G6 II4- G II = C(0 H)-C6H
il donne le composé saturé isomère, la désoxybenzoïne CGH3-CH2-CO-CGII5.
hydrobenzoïne (glycol stilbénique), C14I11402 [t. I, p. 550, et t. II, p. 1677], — Les deux hydronenzoïnes soumises à l’action de l’acide sulfurique avaient donné à Limpricht et Schwanert deux corps, C14II120 (oxydes de stilbène); celui qui dérive de l’hydrobenzoïne fondait à 125° et celui de l’isohydrobenzoïne à 95». Zincke et Breuer les ont obtenus, le premier en grands cristaux appartenant au type orthorhombique et fusibles à 131-132»; le second, en cristaux clinorhombiques fusibles à 100-101». En outre, ils ont constaté avec les deux bydrobenzoïnes la formation d’un même anhydride liquide, qui, se dédoublant en C O ’ et bcnzophénonc par l’oxydation, doit être considéré comme l’aldéhyde diphénylacétique (CGH3)2CH-C OH; cet anhydride est entraîné par la vapeur d’eau, tandis que les isomères ne le sont pas. Les auteurs admettent que les deux anhydrides cristallisés ne présentent qu’une isoinérie physique, qu’il en est de même des deux hydrobenzoïucs, et que les deux ont la même formule
C6I15-C H (OII) CGH3-CH(0 H)
[Zincke et Breuer, Deutsch. chem. Gesellsch., 1876, p. 1769 ; Bull. Soc. chirn., 1877, t. XXVIII, p. 213 . , . , ...
L’hydrobenzoïne et l’isohydrobenzoïne, traitées par le perchlorure de phosphore, donnent un même chlorure fusible à 190-191», et un chloruie fusible à 93-94», qui se produisent également dans l’action du chlore sur la solution chloiofoi-
nique du stilbène. , ., . , .on
Quand on maintient le chlorure fusible a 190-
BENZOÏQUE (ACIDE). - 315 - BENZOÏQUE (ACIDE).
■191° à une température de 220-240° pendant longtemps, son point de fusion s’abaisse a 160lCù"; inversement le chlorure fusible a JJ- 94° chauffé au delà de son point de fusion se transforme en un chlorure intermédiaire qui fonda 160-165°, et son point de fusion peut même j s’élever à 191°. Ces deux chlorures prennent (aussi naissance dans l’action du chlore sur le ! stilhène dissous dans le sulfure de carbone ; en outre, il se forme un chlorure fusible a 110“ [Zincke, Deutsch. cliem. Gesellsch., 1876, p. 9JJ; Bull, de la Soc. chim., t. XXIX, p. 318J.
Benzile, C14Hl0O. [t. I, p. 550]. — Le benzile distillé avec de la chaux sodee fournit de la benzine et de la benzophénone. Traité à 120° par du sulfhydrate do potassium alcoolique, il donne de la benzoïne et de la désoxy benzoïne [Jena, Deutsch. cliem. Gesellsch., 1870, p. 415; Bull. Soc. cliim., t. XIV, p. 301].
Le chlorobenzile, C14 H10 O Cl2, traité par le perchlorure de phosphore, fournit le tétrachlorure de tolane, C'MI'OCl4 [t. III, p. 427].
Nitrobenzile. —Par l’action de l’acide azotique fumant, le nitrobenzile se transforme à l’ébullition en deux dérivés dinitrés isomôriqucs, C14 IIs(AzO*,sO. L’un est en cristaux fusibles à 131°, solubles dans 41 p. d’alcool bouillant et dans 137 p. d’alcool froid. L’autre est en tables incolores, fusibles à 147°, solubles dans 52 p. d’alcool bouillant et dans 137 p. d’alcool froid. [Zagoumenny, Deutsch. cliem. Gesellsch., 1872, p. 1100; Bull. Soc. chim., t. XIX, p. 310].
Pour la constitution des dérivés de la benzoïne, voyez 1. 1, p. 552; t. II, p. 1677. E. Grimaux.
