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ARNICA (ESSENCE D’). — 203 — AROMATIQUE (SÉRIE

Tartrate neutre. — Préparé par double décomposition, il se présente sous forme d’un précipité blanc, soluble dans l’eau chaude et se déposant par le refroidissement en prismes incolores ou à l’état de gelée, suivant la concentration.

Citrate acide. — Aiguilles incolores, assez solubles dans l’eau froide. A. Henninger.

ARNICA (ESSENCE D’). — .La distillation de la racine, d’Arntca montana avec l’eau fournit une essence qui, d’après Walz, serait formée principalement de caproate d’hexyle, C12H2802 INeu. Jahrb. der Pharm., 1861, t. XV, p. 329]. Siegel a repris plus tard l’étude de cette essence et est arrivé à un résultat bien différent [O. Siegel, A nn. der Chem, und Pharm., t. CLXX, p. 315 ; Bull, de la Soc. chim., t. XXI, p. 511].

Les racines fraîches fournissent environ 1 % d’essence; et les vieilles, de 0,4 à 0,6 °/0. L’essence est un liquide jaune verdâtre, doué d’une odeur caractéristique. Densité à 0° = 1,0087; à 16°= 0,9975. Elle commence à bouillir à 214°, et la température s’élève peu à peu à 263°; l’ébullition est accompagnée d’une décomposition partielle, et il serait nécessaire d’opérer sous pression réduite si l’on voulait séparer par la distillation fractionnée les parties constituantes de l’essence.

En la traitant successivement par la potasse alcoolique et par l’acide iodhydrique, Siegel a reconnu qu’elle renferme l’éther isobutyrique, du phlorol, C8I190. CMHO (environ 1/5), saponifiable par la potasse et les éthers méthyliques de la thymohydroquinone, C10 1112 O* (Cil3)*, et du phlorol, C8 II» O. CIR

L’eau distillée d 'Arnica, montana, séparée de l’essence, contient principalement de l’acide isobutyrique et de petites quantités d’acide formique et d’acide angélique.

Alt. MOINE. — D’après les travaux de Pavesi et de Walz, l’arnicine, le principe âcre des fleurs, des tiges, des feuilles et des racines d’ Arnica montana, n’est pas un alcaloïde, mais une matière oxygénée ternaire qui appartient peut-être à la classe des glucosides. L’extrait aqueux de la plante est précipité par le sous-acétate de plomb, et laliqueur préalablement débarrassée de plomb par le carbonate sodique est précipitée par le tannin ; le dépôt tannique est repris par l’alcool, et la solution, mise a digérer sur de l’oxyde de plomb, puis traitée par l’hydrogène sulfuré, est distillée. L’arnicine brute qui reste comme résidu est purifiée par dissolution dans l’éther. Elle constitue une masse cristalline d’un jaune d’or, soluble dans les alcalis. Elle renfermerait : C20 H30 O* ; cette formule manque absolument de contrôle [Pavesi, Jahresb.fiir Chem. 1859, p. 584; — Walz, ibid, 1860, p. 544; 1861 ! p. 752].

AROMATIQUE (SERIE) — Voyez 1. 1, p. 386; t. II, p. 66 et 149.

On donne aujourd’hui le nom de composés aromatiques à ce vaste ensemble de corps que l’on peut considérer comme les produits de substitution de la benzine. Tous, en effet, peuvent être produits soit directement, soit indirectement , au moyen de la benzine, et tous sont susceptibles de régénérer cet hydrocarbure en vertu de réactions simples et régulières. 11 est donc légitime d'admettre que tous renferment le noyau moléculaire C« de la benzine.

On peut classer la multitude de composés aromatiques en plusieurs groupes, suivant qu’une ou plusieurs molécules de benzine concourent à leur formation, et suivant la nature des radicaux hydrocnrbonés qui sont substitués aux atomes d’hydrogène de la benzine. Voici cette classification ;

A. — Composés contenant un seul noyau benzénique.

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