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Ditte, loc. cil

8 E. Bascher, Bull. Soc. cliim., t. XIII, p. 133.

Pcntaborates, [Bo30'(OH)’|. [Bo-'O^OH)3]

Ammonium ('). j | V2[3Bo20», Am20,8H*0J Bü30‘ < [oh™* + 112 0 -

Potassium (>) .. j î 1#» [5 Bo* O*. K.2 0, 8 H> O] Bo30'< [oh)«+H3° BdS°C< $>h)2

Sodium j A\eeui1eafu.S!'!’!?.dan! i 1/2 [5 Bo2 O3, Na2 0, 10 H2 O] Bo3 0«< + 2I120 Bo30«<

llcxaborates, [Boc05 (O H)8].

Baryum

3 Bo203,BaO, 6H20 ?

Bo3°3 < [oh)«'"+ 3 H3°

Sesquiborato (2)

Précipité volumineux.

3 Bo2 O3, 2 BaO, 6H20

BoG03 < (0H?,T+4H!0

Calcium (2)

Mamelons cristallins.

3 Bo2 O3, Ca 0, 4 H20

Bo6°5 < joH)«)" + H3°

Lithium p) ... J

I Devient cristallin au I | contact de l'alcool. |

3 Bo203, Li20, 6n20

Bo9°5< {8h}g + 31120

Potassium P) ..

| Priâmes orthorhombi- } ques.

3 Bo2 O3, K20, 5 H20

BoG°s< [oh!g + 2H3°

Octoborates, |Bo807 (OII)10].

Lithium (3)

Croûtes cristallines dures

4 Bo203, Li20, 20 H20?

B°80,< (oh/«+1CH,°

1. Attcrberg, loc. cil. I 3. Filsinger, Bull. Soc. cliim., t. XXVI, p. 135.

2. Ditte, loc. cil. 1 4. Reissig, Ann. Cliem. Pliarm.,t. CXXV1I, p. 33.

La boracite, qui renferme

8 Bo2 O3, G Mg O, Mg Clâ,

peut être rattachée aux octoborates ou plutôt au deuxième anhydride de l’acide ocloborique, Bo30,(OH)i° — 2 H2 O = Bos09 (O II)».

Deux groupes

Bo,o,< iW

y seraient unis à un groupe MgO2

/(Mg Cl)’ Bo809-(Mg204) VMgO2)"

Bos0,/(Mg204)

u \(MgCl)\

Borates basiques. — Les formules attribuées plus haut aux hydrates et anhydrohydrates boriques font prévoir l’existence de sels basiques. On en a décrit un grand nombre et, de fait, les borates ammoniacaux de zinc et de cuivre (voir plus haut) peuvent rentrer dans cette catégorie. Mais ces borates basiques, obtenus par double décomposition, constituent généralement des précipités amorphes et ne présentent aucune garantie de pureté : leur composition varie avec le deçré de dilution, la température à laquelle la précipitation s’est effectuée, la durée des lavages, etc.

Il paraît donc inutile d’en faire ici une énumération. Citons seulement quelques borates basiques

BORE

BORE

obtenus par double décomposition avec le borax | comme des métaborates combinés avec des et des sels métalliques et qu’on a envisagés j hydrates métalliques.

Type Bo40’(OH)6.

Borate basique de cadmium 3(Bo02)2Cd,Cd02H2-|-2H20 Bo< O3 (0°Cd3)TI -f3H20

— de cobalt 2(Bo02)2Co,Co02H2+3H20 Bo<03(0«Co3)’’1 4 H20

— de cuivre 2(Bo02)2Cu,Cu02H2 +2H20 Bo* O3(O0Cu3)T1 +3H!0

— de nickol 2 (Bo O2)2 Ni, Ni O2 H2 +4 H2 O Bo403(06 Ni3)VI -j- 5 H20

Enfin il existe des borates basiques d’alumine et de peroxyde de fer. Le borate aluminique est un orthoborate combiné avec un excès d’hydrate aluminique :

Bos O3, 2 Al2 O3, 3 H20 = (Bo03)2Al2, Al2(OII)«,

ou encore, plus simplement, de l’hydrate d’aluminium Al2 (O H)6, dans lequel H3 sont remplacés par Bo'" :

Aïs / (OH)3 v (O3 Bo)'".

ÉTHERS BORIQUES.

On a décrit les éthers boriques correspondants à l’acide orthoborique et à l’acide métaborique. Le tétraborate diéthylique Bo405(0 G2 115)2 correspondant au borax anhydre, et qui avait été décrit par Ebelmen et Bouquet, ne parait pas exister (t. I, p. 1331). Schiff et Bechi [Bull. Soc. cliim., 1866, p. 372; Jahresb. Chem., 1806, p. 492; — Schiff, Ann. Chem. Pharm., Supplbd. V, p. 154].

Ethers orthoboiiques.

Densité^ Points d’ébullition.

