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C6 II5 -C O2. C3 H6 -C6 H

— Liquide épais, que l’on obtient par l’action du chlorure de benzoyle sur l’alcool phénylpropylique (Rugheimer).

Benzoates propyliques, CeH5-C O2. C3II7. — On a décrit les benzoates depropyle et d'isopropyle ; ces deux éthers ont été obtenus par l’action du benzoate d’argent sur l’iodure correspondant. Le premier est un liquide épais, insoluble dans l’eau, bouillant à 229°, 5, d’une densité de 4,0316 à 46° (Linnemann). Le second possède une odeur agréable et se déçompose par distillation en acide benzoïque et en propylène (Silva).

Benzoate de propylène. — Voyez t. II, p. 4211.

Benzoates de tolylène. — Voyez t. III, p. 503.

BENZ01NE. — 314 — BENZOÏNE.

Benzoate de tu i méthylène (C6 H3-C02)2C3IIG.

— Cristaux lamelleux, fusibles à 53°, que l'on obtient par l’action à 100" du bromure de propylène normal sur le benzoate d’argent en présence d’éther (Reboul). M. Wassermann.

lUi.VZOijJE, C14 H1202. — La benzoïne prend naissance par la réduction du benzilc, Cl4H10O2, sous l’influence de l’acide acétique et du fer. On prend 1 partie de benzile, G parties d’acide acétique d’une densité de 1,06 et 1 à 2 parties do fer. Le liquide se prend par le refroidissement en une bouillie de cristaux de benzoïne. L’acide chlorhydrique et le zinc finement pulvérisés agissent de même sur une solution alcoolique chaude de benzoïne [Zinin, Ann. Chem. Pliarm., t. IX, p. 177; t. CXXX11I, p. 125].

Chauffée à 200" avec l’aniline, la benzoïne fournit une substance cristallisée qui parait identique avec la benzoïl-anilide obtenue par Laurent dans l’action de l’aniline sur l’aldéhyde benzoïque (?) Elle renfermerait C2GII22Az2 [H. Schiff, Jahresb. fur Chem., 1865, p. 41].

La benzoïne fond à 137° et non à 120°. Distillée avec de la poudre de zinc, elle donne de la désoxybenzoïneC14in20,dustilbèneCl4 H18, et un hydrocarbure liquide bouillant vers 260° [A. Jena et H. Limpricht, Ann. Chem. Pharm., t. CXLV, p. 89; Bull. Soc. chirn., t. XV, p. 117].

L’action de la potasse sur la benzoïne, déjà étudiée par Zinin, a été examinée de nouveau par Jena et Limpricht, et par Limpricht et Schwanert [Deulsch. chem. Gesellsch., 1871, p. 335; Bull. Soc. chirn., t. XV, p. 260J.

Zinin avait obtenu de l’hydrobenzoïne et du benzilate de potassium. Suivant Limpricht et Schwanert, la benzoïne se transforme d’abord en benzile, et celui-ci se convertit en benzilate; mais la présence de l’air est nécessaire pour qu’il se forme du benzile; en opérant en vases clos, on n’a que des traces d’acide benzilique.

Quand on chauffe pendant trois heures la benzoïne avec de la potasse alcoolique en vase ouvert, on obtient, en ajoutant de l’eau, un corps en cristaux mamelonnés, fusibles à 157°, renfermant C28H2203, qui représente deux mol. de benzoïne moins une mol. d’eau (Jena et Limpricht).

Suivant Limpricht et Schwanert, quand, après avoir précipité par l’eau, on ajoute de l’acide chlorhydrique, on recueille un second précipité qui renferme de l’acide benzoïque, de l’acide benzilique et un corps contenant C30H2GO4, formant de beaux cristaux fusibles à 200°. Les auteurs l’appellent éthyldibensoïne; ce corps renferme un groupe O H, car par l’action du chlorure d’acétyle il donne un dérivé monoacétylé,

C3°II23 (c* H3 O) O4,

fusible à 145°. C’est cette éthyldibenzoïne que Jena avait représentée par la formule C14 H1* O2, et regardée comme de l’alcool tolanique.

Lorsqu’on chauffe pendant deux ou trois heures en vase clos, à 150°, 4 gr. de benzoïne avec 1 gr. de sodium dissous dans 20 cc d’alcool, on obtient, en précipitant par l’eau, de l’hydrobenzoïne, de l’éthylbenzoïne, C14!!11 (C2 II5) Oa, et un composé, C28H2G02, très soluble dans l’alcool et dans l’éther, ne cristallisant qu’à la longue, à une basse température, et fondant ensuite à 161».

Distillée avec de l’acide sulfurique, la benzoïne donne deux produits, l’un fusible à 180°, renfermant C28H220, l’autre fusible à 190°. En ajoutant de l’acide chlorhydrique à la solution aqueuse qui a fourni ces différents corps, on obtient de l’acide étliylbenzilique, C14I1U O3 (C3 11°) (Jena et Limpricht).

ÉTHYLBEXZOÏNE, C6 H5- C O - C II (O C2 H8)*- C6 H s.

— On la sépare de l’hydrobenzoïne par une série

de cristallisations. Ello est en prismes brillants groupés concentriquement, fusibles à 95».

Acétylbenzoïne [t. I, p. 549]. — Elle fond à 75°; sa solution alcoolique froide traitée par l’amalgame de sodium fournit de l’hydrobenzoïne.

’I raitée par la potasse alcoolique en vase ouvert, cllo donne de l’éthyldibenzoïne fusible à 206", de l'acide benzoïque et de l’acide benzilique.

Benzoïne dèsoxydée ( Désoxybenzoïne , oxyde de slilbène), C‘*H«0. [t. I, p. 549, 560; t. IL p. 16761. — En réduisant la benzoïne par le zinc et l’acide chlorhydrique, Goldenberg a obtenu, outre la désoxybenzoïne et l’hydrobenzoïne, un produit de condensation en aiguilles déliées, brillantes, fusibles à 208», renfermant C*8 H26 O4, qui représenterait une double molécule de benzoïne, plus deux atomes d’hydrogène; ce serait la benzoinc-pinacone. Ce corps se produit aussi dans l’action de l’amalgame de sodium sur la benzoïne alcoolique additionnée de quelques gouttes d’acide chlorhydrique.

Zagoumenny n’a pu observer la formation de ce corps, et suppose que le corps obtenu par Goldenberg est le composé G28 II20 O2, la stilbopinacone (voyez t. II, p. 167), qui prend aussi naissance par la réduction de la désoxybenzoïne au moyen du zinc et de la potasse [Goldenberg, Deulsch. chem. Gesellsch., 187 4, p. 286; Bull. Soc. chim., t. XXII, p. 201: — Zagoumenny, même recueil, t. XXII, p. 5471.

Lorsqu’on traite lestilbène bromé par l’acétate d’argent et de l’acide acétique cristallisable à 130-140», on obtient un sirop brun que l’eau décompose lentement à 200°, avec formation d’acide acétique et de désoxybenzoïne. D’après la formule du stilbène bromé, CGH5-C H= CBr-Ce H5, ce corps doit être C8 H3-CH = C(0 G2 H8 0)-C6II»; mais au lieu de fournir par sa purification l’alcool non saturé correspondant,

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