C2 — AZOTE (ANALYSE
dressé une table permettant de calculer quelle serait, à la température de 15°, la densité d’un acide azotique observée à une température supérieure, ce qui dispense d’attendre le refroidissement do l’acide pour faire la détermination. La première colonne du tableau indique la température de l’observation ; la seconde, l’augmentation du nombre de degrés Baumé qu’éprouverait l’acide par le refroidissement à 15° ; c’est donc le nombre qu’il faut ajouter à la densité observée.
Tempé-
Correction on degrés
Tempé-
Correction en degrés
rature.
Baume.
rature.
Buuiné.
[Dingl. polyt. Journ., t. CGXX, p. 244].
Azotates. — Les azotates alcalins sont inégalement solubles dans l’acide azotique concentré. Voici cette solubilité d’après C. Schultz [ Zeitsch ■ fur Chem., 1869, p. 531J.
Acide Az CP II nécessaire pour dissoudre 1 p. de sel.
Acide 2 Az O3 H. 3 112 O nécessaire pour 1 p. de sel.
à 20*" ~ Tm*
Azonc....
Az03Na. . .
AzO’Li . ..
Az09Ag
Les azotates de césium et de rubidium sont à peu près aussi solubles que celui de potassium. La différence de solubilité des azotates de potassium et de sodium dans l’acide concentré permet leur séparation approximative.
Les azotates de baryum, de strontium et de plomb sont aussi insolubles dans l’acide azotique que les sulfates correspondants dans l’eau.
L’azotate d’ammonium est soluble dans l’acide azotique, mais cette solution dégage déjà de l’oxyde azotique à froid.
L’amalgame de sodium agit énergiquement sur la solution des azotates. 11 se produit un dégagement tumultueux de gaz, qui ne dure qu’un instant. Si l’amalgame de sodium n’est pas en grand excès, il ne se forme pas d’ammoniaque, mais des azotites. Il ne se dégage que peu de gaz si l’on emploie un amalgame renfermant 1 % de sodium et 15 à 20 % de zinc; la presque totalité de l’azote est alors convertie en ammoniaque.
Les gaz dégagés sont toujours des mélanges, en proportions variables, d’azote et d’oxyde azoteux. Voici les équations qui représentent ces réactions :
2Az03K + 4 Na2 -f- SILO = 8 Na II O + 2 K 11 0 -f- Az20, 2 Az O3 K + 5 Na2 -f 0 II2 O = 10 Na II O -f 2 K II O -f- Az2, Az03I4 + 4 Na2 + G IL O = 8NaIIO -f KIIO 4- AzII3.
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Sulfure d’azote, AzS. — Il se produit par l’action du gaz ammoniac sec sur le chlorure de thionyle, relroidi par de l’eau. Le produit final est une masse jaunâtre d’où l’on isole le sulfure d’azote par un lavage à fond par le sulfure de carbone, qui le dissout et dans lequel il cristallise.
Chauffé à 120°, le sulfure d’azote se colore en rouge de sang; il commence à se sublimer à 137°, fond à 158° et fait explosion à 160°. Densité à 15° = 2,1100. Le gaz chlorhydrique sec attaque vivement le sulfure d’azote à chaud, en donnant un corps rouge sublimable, qui est sans doute la combinaison SCL.4AzS signalée par Fordos et Gélis. L’action de l’acide chlorhydrique peut se représenter par l’équation
15 AzS 4- 8 II Cl
= 2AzILCl -f 3 (S CL. 4 AzS) 4- Az.
Le produit de l’action de l’ammoniaque sur le chlorure de thionyle, épuisé par le sulfure de carbone et par conséquent débarrassé du sulfure d’azote, fournit néanmoins une nouvelle quantité de ce composé, mélangé de soufre, lorsqu’on le traite par l’eau. Cette nouvelle portion de sulfure d’azote résulte sans doute de l’action de l’eau sur le corps SCL.4AzS contenu dans le mélange
2 (S CL. 4 AzS) 4- 2 IL O = S + 8AzS4- SO2 4- 4HCI.
[A. Michaelis, Zeitsch. Chem., 1870, p.460; Bull. Soc. chim., t. XV, p. 37]. E. Willm.