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CU-C6U4-C*H

— Hepp a obtenu cet hydrocarbure en soumettant à la distillation sèche le diéthylphénylmonochloré thanc C H2 Cl -CII (CB H4-C2 H5)*, que l’on obtient par condensation de la diéthylbenzine et de l’éther dichloré par l’action de l’acide sulfurique. Cet hydrogène carboné est en lamelles incolores, nacrées, fusibles à 13 4°, 5 et volatiles sans décomposition. L’alcool froid le dissout à peine. Oxydé par l’acide nitrique étendu, il fournit d’abord l’acide CH-C6H*-CO*H &II -C8 H* -CO* Il

puis de l’acide térépbtalique [Deutsch. chem . Gesellsch., 1874, p. 14141. .

DIETRICII1TE (Min.). — Alun de zinc, de fer et de manganèse, d’un jaune brun ou blanchâtre, fibreux, à éclat soyeux. Voisin de l’apjomte.

DIGALi.IQUE (ACIDE). — Voyez Galliquk (acide) et Tannin.

DIGITALEIXE. — Quand on épuise de la digitale par l’eau, le seul corps qui entre en dissolution est la digitaléine. Cette substance, comme la digitaline cristallisée dont elle possède la plupart des propriétés, n’est pas azotée; elle renferme en centièmes C = 54,7, II = 9,2, O = 36,0 (Nativelle), C = 55,7, H = 7,3, O = 36,9 (Gôrz, moyenne de trois analyses).

La digitaléine est soluble en toutes proportions dans l’eau. C’est une poudre blanche inodore, d’une amertume âcre. Elle s’extrait des eaux mères d’où s’est déposée la matière poisseuse renfermant la digitaline (voyez ce mot). On additionne ces eaux de phosphate de sodium et on précipite par le tannin. Le tannate de digitaléine, décomposé par l’oxyde de mercure, donne une solution qui, évaporée à sec, reprise par l’alcool et décolorée par le noir animal, fournit, par évaporation, la digitaléine pure.

Gôrz [ Thèse de médecine de Dorpat, 1873] a préparé la digitaléine par la méthode de Nativelle et regarde cette substance comme un glucoside possédant toutes les propriétés physiologiques de la digitale.

DIGITALINE, (C5 H8 Os)n . — Le traitement général qu’on fait subir à la digitale pour en extraire les divers principes actifs est le suivant :

1000 p. de poudre de digitale sont mises en contact pendant douze heures avec leur poids d’une solution d’acétate de plomb à 25 °/0. Ce temps écoulé, on ajoute 80 p. de bicarbonate de sodium en poudre, et, après 12 heures, on épuise le mélange par l’alcool à 50 centièmes, dans un appareil à déplacement, ce qui fournit environ 5000 p. de liquide, qu’on réduit à 1000 p., et qu’on étend, après refroidissement, de trois fois leur poids d’eau. Il se sépare par ce moyen une matière poisseuse, jaunâtre, très amère, renfermant la digitaline crist dlisèe, la digitaline amorphe et la digitine déjà visible dans la masse sous forme de cristaux. L’eau mère de ce précipité renferme la digitaléine (voir ce mot).

Le précipité emplastique, dont on obtient 50 p., est dissous dans 1000 p. d’alcool à 60 centièmes; par refroidissement, une partie de la digitine cristallise sur les parois du vase. Dans la liqueur on verse une solution chaude d’acétate de plomb à 50 %, étendue de son volume d’alcool. On filtre et l’on ajoute au liquide filtré une solution chaude de phosphate sodique à 30 °/0, on refiltre et on réduit le liquide à 100 p. Après cette purification la matière poisseuse amère se précipite plus pure ; on la redissout dans l’alcool à 60°, et on laisse cristalliser ; la digitine cristallise d’abord, puis, après quelques jours, apparaissent des cristaux radiés jaunâtres de digitaline. On lave ces cristaux à l’alcool faible, puis on les redissout à chaud dans l’alcool à 90° en présence du noir animal. On évapore cet alcool et on reprend par le chloroforme, qui ne dissout que la digitaline. En répétant, au besoin, ce traitement, on obtient la digitaline pure et blanche.

