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CHLOROFORME. — 47G — CHLOROPHYLLE

et l’acide chlorhydrique [Geuther, Ann. Chem. Pharm., t. CV1I, p. 214].

L’acétone trichlorée, CCI3-CO-CII3, traitée par l’eau de baryte, se dédouble en chloroforme et en acide acétique [Kraemer, Deutsch. cliem. Gesellsch., 4874, p. 258; Bull. Soc. chim., t. XXII, p. 189; — C. BischolT, ibid., 4875, p. 4233; Bull. Soc. chim., t. XXVI, p. 473].

L’acide isotrichloroglycérique traité par les alcalis fournit du chloroforme [Schreder, Liebig’s •<4nn. Chem., t. CLXXV1I, p. 286; Bull. Soc. chim., t. XXIV, p. 553].

Lorsqu’on fait passer les vapeurs de chloroforme sur du cuivre chauffé au rouge, on obtient de l’acétylène [Berthelot, Compt. rend., t. L., p. 805]. Ketzwisky a constaté la formation d’un gaz dans l’action de l’amalgame de potassium sur chloroforme; Fittig a démontré que ce gaz est de l’acétylène [Jahresb., 4865, p. 485].

Lorsqu’on laisse le chloroforme pendant longtemps en contact avec du zinc et de l’acide chlorhydrique il se transforme en tétrachlorure de carbone [Geuther, loc. cit.].

Le perchlorure d’antimoine opère la même transformation à 400° [C. W. Lossner, Journ. prakt. Chem., (2), t. XIII, p. 448].

Chauffé à 425° avec de l’acide iodhydrique, le chloroforme se transforme en iodure de méthylène [Lieben, Wien. Acad. Berichte, t. LVIII,

L’iodure de phosphonium à 400° convertit le chloroforme en méthylphosphine [A. W. Hofmann, Deutsch. cliem. Gesellsch., 4873, p. 304; Bull. Soc. chim., t. XXI, p. 497]. Cette formation semble être précédée de la production du chlorure de méthyle.

Le mélange chromique convertit le chloroforme en oxychlorure de carbone [Emmerling et Lengyel, Ann. Chem. Pharm., Supplbd. VII, p. 104; Bull. Soc. chim., t. XIII, p. 226].

D’après Rump, la décomposition que le chloroforme subit à la lumière donne également lieu à la formation du gaz phosgène [Archiv. f. Pharm., (3), t. V, p. 313 et 323].

Lorsqu’on chauffe doucement un mélange de chloroforme et de zinc-éthyle, il se forme un peu d’éthylène et de propylène, en même temps que beaucoup d’amylène, dont le bromure bout à 175° [Rieth et Beilstein, Ann. Chem. Pharm., t. CXXIV. p. 245; Bull. Soc. chim., 1863, p. 244].

Le chloroforme chauffé en tubes scellés de 160 à 170° avec du chlorure d’iode, se convertit en tétrachlorure de carbone. En même temps il se formeune petite quantité d’un corps iodé (CICI3?). Chauffé à 470° avec du brome, il se change en chlorobromure de carbone CBrCl3 [Friedel et Silva, Bull. Soc. chim., t. XVII, p. 538 ; aussi, Paterno, Gazzetta chim. ital., t. ï, p. 592].

Le sodium réagit violemment sur le chloroforme en présence d’eau. Il se dépose du carbone, et il se forme de la soude et du chlorure de sodium accompagné d’un dégagement d’hydrogène. Lorsqu’il n’y a pas d’eau en présence, et que la réaction s’accomplit dans des vases mal fermés on obtient une masse brune qui se décolore à l’air et fournit du formiate de sodium [S. Kern, Chem. News, t. XXXI, p. 421].

Gladstone et Tribe ont reconnu que l’élément zinc-cuivre n’attaque pas le chloroforme à la température ordinaire, même en présence d’alcool absolu. A 50° pourtant on observe une réaction violente dans laquelle il se forme du chloréthylate de zinc, du méthane et de l’acétylène. En présence de l’eau la réaction s’accomplit à la température ordinaire; il se forme du méthane et de l’oxychlorure de zinc [Chem. Soc. Journ., (2) t. XIII, p. 508; Bull. Soc. chim., t. XXIV, p. 474]. Sabanajeffa observé que le zinc

en grenaille décompose une solution bouillante de chloroforme dans l’alcool aqueux en dégageant du méthane [Deutsch. cliem. Gesellsch., 4876, p. 1810; Bull. Soc. chim., t. XXVII, p. 446],

L’anhydride sulfurique décompose le chloroforme en oxyde de carbone, en chlorhydrine sulfurique et en chlorure de pyrosulfuryle [Armstrong, Lond. Boy. Soc. l>roceed., t. XVIII, p. 502).

