C8II80Ï = C6H8- CO -CH*OH
Ce corps a été découvert par Staedel et Rüg-
heimer, dans la réaction de l’ammoniaque en solution alcoolique ou éthérée surle phénylchloracétyle C« H5-CO-C 112 Cl [Voy ezDeutsch. chem.Gesellsch., 1876, p. 1758 ; et Bull. Soc. chim., t. XXVIII, p. 186]. Il a été ensuite obtenu par Hunaeus et Zincke par l’action des oxydants sur le phénylglycol , C6 H5- C II . O H - CH2 . OH [Bull. Soc. chim., t. XXX, p. 198, et Deutsch. chem. Gesellsch-, 1877, p. I486], Pour le préparer, les premiers auteurs font agir l’ammoniaque gazeuse sur une solution éthérée de phénylchloracétyle; après cinq à sept jours, il se dépose, avec du sel ammoniac, la combinaison ci-dessus, C8 H8 O*, facile à purifier par cristallisation dans l’alcool chaud. En même temps, il se forme deux isomères répondant à la formule CI6H1302CI.
Hunaeus et Zincke traitent le phénylglycol par de l’acide nitrique. Il se forme d’abord du nenzoylcarbinol, puis de l’acide benzoylformique. — Voyez Phénylglyoxylique (acide).
Le nenzoylcarbinol est très soluble dans l’alcool, l’éther, le chloroforme, le pétrole. Il cristallise de sa solution alcoolique ou éthérée en tables hexagonales épaisses, et, si la solution alcoolique est étendue, en paillettes brillantes hydratées. Il fond à 85,5-86°, et s’il contient de l’eau, à 73-74". Il se décompose par la chaleur en répandant une odeur pénétrante. Il s’unit aux bisulfites alcalins.
Il offre des propriétés réductrices remarquables. 11 précipite l’argent de sa solution ammoniacale sous forme do miroir; le cuivre de ses solutions alcalines sous forme d’oxydule, même à froid. Dans ces diverses réactions, on remarque une odeur d’amandes amères, comme si l’on avait
Cnis-CO-CIIsOII = C6H5-CO H -j- C II2 O,
Bonzoylcarbinol. Aldéhyde Aldéhyde
benzoïque. formique, dédoublement qui se fait à chaud par les alcalis.
L’étlier acétique, C6 H3- CO- CII*. O (C2H30), est très soluble dans l’alcool, l’éther, le chloroforme. Il cristallise de sa solution dans l’essence de pétrole, sous forme de tables rhombiques, incolores et brillantes, fusibles à 49°.
L’éther benzoïque, C° Il8-CO- C H2. O (C7 HsO), est soluble dans les mêmes dissolvants. Il se dépose d’une solution alcoolique étendue et chaude en petites tablettes fusibles à 117°.
Malgré les réactions ci-dessus indiquées, qui le rapprochent des aldéhydes, les auteurs précédents pensent que le benzoylcarbinol est bien
C8 H8-CO-CH2OII, et non l’aldéhyde
C6 H8- C1I . O II-COH,
et que ses propriétés réductrices tiennent, au groupe CO-CH2. OH, lequel se dédouble en CO II et CH. OH, qui agissent à la façon des aldéhydes. , A. Gautier.
il K X 7, o Y I. - C u F. s Y I, F. [Syn. Crésylphénylacétonc]. L’action du chlore à chaud sur la paracrésylphenylacétone préparée par la méthode de Kollaritz et Merz [Bull. Soc. chim.,t. XX, p. 3861 a fourni à Thoerner les trois chlorures :
Chlorure parabenzoyle-benzy tique ,
Bichlorure de parabenzoyle-benzylène,
C6 H3 - C O - C6 H' - C H Cl2.
Trichlorure de parabenzoyle-bensènyle, C«H»-CO-C«H*-CCl»
[Bull. Soc. chim., t. XXVI, p. 405; et Deutsch. chem. Gesellsch., 1876, p. 482] .