Un moyen plus coûteux, mais plus simple, d’extraction de la digitaline pure consiste à épuiser la matière poisseuse obtenue ci-dessus par du chloroforme qui ne dissout que la digitaline et une huile facile à enlever par l’éther, dissolvant sans action sur la digitaline [Nativelle, Journ. Pharm. Chim. (4), t. XX, p. 81].

Tanrct extrait la digitaline directement en épuisant les feuilles de digitale par l’alcool faible

DIGITALINE AMORPHE.

— 646 — DIMÊTH ACRYLIQUE (ACIDE).

et en agitant cet extrait avec du chloroforme qui s’empare de la digitaline. On transforme ensuite celle-ci en tanuate qu’on décompose par l’oxyde de zinc en présence de l'alcool, qui, évaporé après filtration, dépose le principe actif de la digitale à l’état de pureté [Journ. Pharm. Chim. (4), t. XXII, p. 303 et 308).

La digitaline cristallisée est en courtes aiguilles groupées autour d’un axe; elle est très amère, soluble dans l’alcool à 90°, moins soluble dans l’alcool absolu ; elle ne se dissout pas sensiblement dans l’eau. Le meilleur dissolvant de la digitaline est le chloroforme. La benzine et le sulfure de carbone ne la dissolvent pas.

La digitaline cristallisée se dissout dans l’acide chlorhydrique avec une coloration jaune passant au vert, dans l’acide sulfurique avec une coloration verte devenant rouge groseille au contact de la vapeur de brome. Chauffée sur une lame de platine, elle fond, se boursoufle et disparaît complètement.

Nativelle (foc. cit.) a analysé la digitaline cristallisée; et a trouvé les nombres suivants :

Selon Kosmann f Journ. Pharm., t. XX, p. 427] la digitaline cristallisée de Nativelle serait de la digitalirétine provenant de la digitaline soluble ou digitaléine, par perte de deux molécules de glucose. Selon lui encore, la digitaline amorphe serait un produit intermédiaire entre la digitaléine et la digitaline : elle renfermerait une molécule de glucose, qu’elle perd par l’action des acides étendus en fournissant la digitaline cristallisée, à laquelle il donne la formule C18Hî805.

Le même auteur [Bull. Soc. chim., t. XXVII, p. 251] signale dans les végétaux les plus divers la présence d’un ferment qu’il obtient en précipitant le maceratum aqueux frais des végétaux par l’alcool; le précipité redissous dans l’eau, qui laisse l’albumine végétale insoluble, et reprécipité par l’alcool, donne le ferment pur. La digitale pourpre, cueillie avant la floraison, fournit environ 3 % de ce ferment, qui décompose le sucre de canne, l’amidon et la digitaline ellemême; celle-ci est transformée en digitalirétine et glucose. La digitaline, traitée par l’acide chlorhydrique étendu, laisse également précipiter de la digitalirétine, tandis qu’on trouve du glucose dans la liqueur. Mégevand et Davemberg ont constaté que la digitaline cristallisée agissait sur l’homme en diminuant les combustions organiques. Le pouls baisse notamment, la température de 1° et l’urée excrétée de 30 % [Bull. Soc. chim.. t. XVII, p. 443]. A. Etard.

DIGITALINE AMOHPIIE. — Elle se trouve dans les premières eaux mères de la digitaline cristallisée. Elle est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et partiellement soluble dans le chloroforme [Nativelle, foc. cil.].

DIGITINE. — La digitine obtenue dans la préparation de la digitaline se purifie par cristallisation dans l’alcool et lavage au chloroforme, qui ne If. dissout pas. C’est un corps neutre non azoté, v.ristallisant en fines aiguilles blanches nacrées, dépourvues de saveur et d’action physiologique. La digitale renferme environ 4/100Ue* de cette substance.