BENZOÏQUE (AGI 1) E), C6 H5.C O O II — Voyez t. I, p. 553. L’acide benzoïquo a été l’objet de nombreuses recherches, en ce qui concerne ses dérivés de substitution. Nous nous bornerons à signaler très brièvement les nouveaux faits relatifs à l’histoire de l’acide benzoïque, et nous compléterons la description des dérivés nmidés et sulfonés auxquels on a consacré des articles spéciaux. Les acides oxybenzoïques et dioxybenzoïques seront traités à part.
Nous aurons pareillement à signaler les travaux entrepris à l’effet d’élucider la constitution des dérivés de substitution, et, à cet égard, nous nous placerons au point de vue qui a été développé à l’article Aromatique (série) du Supplément.
Modes de formation, — L’acide benzoïque se produit dans une multitude de réactions :
1° Par l’action de l’amalgame de sodium sur un mélange de benzine monobromée et d’éther chloroxycarbonique [A. Wurtz, Compt. rend., t. LXV11I, p. 1289] ;
2° Par distillation de l’acide insolinique [A.- 4V. Hofmann , Ann. Chem. Pharm., t. XCVII, P- 197; Ann. Chim. Phys. (3), t. LII, p. 104];
3° Lorsqu’on fait bouillir le benzonitrile avec des acides ou avec des alcalis [A.-W. Hofmann, Compt. rend., t. LX1V, p. 388] ;
4° Lorsqu’on oxyde la benzine au moyen du peroxyde de manganèse et de l’acide sulfurique [Canus, Ami. Chem. Pharm., t. CXLV11I, p. 50
, i ’>0 ,la décomposition du chlorure de benzylènc (CH- C II Cl2) par l’eau, en présence d’oxygene [Canus, Ann. Chem. Pharm., t. CXL,
6° Par réduction de l’acide orthoamidobenzoique au moyen de l’amalgame de sodium fllübner et Petermann, Ami. Chem. Pharm,, t. CXL1X,
7° Par distillation sèche de l’acide hémimellique [A. Baeyer, Deutsch. cliem, Gesellsch. 1869 p. 94] et, en général, de tous les acides bénzinepolycarboniques ;
8“ Par ébullition d’une solution alcoolique de
nitrate d’acide orthodiazobenzoïque [P. Griess,. Zeitsch. Chem., 1866, p. 157] ;
9° Lorsqu’on fond un mélange de formiate et de phénylsulfonatc de potassium [VL Meyer, Deutschcliem. Gesellsch., 1871, p. 112];
10° Lorsqu’on chauffe l’acide benzilique avec de la potasse alcoolique [A. Jena, Deutsch. chem- Gesellsch., 1869, p. 384;
11° Lorsqu’on traite le disulfure de benzyle, (C7 H1)* S2, par l’eau et le brome [Miirker, Ann Chem. Pharm,, t. C.XL, p. 86) ;
12° Par l’oxydation de l’hydrobenzoïne et de l’isohydrobenzoïne ;
13° Par l’action du chlorure de carbonyle naissant (mélange de tétrachlorure de carbone et d’anhydride sulfurique) sur la benzine [P. Schützenberger, Compt. rend., t. LXIX, p. 352];
14° Par l’action du gaz phosgène sur la benzine,, en présence du chlorure d’aluminium [Friedel, Crafts et Ador , Deutsch, cliem, Gesellsch. , 1877, p. 854; Bull. Soc. chim.,t. XXVJ1I, p. 482],
15° Par l’action de l’acide carbonique sur la benzine en présence du chlorure d’aluminium (Friedel) ;
16° Par l’action du chlorure do cyanogène sur la benzine en présence de chlorure d’aluminium [Friedel et Crafts, Bull. Soc. chim. A- XXIX, p. 481 1;
17° Par oxydation de la benzine, du toluène, etc., sous l’influence de l’air, à l’aide d’un (il de platine incandescent [Coquillon, Compt. rend., t. LXXX, p. 1089] ;
18° Lorsqu’on fond avec de la potasse le benzylsulfonate de potassium, il se dégage en mômetemps de l’hydrogène (Vogt et llenninger), etc.
