C II*. O II - C II2 - C II. O II- C II
— Il a été obtenu par Kekulé [ Deutsch . chem. Gesellsch., 1872, p. 56, et Bull. Soc. cliim., t. XVII, p. 270], en traitant l’aldéhyde en solution acide par l’amalgame de sodium; plus tard VVurtz [Compt.rend., t. LXXVI, p. 1165, et Bull. Soc. chim., t. XX, p. 4], l’a préparé, en traitant par l’amalgame de sodium l’aldol qui est l’aldéhyde primaire de ce glycol. Dans la préparation de Kekulé, il est évident qu’il se formait d’abord de l'aldol qui se réduisait ensuite. Pour réussir la réduction de l’aldol, il faut opérer en liqueur maintenue très faiblement acido et refroidie avec de l’eau glacée.
Propriétés. — Ce glycol bout à 201-203°.
Oxydé par l’acide azotique, il fournit de l’acide acétique, de l’acide oxalique, de l’aldéhyde ordinaire et de l’aldéhyde crotonique ; cette dernière est formée par oxydation et déshydratation.
Butylglycol pbimaibe secondaire ordinaire,
— Il a été préparé par Grabowsky et Saytzeff [Liebig’s Ann. Chem., t. CLXX1X, p. 325, ei; Bull. Soc. chim. , t. XXV , p. 295 ] , au moyen du bromure d’éthylvinyle, obtenu par l’iodure de butyle normal et la potasse alcoolique. Ce bromure est traité par l’acétate d’argent en présence d’un excès d’acide acétique, et on achève la réaction en chauffant dans un ballon muni d’un réfrigérant ascendant. Si la diacétine brute est distillée et saponifiée parla potasse, on obtient 4 % de rendement; si on emploie l’hydrate de baryum, on obtient 8 °/0.
Propriétés. — Ce glycol bout à 190-193°; sa densité à 0° est de 1,0189 et à 17°, 5 de 1,0073. Oxydé par l’acide azotique étendu, il fournit une faible quantité d’acide a-oxybutyrique caractérisé parle sel de zinc; on obtient en outre les acides glycolicpie et glyoxylique.
Bromured’éthylvinyle,
C II2 Br- C H Br - C II* - C H3.
— Ce corps est la dibromhydrine du glycol précédent; il bout à 166°etl sa densité à 0° est de 1,876. Traité par du sodium dans des tubes scellés très résistants, il régénère l’éthylvinyle (VVurtz, loc. cit.); on peut faire cette opération en vases ouverts, en employant des matras soufflés à long col ou des tubes d’essai très longs, dans lesquels on intro-
BUTYLÈNES-GLYCOLS. — 376 — BUTYLIQUES (ALCOOLS).
duit du sodium, le bromure et des résidus de sodium provenant d’une opérât ion précédente. On chaude au bain d’huile, et on a soin de retirer du bain dès qu’on voit le dégagement devenir trop violent; on peut opérer sur plusieurs vases à la fois en les faisant communiquer par un tube de caoutchouc assez long, avec l’appareil récepteur, de manière à pouvoir manœuvrer chaque matras isolément [Le Bel et Greene, loc. cif.].
Butïlglycol bi secondaire,