La digitine fond sur une lame de platine et disparaît sans laisser de résidu [Nativelle, foc. cit.]. Gorz a préparé la digitine de Nativelle et a trouvé que ce produit renfermait C = 53,3, H = 9,0, 0 = 37,7.

DIGUA MDE. — Voyez Guanidine, Suppl.

DIIIEPTÈNE. — Voyez Hepiylène, Suppl.

DKIEPIYI. ACETIQUE (ACIDE),

C16H3J02 = CH(C7H,8)s-C02II.

— Acide gras monobasique, isomérique avec l’a-

cide palmitique et que l’on obtienten décomposant l’éther dihepiylacétylacétique bouillant à 332° (préparé avec iodure d’heptyle normal) par une lessive très concentrée de potasse. C’est une masse paraffineuse, fusible à 26-27° et bouillant à 240- 250° sous 80-90 millimètres de mercure, à peine soluble dans l’eau, mais fort soluble dans les autres dissolvants. Sels peu caractéristiques, à l’exception de celui de cuivre. Les sels alcalins sont des savons: le sel de baryum , (CteH3102)2Ba, est un précipité blanc formé d’aiguilles fines et feutrées; le sel de cuivre, (C16 II31 02)*Cu, est un précipité amorphe, soluble dans l’alcool et que i’eau, ajoutée avec précaution, précipite à l’état de grains cristallins fusibles à 227°.

Si l’on prend, pour la décomposition de l’éther diheptylacétylacétique, de la potasse moins concentrée, on obtient de préférence l’acétone, CH3-CO-CH(C7H18)2, sous la forme d’un liquide bouillant de 300 à 304°, exhalant, à une douce chaleur, une odeur de menthe, et possédant à 17° une densité de 0,826 [Fr. Jourdan, Liebig’s Arm. Chem., t. CC, p. 101]. A. Henninger.

DIIIEXYLES [Syn. Duodécanes], — On en a décrit deux, t. II, p. 20. Un carbure isomérique avec ceux-ci a été obtenu, par Schorlemmer, en traiiant l’iodure d’hexyle de la mannite (méthylbutylcarbinol) par le zinc ou mieux par le sodium. C’est un liquide incolore, bouillant à 201° (corrigé) et possédant à 17° la densité 0,7738 [C. Schorlemmer, Ann. Chem. Pharm.. t. CLXI, p. 263; — Wahl, Deutsch. chem. Gesellsch., 1880,

DIISOBUTYL<:ARBOBENZONIQUE(ACIDE)

— Voyez DiÉniYi.cAnBnnENzoMQCE (acide), p. 645.

DIISOPROPYLALLYLCARBINOL, C10H2<>O.

— Il se forme par l’action du zinc granulé sur un mélange d’iodure d’allyle et de diisopropylacétone (isobutyrone). Liquide incolore bouillant à 171°, insoluble dans l’eau. Densité à 0° = 0,8071 et à 24° =0,8477 (rapportée à l’eau à0°). Il fixe avec avidité Br2 et donne un produit d’addition liquide, qui peu à peu se décompose spontanément.

Oxydé à froid par une solution de permanganate de potassium, il se comporte comme lesautres alcools tertiaires contenant le radical allyle: savoirque l’oxydation porte sur legroupealljdique qui, perdant le chaînon Cil2 terminal, engendre un acide éthylénolactiquep-diisopropylé

(Cs H7)2 C (O H) - CH2- C O2 H.

Cet acide est sirupeux et forme des sels cristallisant difficilement. Indépendamment de cet acide, il se forme les acides isobutyrique et oxalique [W. Lebedinsky, Journ. prakt. Chem., (2), t. XX1I1, p. 22|. A. Henninger.

DIISOPBOPYÏ.E. — Voyez t. Il, p. 155.