Propriétés. — L’acide benzoïque subit de nombreuses transformations sous l’influence des réactifs ; nous indiquerons les suivantes :
1° Lorsqu’on soumet l’acide libre en solution aqueuse à l’électrolyse, il se concentre au pôle positif, où il se dégage en même temps de l’oxygène ; le benzoate de potassium électrolysé donne de l’anhydride benzoïque au pôle positif, de la potasse et de l’oxygène au pôle négatif [Bourgoin, Bull. Soc. cliim., t. IX, p. 431] ;
2° En présence d’un alcali, l’ozone le convertit en acide carbonique [Gorup-Bcsanez, Ann. Chem. Pliarm., t. CXXV, p. 207J;
3° Lorsqu’on le fait passer en vapeur sur le zinc en poudre, il se transforme en aldéhyde benzoïque [A. Baeyer, Ann. Cliem. Pharm., t. CXL, p. 295];
4° Le peroxyde de manganèse et l’acide sulfurique le convertissent en acides phtalique, formique et carbonique [Carius, loc. cit.]. Il se produit en même temps une petite quantité d’acide téréphtalique (Oudemans);
5" Chauffe avec de l’acide iodhydrique concentré en tubes scellés, il se transforme en hydrures d’hexyle et d’heptyle et en gaz carbonique [Berthelot, Bull. Soc. chim., t. IX, p. 265];
6° Le chlorure d’iode le convertit en acide clilorobenzoïque [Stenhouse, Cliem. Soc. Journ. (2), t. II, p. 327] ;
7° Distille avec un alcali, il fournit de la benzine et de la benzophénone [Chancel, Compt. rend., 1851, p. 85], Lorsqu’on distille les benzoates calcique et barytique, on obtient en outre une petite quantité d’anthraquinone [Kekuléet Franchimont, Deutsch, chem. Gesellsch., 1872, p. 909], et un carbure d’hydrogène de la formule C25 1120 [Behr, ibid., p. 971] ;
8° Pfankuch [Journ, prakt. Chem. (2), t. VI, p. 114] a prétendu que l’acide benzoïque et ses sels, distillés avec le sulfocyanate de potassium, fournissent le phénylacryle-nitrile; LettsfDeu/sc/i, chem. Gesellsch., 1872, p. 669] et Kekulé [ibid., 1873, p. 111] n’ont pu isoler des produits de la distillation que le benzonitrile et un corps fusible à 143° ;
BENZOÏQUE (ACIDE).
9° Les vapeurs d’acide benzoïque chauffées avec de l’éthylène donnent du phénanthrène [P. Barbier, Compt. rend., t. LXXIX, p. 124] ;
10° Chauffé avec de l’isosulfocyanate de phényle, l'acide benzoïque fournit de la phényle-dibcnzoyleamide , CeIB-Az(C6 IP.CO)2 [S.-M. Losanitsch, Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, p. 170);
1 1° Fondu avec de la soude caustique, il fournit de la benzine et du diphényle [Barth et Schreder, Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 1256J ;
12° Chauffé à 200° avec la leucine, il donne deux composés, la leucinimide, C° Hl2AzO, et la benzoyle-leucine, CHB2 (C7 II5 0)Az O2 [Destrem, Bull. Soc. chim., t. XXX, p. 48 1 J .
D’après Büdorff, l’acide benzoïque possède une densité de 1,337. A 4°, 1000 p. d’eau en dissolvent lP,823;à 100°, 58p,75 (Bourgoin).
PRODUITS DE SUBSTITUTION DE L’ACIDE BEN- ZOÏQUE. — Les composés qui dérivent de l’acide benzoïque, par substitution de divers radicaux aux atomes d’hydrogène du noyau benzénique, présentent de nombreux cas d’isomérie, dus à la position du radical substituant, par rapport au groupe CO2 II.