Orthoborate de méthyle Bo03(CH3)3 0,955 4 0» 12»

— d’éthyle Bo03(C2H3)3 0,887 à 0 120°

— d’amyle BoCFfC4!!")3 — 254»

— de glycéryle Bo O3 (C3 H5)'" — —

Bensités

Métaborate de méthyle Bo02(CH3) —

— d’éthyle Bo02(C2Hs) —

— d’amyle Bo02(OH") 0,910 à 20» (H. Schiff).

— do phényle Bo02(C6H5) —

Il n’est pas certain que les composés décrits sous le nom d’éthers métaboriques soient vraiment les éthers de l’acide métaborique BoOsIl et que les formules précédentes expriment leur grandeur moléculaire. Il semble que des composés aussi simples devraient se volatiliser sans décomposition; or il n’en est pas ainsi et il nous paraît plus probable que ces composés représentent les éthers d’anhydrohydrates boriques condensés. Cette conclusion semble fortifiée parce fait que les éthers dont il s’agit prennent naissance lorsqu’on chauffe les éthers orthoboriques avec de l’anhydride borique [Schiff et Bechi, Jahresb. Chem., 1861, t. 462].

S’il en était ainsi, on pourrait envisager (ce serait l’hypothèse la plus simple) ces éthers métaboriques comme des diborates de la forme Bo202(OEt)2 dérivés de l’anhydrohydrate,

Bo202(0 H)2 == Bo2 O (O II)4 — II* O = HO-Bo q >Bo-OH.

Cette manière d’envisager leur constitution rendrait compte de leur fixité relative et aussi de la décomposition que leur fait subir la chaleur. Schiff et Bechi ont constaté, en effet, que les éthers métaboriques se décomposent par la chaleur en éthers orthoboriques et en éthers triboriques qui sont des éthers plus condensés encore. Ainsi le métaborate éthylique donne du borate triéthylique et du triborate monoéthylique :

2 Bo202(0 C2 II5)2 = Bo O3 (C2 1F>)3 -f Bo O4 (OC2 II3).

Le triborate monoéthylique Bo30’*(0 C3II5) correspond à un hydrate Bo304(OII) qui dérivait lui-même de l’anhydrohydrate triborique

Bo302(0 H)5.

Bo302 (O Hl® — HaO = Bo304(OII).

Schiff et Bechi ont décrit les éthers triboriques suivants :

Triborate monométhylique. . . Bo30<(OCH’).

— monoéthyiique Bo30* (OC2 H5).

— monoamylique . . . . Bo30* (O C5 H”).

— mouophénylique . . Bo304 (OC6H5).

Indépendamment du triborate monophénylique, Schiff et Bechi ont obtenu un diborate tétraphénylique,

Bo205(C6H3)4 = Bo20(0 C6II5)4

dérivé de l’anhydrohydrate diborique Bo20(OH)4 page 364).

Fluoborates et fluoxyborates. — Indépendamment des borates dont on vient d’indiquer la composition, il existe des fluoborates et des fluoxyborates, qui ont été décrits t. I, p. 1474. Les premiers sont les dérivés métalliques de l’acide hydrofluoborique BoFl 4 H, les autres dérivent de l’acide fluoxyborique Bo02H, 3HF1. Ce dernier contient 4 atomes d’hydrogène basique; le fluoxyborate de sodium renferme

Bo O2 Na, 3 Fl Na +« II20.

C’est un sel double formé par du métaborate sodiqueuniàdu fluorure.

Usages de l’acide borique. — En vue de ses nombreuses applications, l’acide borique est généralement transformé en borax au moyen du carbonate de sodium. Cette réaction peut se faire également bien avec le sulfure de sodium. En céramique, on emploie des quantités considérables de borax cristallisé concurremment avec le minium, le calcaire et les pegmatites pour faire les vernis de faïence, mais il est plus avantageux, ainsi que le prouve l’expérience, de faire usage d’une quantité correspondante d’acide borique et de cristaux de soude. L’acide borique a pour effet d’empêcher les émaux de se fendiller.

BORE. — 369 — BORNÉOL.

En Suède, on emploie avec succès, depuis 1870, l’acide borique, sous le nom d’aseptine pour conserver les viandes et le lait; pour ce dernier, il suffit de d’acide [Hirschberg, Bull. Soc. chim., t. XV11I, p. 374, 1872].

Dumas a signalé pareillement les propriétés antiseptiques du borax. Herzen a breveté l’emploi de l’acide borique et du borax, additionnés de sel marin et de salpêtre, pour la conservation de la viande. On a proposé aussi l’emploi du borate de calcium Bo*07 Ca pour la conservation de la viande [Suilliot, Bull. Soc. chim., t. XXV, p. 346].

De recherches faites par Pcligot, il resuite que l’acide boriquo tue rapidement les plantes. On n’est pas aussi bien fixé sur son innocuité visà-vis de l’homme ou des animaux qui en feraient un usage prolongé.

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