OH
's O.CO-CH».
C’est le véritable acide benzoylsulfurique, monobasiquo et isomère de l’acide sulfobenzoîque,
rent s CO* H en s O II
u 11 ^ S O3 II 0 % 0C6H4-C02II,
acide bibasique, dans lequel l’acide benzoylsulfurique se transforme peu à peu à froid et rapidement à chaud [A. Oppenheim, Deutsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 735J.
BEXZYLALI.YLE[Syn.PMny/6titvJéne],C*®H'*.
— Voyez Phényi.butylënes, t. II, p. 880 et Suppl.
BEXZYLAM IXES. — BENZYLAMINE,
C1 H7, Az Ils.
— La benzylamine s’obtient aussi parla méthode
de M. Würtz, au moyen du chlorure de benzyle et du cyanato d’argent. On chauffe au bain de paraffine le chlorure de benzyle avec un excès de cyanate d’argent; la réaction devient très vive et est promptement terminée. On distille pour séparer le cyanate et le cyanurate de benzyle que l’on traite ensuite par la potasse. Il se forme en même temps de la di et de la tribenzylamine. On sépare ces trois bases par l’acide chlorhydrique concentré; le chlorhydrate de tribenzylamino est insoluble, celui de dibenzylaminc cristallise rapidement, et celui de benzylamine reste dans les eaux mères. Il est bon de ne pas opérer sur plus de 50 grammes de chlorure de benzvle à la fois [Slrakosch, Deutsch. chem. Gesellsch., 1872, p. 092; Bulletin Suc. chim. t. XV11I, p. 331]. ’
La benzylamine en solution absorbe le cyanogène et donne de la cyanobensylamine,
Cie H'8Az* =
C6H!-CH2. AzH. C. AzH.
C®H*-CH2. AzH.C.AzH,
en cristaux incolores, brillants, insolubles dans l’eau, fusibles à 140°. La cyanobenzylamine donne un chlorhydrate C18H‘®Az4,2HCl en aiguilles
soyeuses solubles dans l’eau ; traitée à chaud par l’acide chlorhydrique, elle se convertit en benzyl et dibenzyloxamide, puis en oxamide. Avec le chlorure de cyanogène, la benzylamine en solution éthérée donne de la benzyl-cyanamide
CAz2H(C7 H7),
fusible à 33°, que l’eau bouillante et l’acide chlorhydrique convertissent en monobenzylurée.
En chauffant de l’acide acétique avec de la benzylamine, on obtient un composé,
C7 H7, Az II, C2H30,
fusible à 30°, distillant à 250°, et qui paraît être la benzylacétamide, mais qui résiste à l’action des acides et des alcalis.
Chauffée au réfrigérant ascendant en solution alcoolique avec du sulfure de carbone, elle donne de la dibenzylsulfo-urée CSAz2 H2(C7H7)2, fusible à 114° (Strakosch).
La benzoylsulfocarbimide agit sur la benzylamine et donne la sulfo-urée benzoyl-benzylique
AzII-C7H7
AzH-C7H30,
en prismes durs et cassants, fusibles à 145° [Miquel, Bull. Soc. chim., t. XXV, p. 253J.
dibenzylamine (C7 II7)* Az II. — La dibenzylamine, traitée en solution alcoolique par le chlorure de cyanogène, fournit la cyanodibenzylamine, C1 1 H14 Az,OAz ; elle est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et dans l’éther, et cristalliso en lames fusibles à 53-54°.
Le chlorhydrate de dibenzylaminc cristallise en lames fusibies à 200°; le cliloroplatinate est en groupes d’aiguilles orangées ; le bromhydrate ost en larges lames nacrées, fondant à 266" ; Viodhydrate , en longs prismes blancs fusibles à 224°; l 'azotate est difficilement soluble, en aiguilles fusibles à 186°.
ÉTHYLMBENZYi.AxirNE, (C7 II7)2 C2 H3 Az. — Elle se forme par l’action de l’iodure d’éthyle sur la dibenzylamine, à 110°; elle constitue une huile jaunâtre dont le chlorhydrate cristallise [Limpricht, Ann. Chem. Pharm ., t. CXLIV, p. 304].
