‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 27 sur 589 · CH3-C0-C-C08.C8II · texte numérisé non relu

CH3-C0-C-C08.C8II

Cette dernière formule parait peu probable. En effet, le chlorure d’acétyle, qui agit vivement sur l’acide nitrylique dont la constitution est analogue, n’a pas d’action sur ce composé. Ce dernier donne avec le phénol et l’acide sulfurique une coloration rouge-orangé, avec l’aniline et l’acide acétique une coloration rouge de safranine. A chaud, la teinte devient d’un rouge éteint, que l’acide acétique fait virer à la coloration primitive.

En traitant de mômepar le nitrite de potassium les éthers acétylacétiques substitués, on obtient des nitroso-acétones, qui seront décrites avec les composés dont elles dérivent.

Acide diazobenzol-acétylacétique.— L’éther acétylacétique (1 moléc.) dissous dans la potasse étendue est mêlé à une solution très-étendue d azotate de diazobenzol préparé en dissolvant une molécule d’aniline dans trois molécules d’acide azotique étendu et additionnant une molécule d’azotite de potassium titré. On ajoute au mélange de la potasse en excès, on sépare une résine rouge et l'on acidulé par l’acide sulfurique étendu. Il se précipite une masse jaune volumineuse. Recueillie sur un filtre, lavée à l’eau froide et cristallisée, dans l’alcool, elle forme do belles lamelles jaunes d’or, entrelacées, satinées,

offrant au microscope l’aspect de tables transparentes. Cet acide, à l’état de pureté, se dissout en jaune dans l’alcool et les alcalis. Il forme des sels d’où l’acide sulfurique étendu le précipite en flocons jaune de soufre clair. Ses sels sont jaune pâle et en partie cristallisés. Il se dissout en jaune intense dans l’acide sulfurique. Son point de fusion est situé à 254-255°. Sa composition est représentée par la formule C10II10Az8O3; la réaction qui lui donne naissance est la suivante :

C6 H5Az8-AzOs

+ CH3-C0-ClIK-C02.C8H3-f H80 = KAz°3 + C*H«0 + CH5C^!I'C°211

Action du perchlorure de phosphore sur l'éther acétylacétique et ses dérivés [Geuther, Bull, de la Soc. chim., t. XVI, p. 107, et Zeitsch. f. Chem., 1871, p. 237 ; — Demarçay, Bull, de la Soc. chim., t. XXVIII, p. 369, et t. XXXIX, p. 230, et Compt. rend., t. LXXXIV, p. 1097 et 554). — Le perchlorure de phosphore réagit vivement sur l’éther acétylacé-lique et ses dérivés. Il se dégage de l’acide chlorhydrique et le liquide se colore en rouge par suite de l’action de l’oxychlorure de phosphore formé sur l’éther non décomposé. Dans cette réaction, il se forme des chlorures d’acides monochlorés de la série acrylique, suivant l’é quation

C II3 - C O - C II X - CO8. C8 II8 -f 2 P Cl*

=C H3-C Cl= CX - CO.Cl+C8 H3 Cl+IICl+2 P O Cl8, ou bien

C H» - C O - C X Y - C O8 C8 Hs + 2PC18 =

C H8=C Cl-C X Y-C O .C1+ C* II8 Cl+2 P O Cl3+H Cl .

Dans le cas de l’éther acétylacétique, les deux réactions se produisent à la fois et l’on obtient deux acides crotoniques monochlorés isomériques (Geuther). (Voyez acide Crotonique.) Dans le cas des ethers mouosubstitués, l’un de ces acides, le premier sans doute, se forme à peu près exclusivement. Les éthers disubstitués, au contraire; sont toujours attaqués d’après la seconde équation.

On peut aussi obtenir, par l’action du perchlo rure de phosphore sur l’éther diacétylacélique, un acide dichlorosorbique cristallisé en fines aiguilles, suivant la réaction

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