C- AzO2 C-OII
Amido-camphre, C,0II15(AzH2) O. — Le traitement du camphre nitré, en solution potassique, par l’amalgame de sodium, provoque le dépôt d’un précipité huileux qui, convenablement purifié, bout sans altération à 246°, 4, et se concrète par le refroidissement en une masse cireuse, bleuissant le tournesol et se comportant à tous égards comme une base forte ; c’est le camphre amidé.
L’amido-camphre, traité parle chloroforme et la potasse alcoolique, dégage une forte odeur de carbylamine; il réduit la liqueur de Fehling, ainsi que les sels d’argent et de mercure.
Chlorhydrate d' amido-camphre,
C10 H15 (Az H*) O. HCl.
— Il se précipite sous la forme de belles aiguilles blanches, quand on ajoute de l’acide chlorhydrique aune solution éthérée d’amido-camphre.
Chloroplatinate d' amido-camphre
[C'» H is (Az H2) O . II Cl] 2 Pt CIL
— Beaux cristaux solubles dans l’alcool.
Dicamphory timide, C20H8iAzO2. — L’amidocamphre abandonné à lui-même pendant longtemps se transforme, par perte d’ammoniaque, en deux produits : l’un basique, l’autre neutre. On prépare plus facilement ces produits en soumettant une solution chlorhydrique d’amidocamphre à la distillation dans un courant de vapeur d’eau; celle-ci entraîne un corps jaune cristallisant en longues aiguilles, fusibles à 160°, et insolubles dans les acides ; c’est la dicamphorylimide 2Ci»H'5(AzH2)0— Az II8.
Camphimide, C10Hl5Az. — Quand la solution chlorhydrique d’amido-camphre, dans la préparation ci-dessus, ne cède plus de dicamphorylimide à la vapeur d’eau, on la sursature avec un excès de potasse caustique, qui précipite une huile passant bientôt à l’état solide et répandant une odeur qui rappelle la conicine (R. Schiff).
La camphimide résulte de l’action réciproque des groupes AzU2 et COU du camphre avec élimination d’eau :
Cl0IIl!(AzII2)O = H2 O + C10 Ul3Az.
Cette base est isomérique avec la corindine, cin-