CCI9 -CH (O C*II
s’obtient en chauffant, pendant quelques jours, au bain-marie, de l’éther tétrachloré avec de l’alcool :
CC1*-GH^ oC*H5 + C*H5°H
= HCl + CCI9- CH (OC* H9)9
[Würtz et Vogt, Compt. rend., t. LXXIV, p. 778].
Le trichloracétal liquide se trouve dans le3 produits secondaires de la fabrication du chloral, qui en renferment environ 2 millièmes [Byasson, Compt. rend., t. LXXXVII, p. 29].
Le trichloracétal est un liquide transparent, mobile, d’une odeur spéciale, tachant le papier à la manière des corps gras. Il bout à 199-201° (Würtz et Vogt), à 204°, 8, sous la pression de 758mm,7 [Paterno et Pisati, Gaz. chim. ital., 1872, p. 333], à 197° (Byasson); sa densité est égalé à 0» à 1,2813, à 15% à 1,2955, à 99", 9 à 1,1617 (Paterno et Pisati) ; l’eau en dissout à peine 5 grammes par litre. Il brûle avec une flamme fuligineuse, bordée de vert à la base. L’acide sulfurique le transforme presque quantitativement en chloral.
Pentaciiloracétal,
C6 II9 Cl8 O2 = CCI9 - CH (C4 H8 Cl2 O 2) .
— Ce corps a été trouvé par Friedel dans les résidus de préparation du chloral. 11 bout à 189°. La potasse aqueuse ne l’attaque pas ; la potasse alcoolique lui enlève à chaud une molécule d acide chlorhydrique, en donnant un corps non saturé qui bout à 155° et qui est capable de fixer une molécule de brome. Le pentachloracétal régénère du chloral par l’action de l’acide sulfurique [Bull, de la Soc. chim., 1875, t. XXIII, p. 433].
acétals oxygénés. — L’étude de ces composés a été faite par Pinner [Deutsch. chem. Gesellsch., t. V, p. 147 ; Bull, de la Soc. chim., 1872. t. XVII, p. 347].
Oxacétal,
C«Hi*o9 = CH». O H-CII (OC2 II9)*.
ACÉTAM1DE. — h — ACÉTAMIDE.
— On chauffe à 160-180'’, pendant 12 heures, du bromacétal avec de la potasse alcoolique. On ajoute de l’eau, on traite par l’éther et on distille ce dernier. On répète le traitement par la potasse et la purification.
Liquide incolore, doué d’une odeur agréable, bouillant à 167°. Sa densité de vapeur est égale à 66,61 (Il = 1).
L’acide sulfurique concentré et l’acide chlorhydrique gazeux le détruisent presque complètement à froid.
Oxéthylacétal [Syn. éthyl-glycol-acétal\, CHI1S03 = C H2. 0 C2 H*- C H (O C2 H5)*.
— On opère comme il a été indiqué pour l’oxacétal, mais on remplace la potasse alcoolique par une solution concentrée d’éthylate de sodium.
L’oxéthylacétal est identique avec l’éther dioxéthylé de Lieben, obtenu également par l’action de l’éthylate de sodium sur le monochloracétal [.4nn. der Chem. u. Pharm., t. GXLVI, p. 192 ; Bull, de la Soc. chim., 1869, t. XII, p. 2821.
C’est un liquide incolore, d’une odeur agréable. 11 est plus léger que l’eau et insoluble. Il bout à 161°, à 168° (Lieben). Sa densité de vapeur est égale à 5,83 ; densité à 21° = 0,8924 (Lieben).
Le monochloracétal n’est pas attaqué par le sodium à la température ordinaire ; le métal en fusion (à 130-140°) le transforme en oxyde d’éthyle et de vinyle :
C H2 Cl - C II (O C2 Hs)2 + Na2 = Na Cl -f Na OC2 II5 + C2 II3 -O- CW
[Wislicenus, Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXCII, p. 106].
Glyoxalacétal,