Dérivés nilrés et amidés des benzylamines.
Le chlorure de paranitrobenzyle chauffé à 100° avec de l’ammoniaque aqueuse fournit la d ibenz y lamine dinilrée et la tribenzylamine trinitrée, que l’on sépare au moyen de l’acide chlorhydrique qui dissout la première et ne dissout pas la seconde.
La dinitrodibenzylamine, (C7 H8. Az O2)2 Az II, cristallise dans l’alcool en grandes lames brillantes et. jaunâtres, insolubles dans l’éther et dans l’eau, fusibles à. 93°. Le chlorhydrate est en prismes jaunes, brillants, fusibles à 212°, peu solubles dans l’eau bouillante, dans l’alcool et dans l’acide chlorhydrique.
Le cliloroplatinate est en aiguilles presque in solubles.
La trinitrotribenzylcmine, (C7H®.Az02)3Az, ne possède plus do caractère basique; elle est très peu soluble dans l’alcool bouillant, insoluble dans l’eau, soluble dans la nitrobenzine et l’acide acétique bouillant; elle est en aiguilles blanches, fusibles à 163°.
En faisant réagir le chlorure de benzyle nitré sur l’ammoniaque, il n’a pas été possible d’obtenir la mononitrobenzylamine.
La dinitrodibenzylamine réduite par l’acide chlorhydrique et l’étain fournit la diamido-dibenzylamine,
C14II17Az3 = AzH
^ Cil2 - C® II4. AzH2 ^ CH2-C®H4. AzII2,
BENZYLAMINES.
— 3Zi2 — BENZYLBENZOÏQUES (ACIDES).
qui est en aiguilles nacrées, fusibles à 106°, solubles à chaud dans l’eau, l’alcool, l’éther. Le chlorhydrate avec 3 H Cl est en lamelles blanches. Le chloroplatinate, C14 fin Az3, 3 H Cl, Pt, Cl4, est en aiguilles solubles dans l’eau bouillante!
La réduction de la trinitrotribenzylamine fournit la triamidotribenzy lamine,
Csi H24Az4 = Az(C II2- C6 H». Az II2)3.
Cette base cristallise en octaèdres adamantins, solubles dans l’alcool bouillant et dans l’éther, fusibles à 136°. Le chlorhydrate est très soluble; le chloroplatinate est amorphe[Strakosch, Deutsch. chetn. Gesellsch., 1873, p. 105(5: Bull. Soc. chim., t. XX, p. 550J.
NITROSODIBENZYLAMINE, C14H14(AzO) AzfRhodc, Ann. Chem. Pharm., t. CLI, p- 366; Bull. Soc. chim., 1870, t. XIII, p. 360]. — On l’obtient en chauffant à l’ébullition, pendant quelques heures, une solution alcoolique concentrée de tribenzylamine avec un tiers de son volume d’acide azotique fumant; on distille; il passe de l’essence d’amandes amères avec l’alcool; le résidu s’étant solidifié, on le fait cristalliser dans l’alcool.
Ce corps est en tables du système quadratique, fusibles à 52°; il est soluble dans l’eau; il ne se combine pas aux acides. Avec l’amalgame de sodium, il donne de l’ammoniaque et delà dibenzy lamine; le brome sec le dissout et le convertit en une masse cristalline formée surtout de bromhydrate de dibenzylamine dibromée, mélangée de bromhydrate de dibenzylamine rnonobromée.
Dérivés chlorés des benzylamines.
Le chlorure de chlorobenzyle C6 H4 Cl- CH'2 Cl, bouillant à 210-214° (chlorure de parachlorobenzyle mélangé de chlorure d’orthochlorobenzyle) chauffé avec l’ammoniaque fournit les trois benzylamines chlorées, dont la séparation est beaucoup plus difficile que celle des benzylamines non chlorées. (Voyez pour les détails le Mémoire original.) [Berlin, Ann. Chem. Pharm., t. CLI, p. 237; Bull. Soc. chim., 1870, t. XIII, p. 67.]