Lorsqu’on ajoute du chloroforme à une solution de sodium dans l’éther acétylacétique, il se forme, indépendamment de l’éther de Kay, une certaine quantité d’acide oxyuvitique [A. Oppenheim et S. Pfaff, Deutsch. cliem. Gesellsch., 4874, p. 929; Bull. Soc. chim., t. XXII, p. 552],

D’après Bouchardat, les cyanures de potassium, d’argent et de mercure n’exercent aucune action sur le chloroforme. Fairley indique au contraire la formation de cyanoforme ClICy3 par l’action du cyanure de potassium en présence d’alcool sur le chloroforme à 400° [Jahresb. Cliem., 4864, p. 442].

Lorsqu’on chauffe le chloroforme pendant 120 heures à 90-400° avec 2 vol. d’acide azotique renfermant de l’acide nitreux, ou avec un mélange d’un vol. d’acide nitrique et de 2 vol. d’acide sulfurique, il engendre une petite quantité de chloropicrine [Mills, Journ. cliem. Soc., (2), t. IX, p. 641],

Hofmann a employé le chloroforme pour déceler la présence d’une amine primaire dans un mélange. Celles-ci, chauffées avec du chloroforme et de la potasse alcoolique, se convertissent en carbylamines, que l’on reconnaît à leur odeur caractéristique. Cette réaction est très sensible [Deutsch. cliem. Gesellsch., 1870, p. 767 ; Bull. Soc. chim,, t. XIV, p. 383].

A.-C. Oudemans jr. met à profit la solubilité de la cinchonine pour déterminer la teneur en chloroforme dans un mélange de cette substance et d’alcool, cet alcaloïde étant plus soluble dans l’alcool que dans le chloroforme | Ann. Chem. Pharm., t. CLXVI, p. 78].

Moddermann emploie la réduction de l’hydrate de cuivre pour reconnaître des traces de chloroforme dans des liquides. A la température ordinaire, en présence de la potasse, le sulfate de cuivre est réduit en oxyde cuivreux, au bout de douze à vingt-quatre heures, par le chloroforme [Maandblad voor Naturwetenschappen, 6° année, n° 9].

Lorsqu’on chauffe les phénates de métaux alcalins avec du chloroforme, on obtient des aldéhydes aromatiques. Cette réaction générale et importante, découverte par Reimer, fournit avec le phénol les aldéhydes para-oxybenzoïques, avec le gaïacol, la vanilline [Deutsch. cliem. Gesellsch., 4876, p. 423; Bull. Soc. chim., t. XXVII, p. 121].

Le chloroforme empêche la putréfaction des matières organisées [Robin, Compt. rend., t. XXX, p. 52; — Augendre, ibid, t. XXXI, p. 679],

M. Wassermann.

CIILOROGÉNINE. — Voyez t. I, p. 879.

L’écorce australienne qui renferme cet alcaloïde est l’écorce d ’Alstonia constricta. Elle contient en outre de la porphyrine (t. Il, p. 1415) et une autre matière amère, l 'Alstonine de Palm [Palm, Jahresb. Cliem., 4863, p. 615; — O. Hesse, Deutsch. cliem. Gesellsch., 4878, p. 2234].

CIILOUOPIIYLLANE. — Voy. Chlorophylle.

CHLOROPHYLLE. — Les feuilles paraissent renfermer deux matières colorante-- ; l’une jaune on chrysophylle (peut-être identiq -e avec la phylloxanthine de Fremy), et l’autre verte ou chlorophylle propremenl dite : l’une et l’autre de ces substances ont été obtenues cristallisées.

Ilartson [Poggend. Ann., t. CXLVI, p. 458] prépare la chrysophylle par le procédé suivant : il traite les feuilles par l’alcool pour les priver

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