C10II22O4 = (C2 H5 O)2 C II - C H (O C2 H
— Ce corps se forme par l’action de l’éthylate de sodium sur le dichloracétal ; il n’a pas été obtenu exempt de chlore. C’est un liquide incolore, bouillant vers 180°. Il est plus léger que l’eau et insoluble. Les acides concentrés le décomposent complètement.
acétals mixtes. — Pour préparer ces composés, M. Alsberg chauffe l’aldéhyde acétique avec un alcool en présence de l’acide sulfureux ou de l’acide acétique. On sépare l’acétal formé par une solution concentrée de chlorure de calcium, on le chauffe avec de la soude caustique, on le sèche et on le distille [Jen. Zeitschr., t. I, p. 152].
Dimétuylacétal, C4II10O2 - CH3-CH(OCII3)2.
— On chauffe en tubes scellés 1 vol. d’aldéhyde avec 2 vol. d’alcool méthylique et 0,25 vol. d’acide acétique [Alsberg, Mém. cité].
Le diméthylacélal se trouve dans l’esprit de bois brut, qui en contient de 5 à 10 grammes par litre [Daucer, Journ. of the Chem. Soc. (2), t. II, p. 222J.
Il bout à 63-64° (Daucer), à 64°, 4 (Alsberg). Sa densité à 0° est égale à 0,8674 (Alsberg), à 0,8787 (Daucer).
Diamylacétal ,
C12 II26 O2 = C II3 - C II (O C5Hn)2.
— Pour la préparation de ce corps on chauffe
I vol. d’aldéhyde avec 5 vol. d’alcool amylique et 1 vol. d’acide acétique à 80 %. Ce dernier peut être remplacé avantageusement par l’acide sulfureux dont on sature le mélange.
Liquide incolore, doué d’une odeur de poire.
II bout à 210°, 8. A 15° sa densité est égale à 0,8317 [Alsberg, Mém. cité]. J. Tcherniac.
ACÉTAMIDE,
CW O, Az H* = CtlS-CO-AzIl*.
Mode de formation. — L’acétamide se produit
dans l’action de l'acide acétique par le sulfocyanate de potassium: il se forme en même temps de l’oxysullure de carbone, de l’acide carbonique et de l’hydrogène sulfuré et de l’acétonitrile :
CIIAzS + C2II402 = C2II30,Az FI2 -f COS Acido Acide Acétamide. Oxy-
sul- acétique, sulfure
focya- de
niquo. carbone.
C2II30, AzII2 + COS Acétamide. Oxysulfure de carbone.
= C2H:)Az -)- CO2 + II2 S Acétonitrile.
[Letts, Deutsch. chem. Gesellsch., t. V, p. 669; Bull.de la Soc. cliim., 1872, t. XVIII, p. 318].
Préparation. — M. Roorda Smit conseille de préparer l’acétamide par distillation de l’acétate d’ammonium , obtenu en neutralisant l’acide acétique par le carbonate d’ammonium au bainmarie. La distillation de l’acétate d’ammonium fournit entre 200 et 222° de l’acétamide presque pure, et les produits passés au-dessous de 200", neutralisés par du carbonate d’ammonium, fournissent de nouvelle acétamide à la distillation [Roorda Smit, Bull, de la Soc. chim., 1875, t. XXIV, p. 539].
Réactions. — L’acétamide oxydée par le permanganate de potassium en solution alcaline fournit de l’acide azotique et de l’acide azoteux [Wanklyn et Gamgée, Journ. of the chem. Society (2;, t. VI, p. 25, et Bull, de la Soc. chim., 1868, t. IX, p. 321].
L’acide iodhydrique saturé, chauffé à 275° avec l’acétamide, la convertit en éthane C2H6 [Berthelot, Bull, de la Soc. chim., 1868, t. IX, p. 183].
Chauffée à 210° avec du sulfure de carbone, l’acétamide donne de l’oxyde et de l’oxysulfure de carbone, ainsi que de l’acide cyanhydrique et de l’hydrogène; le résidu renferme du sulfocyanate d’ammonium et de l’acétamide [Ladenbur g, Zeits. für Chem., 1869, p. 478; Bull, de la Soc. chim., 1869, t. XII, p. 254].
Elle est transformée en cyanure de méthyle (acétonitrile) par le pentasulfure de phosphore; la décomposition commence à la température ordinaire , mais exige l’emploi de la chaleur pour être complète [L. Henry, Comptes rendus, t. LXVIII, p. 1273].
