‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 458 sur 589 · C15II16 = C 11® (C6 II4 - CI · texte numérisé non relu

C15II16 = C 11® (C6 II4 - CI

[Wèiler, Deutsch. client. Gesellsch., 1874, p 1181; Bull. Soc. chim., t. XXIII, p. 360]. — On l’obtient en faisant réagir l’acide sulfurique sur un mélange de méthylal et de toluène en présence d’acide acétique cristallisable : 25 gr. de méthylal, 75 gr. de toluène et 300 gr. d’acide acétique cristallisable, sont additionnés d’un mélange à volumes égaux d’acide acétique cristallisable et d’acide sulfurique, jusqu’à ce que la majeure partie du toluène se soit séparée sous la forme d’une couche légère; on abandonne le lout pendant douze heures, puis on ajoute 900 gr. d’acide sulfurique concentre, mélangé de 300 gr. d’acide acétique; après douze heures, on préci-

DICRÉSYLPHÉNYLMÉTHANE. — 641 — DIDYME.

pite par l’eau, on agite le liquide aqueux avec de l’éther, et l’on évapore la solution éthérée.

Le dicrésylméthane bout vers ‘289-291° ; il est oléagineux, incolore avec des reflets fluorescents d’un bleu violacé faible, d'une odeur aromatique agréable. Le brome le transforme à froid en un dérivé dibromé C1;iHl4Br2, en longues aiguilles blanches, fusibles à 115°. Avec l’acide azotique fumant, il donne un dérivé dinitré C15H14(Az02)2, fusible à 164°.

Dirigé en vapeur dans un tube chauffé au rouge, il fournit du méthylanthracène CI51I12.

Par oxydation, il donne la dicrésylacétone CO^fD-Cll3)2, cristallisant de sa solution alcoolique en beaux cristaux orthorhombiques, fusibles à 95°; et que l’hydrogène naissant convertit en un alcool secondaire

se présentant sous l’aspect de fines aiguilles blanches, fusibles à 69°, insolubles dans l’eau, très solubles dans les dissolvants usuels.

Outre ce corps, il se forme dans l’oxydation du dicrésylméthane de l’acide toluylbenzotque, rn^C6 H*- CO2 II UUs'C«tl4-CIP»

et de l’acide benzophénone-dicarboxylique ,

rn^CfiH4-C02H

DÉRIVÉ DICHLORÉ,

C15H14C12 = C H2 (C6 II4- CI!2 Cl)2.

— Ce corps ne se forme pas directement par l’action du chlore sur l’hydrocarbure en vapeur; dans ces conditions on n’obtient que des produits noirs. Mais on prépare facilement ce dérivé en mélangeant le chlorure de bcnzyle (10 p.) avec le méthylal (3 p.), et en ajoutant peu à peu au mélange refroidi 25 p. d’acide sulfurique. Aussitôt qu’il commence à so dégager de l’acide chlorhydrique, on précipite par l’eau et l’on épuise le précipité visqueux par de l’alcool méthylique bouillant. La solution fournit par évaporation, outre une huile brune, un corps solide, qu’on purifie par des cristallisations dans un mélange d alcool méthylique et de chloroforme.

Le dicrésylméthane dichloré est en belles lamelles blanches, fusibles à 106-108", très solubles dans le chloroforme, dans l’alcool méthylique et dans l’acétone, distillant presque sans altérat*on- , , , E. Grimaux.

DICRESYLPUENYLMETIIAXE,

— Hydrocarbure obtenu par Thoeruer et Zinckt en chauffant â 300° la (3-crésyliihénylpinacoline (C6 H*) (G7 H7)2 C (G O - C3 11»), avec de la chaux so dee; il se forme en outre de l'acide benzoïque, i est en petits prismes ou en fines aiguilles réunies en mamelons, fusibles à 55-56°, et peu solubles dans l’alcool froid et l’acide acétique Uahresb Chem., 1878, p. 636J. 1

DICY VNIMIDK, DICYAXODIAMIDE, DI ÇYANODIAMUIINE. - Voyez Cyanamides.

Suppl., p. 583, 576 et 577.