Le premier de ces corps se forme par l’action du chlore à 100° sur la paracrésylphénylacétone. Après plusieurs cristallisations dans l’alcool absolu, il se présente en beaux prismes, fusibles à 97-98°; l’eau le sépare de sa solution alcoolique en larges aiguilles brillantes. Il est soluble dans le chloroforme, le sulfure de carbone, le toluène; moins soluble dans l’alcool et l’éther. Il se sublime en aiguilles aplaties et brillantes, fusibles à 93-94°.
Le bichlorure, C6 H* - C O-C6 H* - C H Cl2, se forme lorsque le chlore agit à 120-140"; il cristallise dans l’alcool bouillant en lames moirées, fusibles à 94-95°, et se sublime en lamelles fusibles à 85-86°. Il est aussi soluble dans le chloroforme, le sulfure de carbone, l’éther, l’alcool chaud; insoluble dans l’eau bouillante, qui n’agit pas sur lui.
Le trichlorure, C6H5-CO-C6H4-C Cl3, se produit à 150-160°. Il cristallise dans l’acide acétique en aiguilles soyeuses, fusibles à 107°; solubles dans l’éther, la benzine, l’alcool bouillant; insolubles dans l’eau. L’eau bouillante le décompose en donnant l’acide parabenzoylbenzoïque. Cette décomposition est totale à 180". A. Gautier.
B ENZOYLDI ACÉTIQUE (ACIDE). — Voyez Suppl., p. 37.
BENZOYI.E (BISULFUBE DE). — Voyez t. III, p. 396.
BENZOYLE (CHLORURE DE). — Friedel, CraftsetAdor l’ont obtenu en faisantréagir l’oxychlorure de carbone sur la benzine en présence du chlorure d’aluminium. Ils ont soin d’interrompre la réaction quand il reste encore beaucoup d’oxychlorure dans le mélange [Bull. Soc. chim., t. XXVIII, p. 482J.
Sperlich et Lippmann ont observé que lorsque ce corps est pur, il cristallise par refroidissement Zeitsch. Chem., 1871, p. 285]. Il fond à — 1° Lieben).
Quand on traite le chlorure de benzoyle pur par son équivalent de bioxyde de baryum, puis par l’eau, on obtient du peroxyde de benzoyle cristallisé, Cu H10 O4, doué de toutes les propriétés que lui a reconnues Brodie en 1864. (Voir plus loin Benzoyle, peroxyde, p. 340.) Par l’acide sulfurique en excès, le chlorure de benzoyle dégage du gaz chlorhydrique, tandis qu’une combinaison cristalline répondant à la formule C6II3-C0-S04H, se dépose par le refroidissement. — Voyez Suppl., Benzoyl-sulforiqüe (acide).
Le chlorure de benzoyle donne avec l’acide iséthionique l’acide benzoyl-iséthionique suivant l’équation
CSH4(S OsM) (OH) -{- C71I50C1 Iséthionate.
= C2 H4 (S O3 M) (OC7 II8 O) -f HCl.
Benzoyliséthionate.
Avec les sulfovinates, l’action est toute différente, il se forme du chlorure d’éthyle :
2 C* H8 O (S O3 K) -f C7 II3 O Cl
Sulfovinate de potassium.
= C2U3C1 -f- C!H50(C7H8Q) -f K2 S2 O7 Benzoate d'éthyle.
[Engelhardt et Latschinoff, Bull. Soc. chim., t. X, p. 275].
Par son action sur le sulfhydrate de potassium, le chlorure de benzoyle donne un corps neutre, cristallisable dans l’alcool, en aiguilles pâles ayant les caractères et la composition du sulfure de benzoyle que Liebig et Wœhler avaient obtenu par l’action de ce chlorure sur le sulfure de plomb [Ann. Chem. Pharm., t. CLIX, p. 240]. Toutefois,
BENZOYLE (CHLORURE DE). — 3Z|0 — BENZOYLE (OXYIODURE DE).
Cloez a décrit comme acide thiobenzoïque C7He O S, un corps cristallisé fusible à 120°, qu'il a obtenu par l’action du chlorure de benzoyle sur une solution alcoolique de monosulfure de potassium. Engelhardt, Latchinoff et Malyschcfl' ont aussi observé la formation de l’acide thiobenzoïque par l’action du chlorure de benzoyle sur le monosulfure de potassium,
C7 II5 O Cl + KSS = C7H5KOS 4- KC1.