Il existe trois séries de dérivés monosubstitués. On désigne ces séries par les mots ortho, mêla et para, la position relative des deux radicaux étant 1.2; 1.3; 1.4.
Lorsqu’ily a substitution de deux radicaux à deux atomes d’hydrogène dans le noyau benzénique. les séries isomériques sont au nombre de six, aussi longtemps qu’il ne s’agit que de deux radicaux identiques, entrant dans le noyau benzénique, comme pour les acides dioxybenzoïques, etc.
Il n’en est plus de même, lorsque les deux radicaux diffèrent l’un de l’autre. Dans ce cas, le nombre des corps isomériques augmente, car il n’est point indifférent lequel des deux radicaux occupe la position la plus rapprochée du groupe C O2 U. Ainsi on conçoit l’existence de dix acides benzoïques chloronitrés, bromochlorés, etc.
Quant aux composés qui dérivent de l’acide benzoïque par remplacement de trois, quatre ou cinq atomes d’hydrogène , leur nombre peut facilement être calculé. Mais il est inutile d’insister ici sur la multiplicité de ces corps isomériques; nous renvoyons pour cela le lecteur à l’article Aromatique (série), Suppl., p. 213.
1° Dérivés bromés,
ACIDES BENZOÏQUES MONOBROMÉS. — On a décrit trois acides monobromobenzoïques :
1° Acide benzoïque orthobromé [Syn. Acide bromosalylique], C6H''Br(2|(C02 H)(i|. — On prépare ce corps en traitant la benzine métabromonitrée (fusible à 56°) par le cyanure de potassium, ou en décomposant le bromure d’acide orthodiazobenzoïque par l’alcool bouillant (Richter). Il se forme aussi par l’oxydation de l’orthobromotoluène au moyen de l’acide azotique étendu (1 vol. d’acide pour 3 à 4 vol. d’eau) (Zincke) ou du permanganate de potassium (2p. dans 12p. d’eau) (Rhalis).
L’acide orthobromobenzoïque cristallise en aiguilles fusibles à 137°, 5 (Richter) , à 148° Zincke), à 150° (Rhalis), qui peuvent être sublimées. Il est peu soluble dans l’eau froide, soluble dans l’eau chaude, l’alcool, l’éther et le chloroforme; il se volatilise avec les vapeurs d’eau. La potasse fondue le transforme en un acide qui donne la réaction de l’acide salicylique avec le chlorure ferrique [Richter, Deutsch. chem. Gescllscli., 1871, p. 464; Bull. Soc. chim., t. XV, p. 103 ; — Zincke, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 1302; Bull. Soc. chim., t. XXIV, p. 90;— Rhalis, Liebig’s Ann. Chem., t. CXCVI1I, p. 99 J.
BENZOi'QUE (ACIDE).
Sel calcique (G7 II1 Br O2)2 Ca + 2 II2 O. — Il est en croûtes cristallines.
Le sel de potassium, C7IBBr02.K 4- 2IPO, fond à 245°. ’
Les sels de baryum et de plomb cristallisent avec 1 mol. d’alcool.
Il existe deux sels de cuivre :
(C7 IB Br O2)2 Cu-f H2 O et C7 II« Br O2. Cu O IL
L’éther éthylique bouta 254-255°; l’éther méthylique, à 246-247° (Rhalis).
2° Acide benzoïque métabromé,
C6 IB (C02H)nj Br|3).
— Il se forme lorsqu’on oxyde le toluène métabromé au moyen de l’acide chromique [E.
Wroblevsky, Zeitschr. Chem., 1809 , p. 332; Bull. Soc. chim., t. XII, p. 385].
Griess l’a obtenu en faisant bouillir le dibromure du bromhydrate d’acido diazobenzoïque avec de l’eau [Jahresb. Chem., 1865, p. 337]. La benzamide, traitée par l’eau broméebouillante, donne ce composé mélangé d’un de ses isomères [Reinecke, Zeitschr. Chem., 1866, p. 367; Bull. Soc. chim-, t. Vil, p. 187]. Richter a préparé l’acide métabromobenzoïque par l’action du cyanure de potassium sur la benzine parabromonitrée, fusible à 125° (foc. cit.).