Benzylamine monociilorée, C6 H4 Cl - C 112 - Az II2.
— Elle est liquide et absorbe l’acide carbonique de l’air. Le chlorhydrate est en petites aiguilles, solubles dans l’eau et dans l’alcool, fusibles à 197°. Le chloroplatinate est en lamelles rhomboïdales, assez solubles dans l’eau.
Dibenzylamine dichlorée,
(C6 H4 Cl - C H2)2 Az H.
— Il existe quatre modifications de cette base; trois se forment dans la réaction primitive, ce qui tend à prouver que le chlorure de chlorobenzyle employé renferme les trois isomères, la 4': prend naissance dans l’action du brome sur la tribeazylamine trichlorée : l’auteur la désigne par a, les trois autres par |3, y et 6.
(C6H4Cl-CII2)3Az + II2 O + Br2 Tribenzylamine trichlorée.
= (C6 H4 Cl - C H2)2 Az H, II Br -j- C7 II5 Cl O + II Br
Bromhydrate de dibenzylamine Aldéhyde
diclilorée. chlorobenzo'ique.
Base a. — Bromhydrate en aiguilles blanches fusibles à 283-290°.
Chlorh ydrate. — Il cristallise dans l’alcool bouillant en lamelles soyeuses, ou dans l’eau en aiguilles étoilées, fusibles à 288-289°.
Base (5. — Bromhydrate: fusible 5224°. — Chlorhydrate: fond à 225-228°. — lodhydrate : longues aiguilles nacrées peu solubles, fusibles à 215°. —
Azotate : petits mamelons peu solubles, fusibles a'20 4-205°.
Base y. — Azotate : lamelles microscopiques, solubles, fusibles à 193°. — Bromhydrate : fond à 210-212°. — Chlorhydrate : fondà2l'8-220°.— Iodhydrate : ^fond à 187°, très soluble dans l’alcool.
Base 3. — Azotate : très soluble dans l’alcool, fond àl76-177°. — Bromhydrate : fond àl98-199°.
— Chlorhydrate : fond à 221-222°. lodhydrate : fond à 216-218°.
Tribenzylamine trichlorée, (C6H4C1-CH2)3Az.
— Elle cristallise dans l’alcool en beaux prismes rhomboïdaux, fusibles à 88-89°. Le chlorhydrate cjui renferme 2 mol. d’eau de cristallisation fond à 170-175°: il devient opaque à l’air en se déshydratant.
Action de la chaleur sur la benzylamine.
Les sels haloidiques de tribenzylamine, chauffés à 269-270'' donnent du toluène, à la distillation, et le résidu visqueux renferme des sete de lophine, C12H'°Az2. L’azotate à 220-240° fournit du toluène, du nitroto!u ;ne. de l’hydrure debenzoyle et de la monobenzylamine (Rhode).
La décomposition de la di et de la tribenzylamine libres par la chaleur a été étudiée par Brunner [Ann. Chem. Pharm., t. CLI, p. 133; Bull. Soc. chim., 1870, t. XIII, p. 65].
Ces bases doucement chauffées se décomposent avec production de toluène, de bibenzyle, de stilbène, qui passent à la distillation; le résidu renferme de la lophine, Cl2H'°Az2, qu’on sépare en épuisant par l’alcool ; la portion insoluble dans l’alcool, reprise par de l’acide chlorhydrique en solution alcoolique, donne deux sels : l’un, C28II28Az4, HCl, est en prismes quadrangulaires fusibles à 230°; l’autre, C21 HslAz3HCl, est en mamelons blancs, assez solubles dans l’alcool, fusibles à 162-163°. E. Grimaux.
BENZYI.BENZIXE [Syn. Diphénylméthane ],
— [Voyez Phénylméthanes, t, II, p. 907 et Suppl.]
BENZVLBEXZOÏQUES (ACIDES),
C,4H1202 = C«H3-CIl2-C«H4-CO.OIL
— On a préparé deux acides benzylbenzoïques.