(Voyez Acides thiobenzoïques, t. III, p. 393).
L’acide oxalique sublimé transforme le chlorure de benzoyle en acide benzoïque anhydre. On en obtient la quantité presque théorique [Anschütz, Deutsch. chem. GeselL, 1877, p. 1881J. Traité par la baryte caustique , le chlorure de benzoyle donnerait aussi de l’acide benzoïque anhydre, d’après Gai.
Avec l’amidure de potassium, le chlorure de benzoyle donne de la benzamide et de la dibenzamide,
3C7 H5 O Cl + 3 K AzH2
= C7H7AzO 4- C14H‘'Az02 + 3KC1 + AzII3 Benzamide. Dibenzamide.
[Baumert et Landolt, Ann. Chem. Pharm., t. CXI, p. 1],
Le chlorure de benzoyle, en agissant sur la cyanamide, donne la benzoylmélamine ; avec la sodium-cyanamide, il produit la benzoylamêline; avec la leucine, l'anhydride benzoylamidocaproïque.
Il s’unit directement à la nicotine pour former le composé C10H14Az2,2C7H3O Cl.
Il forme avec l’hydroxylamine la dibenzhydroxylamide Az(C7H50)90H. Sous l’influence du zinc, le chlorure de benzoyle se résinifle. Si l’on opère au sein de la benzine, on trouve parmi les produits secondaires (qui renferment un peu d’acide benzoïque et de benzophénone), un corps rouge cristallisable en aiguilles fusibles à 145- 146° [Zincke, Bull. Soc. chim., t. XIX, p. 516].
Chauffé avec le zinc-éthyle, le chlorure de benzoyle donne le benzoyle-éthyle C7 H3 O . C2 Hs, ou phényl-éthylacétone C6H3-CO-C2H3 liquide, d’odeur agréable, bouillant à 117°, et qui se sépare quand on ajoute de l’eau au produit brut de la réaction [Freund, Ann. Chem. Pliarm., t. CXVIII, p. 1]. Chauffé en présence de la naphtaline et du fer ou du zinc, le chlorure de benzoyle fournit une notable proportion de napliylphenylacétone.
Chlorure de benzoyle chloré. — Ce corps se produit, suivant Graebe, dans la réaction du perchlorure de phosphore sur l’acide quinique [Bull. Soc. chim., t. VI, p 228; et Ann. Chem. Pharm., t. CXXXVIII, p. 197J. Il prend naissance en vertu de la réaction suivante :
C7 II12 O6 4- 5 P Cls = C7 H4 Cl2 O -f- 5 P O Cl3 + 8 H Cl.
Par l’action de l’eau bouillante ou des alcalis, ce corps se dédouble en acide chlorhydrique et acide monochlorobenzoïque. Il bout vers 200“. Il est fortement réfringent. Le chlorure obtenu par Limpricht et Uslar en faisant agir le perchlorure de phosphore sur l’acide métasulfobenzoïque bout à 225° et régénère aussi par l’eau l’acide métachlorobenzoïque. Le chlorure de chlorobenzoyle de Chiozza, qui se forme par l’action du perchlorure de phosphore sur l’acide salicylique, donne par l’eau de l’acide orthochlorobenzoïque. On ne sait si le chlorure de chlorobenzoyle de Graebe est identique ou isomérique avec l’un de ceux-ci.
Cyanure de benzoyle. — Soumis à l’action de HCl concentré, ce cyanure fournit, d’après u'.aisen, tin acide C8I403. Le cyanure de ben-
j zoyle est enfermé dans un tube avec 2 fois et demi son volume d’acide chlorhydrique fumant; au bout de quelques jours, il se dissout à froid; un peu de sel ammoniac, puis une huile jaune se déposent; on chauffe alors à 70°, on ouvre le tube, on épuise son contenu par de l’éther. Celui-ci laisse par évaporation une huile épaisse qui se prend bientôt en une masse cristalline. C’est l’acide qui a pour composition C8II803. 11 fond à 65-60°. Lorsqu’on le chauffe, il paraît en partie distiller, en partie se dédoubler en gaz carbonique acide et aldéhyde benzoïques. Il estfort soluble dans l’eau. C’est l’acide phénylglyoxyüque, C8H3-C0-C02II [Claisen, Deutsch.
chem. Gesellsch., 1877, p. 429],
Dans la réaction à froid de l’acide chlorhydrique sur le cyanure de benzoyle, il se forme en même temps de la phénylglyoxylamide :
C8H5AzO 4- H2 O = Cc H8- CO- CO AzH2.