Cet acide fond à 133°. Son sel potassique, fondu avec du formiate de potassium, fournit de l’acide isophtalique.
Sel barytique (C7H‘Br02)2Ba -f- 4 IB O. — Il cristallise en aiguilles peu solubles.
Sel calcique (C7fBBr 02)2Ca + 3H20. — Il forme des aiguilles groupées en mamelons.
Chlorure de métabrombenzoyle, Cf IBBr- C O Cl.
— Ce composé se forme dans l’action du pentachlorure de phosphore sur l’acide métabromobenzoïque. C’est un liquide incolore très réfringeant, bouillant à 239° [Hübner et Muller, Zeitschr. Chem., 1871, p. 301J.
3° Acide benzoïque parabromé [Syn. Acide b romodracylique], C6H4(C02I' ’(ij Br(4j. — Ce composé prend naissance lorsqu’on oxyde le toluène parabromé au moyen de l’acide chromique [Hiibner, Ohly et Philipp , Ann, Chem. Phamn., t. XCLI1I, p. 247 ; Bull. Soc. chim., t. IX, p. 486;
— Hübner et Relschy, Zeitschr. Chem., 1871, p. 618]. Fittiget Künig ont obtenu ce même acide en faisant bouillir l’éthylbenzine monobromée, bouillant à 199°, avec un mélange d’acide sulfurique et de dichromate de potassium, pendant deux jours [Ann. Chem. Pharm., t. CXLIV, p. 282; Bull. Soc. chim., t. VIII, p. 96].
L’acide benzoïque parabromé cristallise en aiguilles fusibles à 251°, qui peuvent être sublimées. Il est peu soluble dans l’eau froide, soluble dans l’eau chaude, l’alcool et l’éther.
Sel argentique, C6H1Br-COîAg. — Ilseforme lorsqu’on précipite le sel barytique par l’azotate d’argent. Il est en aiguilles peu solubles dans l’eau chaude, solubles dans l’alcool.
Sel barytique, (C6H4Br-C02)2Ba. — On sature l’acide de carbonate de baryum. Il cristallise en aiguilles solubles dans l’eau.
Sel calcique, (C6lBBr-C02)2 Ca + 12H20. — Il est en aiguilles étoilées.
acides benzoïques dibromés. — On a décrit huit acides benzoïques dibromés, mais leur nombre se réduit en réalité à six.
Acide benzoïque métaparadibrome’,
C6IB (CO2 H) Br2(3.4,.
— On prépare ce corps par l’action de l’acide azoteux et d’un excès d’acide bromhydrique sur l’acide benzoïque parabromé métaamidé. ou; par l’oxydation du toluène métaparadibromé. On le purifie au moyen de son sel barytique [A. Burg-
BENZOÏQUE (ACIDE). — 317 — BENZOÏQUE (ACIDE).
hnrd, Deutsch. client. Gesellsch., 1875, p. 558; Bull. Soc. chim., t. XXV, p. 372],
L’acidc benzoïque métaparadibromé cristallise en aiguilles incolores, fusibles à 230°, solubles dans l'alcool, peu solubles dans l’eau.
Sel d’argent (C6H»Br2-C02)Ag. — Il forme un précipité blanc gélatineux, soluble dans 1 eau chaude.
Sel de baryum, (Cfi II3 Br2 -CO2)2 Ba -f- 4|H-0.
— Il se forme lorsqu’on précipite le sel ammoniacal par le chlorure de baryum. Il est en longues aiguilles peu solubles dans l’eau.
Sel de cuivre, C(i II3 Br2- G O2 Cu.O H. — Par précipitation du sel barytiquo avec l’acétate de cuivre, sous forme d’une masse gélatineuse bleue.
Les sels de plomb et desme sont des précipités
UaËthêr éthylique, C«H*Bï«-CO*(C*H*). - Par l’action de l’iodure d’éthyle sur le sel argentique. 11 cristallise en longues aiguilles, fusibles à 38°, 5, solubles dans l’alcool et l’éther.
