C6II5-C1I-C02II C6 H8 - C H - C O2 II
C6H8-CH* Ct C6HB-CH-C02H.
Gabriel et Michael ont décrit plus récemment un terme de la première sériej l'acide orthodibenzylcarbonique, qui appartient à un groupe assez com-- i plexe de corps dérivés du produit de la réaction de l’anhydride phtalique sur l’acide phénylacétique en présence (1/5 du poids du mélange) d’acétate de sodium. Cette réaction engendre le bensylidène-phtalyle,
C1SHI40 = (CB HB -CH2)2 CO.
— Elle se produit par la distillation sèche du phenylacétate de calcium; 150 gr. de ce sel fournissent 55 gr. de produit brut qui cristallise par l’addition de bisulfite, mais sans que ce dernier entre en combinaison : l’acétone cristallise seule.
La dibenzylacétone fournit, à l’oxydation, de l’acide benzoïque et de l’acide carbonique. Elle fond à 30° et bout à 320-321° [Popoff, Deutscli. chem. Gesellsch., 1873, p. 560; Bull. Soc. cliim., t. XX, p. 294]. Traitée par l’acide iodhydrique et le phosphore, à 180°, elle fournit un hydrocarbure C15H16, bouillant entre 290 et 300°, probablement le dibenzyle-méthane CH2(G6H8-CH2)2 [Graebe, Deutscli. chem. Gesellsch., 1874, p. 1623; Bull. Soc. chim., t. XXIV, p. 81].
DIBENZYLBENZINE. — La dibenzylbenzine, CeH4(CH2-C6H5)2, se produit par l’action du zinc en poudre sur un mélange de benzine et de chlorure de benzyle. Lorsqu’on distille le produit de la réaction, on obtient d’abord du diphénylméthane, puis une substance se concrétant par refroidissement et qui est un mélange de deux hydrocarbures C20 H18 que l’on peut séparer par cristallisation dans l’alcool [Zincke, Deutscli. ‘.chem. Gesellsch., 1873, p. 119]. Les deux mêmes hydrocarbures s’obtiennent lorsqu’on fait réagir le méthylal sur la benzine en présence d’acide sulfurique et d’acide acétique [Baeyer, Deutscli. chem. Gesellsch., 1873, p. 222].
On les obtient encore en remplaçant dans la réaction précédente le méthylal par l’alcool benzylique [Meyer et Wurster, Deutscli. chem. Gesellsch., 1875, p. 964].
a-Dibenzylbenzine. — Lorsque l’on dissout dans l’alcool bouillant le mélange des deux hydrocarbures, et qu’on laisse refroidir, il se dépose par refroidissement des lamelles brillantes ou des tables rhomboïdales, fusibles à 86°, qui constituent l’a-dibenzylbenzine tandis que la modification p reste en solution. Elle est peu soluble dans l’alcool, soluble dans la benzine, le chloroforme et le sulfure de carbone.
Oxydée par l’acide chromique en solution acétique, elle se transforme en a-dibenzoyl-benzine. Une oxydation plus complète fournit l’acide a-dibenzoylbenzoïque.
(3- Dibenzylbenzine. — Beaucoup plus soluble dans l’alcool que la précédente, elle cristallise en houppes soyeuses fusibles à 78°. L’oxydation la transformeen (3-dibenzoylbenzineet acide (3-dibenzoylbenzoïque. Zincke la considère comme le dérivé ortho, tandis que Ta-dibenzylbenzine serait le dérivé para [Zincke, Deutscli. chem. Gesellsch., 1876, p. 32J. M. Hanriot.
DIBENZYLCARBONIQUES (ACIDES). — On conçoit l’existence de deux séries de ces acides,
C6 H4< q q ^ C H - C6 Hp ,
qui, par l’action de la potasse, donne l’acide or- ■ thodésoxybenzoine-carbonique,
C H2 - C6 Hs;
ce dernier fournit, par l’action de l'acide iodhydrique et du phosphore, l’acide orthodibcnzylcarbonique :
ÇII2-C6ID-C02n(2)
CH2-GBHB;
Cet acide crist allise dans l’alcool en tables ; il est insoluble dans l’eau. Il possède les propriétés d’un acide faible. Le sel d’argent est un précipité blanc, qui fournit du dibenzyle par la chaleur. Entre les acides orthodibenzylcarbonique et orthodésoxybenzoïne-carbonique il existe un produit intermédiaire, anhydride interne d’un acide alcool
^ciicCH2-C6H5
que l’on obtient par l’action de l’amalgame de sodium sur le dernier acide [S. Gabriel et A. Michael, Deutscli. chem. Gesellsch., 1868, p. 1007].
A. Henninger.
DIBENZYLE. — Le dibenzyle, C6H5-CH2-CH2-C6H5,
est un carbure d'hydrogène isomérique avec le dicrésyle, CH3-C6H4-C6H4-CH3, et le benzyletoluène, C6 II5 - C H2 - C6 H4 - C H3.
