C6 H8)2 CH. O II
— Le benzhydrol se produit lorsqu’on chauffe à 1G0-180° la benzophénone avec la potasse alcoolique ou la potasse dissoute dans l’alcool amylique. Dans ce dernier cas, il se forme en outre de l’acide valcrique; il y a donc oxydation de l’alcool en même temps qu’hydrogénation de la benzophénone. Avec la potasse alcoolique seule, le rendement est de 75 °/0; mais il vaut mieux faire bouillir la solution alcaline avec du zinc. On épuise le produit de la réaction par l’eau bouillante.
BENZIIYDRYLBENZOÏQUE (AC.). — 269 — BENZILIQUE (ACIDE).
Le benzhydrol n’est pas attaque à 200° par la potasse alcoolique. Lorsqu’on le chauffe a 180 avec l’acide sulfurique étendu, on le convertit en éther benzhydrolique. .
Si l’on ajoute de l’acide chlorhydrique concentré et du zinc à sa solution acétique bouillante, on obtient un hydrocarbure fusible a -09°, qui parait être le tétraphényléthane [Zagoumeny, Liebig's Ann. Chem., t. CLXXXIV , p. 174 ; Bull. Soc. chim., t. XXVI, p. 452].
En traitant le benzhydrol par 1 anhydride phospliorique en présence de la benzine, Hémilian a obtenu le triphénylméthane C II (G6 H5)3. En présence du toluène, c’est le diphènylcrésylméthane
ru ) (C6H3)S
LU j (G6 II4. C II3)
qui prend naissance [ Deutsch . chcm. Gesellsch., 1874, p. 1203 et 1209].
Lorsqu’on traite un mélange de benzhydrol et de diméthylauiline par l’anhydride phosphorique, on obtient une base cristallisable dans l’alcoo| en aiguilles incolores, fusibles à 132-133°, le diméthylamidotriphénylméthanc
rHj (C« II5)5 L11| C6II4.Az(C H3)a
[O. Fischer, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 95 IJ.
On optient le mercaptan correspondant au benzhydrol (C6II8)2C 11. S II lorsqu’on ajoute avec précaution du pentasulfurc de phosphore pulvérisé au benzhydrol fondu. La réaction terminée, on reprend par l’eau et on agite avec de l’éther. L’évaporation de ce dernier fournit une masse cristalline imprégnée d’un corps huileux.
Le produit cristallin fond à 151° ; c’est le dérivé sulfuré [(C6 II5)2 C II]2 S2, qu’on obtient aussi dans d’autres circonstances, notamment dans l’action du sulfure de potassium sur l’éther chlorhydrique du benzhydrol.
Le corps huileux, beaucoup plus soluble dans l’éther, constitue le mercaptan ; il n’a pu être encore obtenu pur, mais sa nature est mise hors de doute par l'existence du mercaptide de mercure [(G6 H5)2C H.SJ2lIg, qui s’obtient sous la forme a’uu précipité blanc par le mélange des solutions éthérées de bichlorurc de mercure et du composé huileux [G. Engler, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 925]. „ Ed. Willm.
BENZHYDRYLBENZOÏQUE (ACIDE),
cuuiso3 = c6ii5-cii (O ii) cm4 -co2 h.
Cet acide se forme lorsqu’on ajoute de temps en temps de l’acide chlorhydrique concentré à une solution d’acide parabenzoylbenzoïque dans l’alcool étendu, chauffé au bain de sable, en présence de grenaille de zinc. La réduction est terminée quand il se dépose, au sein de la liqueur, un précipité floconneux de sel basique de zinc, qui pourtant n’est pas organique. Alors on étend d’eau, on filtre et l’on décompose le sel de zinc par l’acide chlorhydrique. L’acide benzhydrylbenzoïque se précipite et on le purifie par deux ou trois cristallisations dans l’eau chaude.
L’acide benzhydrylbenzoïque cristallise en aiguilles réunies en faisceaux, fusibles à 164-105°, solubles dans l’eau chaude, l’alcool et l’éther, pou solubles dans le chloroforme et le toluène. L’acide sulfurique le colore en rouge orangé, et le mélange chromique le convertit en acide parabenzoylbenzoïque.
Sel d’argent, C14lin 03.Ag. — Précipité blanc, qui se forme par l’azotate d’argent et la solution aqueuse du sel calcique.
Les sels de baryum, (C14H"03)2Ba, et de calcium, (G14 H11 03)sCa -j- 5 HsO, sont des aiguilles
blanches solubles dans l’eau; le sel calcique perd son eau à 169° [Zincke, Ann. Chem. Pharm., t. CLXI, p. 102; Bull. Soc. chirn., t. XVI, p. 142].
Cet acide benzhydrylbenzoïque renferme probablement les groupes benzhydryle et carboxyles dans la position (1.4), comme l’acide bcnzoylbenzoïque dont il dérivé. On ne connaît pas les deux autres acides isomériques. Pourtant l’on a essayé de préparer l’acide ortho ; mais celui-ci perd les éléments de l’eau au moment de sa formation et donne naissance à l’anhydride benzhydrylbenzoïque,
CD H10 O* = C6Il6-CII-CelI4.