de France.
Le sumac vrai contient de 22 à 26,5 % do tannin, dont une partie est quelquefois transformée on acide gallique par fermentation, si le produit est ancien. On y trouve encore une matière colorante jaune qui paraît être identique avec le quercitrin., P. S.
SUMBUUINE. — Alcaloïde douteux existant, suivant Murawieff, dans la racine de sumbul.
SUMBULIQUE (ACIDE). — Reinsch avait donné ce nom à un acide existant dans la racine de sumbul, il a reconnu plus tard que cet acide est identique avec l’acide angélique (t. I, p. 300). Suivant le môme chimiste, la racine de sumbul contiendrait encore un second acide, l’acide sumbulamique.
SUNDVIKITE (Min.). — Minéral ayant la forme d’un feldspath, trouvé à Nordsnndsvik, près Kimito, Finlande. Parait être une anorthite altérée et renferme environ 5 % d’eau.
SUPERPHOSPHATES. — Voyez Encrais. 1. 1
p. 1242, et Phosphates, t. II, p. 034.
SURINAMINE. — Alcaloïde existant, suivant nilttenschmidt, dans l’écorce de geoffrêe de la Jamaïque et de Surinam {Geoiïroya jamaïcensis) de la famille deslégumineuses [Magas.für Pliarm, v. Geiger, septembre 1824].
SUZANNITE (Min.). — Sulfato-carbonate de plomb SOv Pb, 3C03Pb. Cette substance, qui a la même composition que la lcadhillite, se présente en petits rhomboèdres d’un vif éclat; blancs, jaunes, bruns, verdâtres; facilement clivables parallèlement à la base et qui accompagne la lcadhillite, la lanarkite et la cérasite, à Leodhills (Écosse), à Nertschinsk (Sibérie).
Caractères. — Ceux de la leadhillite.
Dureté, 2,5. Poussière blanche. Densité, 6,5 à 6,55.
Forme cristalline. — Rhomboèdre pp = 72°, 29'. a' p = 111°, 22’. Faces p, e*, a1, b1. Clivage trèsfacile a*.
SUSSEXITE (Min.). — Borate de manganèse et de magnésie hydraté (MnO, MgO)2 Bo*03 4- II20. Petites masses fibreuses remplissant des veines dans la franklinite, la zincite, la willemite, à Franklin furnace, Sussex, C°, N. J.
Blanc, avec teinte jaune ou rougeâtre. D’un éclat soyeux. Translucide. Soluble dans l’acide chlorhydrique.
Caractères. — Dans le tube fermé, donne de l’eau en devenant foncé. Fond à la flamme d’une bougie. Au feu d’oxydation, fond en une masse cristalline noire en colorant la flamme en vert. Avec les flux, réactions du manganèse.
SVANBERGITE (Min.). — Sulfato-phosphate hydraté d’alumine, de chaux et de soude (7) Analyses. — I, par Igelstrbm ; II, parBlomstrand:
Ph!05
So3