AZOTE ET AZOTIQUE (AC IDE), ANALYSÉ
— Azotites et acide azoteux. Voir page 259.
Azotates et acide azotique. — Schlœsing a indiqué autrefois [Ann. Cliim. Phys. (3), t. XL, p. 479] un procédé de dosage des azotates londé sur le même principe que le procédé de Pelouze, c’est-à-dire sur la décomposition des azotates par le chlorure ferreux acide. Mais, au lieu de déterminer la quantité de fer passée au maximum, on recueille l’oxyde azotique formé sur le mercure, sous une cloche renfermant un lait de chaux. L’oxyde azotique est ensuite converti en acide azotique par son mélange avec de l’oxygène en présence de l’eau, dans un ballon où on le fait passer quand il est bien débarrassé des vapeurs acides; cette dernière opération nécessito des manipulations assez délicates. Enfin l’acide azotique régénéré est titré par une solution alcaline.
Plusieurs procédés ont été proposés pour simplifier la marche indiquée par Schlœsing.
F. Schultz mesure directement le gaz oxyde azotique recueilli sur la cuve à mercure et en déduit l’acide azotique [ Zeitsch . analyt. Chem., t. IX, p. 400] . Reichardt a cherché simplement à remplacer la cuve à mercure par la cuve à eau, mais son procédé opératoire n’en est pas plus simple [Zeitsch. analyt. Chem., t. IX, p. 24].
Le procédé suivant, décrit par Fcrd. Jean, est au contraire très facile à exécuter [Bull. Soc. chim-, t. XXVI, p. 10].
Dans un ballon muni d’un tube de dégagement et d’un tube droit, auquel est fixe un entonnoir par un tube de caoutchouc muni d’une pince, on introduit du chlorure ferreux et un grand excès d’acide chlorhydrique. Le tube de dégagement plonge dans une cuve à eau doublée de plomb. On porte le contenu du ballon à l’ébullition, et on maintient cette dernière jusqu’à expulsion complète de l’air. Ce point atteint, on introduit par l’entonnoir, en desserrant la pince, 5 centimètres cubes d’une solution d’azotate de sodium pur renfermant 00 grammes de ce sel par litre. On lave plu-
AZOTE
sieurs fois l’entonnoir avec de l’acide chlorhydrique qu’on laisse couler dans le ballon. En mf'nie temps, le gaz qui se dégagé est recueilli dans une cloche graduée. Quand tout 1 azotate est décomposé et que le ballon ne renferme plus que de la vapeur d’eau, on remplace cloche par une autre et l’on introduit dans le ballon 5 centimètres cubes de solution du nitre à essayer, à GG grammes par litre. On recueille de même l’oxyde azotique et 1 on compare finalement le volume de ce gaz avec le volume du gaz fourni par l’azotate pur, en se contentant de faire affleurer les niveaux. La température et la pression du gaz étant les mômes dans les deux cloches, les volumes sont comparables, et un simple calcul de proportion permet de déduire la quantité d’azotate pur contenue dans le
nitre à essayer. , ,, . „
Procédé Noellner. — L’azotate d’ammonium est soluble dans l’alcool, tandis que ceux de sodium et de potassium sont insolubles. Noellner a basé sur ce fait un procédé de dosage du nitre, procédé qui ne saurait être rigoureux. Un évapore à sec la solution du nitre avec, du sulfate ammonique, on reprend le résidu par l’alcool, on décompose la solution alcoolique par la potasse, et l’on recueille l’azotate de potassium qui se précipite; on le lave à l’alcool et on le pèse [Zeitsch. Chem., 1867, p. G 94].
Procédés par réduction. — Les azotates sont transformés par un grand nombre d agents réducteurs en ammoniaque. Cette réduction a servi de base à plusieurs procédés de dosage qui consistent à déterminer la quantité d’ammoniaque produite soit par voie, alcalimetnquc, soit par le procédé colorimétrique de Nessler. (Voir Ammoniaque, Suppl., p. 128.)
L’amalgame de sodium ne peut être employé avec certitude pour la réduction des azotates; c’est ce qu’ont déjà établi les expériences de P. de Wilde (p. 2G2), et celles de Ferd. Jean. Ce dernier, dans un mémoire d’ensemble ^ sur ces procédés, recommande particulièrement l’emploi de l’aluminium en limaille ou en feuilles minces. On fait digérer pendant douze heures la solution do l’azotate avec de la potasse et de l’aluminium, puis on distille et on recueille l’ammoniaque dans de l’acide titré. Ferd. Jean effectue le titrage de cet acide à l’acide de l’ammoniaque dégagée par un poids connu de sulfate ammonique pur [Bull. Soc. cAin»., t.XXVI,
Parmi les autres agents réducteurs qui ont été recommandés, nous signalerons : le zinc platiné ; le couple zinc-cuivre de Gladstone et Tribo [Thorpe, Chem. News, t. XXVII, p. 129]; le zinc et la potasse [Ilagcr, Zeitsch. analyt. Chem., t. X, p. 334] ; le chlorure stanneux [Pugh, Zeitsch. analyt. Chem., t. VIII, p. 372].
L’application de ces procédés par réduction exige l’absence de matières organiques azotées et la destruction ou le titrage préalable des sels ammoniacaux préexistant dans le corps à analyser.
Nous indiquerons encore un procédé dû à Ferd. Jean et qui s’appuie sur les réactions suivantes :
1° Les moindres traces d’oxyde cuivrique, dis-