DIMÉSITYL' ÉTIIANE, C II2(C8H<t)2. — On obtient cet. hydrocarbure par l’action de l’acide sulfurique sur un mélange d’acétate de méthylène et de mésitylène en solution dans l’acide acétique cristallisable. Il se dépose de sa solution alcoolique en gros prismes clinorhombiques, se ramollissant avant de fondre, et foiulant à 130° [Baeyer, Oeulsch. chem. Gesellsch-, 1872, p. 1098].

DIM ÉTII iCllYLIQUE (ACIDE),

C8 H8 O2 = (CH*)*C ■ CII-COsH.

— Cet isomère des acides angélique et a-méthylcrot.onique a été obtenu par Neubauer en oxydant l’acide valérique ordinaire (isobutyirormiquel par le permanganate de potassium [Ann. Chem. Pharm., t, CVI, p. 63]. Sa constitution a été établie par Miller. Ce même acide se produit aussi lorsqu’on transforme en éther éthylique le produit de la réaction du hrome sur i’acide valérique et qu’on traite l’éther par 1 alcoolate de

DIMÉTHOXALIQUE (ACIDE). — 647 - DIMÉTHYLN APHTALINE.

sodium: il se forme en outre l’éther éthyloxyvalérique [E. Duvillier, Compt. rend., t. LXXXVIII,

L’acide dimélhacrylique n’est pas le premier produit d’oxydation de l’acide isovalérique; sa formation est précédée par celle d’un acide P-oxyisovalérique, qui perd les éléments d’une molécule d'eau lorsqu’on distille le produit, de la réaction, saturé par un grand excès d’acide sulfurique.

M. et A. Saytzeff ont obtenu le même acide (3-oxyisovalerique en oxydant le diméthylallycarbinol (voir ci-dessous), et l’ont transformé en éther dimélhacrylique en traitant son éther éthylique par le trichlorure de phosphore [Liebig’s Ann. Chem., t. CLXXXV, p. 1621. Tous ces modes de formation conduisent à la formule de constitution que nous avons indiquée.

L’acide diméthacrylique est en cristaux clinorhoinbiques, fusibles à 69,3-70°; il est volatil sans décomposition. Son sel barytique renferme (C! H7 0*)s Ba -f 2 1-1*0 [VV. von Miller, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 1528, 2216 ; 1879, p. 1512].

, A. Henninger.

DIMETHOXALIQUE (ACIDE) [L. Bah iano, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 1093, et Markownikuff. Bull. Soc. chim., t. VH, p. 350]. — Cet acide a été obtenu d’abord par MarkownikolT, puis par Balbiano, dans l’action successive du chlore et des alcalis sur l’acide isobulyrique. Il est identique en outre avec l’acide acétonique de Stâdeler.

DI.MÉTII YLALLYLCA R BIN O L,

c« 1112 0 = C (C H3)* (C3 II5) . O H.

— Obtenu par l’action de l’iodure d’allyle en présence du zinc sur l’acétone; il bout à 129°,5 et possède une odeur camphrée. Il forme un hydrate avec une molécule d’eau. Le brome le transforme en un dibromure, liquide brunâtre; l’anhydride acétique en un éther acétique bouillant à 137°, 5 et possédant une odeur de framboises sèches. Cet éther fixe également Br*.

L’action du perchlorurc de phosphore sur l’alcool fournit le chlorure C6 H" Cl, que la potasse alcoolique convertit en un hydrocarbure CfiH10 isomérique avec le diallylo et bouillant vers 60°. Le tétrabromure que ce dernier donne ne cristallise pas. L’oxydation fournit, suivant les conditions de l’opération, de l’acide acétique, Je l’acétone, de l’anhydride carbonique, ou bien de l’acide formique et de l’acide oxyvalérianique. Ce dernier acide diffère de tous les acides de même composition connus jusqu’ici. Il forme un sel d'urgent difficilement soluble, stable à la lumière et à la chaleur, cristallisant dans le type cliuorhombique. Le sel de cuivre se présente en lames minces hexagonales; le sel de baryum est en aiguilles prismatiques rayonnant autour d’un centre commun ; le sel de calcium forme une masse gommeuse, renfermant des prismes groupés, qui, à la longue, se transforment, dans lair sec, en petits prismes très déliés. Ceux-ci sont anhydres; les premiers renferment 12 IM O. Le sel de zinc a une composition variable; il forme des prismes facilement solubles. Celui de sodium est sirupeux et très soluble dans l’eau et 1 alcool. Il ne cristallise que très à la longue dans 1 air sec A. et M. Saytzeff, Deutsch. chem. Gesellsch.. 187b, p. 77 et 1601]. Ch. Friedel p ®goKT,,YLANT,,R lC' 1,12 “ Voyez Suppl.,