Amide métaparadibrombenzoïque,
C6 H3 Brs-C O. Az H2.
— On la prépare en chauffant l’acide sec avec du perchloruro de phosphore, et en décomposant le chlorure formé par l’ammoniaque aqueuse. Elle forme des aiguilles fusibles à 151-152°.
Acide benzoïque métaortuodi brome,
C6 II8 (C O2 H)(1) Brs(32|.
— Il est engendré parla décomposition de l’acide diazobenzoïque, dérivant de l’acide a-métabromortlionitrobenzoïque fusible à 250°, au moyen d’une solution bouillante d’acide bromhydrique.
Ce corps cristallise en aiguilles incolores fusibles à 228”, peu solubles dans l’eau [Hübner et Lawrie, Deutsch. chem .Gesellsch., 1877, p. 170 il.
Sel banj tique (C» II» Br» - C O2)2 Ba + 4 j H* O.
— Il est en aiguilles incolores, peu solubles dans l’eau. D’après Hübner et Lawrie, cet acide serait identique avec celui de Burghard, quant à ses propriétés physiques. Pourtant les modes de formation sembleraient indiquer une isomérie entre ces deux corps.
Six autres acides benzoïques dibromés ont été décrits, sans que leur constitution soit établie. Ce sont :
1° L’acide benzoïque dibromé de Richter. — Il se forme lorsqu’on traite la benzine dibromée mononitrée, fusible à 84°, en solution alcoolique, par le cyanure de potassium à 120-1 40°, et en décomposant le cyanure formé par la potasse bouillante. Il cristallise en aiguilles nacrées, fusibles à 151-152°.
Sel bary tique, (C* H» Br2 - CO2)2 Ba + 6 II2 O.— 11 est en cristaux mamelonnés
Sel calcique, (C«H»Br2- C O2)2 Ca + 3 II2 O. — II forme des cristaux enchevêtrés f Michter, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 1145 : Bull. Soc. chim., t. XXIII, p. 474].
2° L’acide de Burghard. — Obtenu avec l’acide orthobromamidobenzoïque, fusible à 175-177°, au moyen des acides azoteux et bromhydrique [Burghard, loc. cit.].
3" L’acide de Hübner et Lawrie. — Par l’action de 1 acide azoteux et de l’acide bromhydrique sî!', ?c , ? P-métabromorthonitrobenzoïque fusible a lad0. Il tond à 153°, et tournit un sel bai ylique qui renferme 6 j molécules d’eau de cristallisation. Les deux atomes de brome occupent probablement les positions 3 et 5. Cet acide est vraisemblablement identique avec celui de Rich- .ter [Hübner et Lawrie, loc. cit.}.
't 4° L’acide de Hübner et Smith. — Il dérive de l'acide orthobromamidobenzoïque, fusible à 180“ jet fond à 150° [Deutsch. chem. Gesellsch. 1877
5° L’acide de Reinecke. — Il se forme lorsqu’on chauffe l’acide benzoïque métabromé avec du brome et de l’eau à 100°, ou lorsqu’on expose un mélange d’acide benzoïque, de brome et d’eau à une température de 200 à 230°.
Cet acide, qui est probablement identique avec l’acide orthométadibromobenzoïque de Hübner et Lawrie, cristallise en fines aiguilles, fusibles à 223-227°, peu solubles dans l’eau, solubles dans l’alcool et l’éther [Reinecke, Zeitch. Chem., 1869, p. 109; — Hübner et Angerstein, ibicl., p. 514].
Sel barytique, (C6 II» Br2 - C O2)2 Ba -f- 2 II2 O.
— Aiguilles transparentes.
Le sel calcique cristallise en lamelles.
0° Acide de Beilstein et Gcitner. — Par l’action de l’acide azoteux sur une solution alcoolique d’acide paramidobenzoïque dibromé [Zeitscli. Chem., 1805, p. 505].
acides benzoïques tribromés. — On a signalé trois dérivés tribromés de l’acide benzoïque, mais on ne connaît la constitution d’aucun d’eux.
