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CAMPHRE. — 397 — CAMPHRE

[il. Schriittcr, Dcutsch. cliem. Gesellsch., 1880,

Camphre monobromé, C‘° H15 O Br. — Ce corps Drend naissance par l’action réciproque de quantités calculées de camphre et de brome en tubes scellés à 100°; dans cette préparation il ne faut pas trop prolonger l’action de la chaleur, de peur de donner naissance à des produits secondaires.

Le camphre monobromé est peu soluble dans l'alcool, très soluble dans le chloroforme, le tétrachlorure de carbone et la benzine.

Chauffé un peu au-dessus de son point de fusion, il se sublime en aiguilles déliées pouvant atteindre plusieurs centimètres de long. L’acide sulfurique le dissout à froid et l’eau le sépare inaltéré de cette solution.

Le chlorure de zinc, chauffé avec du camphre bromé au baiu d’huile à 150-160°, donnelieu à un dégagement d’acide bromhydrique. La réaction terminée, on distille à feu nu : il passe une huile renfermant du thymol et de l’hexahyparaxylène bouillant à 137°, 6. L’hexahydroxylène provenant de l’acide camphorique bout à 115-120° [R. Schiff, Deutsch. chem. Gesellsch., 1880, p. 1107].

Le bromocamphre, traité par l’hydrogène naissant ou la potasse alcoolique, se transforme en camphre. Le sodium précipite du bromure de potassium de sa solution toluique, et il se forme du camphre sodé.

L’acide azotique ordinaire n’exerce pas d’action à froid; à chaud, au bout d’un temps assez long, le camphre bromé est oxydé et donne de l’acide camphorique ainsi qu’un autre corps cristallisé. Le brome à 100" donne du camphre dibromé. L’hydrogène fourni par l’amalgame de sodium à 2 °/0, réagissant en solution alcoolique, régénère le camphre primitif (de Montgolfier).

Le camphre bromé se dépose dans l’alcool en prismes orthorhombiques de 109 40', avec des faces p1 très développées, mgl == 126o10', e‘, a* incertains. [a]D pour la solution alcoolique = + 139° Camphre dibromé, C10 IIU Brs O. — Ce composé se prépare en faisant agir 4 atomes de brome sur une molécule de camphre en vase clos. La pression due à l’acide bromhydrique n’est pas très forte à cause d’une sorte de combinaison de ce gaz avec la matière organique. Le produit brut est visqueux et ne cristallise qu’après un temps assez long. Le camphre dibromé est peu soluble dans l’alcool froid, soluble dans le chloroforme et la benzine. Ses propriétés sont très voisines de celles du camphre monobromé. Par l’action de l’amalgame de sodium on le transforme en camphre. [a]D pour la solution alcoolique = + 102°.

Par évaporation lente de sa solution alcoolique on l’obtient en beaux prismes orthorhombiques de 128°24’ avec faces g>, g t/2 très développées [J. de Montgolfier, Bull. Soc. chim., t. XXIII, p. 253].

Camphre bromonitré, Ci0HuBr(AzO2)O. — En chauffant pendant plusieurs heures du camphre bromé avec quatre fois son poids d’acide azotique, il se dégage peu de brome et d’oxydes d’azote, et il se forme, en même temps que de l’acide camphorique, un corps cristallisé, insoluble dans l’alcool froid et fusible à 104-105°. Ce corps est le camphre bromonitré. 11 se dissout indifféremment dans les acides et dans les alcalis. Par l’action de la chaleur, seul ou en présence de l’acide sulfurique, il se détruit en dégageant des oxydes d’azote [R. Schiff, Deutsch. cliem Gesellsch., 1880, p. 4402].

Camphre nitré, C10 H'5 (AzOs) O. — La potasse alcoolique réagit sur le camphre bromonitré avec dégagement de chaleur; le résultat de cette

réaction est un mélange de camphre nitré, de bromure et de bromate potassiques.

Après avoir chassé l’alcool par évaporation, on reprend par l’eau, et on précipite le camphre nitré par l’acide sulfurique étendu : il se dépose ainsi une huile jaunâtre qu’on dissout dans l’ammoniaque, afin de pouvoir la décolorer par le noir animal, et qu’on précipite de nouveau par un acide.

Le camphre nitré est un corps d’un jaune clair, friable, fusible à 83°, et présentant des propriétés rappelant les phénols; c’est, ainsi qu’il se dissout dans les alcaiis, colore les sels ferriques en rouge grenat, et fournit avec les azotites un dérivé nitrosé cristallisé. Selon que le nitrocamphre est traité par l’acide nitrique ou l’acide nitrosulfurique, il donne de l’acide ou de l’anhydride camphorique; chauffé au bain de sable dans un courant de vapeur d’eau, il ne donne pas traces d’oxyde d’azote, mais de l’ammoniaque, de l’acide et de l’anhydride camphoriques.

Le zinc et l’acide chlorhydrique transforment également le camphre bromonitré en camphre nitré.

Selon R. Schiff [toc. cit.], les formules du camphre bromonitré et du camphre nitré sont respectivement

C8 llii

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