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CII2 CII

CO2 H CO-AzII*.

La production au moyen de l’asparagine de dérivés uriques se rattachant au groupe do l’alloxane a fait admettre par E. Grimaux la formule I comme la plus vraisemblable [Bull. Soc. chim., 1875, t. X.XIV, p. 353] .

Pour le dosage de l’asparagine, voyez Sachsse [/ourn. prakt. Chem. (21, t. VI, p. 118 ; Bull. Soc. chim., t. XVIII, p. 550] . E. Grimaux.

ASPARTIQUE (ACIDE). — L’acide aspartique se produit dans l’action de l’acide sulfurique étendu sur la crème du lait, l’albumine du blanc d’œuf, la corne et les matières albuminoïdes d’origine végétale. Avec ces dernières, sa production est accompagnée de celle de l’acide glutamique.

La proportion de ces deux acides est donnée dans le tableau suivant :

matières protéiques Acide Acide

100 parties en poids donnent : aspartique, glutamique.

Mucédine non déterminé.

Fibrine du mais 1,4

Mélange de glutine, de mucédine et do fibrine 1,1

Casséine du gluten 0,33

Conglutine (du lupin) 2,

Légumine (des fèves) 3,5

[Ritthausen, Journ. prakt. Chem., t. CVII, p. 218; Bull. Soc. chim., 1870, t. XIII.. p. 436.

— Kreusler, Journ. prakt. Chem., t.. CVII, p. 240; Bull. Soc. chim., 1870, t. XIII, p. 438.

— Ritthausen et Kreusler, Journ. prakt. Chem., (2), t. III, p. 314; Bull. Soc. chim., 1871, t. XVI, p. 171].

Il se forme également de l’acide aspartique dans la décomposition des substances albumi-

ASPÉROLITHE. — 2 kk — ATOMIQUES (POIDS).

noides par le brome [Hlasiwetz et Ilaberniann, Ann. Chem. Pharm., t. CLIX, p. 304; Bull. Soc. chim., 4871, ’t. XVI, p. 352], ou par la baryte (Schutzcnberger), ou l’oxydation de la conglutine par lo permanganate de potassium [Pott, Journ. vrakt. Chem. (2), t. VI, p. 91]; le rendement est extrêmement faible dans le dernier cas.

L’acide aspartique cristallise en prismes rhombiques (Von Rath): Formes m, II-, a1, e3/8 et 03/i°. Rapport des axes a:b:c= 0,7929 : 1 : 0,54333. Angles: ni a', = 122“58', a‘ m = 110°58", mm = 103°10'.

Par l’action de l’acide chlorhydrique sur l’asparagine, on obtient des corps C"iII14Az409 et C32H26Az9On, qui sont des anhydrides de l’acide aspartique. La première substance est insoluble dans l’eau, l’autre est peu soluble; elles se dissolvent toutes deux dans l’ammoniaque en donnant des solutions qui sont sans action sur la lumière polarisée. Ces solutions précipitent par le nitrate d’argent ; le composé argentique formé par le premier anhydride contient 10 atomes de carbone pour 1 atome d’argent. La baryte bouillante convertit les anhydrides en acide aspartique inactif (Schaal). (Voyez plus haut Asparagine.)

(Pour la constitution de l’acide aspartique, voyez Asparagine.) E. Grimaux.

ASPEROLIT11E (Min.). — Silicate hydraté de cuivre, amorphe, fragile, d’un bleu verdâtre et renfermant, d’après Hermann, plus d’eau que la chrysocolle. De Nischne Tagilsk (Oural).

ASPI DÉLITE (Weibye). (Min.). — Sphène en cristaux lancéolés dans les fissures du fer titané d’Arendal.

ASPIDOLITHE (Kobell). (Min.). — Silicate d’alumine et de magnésie avec fer, soude, potasse. Les rapports d’oxygène des protoxydes, de l’alumine et de la silice, sont 3:1:5. Lames flexibles mais non élastiques, orthorhombiques avec des angles voisins de 120°. A deux axes optiques écartés de 111° et dont la bissectrice est normale au plan de clivage. Vert olive d’un éclat perlé assez vif; en lames minces jaune brun par transparence. Se trouve avec chlorite, au Ziller thaï (Tyrol).

Dureté, 1 à 2; densité, 2,72.

Caractères. — Au chalumeau, s’exfolie comme la vermiculite et fond difficilement en donnant un verre grisâtre. Entièrement décomposé par l’acide chlorhydrique en laissant de la silice en écailles.

ÂSP1DOSSPERMIXE, C22H3»Az202. — Alcaloïde de l’écorce de quebracho fournie par l’.lspidossperma Quebracho blanco (Schlcchtcndahl); cet arbre, de la famille des aponicées, est originaire de la province de Santiago. L’écorce de Quebracho Colorado contient un alcaloïde différent de l’aspidosspermine.