1° Acide de Reinecke. — Il se forme par l’action d’un excès de brome sur l’acide métabromobenzoïque en présence d’eau à 140-100°. En même temps il se forme les dérivés monobromé et pentabromé de l’acide benzoïque. Pour isoler l’acide tribromé, on fait cristalliser le produit de la réaction dans une solution d’acétate de sodium; l’acide tribromé se dépose en cristaux réunis en faisceaux fusibles à 234°, peu solubles dans l’eau, solubles dans l’alcool et la benzine.
Le chlorate de potassium et l’acide chlorhydrique le convertissent en acide benzoïque trichloré [Reinecke, loc. cil.].
Sel calcique, ((MI2Br»-C02)2Ca + 5II20. — Longues aiguilles, peu solubles dans l’eau, solubles dans l’alcool.
2° Acide de Hübner et Lawrie. — Il se forme en même temps que l’acide bibromobenzoîque, fusible à 153°. Il cristallise en aiguilles incolores, fusibles à 178°, et fournit un sel barytique qui cristallise en tables renfermant 3 molécules d’eau [Hübner et Lawrie, loc. cit.].
3° Acide de Hübner cl Vollbreclit. — Il dérive de l’acide amidobenzoïque tribromé, fusible à 170°, 5. Il cristallise en aiguilles fusibles à 186°, 5, peu solubles dans l’eau [Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 1708];
Sel barytique, (C6H2Br»-C02)2Ba 5|H*0.
— Il cristallise en tables.
ACIDE BENZOÏQUE PENTABROMÉ,
G» Br» -CO2 H.
— Cet acide se forme difficilement; il résulte de l’action du brome et de l’eau sur l’acide métabromobenzoïque à une température au delà de 200°. La majeure partie de l’acide pentabromé se décompose en gaz carbonique et en benzine pentabromée. Pour isoler l’acide du produit de la réaction, on extrait celui-ci par l’ammoniaque, et on purifie le sel ammoniacal par une série de cristallisations pour le décomposer ensuite par un acide. L’acide ainsi obtenu est soumis à une dernière cristallisation dans l’alcool, et se présente alors sous forme d’aiguilles aplaties, fusibles à 235", très peu solubles dans l’eau bouillante, solubles dans la benzine.
L’acidejpentabromobenzoïque, chauffé avec une solution d’acétate de sodium, fournit un composé qui colore le chlorure ferrique en bleu ; c’est peut-être un acide tétrabromoxybenzoïque.
Sel ammoniacal, C6 Br5-C02(AzH'*). — Il forme des lamelles peu solubles.
Sel calcique, (C»Br»-C02)2Ca -f G II2 O. — Il se dépose de sa solution alcoolique en écailles brillantes, peu solubles dans l’eau [Reinecke, loc. cit.].
BENZOÏQUE (ACIDE). - 318 - BENZOÏQUE (ACIDE).
2° Dérivés chlorés.
ACIDES BENZOÏQUES MONOCHLORÉS. — La 'théorie prévoit l’existence de trois acides benzoïques monochlorés, et l’expérience en a réalisé la production. On avait cru que l 'acide chlorosalylique de Kolbo et Lautcmann , et l 'acide ■chlorodracylique deBeilstein et Wilbrand, étaient des dérivés d’acides isomériques avec l’acide ben- I zoîque. En effet, l’acide chlorosalylique fournit par réduction avec l’amalgame de sodium un j acide auquel les deux chimistes allemands avaient attribué des propriétés spéciales, avec un point de fusion situé à 119°. Mais des recherches ultérieures de Beilstein et Reichenbach ont démontré que cet acide, fusible à 119°, n’était que de l’acide benzoïque impur, et que l’acide chlorosalylique n’était autre que l’acide orthochlorobenzoïque; les composés dracyliques (voyez t. I, p. 1 180) sont les dérivés parasubstitués de l’acide benzoïque. Nous compléterons ici l’histoire chimique de ces corps.