OXYSELS DE DIDYME A ACIDES ORGANIQUES
Formiate de didyme, Di2 (CH O2)6. — Poudre rougeâtre, composée d’aiguilles microscopiques, qu’on obtient en traitant l’hydrate de didyme par l’acide formique ou en précipitant un sel de didyme par le formiate ammoniacal. II est très peu soluble et exige environ 220 p. d’eau pour se dissoudre (Cleve). D’après Marignac, le sel donne aisément des solutions sursaturées et à cause de cela la détermination exacte de la solubilité est difficile. Il a trouvé une solubilité de 1/100 à 1/128 [Arcli., t. III, 18801.
Acétate, Di(C2H302;« -f 8H20. — Grands cristaux rouges, très solubles (Cleve). Les cristaux appartiennent au système triclinique a : b : c = 1 : 0,8417 : 0,8705. Le sel est isomorphe avec les acétates d’yttrium et d’erbium. Poids spécifique 1,892 [Topsoë, Bih. t. K. Sv. Vet. Akad. Bandlingar, t. II, n° 5, p. 36].
Propionate de didyme, Di2(C3H502)6 -4- 6H20. — • Prismes rouges, bien formés, inaltérables à l’air [Cleve, llech. inéd.].
Picrate de didyme,
Di2[C6H2(Az02)30]6 -f- 18H20.
— Grands cristaux jaunes, ressemblant au sel de cérium [Cleve, Bech. inéd\.
Méthy'.sulfate de didyme,
Di2(C H3)6 (S O4)8 -f 18 H2 O.
— Aiguilles allongées, rouges et fragiles, solubles dans l’alcool [Alén, Ofers of K. Sv. Vet. Akad. Forhandlingar, 1880, n° 8, p. 19]. Étliylsulfate de didyme,
Di2(C2H5)e(S O4)6 + 18 H2 O.
— Grands cristaux rouges, solubles dans l’alcool. (Alén). Leur forme cristalline est hexagonale
a: b : c = 1/ 3" : 1 : 0,5062 (Topsoë).
Oxalate. — Séché sur l’acide sulfurique, il possède la composition Di2(C204)3 + 10 H2 O. Il se dissout dans une solution bouillante d’oxalate de potassium. Par le refroidissement, on obtient des croûtes cristallines d’un sel double, Di2(C204)3 4- K2C204 -f- (?)II20 (Cleve).
Tartrate, Di2 (C4 II4 O6)3 + OII2 O. — Précipité grenu, obtenu par l’acide tartrique et l’acétate de didyme. 11 se dissout dans le tartrate d’ammonium. La solution, dans laquelle les alcalis »ne produisent aucun précipité, donne par l’évaporation des fragments transparents, ayant l’apparence de la gomme. P. -T. Cleve.
didyme (ANALYSE). — Séparation du lanthane et du didyme. — Le meilleur procédé pour obtenir le didyme exempt de lanthane consiste à précipiter partiellement la solution étendue des azotates avec l’ammoniaque dilué. Le didyme se sépare le premier; en répétant ce procédé, on obtient vers la fin le didyme pur. Si le mélange de lanthane et de didyme contient des oxydes d’yttrium, on transforme l’hydrate de didyme en formiate peu soluble, le formiate d’yttrium très soluble reste dans la solution (Cleve). Frerichs
(C2 H5 O)2 C H - C O2 C2 Hs, qui bout à 199°, 2 (corrigé). C’est un liquide in: colore, réfringent, d’odeur de fruits, peu solubli dans l’eau. A 18°, sa densité est de 0,994.
L’amide de cet acide, (C2 H6 O)2 C H - C O - Az II2 s’obtient par l’action de l’ammoniaque alcoolique sur l’éther. Ce sont de grandes tables incolore! rhomboidales, d’éclat nacré, grasses au toucher fusibles à 76°, 5, sublimables à 100° en aiguilles et même, quoique lentement, à la température ordinaire. Elle est soluble dans l’eau et l’alcool sa saveur est amère et salée. A 100°, l’eau ni l’altère pas encoro. E. Demarçay.
DIÈTIIYLACETIQUE (ACIDE).— Voyez Ca proïque (acide), Suppl, p. 401.
DlÉTHYLALLYLCAItBINOL,
CSUI60 = C (C2II5)2 (C3HS). OU.
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et Smith [Bull. Soc. chim., t. XXXI, p. 316] . ajoutent de l’acide sulfurique en quantité insuf Usante k la solution des azotates mixtes et en suite de l’alcool, qui précipite le sulfate lanthav nique. D’après Frerichs [Deulsch. chem.]Gesellsch. 1875, p. 799], l’oxychlorure de didyme se décom: pose par l’eau en chlorure et en hydrate, tandi ; que le sel correspondant de lanthane ne subit au cun changement. On peut fonder sur cotte réac tion une méthode de séparation.
Séparation du didyme et du thorium. — On chauffe les oxalates avec de l’oxalate ammoniacal] et l’on ajoute de l’eau : le sel de thorium se dissout, l’oxalate de didyme reste insoluble(Bunsen) , On peut aussi précipiter le didyme par le sulfati de sodium, le sulfate double de thorium et de sodium étant soluble (Cleve).
Spectre du didyme. — Le spectre électrique dilü didyme a été examiné par Thalén, qui l’a trouve! composé de plus de 200 raies [Kongl. Sv. Vet Akad. Handlingar, t. XII, n° 4J. P. T. Cleve:.
DYDYMITE. — Variété de musc.