1500 grammes d’écorce de Q. blanco sont épuisés, dans un appareil à déplacement, par 5 litres d’eau contenant 100 grammes d’acide sulfurique ; la solution, fortement colorée en brun, est précipitée par l’acétate de plomb en faible excès, débarrassée de plomb par l’hydrogène sulfuré et sursaturé de carbonate de sodium. L’aspidosspermine se précipite mélangée de carbonate calcique; on la purifie par dissolution dans l’alcool, par des traitements au charbon animal et par cristallisation dans de l’alcool étendu à 50 centièmes. Les eaux mères du précipité produit par le carbonate sodique contiennent encore une certaine quantité d’aspidosspermine que l’on précipite par l’acide phosphotungstique; le dépôt est lavé à l’eau, traité successivement par l’eau de baryte et l’acide carbonique, séché à une douce température et enfin épuisé par l’alcool qui dissout l’alcaloïde.

Jfaspidossperipijie cristallise en petits cristaux

prismatiques dont quelques faces sont fortement brillantes ; elle fond à 205-206°. Elle se dissout dans 6,000 p. d’eau, dans 48 p. d’alcool à 99 centièmes, et dans 106 p. d’éther anhydre. Sa saveur est amère. Elle renferme C22Il3°Az202.

Les sels d’aspidosspermine sont difficilement cristallisables. Le sulfate (C22 H3<>Az2 O2)2 H2S04 se dépose quelquefois en aiguilles réunies en faisceaux, mais ces cristaux ne peuvent être séparés de l’eau mère sirupeuse. Le chlorhydrate (C-2 1 130 Az202)8, 4 MCI ressemble au sulfate. Le chloroplatinate (C22H30Az2O2,IICl)2, IH Cl4 est cristallin et peu soluble dans l’eau ; la solution aqueuse mise en présence d’un excès de chlorure platinique prend à la longue une coloration violet foncé. Le chlorhydrate d’aspidosspermine précipite en blanc, par le sublimé corrosif, l’acide phosphomolybdique, le sulfocyanate de potassium, le tannin, l’acide perchlorique; en jaune, par les chromâtes de potassium, l’acide picrique, i’iodomercurate de potassium; en brun, enfin, par l’iodure ioduré de potassium.

L’écorce de quebracho est employée en thérapeutique pour combattre la dyspnée dans certaines maladies pulmonaires et cardiaques [G. Fraude, Deutsch. chem. Gesellsch., t. XI, p. 2189; t. XII, p. 1560]. A. Henninger.

ASA FGETIDA. — Cette gomme résine renferme un acide particulier, l’acide férulique C10 H10 O4 (voyez ce mot). Fondu avec de la potasse, elle fournit de la résorcine, de l’acide protocatéchique et des acides gras volatils (Hlasiwetz et Barth). ..

ASTÉUOITE (Min.). — Nom donné à une variété de pyroxene à structure rayonnée, de Nordmark (Suède). C’est une hédenbergite manganésifère. Blanche ou gris de cendre; prend à l’air une couleur bronzée.

ATHÉROSPERMIJJE. — Alcaloïde de composition inconnue existant, suivant Zeyer, dans l’écorce d ’Atherosperma moschatum; cette écorce renferme en outre une essence, une résine aromatique, un tannin verdissant les sels de fer et. les matières que l’on trouve d’habitude dans les tissus végétaux.

On précipite la décoction aqueuse de la racine par l’acétate de plomb et l’on ajoute de l’ammoniaque au liquide filtré : l’athérospermine se précipite à l’état impur. Elle est reprise par l’alcool, la solution est évaporée ut le résidu, épuisé par le sulfure de carbone, est dissous dans, l’acide chlorhydrique étendu et reprécipité par l’ammoniaque. L’athérospermine se présente sous forme d’une poudre un peu grisâtre, légère, douée d’une saveur fortement amère. Elle fond â 128° est insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’éther, soluble dans l’alcool et le chloroforme. En solution, elle offre une faible réaction alcaline; elle neutralise les acides et fournit des sels incristallisables dont les solutions précipitent par les réactifs nombreux des alcaloïdes [N. Zeyer, Vierteljahrsschr. fürprakt. Pharm., t. X, p. 504, ■1861].

ATOMIQUES (POIDS). — Le système de poids atomiques que nous avons adopté dans cet ouvrage est fondé d’une part sur une ' interprétation rationnelle des lois des volumes découverts par Gay-Lussac , et d’autre part • sur la loi des chaleurs spécifiques et sur la loi de l’isomorphisme. Sans vouloir revenir sur l’exposé qui a élé fait, t. I, p. 457 et suiv., des bases de la théorie atomique et du système de poids atomiques dont il s’agit, nous aurons à compléter ce corps de doctrines en divers points/

Loi d’Avogadro et d'Ampère. — Volumes éeaux :,ex gaz ou des vapeurs renferment lo même nombre de molécules dans les mêmes condi- CiCjis de température et de pression; telle est lo

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