DICYAMQUK (ACIDE) (t. I, p. H54). - D après les recherches de E. Schmidt, ce corps

Cftma*(2)e ?UV >Ci35]CyanUriqU6 {JoUVn' pra]U‘ . ®IDViUE. Ëtat naturel. — De petites quantites de didyme ont été trouvées dans un nombre considérable de variétés d’apatite, dans le marbre de Carrare et dans le calcaire d’Avellino, dam la scheelite et dans des cendres [Gossa, Acad, de] Lmcei, 1878J. Ce métal a aussi été rencontré dans la pyromorphite de Cumberland et de Cornwall (Horner). D’après Young [Sill. A. Journ.( 3),

Siippi..

t. IV, p. 356], il paraît probable que le didyme se trouve dans l’atmosphère du soleil.

Classification. — Mendeléjeff a proposé la formule Di203 pour l’oxyde de didyme, au lieu de Di O, généralement admise. Les recherches de Cleve [Bihanglin Ii. Sv. Vet. Ak. Handl., Il, n° 8, Bull. Soc. chim., t. XXI, p. 246] sur la composition d’un grand nombre de combinaisons de didyme ont confirmé cette formule, dont l’exactitude a été mise hors de doute par la détermination de la chaleur spécifique du métal. Ilillebrand et Norton ont trouvé le nombre 0,01563, qui s’accorde parfaitement avec le poids atomique dérivé de la formule Di203 ['’oggend. Ann., t. CLVI, p. 473].

Poids atomique. — Zschiesche a trouvé, en 1869, le nombre 142, etErke, en 1870, le nombre 143. La pureté du didyme employé pour ces recherches n’a pas été démontrée.

En 1874, Cleve a trouvé le nombre moyen 147,15 (max. 147,2, min. 146,4). La méthode employée a été la transformation en sulfate d’une quantité d'oxyde de didyme parfaitement exempte de lanthane et d’yttria, et préalablement calcinée dans un courant d’hydrogène. Le nombre 144,12 trouvé par Cossa (1879) par le dosage du sulfate barytique, précipité du sulfate anhydre de didyme, est trop bas, parce que le sulfate barytique entraîne toujours des quantités considérables de didyme, comme Marignac l’a démontré il y a longtemps.

Le didyme métallique a été obtenu à l’état compact par Hillebrand et Norton par la méthode qui leur a fourni le cérium métallique (voy. Suppl., p. 440). C’est un métal blanc avec une teinte jaunâtre. La lumière réfléchie des surfaces polies du métal ne produit pas de raies d’absorption. Le didyme est beaucoup moins fusible que le cérium et le lanthane. Son poids spécifique est 6,544. Le métal se ternit à l’air, surtout à l’air humide. De petits fragments, jetés dans une flamme, brûlent avec beaucoup d'éclat. Avec les acides, le didyme se comporte comme le cérium.

Protoxyde de didyme. — C’est, à l’état de division fine, une poudre bleuâtre. Obtenu par la calcination de l’hydrate, il forme des fragments durs et compacts ayant la densité 6,852 (Cleve), 6,95 (Nilson et Petterson). La chaleur de neutralisation de l’hydrate de didyme est, d’après Thomson, 25720 cal. gr. pour H2 S O4 et 23980 cal. gr. pour HCl.

Peroxyde de didyme. — D’après Frerichs et Smith [Liebig’s Ann. Chem., t. CXCI, p. 344], l’oxyde puce de didyme contient 6,4 % d’oxygène de plus que le protoxyde, ce qui correspond à la formule Di409. Cleve [Bull. Soc. chim., t. XXIX, p. 493], qui a répété l’expérience de ces savants, n’a pu trouver plus de 0,98 °/„, ce qui s’accorde avec les résultats obtenus par Marignac. L’existence d’un peroxyde contenant un si léger excès d’oxygène sur le protoxyde, et néanmoins si différent par la couleur, ne rend pas improbable que le didyme soit un mélange. Cependant on n’a pas pu trouver jusqu’ici de preuve» sûres pour vérifier cette hypothèse. Il est vrai que Delafontaine [Gompf. rend., t. LXXXVH, p. 634] a indiqué la présence dans le spectre d’absorption du didyme extrait de la cérite trois raies dans la partie bleue la moins réfrangible qu’il n’a pu reconnaître dans le spectre du didyme extrait de la samarskite. D’un autre côté, F. Lecoq de Boisbaudran [Compt. rend., t. LXXXVIII, p. 322] a retrouvé ces raies dans le spectre de didyme provenant de la samarskite, et Cleve n’a pas pu constater aucune différence appréciable entre les spectres de divers échantillons de didyme extraits de la cérite, de l’orthite etde la gadolinite [Bull. Soc. chim., t. XXXI, p. 197].

Le chlorure de didyme donne, avec le cyanure

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