L’éther orthoformique, CH (OC2 II5)*, chauffé à 180° avec l’acétamide en tubes scellés, donne de l’alcool et des cristaux de mèthényldiacétyl-diamine,
Az2 (C-WO 2 (H.
Les eaux mères renferment de la mélhènyldiamine Az-C II4, que l’on peut séparer à l’état de chloroplatinate [YVichelhaus, Zeits. fur Chem., 1879, p. 307J.
L’oxyclilorure de carbone, CO Cl2, transforme l’acétamide en diacétylurée ou carbonyl-diacétyldiamide C0Az2Il2(C2H30)2. Il se forme en même temps du cyanure de méthyle, du chlorure d’acétyle, du chlorhydrate d’ammoniaque et de l’acide carbonique [Schmidt, Journ. für prakt. Chem., nouv. sôr., t. V, p. 35, et Bull, de la Soc. chim , 1872, t. XVII, p. 401].
L’acétamid- e unit aux aldéhydes, avec élimination d’eau. Avec l’hydrure de benzoyle, elle donne la benzylène-diacétyldiamide
C11HuAz*0* = CeW-CHCH:£gS en cristaux soyeux, solubles dans l’eau bouillante
ACÉTAMIDE. — 5 — ACÉTANILIDE.
et. dans l’alcool [Roth, Ann. der Chem. u. Phann., t. CLIV, p. 72, et Bull, de la Soc. chim., 1870, t. XIV, p. 304].
Avec l’aldéhyde ordinaire, la réaction est la môme; il se produit le composé
OH**A**0* = CH«-CH<^g;g8:gg
en prismes volumineux, fusibles à 169° [Tawildarow, Deutsch . chem. Gesellsch., t. V, p. 477; Bull.de la Soc. chim., 1872, t. XVIII, p. 231].
Avec le chloral, la réaction est différente; il y a simplement union de chloral anhydre et d’acélamide sans élimination d’eau; la combinaison C* Cl3 O H, Cs IIS O, Az IIS est en cristaux fusibles à 156-157°, se dédoublant par la distillation [Wallach, Deutsch. chem. Gesellsch., t. V, p. 251, et Bull, de la Soc. chim., 1872, t. XVII, p. 406].
Avec l’aldéhyde anisique, l’acétamide se comporte comme avec l’aldéhyde benzoïque; la réaction a lieu entre 1 molécule d’aldéhyde et 2 d’acétamide avec élimination d’une molécule d’eau pour donner le corps
c«H*:ocH»).cH<^g;gg;gg;}
ce composé est en aiguilles blanches, fusibles à 180° [Ann. der Chem. u. Pharm., t. CLIV, p. 80, et Bull, de la Soc. chim., 1870, t. XIV, p. 313].
Avec l’aldéhyde salicylique il y a également réaction; il se forme un corps jaune, insoluble dans l’alcool dont la formule n’a pas été établie [Credner, Bull, de la Soc. chim., 1870, t. XIII, p. 453].
Le phénol décompose l’acétamide à l’ébullition ; il se produit du benzoate de phényle et de l’ammoniaque [Guareschi, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VI, p. 758; Bull, de la Soc. chim., 1873, t. XX, p. 464].
L’éthylate de sodium en solution dans l’alcool absolu ne décompose pas l’acétamide [Hartley, Journ. o f the Chem. Society (2), t. XI, p. 991] .
L’acétamide passe inaltérée dans l’économie animale [Nencki, Bull, de la Soc. chim., 1874, t. XXII, p. 221].
ACÉTAMIDES CHLORÉES. — ClILOKACÉTAMlDE,
CsHsClO,AzH!.
— L’acétamide monochlorée est en cristaux prismatiques, sublimables, fusibles à 119°, 5, se concrétant à 116° (Menschutkin et Jermolayeff); elle fond à 116°, et bout à 224-225° avec une décomposition partielle sous une pression de 743 millimètres (Bisschoppinck); en ajoutantsa solution aqueuse avec de l’oxyde de mercure précipité, ajoutant de l’eau et faisant bouillir, on obtient par le refrojdissement une combinaison mercurique, en fines aiguilles incolores,
2(C2HsC10AzH)Hg;
l’hydrogène sulfuré n’en précipite pas le mercure fMenschutkine et Jermolayeff, Zeits. fur Chem., 187 1, p. 5; Bull, delà Soc. chim., 187 1, t. XV, p. 210].