DIMÉTIlYLUENZHYDItOL. - Le diméthylbenzhydrol Cil O H(C6H4-C II*)*, se produit par la fixation d hydrogène sur la diméthvlnhénvlacétono CO(C®H*-CH»)*. Il est en fines aiguilles blanches, fusibles a 69° (Weiler), 61», 5 (Ador et Crafts), solubles dans l’alcool, insolubles

dans l’eau [Weiler, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 1184; — Ador et Crafts, ibid., 1878, p. 2175).

DIMETHYLBENZINES. — Ce sont les xylènes. — Voyez t. III, p. 732.

DIMETHYLBENZOPIIENONE. — Elle s’obtient lorsque l’on oxyde par le dichromate de potassium et l’acide sulfurique le diméfhyldiphényléthane ou le diméthyldiphénylméthane [Weiler, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 1184;

— O. Fischer, ibid., 1874, p. 1191]. Le dimcthyldiphényléthylene en fournit également par l’oxydation [Hepp, ibid., 1874, p. 14141. Ador et Crafts l’ont obtenue en saturant le toluène de gaz chloroxycarbonique et en y jetant peu à peu du chlorure d’aluminium. Le produit de la réaction traité par l’eau est rectifié et l’on recueille ce qui passe vers 330°.

Elle se présente en heaux cristaux orthorhombiques fusibles à 95°, restant facilement en surfusion, bouillant à 333°. Par hydrogénation elle donne le diméthylbenzhydrol; par oxydation un acide benzophénone-dicarboxylique. La réduction par le phosphore et l’acide iodhydrique fournit le dimétbylphénylméthane.

DIMÉTHYI.BKNZYLCARBINOL. — Par l'action du zinc-méthyle sur le chlorure de phénylacétyle, Popoff a obtenu le diméthylbenzylcarbinol en longues aiguilles fusibles à 20-22°, bouillant à 220-230° [Popoff, Bull. Soc. chim., t. XXIV, p. 458]

DI METIIYLETHYL ACETIQUE (ACIDE). —

Voyez (apsoîqi'r (acids), Suppl., p. 402.

DIMÉï'UYLÉT U YLE-B EX Z IX E,

C*0 H'* = C6 II3 [C H3!!) C IIS(3] C* H5(s]].

— Cet hydrocarbure se produit par l’action do l’acide sulfurique concentré sur un mélange de méthyléthylacétono C8II5-CO-CU3 et d’acétone ordinaire : on mélange 300°c de méthylét.hylacé- (one, 1200cc d’acétone ordinaire et 70UCC d’acide sulfurique concentré et l’on distille, au bout de vingt-quatre heures, après y avoir ajouté du sable. Il se forme du mésitylène, de la diméthyléthyl-benzine C10 Hu, delà méthyldiéthylebenzine Ct'H16 = C6H3(CH3);C2HS)* et delà triéthyle-benzine CI2H'3 = C«H3VC2H3)3.

La dimét.hyléthyle-benzine bout de 180 à 182°; sa densité est de 0,8644 à 20°; l’acide azotique la convertit en acide mésitylénique. Avec un mélange d’acide sulfurique ordinaire et d’acide fumant, elle donne un acide sulfonique, cristallisé en longues aiguilles incolores, dont le sel de bari/uin(C10H,3SO3)2Ba est en lamelles nacrées.