Outre les modes de formation indiqués, t. I, p. 575, il se produit dans les conditions suivantes :
1° Par l’action de la benzine sur le chlorure d’éthylène en présence du chlorure d’aluminium :
2 C6 II6 + £{gg = 2 H Cl +
ÇII2-C6H5 CH2 - C6 II5
[Silva, Bull. Soc. cliim., t. XXXVI, p. 25] ;
2° L’amalgame de sodium à 1 °/0 réagit à 110° sur le chlorure de benzyle en donnant un produit probablement identique au dibenzyle [Aronheim, Deutscli. chem. Gesellsch., 1875, p. 1406];
3° Le trichlorure de phosphore, chauffé avec le toluène, fournit du dibenzyle [Michaelis et Lange, Deutscli. chem. Gesellsch., 1875, p, 1313];
4° Le chlorure de bore donne une réaction analogue avec l’alcool benzylique [Councler, Deutscli. chem. Gesellsch., 1877, p. 1657];
5° Le dibenzyle se forme dans l’électrolyse du phénylacétate de potassium en solution alcaline [Slawik, Deutscli. chem. Gesellsch., 1874, p. 1054] ;
6° Par la distillation sèche de la benzoine [Zinin, Deutscli. chem. Gesellsch., 1873, p. 1207];
DIBENZYLE. — 639 - DICARBOTHIONIQUE (ACIDE).
7» Par la distillation des acides dibenzylcarboniques en présence d’un excès de chaux. Il se forme en même temps une certaine quantité de stilbène [Franchimont, Bull. Soc. chim., t. XIX,
P"8»° L’acide iodhydrique réagit à 190° en tubes scellés sur la désoxybenzoine en donnant du stilbène et du dibenzyle (LimprichtetSchwanert), et sur la benzoïne en ne donnant que du dibenzyle [Goldenberg, Deutsch. chem. Gesellsch.,
9° La réduction de la benzophénone par la poudre de zinc donne également du dibenzyle [Barbier, Compt. rend., t. LXXXIX, p. 810].
Action de la chaleur. — Le dibenzyle ne distille pas sans altération. Par l’action de la chaleur il fournit du toluène et de l’anthracène (Barbier), du phénanthrène et du stilbène [Graebe, Deulsch. chem. Gesellsch.., 1873, p. 1251.
Action des oxydants. — Chauffé avec de l’oxyde
de plomb (Behr) ou du soufre, il se transforme en stilbène par perte de deux atomes d’hydrogène [A. Behr et van Dorp, Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, p. 753; Radziszewski, ibid., 1875, p. 758],
Le dibenzyle n’est oxydé ni par l’acide nitrique ni par l’acide chromique. Avec un mélange d’acide acétique et d’acide chromique, il donne de l’acide benzoïque [Leppert, Deulsch. chem. Gesellsch., 1876, p. 11].
Action du chlore. — Le chlore réagit sur le dibenzyle pulvérisé, fondu ou en vapeur en lui enlevant H* et le transformant en stilbène.
L’acide chlorhydrique et le chlorate de potassium agissent de même.
Lorsqu’on fait agir le chlore sur le gâteau cristallin obtenu par fusion du dibenzyle avec l/150me d’iode et refroidissement, on obtient du dibenzyle dichloré (C6 11* Cl- C II2)*, fusible à 112°, distillant à une haute température; insoluble dans l’eau, il est très soluble dans l’alcool, l’éther et le chloroforme. Le mélange de bichromate et d’acide sulfurique le transforme en acide parachlorobenzoique [Kade, Journ. prakt. Chem. (2), t. XIX, p. 461].
Action du brome. — Le brome sec réagit sur le dibenzyle en donnant plusieurs composés :
Un monobromodibenzyle , composé huileux plus lourd que l’eau; la potasse alcoolique le transforme en bromure de potassium et en toluène;
Un dibromodibenzyle qui parait identique avec le bromure de stilbène; comme celui-ci il donne du tolane avec la potasse alcoolique;
Un tribromodibenzyle dont l’existence n’est pas suffisamment établie [Limpricht et Marquardt, Zeitschr. Chem., 1869, p. 337].
Le dibromodibenzyle, oxydé par l’acide chromique en présence d’acide acétique, se transforme en acide parabroraobenzoïque (Leppert).
Dérivés nitrés. — On a vu que le dibenzyle fournit, par l’action de l’acide nitrique fumant, un dinitrodibenzyle fusible à 166° (Stelling et Fittig), 178° (Leppert), et l’isonitrodibenzyle fusible à 75°. J
Oxydé par l’acide chromiquo en présence d’a eide acétique, le premier fournit de l’acide para nitrobenzoïque; le deuxième fournit une petiti quantité du même acide. Le dinitrodibenzyh Serait donc un composé para, et l’isodinitrodi benzyle serait un mélange [Leppert, loc. cit.].
Dérivés sulfonès. — Le dibenzyle fondu, traiti par deux fois son poids d’acide sulfurique, s'1 combine en donnant l’acide dibenzyldisulfonioui (C6HLS03ri-Cll2)2. L’acide pur obtenu par dé composition du sel de plomb et évaporation dan le vide est en grandes lames inaltérables à l’air il renferme 5 moléc. d’eau de cristallisation.
Le sel de potassium cristallise en lames ar
gentées très solubles dans l’eau, renfermant C1;HI2(S03K)2 4- 2 H2 O.
Le sel de plomb, C'*Hi«(S03)2Pb + IIsO, soluble dans l’eau bouillante, est en cristaux confus. Le sel de baryum,
Cl4II12(S03)2Ba -f- 'A H2 O,
insoluble dans l’eau froide, soluble dans l’eau bouillante, cristallise mal.
Dans l’action de l’acide sulfurique sur le dibenzyle, il se produit une petite quantité d’acide dibenzyle-tétrasulfonique dont le sel de potassium Gull,0(SO3K)i, 3 H20, peu soluble, est en cristaux mamelonnés rougeâtres.
Action de la potasse sur l’acide dibenzyle-disulfonique. — Le dibenzyle-disulfonate de potassium, fondu avec de la potasse à une température aussi basse que possible, donne naissance à de l’acide oxydibenzylsulfonique