DlEHIQUE (ACIDE). — Maumené a donnéce j nom à un acide de la formule C2 H4 O4 qu’il aobjtenu en oxydant le sucre par le permanganate dde potassium; il le considère comme probablement identique avec l’acide glyoxylique [Bull. Soc: chim., t. XXX, p. 99].
DIETHOXALIQUE (ACIDE). — Drobiasguinei [Bull. Soc. chim., t. XXI, p. 217 et 305], en ajoua tant par petites portions du trichlorure de phosphore au diéthoxalate d’éthyle, a obtenu un iso chlorocaproate d’éthyle très peu stable. Soumisse à l’action de l’amalgame de sodium, la solution alcoolique de cet éther a fourni un mélanger d’éthers isocaproïque et éthylcrotonique. Lee; acides régénérés sont séparés par neutralisation fractionnée. L’acide caproîque ainsi obtenu es>( identique avec l’acide diéthylacétique.
DIÉTIIOXYGLYCOLIQUE (ACIDE) [Schrei ber, Bull. Soc. chim., t. XIII, p. 519, et Zeitschr Chem., 1870, p. 167]. — L’éther de ce compost! se prépare comme il suit. On verse goutte i : goutte 18 p. d’acide dichloracétique dans uni solution encore limpide de 10 gr. de sodium dans 90 gr. d’alcool absolu, et.jl’on fait bouillir lu mélange pendant une heure. La liqueur est alorr distillée dans un courant d’hydrogène et le résidu, repris par l’eau, est acidulé pour séparer uni matière brune. La liqueur filtrée, neutralisée par le carbonate de sodium, est évaporée à sec et le résidu traité par l’alcool absolu bouillant. Ce dernier, étant décanté, puis distillé, laisse un: sel qu’on traite pendant six à huit heures par soi poids d’iodure d’éthyle, d’abord à 100°, puis à 130° Le produit est lavé à l’éther, et la solution éthé rée, décolorée par le zinc qui s’empare de l’iode est distillée au bain d’huile. Par rectification di produit sec, on obtient de l’éthylglycolate, pui:; du diélhoxyglycolate d'éthyle,
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DIGITALINE.
— Alcool tertiaire non saturé, qui prend naissance dans la réaction du zinc granulé sur un mélangé de diéthylacétone (propione) et d îodure d allyle,
gg>CO + C8H«I + Zn = gÏÏ>C<0Zn!
Il constitue un liquide incolore, assez mobile, doué d’une odeur camphrée caractéristique, il bout à 156°. Le brome se fixe énergiquement sur lui. Par oxydation, à l’aide d’un mélangé chromique, il fournit de là diéthylacétone et les acides acétique et propionique (Schirokoff et A. Saytzeff, Bail. Soc ■ chim., t. XXXI, p. 67].
DIK.T1IYLBENZI.VE. — Voyez t. II, p. 890.
DlÉTllYLCARBINOL. — C’est un alcool amylique secondaire. Voy. Suppl., p. 133.
D1É1 1IYLCARBOBKNZOXIQCE (ACIDE). — Nom donné par Zagoumenny à un composé de la formule C18lll802qui se forme, indépendamment de l'hydrate de stilbène (t. II, p. 1677), par l’action de la potasse alcoolique sur la désoxybenzoïne [Limpricht et Schwanert, Jahresb. Chem., 1870, p. 583; — A. Zagoumenny, Ibid., 1875, volatil sans décomposition et
p.608J.Ce corps est forme des sels et des
éthers ; il reste dissous
dans les eaux mères de l’hydrate stilbénique et en est précipité par l’acide chlorhydrique..
L’acide diéthylcarbobenzonique cristallise en longues aiguilles réunies en faisceaux, ou en prismês courts fusibles à 102-103'’, très solubles dans l’alcool bouillant. La potasse fondue le dédouble à 200-210° en acides benzoïque et diéthylbenzoïque.
Le dérivé dinitré C,8H16(Az0*)*02 est en lamelles très étroites, solubles dans 26 p. d'alcool, et fusibles à 155-156°.
En remplaçant, dans la préparation ci-dessus, la potasse alcoolique par des dissolutions de potasse dans les alcools propylique, isobutylique et amylique, Zagoumenny a obtenu des corps homologues de l’acide diéthylcarbobenzonique.
Acide dipropylcarbobenzoniqoe, C!0 11**0*. — Lamelles fusibles à 139° et solubles dans 5 p. d’alcool. Il fournit deux produits nitrés, l’un résineux, l’autre C20 11*° (Az O2)* O2 cristallisé, fusibles à 176° et solubles dans 70 p. d’alcool.
Indépendamment des lamelles, on obtient dans la réaction de l’alcool propylique et de la potasse sur la désoxybenzoïne un corps isomérique plus soluble cristallisant en octaèdres fusibles à 90° et ne donnant pas de corps nitré cristallisable.
L’alcool isopropylique et la potasse n’agissent pas encore à 175° sur la désoxybenzoïne.
Acide diisobotylcarbobenzonique, G82 H*6 O*. — Lamelles rhombiques, solubles dans 20 p. d’alcool bouillant et fusibles à 148°.
Acide diamylcarbobenzoniqi'e, C*4II30O*. —
Longues aiguilles minces, fusibles à 160° et solubles dans 28p,5 d’alcool. A. Henninger.
DIETIIYLMÉTUYLCARBIXOL. — C’est un des alcools hexyliques tertiaires.
diétiiyl-(3-oxybi;tyrique (acide). —
C’est le produit d’hydrogénation de l’éther diéthylacétyiacétique. Voy. Suppl., p. 34.
DIÉT1IYLSTILBÈNE,