Le dérivé tribromé, C6Bi-3(CH3)*(CsIIB), est en aiguilles finesj fusibles à 218°, distillant, à 360°.

Le dérivé trinitré, C6iAzO*)3(CH3)*(C2H5), est en aiguilles dures, incolores, fusibles à 238°, à peine solubles dans l’alcool froid [Jacobsen, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 1430; Bull. Soc. chim., t. X^XIV, p. 73] . E. Grimaux.

DIMETHYLETHYLCARBINOL. — C’est l’alcool arnylique tertiaire. — Voy. Suppl., p. 133.

DIMETIIYLISOBUTYLCAR BIXOL. — C’est un alcool heptylique tertiaire.

DIMETHY1.ISOPROPYLCARBINOL.— C’est un alcool hexylique tertiaire.

DIMETHYLM ALONIQUE (ACIDE). — C’est un des acides pyrotartriques.

DI.MÉTII YLX APHTALINE,

C12 II 12 = Ci» U3 (CH3)*.

— On l’obtient en faisant passer des vapeurs de diméthylnaphtol (voir ci-dessous) mêlées à de I hydrogène sur de la poudre de zinc chauffée: il se forme en même temps une petite quantité de naphtaline facile à éliminer par la distillation. La diméthylnaphtaline est un liquide très mobile,

DIMÉTHYPROPYLBENZINE. — 6Z|8 - DIMÉTH YLTOLÈN E.

bouillant à 202-264°, et dont la composition élémentaire et la densité de vapeur correspondent à la formule C12H1!. Elle est identique avec l’hydrogène carboné que Mono a obtenu à l’aide de la dibromonaphtaline de Glaser, de l’iodure de méthyle et du sodium.

Le picrate cristallise en aiguilles orangées, fusibles a 139°. Avec un excès de brome, le carbure donne un dérivé tribromé, fusible à 228° [S. Cannizzaro et G. Carnelutti, Deutsch. chem. Gesellsch., 1880, p. 15741.

Dimkxhylnaphtoi., Ci2H,1.OII. — Le phénol correspondant à l’hydrocarbure précédent se forme, d’après C.annizzaro et Carnelutti, lorsque les acides santoneux ou isosantoneux sont chauffés au bain de plomb avec de la baryte hydratée ; il se dégage dans cette réaction un gaz combustible (méthane), il se forme du carbonate de baryum et le nouveau phénol, d’après l’équation : Ci5H*0O3 = c*- IL - O + 2 CH» + CO2. Le produit est repris par l’eau, la solution filtrée est traitée par le gaz carbonique, et le diméthyl-naphtol, qui se précipite mélangé de carbonate barytique, est extrait par l’alcool. L’eau le précipite ensuite de cette solution en lamelles légères, fusibles à 135°, mais se sublimant déjà à 100°.

Ce phénol s’unit aux bases; dans une lessive très concentrée de soude, la combinaison sodique, très soluble dans l’eau pure, peut cristalliser.

L’éther métliylique fond à 68°; l’éther éthylique est liquide; le dérivé acétylé, préparé avec l’anhydride acétique et l’acétate de sodium, est en lamelles fusibles à 78°.

La poudre de zinc, au rouge sombre, convertit le diméthylnaphtol en diméthylnaphtaline, comme on l’a indiqué plus haut [Deutsch. chem. G.esellsch., 1879, p. 1574]. A. Ilenninger.

DI91ÉTHYLPROPYL BENZINE,

— Jacobsen a obtenu ce composé en distillant 2 vol. de méthylpropylacétone, 4 vol. d’acétone ordinaire et 3 volumes d’acide sulfurique.

La diméthylpropylbenzine bout entre 206° et 210°. Par l’ébullition avec l’acide nitrique étendu d’unedensité del,l, elle donnede l’acide mésitylénique [Jacobsen, Deutsch. chem. Gesellsch-, 1875, p. 1259] .

DIM ETHYI.STII.BÈXE. — Le dicrésyltricliloréthane, traité par la poudre de zinc, donne du diméthylstilbène

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