‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 270 sur 589 · BORE. — 3G2 — BORE · texte numérisé non relu

BORE. — 3G2 — BORE

BOUE [Hampe, Liebig’s Ann. Chem., t. CLXXXIII, p. 75 à 102; — Gustavson, Zeitsch. Chem., 1871, p. 417; — C. A. Martius, Ann. Chem. Pharm., t. CIX, p. 79; — Joulin, Bull. Soc • clnm. , t. XIX]. — Des recherches faites depuis la rédaction de l'article Bore ont établi que les variétés connues sous le nom de bore adamantin jaune et noir sont des borures ou des borocarbures d’aluminium. Woehler et Sainte-Claire-Deville ont depuis longtemps déjà reconnu que la substance qu’ils avaient nommée, lors de sa découverte, bore graphitoïde, n’était autre que le borure d’aluminium AIBo2.

Bore amorphe. — 11 ne reste doncplus que le bore amorphe auquel on n’ait pas jusqu’à ce jour contesté la qualité de corps simple, bien qu’il présente, vu son état, de faibles garanties de pureté.

D’après ce qui précède, on voit qu’il est impossible de décrire avec quelque certitude les propriétés physiques du bore.

Chaleur spécifique du bore. — On avait signalé le bore comme faisant exception à la loi de Dulong et Petit. La chaleur spécifique de ce corps simple avait été déterminée parV. Régnault, qui avait opéré sur des échantillons cristallisés contenant jusqu’à 16 % d’aluminium et do carbone.

H. -F. Weber a repris, dans ces derniers temps, ces déterminations [Poggend. Ann., t. CLIV, p. 560, 1875] et a constaté ce fait remarquable, qui se vérifie pareillement pour le carbone et le silicium, que la chaleur spécifique de ces éléments croît très rapidement avec la température. Pour le bore, elle s’élève entre 80° et + 263°, 6 de 0,1915 à 0,3663, et d’après la forme de la courbe qui exprime cos variations il est probable que la chaleur spécifique du bore atteindrait, vers la température rouge, comme valeur finale, 0,5. Ce dernier chiffre donneraitpour la chaleuratomiquedu bore lenombre 5,5 qui se rapproche sensiblement delà moyenne 6,4 [Suppl., p. 247]. Au reste, Weber fait remarquer que le bore cristallisé qui a servi à ces déterminations renfermait certainement de l’aluminium, circonstance qui explique la nature approximative des résultats obtenus.

Chaleur de combustion. — Selon Troost et Ilautefeuille, le bore dégage 14,420 calories pour passer à l’état d’acide borique.

Action de l’acide iodique. — Le bore amorphe est attaqué par l’acide iodique à la température de 40°, avec mise en liberté d’iode. Le soufre ne l’attaque pas à 200°.

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