L’acide u-benzylbenzoïque est probablement l’acide para; il se forme lorsqu’on chauffe l’acide benzhydrylbonzoïque C6II5 - C H . O H - C6 H4-C O2 II, en tubes scellés, à 160°, avec de l’acide iodhydrique bouillant à 127°. Après avoir chauffé pendant quelques heures, on étend d’eau, on sépare par le filtre l’acide précipité, et l’on dissout celuici dans le carbonate de sodium, pour le précipiter de nouveau par l’acide chlorhydrique. [Zincke, Ann. Chem. Pharm., t. CLXI, p. 105; Bull. Soc. chim., t. XVIII, p. 143].
Graebe a obtenu cet acide en chauffant l’acide a-benzoylbenzoïque avec de l’acide iodhydrique et du phosphore amorphe à 160-170° [Deutsch. chem. Gesellsch., 1875, p. 1054; Bull. Soc. chim., t. XXIV, p. 326]. Zincke et Rotering ont trouvé cet acide parmi les produits de l’action de l’amalgame de sodium sur l’acide a-benzoylbenzoïque [ Deutsch . chem. Gesellsch., 1870, p. 312; Bull. Soc. chim., t. XXVI, p. 394].
L’acide a-benzylbenzoïque se forme aussi lorsqu’on oxyde le benzyltoluène au moyen de l’acide azotique. Ce procédé donne de mauvais rendements (Zincke, loc. cit.).
L’acide a-benzylbenzoïque cristallise en aiguilles microscopiques, fusibles à 154-155°, solubles dans l’alcool, l’éther et le chloroforme, peu solubles dans l’eau froide. Le dichromate potassique et l’acide sulfurique le convertissent eu acide a-benzoylbenzoïque.
benzyle.
3^3 BENZYLIQUE (ALCOOL).
Le sel d’argent, C'4H"0*.Ag, forme un précipité blanc soluble dans l’eau chaude.Leseide bar(/Mffî,(Ci4H1,Os)sBa,etdecafcium. (C1 kH140*)*Ca, cristallisent en aiguilles mamelonnées peu solubles
dans l’eau froide. ,
Acide Q-benzylbenzoïque. — Cet acide est probablement l’acide ortho; il se forme par la réduction de l’acide p-benzoylbenzoique au moyen de l'amalgame de sodium. 11 cristallise en aiguilles brillantes, fusibles à 114°, solubles dans 1 alcool, l’éther et la benzine, peu solubles dans 1 eau.
Le sel d’argent est un précipité amorphe.
Sel de baryum, (C14H11Oî)iBa -f- H O.
Il est en aiguilles étoilées.
Sels de calcium . — Le premier,
(CltH1,0*)*Ca -f 2 H* O,
se forme par évaporation de la solution aqueuse ; le second, (C'4H»0*)*Ca +3 'A 11*0, se dépose par cristallisation de la solution alcoolique.
L’ éther méthy lique est un liquide épais, solublo dans l’alcool et l’éther [Zincke et Rotering, Dcutsch. chem. Gesellsch., 1876, p. 631 ; Bull. Soc. chim., t. XXVII, p. 36]. M. Wassermann.
BENZYLE. — Voy. Dibisnzyle.
BENZYLE (DISÉLEXItJBE DE), (C7H7)*Se* [Loring Jackson, Deutsch. chem. Gesellsch., 18/4, p. 1277; Bull. Soc. chim., t. XIII, p. 565]. — On fait bouillir au réfrigérant ascendant poids égaux de diséléniure de sodium et de chlorure de benzyle. Le produit, repris par l’alcool bouillant, s’en sépare sousfonnede floconscristallins jaunes, altérables à l’air, fusibles à 90°, insolubles dans l’eau, peu solubles dans l’alcool froid et dans l’éther, inattaquables par l’acide chlorhydrique. L’acide azotique concentré le transforme en acide benzylhydrosélénieux, C7Il7.Se02H.
BENZYLÉTIIYLBENZINE,