Diciiloracktamide, C2HC120,AzH2. — Obtenue par l’action de l’ammoniaque sur l’éther dichloracétique, elle fond à 96°, et bout sans décomposition à 233-234", pour une pression de 746 millimétrés [Bisschoppinck, Deutsch. chem. Ge-
vvVt’ P’ 731 ï Bull. ^ la Soc. chim., 1875, t. XX, p. 451],
Tiui à 136'
La ment de la formé
CC13-CC1 = Az-POCl2,
C II LOR ACETAMIDE, C2 Cl3 O, Az IIL — Elle font
et bout à 238-239° (Bisschoppinck).
trichloracétamide est attaquée énergique par le perchlorure de phosphore; le produ réaction, lavé avec du pétrole léger, ci par un corps renfermant
que l’auteur appelle chloropliosphoryle - tètrachloréthylidénimide. Cette combinaison distille à 255-259° et se prend dans le récipient, en une masse cristalline blanche fusible à 70-80°; ses vapeurs sont très irritantes. Elle est peu stable ; lorsqu’on la fait recristalliser dans la benzine, elle se détruit en fournissant, entre autres produits, de l’acétonitrile trichloré [Wallach, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VIII, p. 299, et Bull, de la Soc. chim., 1875, t. XXIV, p. 292J.
Dibromacétamide. — Elle se produit par l’action de l’ammoniaque sur l’acétone pentabromée (Cloez) qui avait été prise pour de l’acétate de méthyle pentabromé; elle se forme aussi quand on traite le dibromacétate d’élhyle par l’ammoniaque alcoolique bouillante. Elle est en longues aiguilles fragiles et bouillantes, fusibles à 156" [Schaeffer, Deutsch. chem. Gesellsch., t. IV, p. 366; Bull, de la Soc. chim., 1871, t. XV, p. 215].
Iodacétamide, C2 II2 1 0, Az II2. — On l’obtient en traitant la solution alcoolique de la chloracétamide par de l’iodure de potassium solide, agitant de temps en temps et évaporant après vingt-quatre heures ; elle cristallise dans l’eau en prismes incolores et transparents [Menschutkine et Jermolayeff).
diacétamide (C2 H3 O)2 Az II. — La diacétamide obtenue d’abord par Strocker dans l’action de l'acide chlorhydrique $ur l’acétamide s’obtient, suivant Gautier, par l’action à 200" de l’acide acétique cristallisable sur l’acétonitrile. Elle fond à 59" (Gautier), à 74-75° (VVichelhaus). et bout à 210-212°. Chauffée avec du chlorure de zinc, ou de l’anhydride phosphorique, elle se dédouble en acétonitrile et acide acétique [Strecker, Ann. der Chem. u. Pliarm., t. GDI, p. 324;
— A. Gautier, Compt. rend., t. LXVH, décembre 1868. — Linnemann, J ahresbericht fur Chem., 1867, p. 601. — Wichelhaus, Deutsch. chem. Gesellsch., t. III, p. 847, et Bull, de la Soc. chim., 1871, t. XV, p. 77.
TRIACÉTAMIDE (C2H30)3Az. — On l’obtient en chauffant pendant longtemps, à 200°, l'anhydride acétique avec l’acétonitrile ; le rendement est très faible. La triacétamide cristallise dans l’éther en petites aiguilles blanches et flexibles, fusibles à 78-79" [Wichelhaus, Mémoire cité],
, E. Grimaux.
ACETANILIDE [Syn. Phénylacétamide ]. — Ce composé se forme par l’action de la chaleur sur l’acétate d’aniline. C’est à cette réaction que l’on doit attribuer l’origine de l’acétanilide que l’on trouve dans la rosaniline fabriquée au moyen de l’acide acétique et du fer [Merz et Weith, Deutsch. chem. Gesellsch., 1869, p. 432].
Le point de fusion indiqué par Gerhardt a été confirmé par ces auteurs, qui donnent 113° comme point de fusion de l’acétanilide purifiée par cristallisation dans le sulfure de carbone.
Réactions. — Les acides sulfurique et chlorhydrique dissolvent l’acétanilide, et à chaud ils la dédoublent en aniline et en acide acétique (Mills, Hofmann).
L’acétanilide traitée par l’acide hypochloreux; fournit des dérivés mono et dichlorés ; ce dernier s’unit aux éléments de l’acide hypochloreux, donnant naissance à une matière huileuse jaunâtre (O. Witt).
Le pentachlorure de phosphore la transforme en élhényle-diphényldiamine [Lippmann, Deutsch.