Pour la phénylglyoxylamide, voyez ce mot [Claisen, Bull. Soc. chim., t. XXX I, p. 446 ; et Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 1663],
En chauffant à 140° le cyanure de benzoyle avec de l’acide acétique cristallisable saturé de gaz chlorhydrique, Huebner et Buchka ont obtenu des l’éactions un peu différentes de celles qui viennent d’être exposées [Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 479; et Bull. Soc. chim., t. XXVIII, p. 367]. Le produit de la réaction fournit par addition d’eau une masse amorphe qui, redissoute dans l’alcool, donne par évaporation des amas cristallins jaunes d’un corps qui paraît avoir pour composition et constitution la formule
C6H5-CO-C C6IT’i-CO -C
^ AzH
AzH,
et que les alcalis ou l’acide chlorhydrique dédoublent en un acide formé d’aiguilles incolores fusibles vers 111°. Cet acide aurait pour formule C8H603 = C6H6-C0-C02 H. Il serait un isomère du précédent; mais son existence n’est pas hors de doute. Ses auteurs lui donnent le nom d’acide phénoxylique. A. Gautier.
BENZOYLE (HYDHURE DE). — Voyez Benzoïque (aldéhyde). Suppl-, P- 331.
BENZOYLE (OXYDES DE). — L’oxyde de benzoyle est l’acide benzoïque anhydre.
Peroxyde de benzoyle.— Pour obtenir ce corps, observé d’abord par Brodie (Voir t. I, p. 574), Sperlich et Lippmann [Wien. Akad. Ber., (2), t. LXII, p. 613] recommandent de n’employer que la quantité de peroxyde de baryum nécessaire, prealabablement titrée. On broie dans un mortier le peroxyde avec le chlorure de benzoyle; le produit est ensuite épuisé à l’eau, lavé avec une solution faible de carbonate sodique et dissous dans l’éther d’où il cristallise.
Lorsqu’on chauffe à 100° cette solution éthérée avec de l’amylèno, puis qu’on distille, on obtient comme résidu une huile qui, lavée au carbonate sodique et desséchée, se décompose facilement même dans le vide. Elle représente de l’amylène, dans lequel un atome d’hydrogène a été remplacé par de l’oxy benzoyle :
C5H10 4 (G7 H» O)2 O2 = C7 H3 O. O II -f C51I9(0 C7H80).
BENZOYLE (OXYIODURE DE) [Syn. Benzoate d’iode], C7H5O.O.I. — Ce corps, qui n’a pas été obtenu dans un état de parfaite pureté, parait se former quand on fait agir le chlorure d’iode sur lebenzoate de sodium,
C7 H3 O. O Na 4 ICI = Na Cl 4 C7 II3 O. O.I.
BENZOYLE (SULFOCARBIMIDE). — 341 — BENZYLAMINES.
Quand on le chauffe, il se dégage de l’acide carbonique et de l’iode, et il distille un liquide qui se dédouble en benzine iodée C6H51 et en une substance solide ressemblant à la naphtaline [Schützenberger, Compt. rend.., t. LU, p. 135]. BE.VZOYLE (SULFOCARBIMIDE). — Voyez
t. ni. p. in.
BI.N7.OYLE-ACET0CARB0NIQUE (ACIDE),
C'0ll'°O6. — On l’obtient par l’action des alcalis sur l’acide phtalylacétique (voyez ce mot). BENZOYLE-PHÉNOL. — Voyez Phénol.
BENZOYLE-SULFO-UREE. — Voyez Sdlfouhées, t. III, p. 134.
BEXZOYLFORMIQUE (ACIDE). — Voyez PlIÉNVLGt.YOXYLlQUE (ACIDE).
BENZOYLE-ISOPTALIQUE (ACIDE). — Voy.
Bbnzylisoxylène, p. 343.