C'*H1S0 = C H (C6 H5)2-C II
[Zincke, Deutsch. c hem. Gesellsch., 1876, p. 1772, et 1878, p. 731. — Les deux hydrobenzoïnes isomèriques perdent aisément leur eau en donnant une huile qui se volatilise avec la vapeur d’eau et uu corps solide fixe. Les deux huiles qui seraient idcntiques(?) possèdent la composition et les propriétés de l’aldéhyde diphénylacétique. L’oxydation les transforme en benzophènone. Avec le bisulfite de sodium elles forment des combinaisons bien cristallisées. La potasse alcoolique leur fait éprouver une décomposition des plus complexes. Entre autres produits de la réaction, il faut mentionner de petites quantités d’acide diphénylacétique.
DIPHENYLBENZINE, C6H*(C6II5)5. — La diphénylbenzine a été obtenue par Riese par l’action du sodium sur la benzine bibromée, ou mieux sur un mélange de benzine monobromée et de benzine dibromée [Riese, Zeitsclir. Chem., t. VI, p. 192 et 735; Bull. Soc. cliim., t. XIV, p. 292; t. XV, p. 115].
Elle se produit aussi lorsque l’on dirige de la vapeur de benzine à travers un tube chauffé au rouge. Il se produit surtout la modification para et une petite quantité de méta [Schultz, Deutsch. chem. Gesellsch , 1873, p. 415].
Dans l’action de la potasse sur le phénol, il se produit aussi une petite Quantité de paradi-
Slbenzine [Iiarth et Schreuer, Dcutscli. chem. sch., 1878, p. 1332].
La paradiphénylbenzine cristallise en lames aplaties, groupées en faisceaux. Elle est insoluble dans l’eau et l’alcool, peu soluble dans l’alcool bouillant et dans l’éther, soluble dans le sulfure de carbone, la ligroïne et la benzine. Elle fond à 205° et se sublime vers 400°. Elle ne se combine pas avec l’acide picrique.
L’acide nitrique fumant la transforme en trinitrodiphénylbenzine C18 II" (AzO*)8, qui cristallise dans l’acide acétique en longues aiguilles blanches fusibles à 190°.
En solution acétique, l’acide nitrique donne de la dinitrodiphénylbenzine, G18 II1* (AzO5)2, en aiguilles jaunes fusibles à 264°, peu solubles dans l’acide acétique [Schmidt et Schultz, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 1755].
L’acide chromique cristallisé transforme la diphénylbenzine en solution acétique, en acide diphénylcarbonique C6U5-C6I1*-C0: H,
Une oxydalion plus avancée convertit celui-ci en acide téréphtalique [Schultz, lue. cif.l.
La métadiphénylbenzine, encore peu étudiée, donne, par l’acide chromique, de l’acide benzoïque et un acide métadiphénylcarbonique fusible à 160° [Schmidt, et Schultz, loc. cit.]. AI. Hanriot.
D1P1IENYLCABBINOL [Syn. de Bemhydrol], Suppl., p. 208.
DIPHENYLCAIIBONIQUE (ACIDE), C1SH,#02 = C6tl5-C6U*-C01H
S Schultz, Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, p. 415; lull. Soc. chim., t. XX, p. 295]. — Cet acide, isomère de l’acide phénylbenzoïque décrit par Fittig et Ostermeyer (t. II, p. 795), se produit par l’action de l’acide chromique sur la diphénylbenzine dissoute dans l’acide acétique. Il cristallise en aiguilles groupées en faisceaux, fusibles à 216-217°, peu solubles dans l’eau, solubles dans l’alcool et dans l’éther.
Les sels sont peu solubles dans l’eau; celui d’ammonium cristallise en lamelles. Chauffé avec de la chaux, cet acide se dédouble en diphényle et acide carbonique. Suroxydé par l’acide chromique, il donne de l’acide téréphtalique.
DIPHÉNYLDICARBONIQCES (ACIDES). — Parmi les nombreux acides théoriquement possibles, on a préparé l’acide diphénique [C6 H*-C02H|2)]s
(voyez t. II, p. 794 et Suppl.), l’acide isodiphénique l voyez Suppl., Fluoranthène) et l’acide diphénylparadicarbonique [C8 il* - C Os Hit)]*. DIPHENYLDUïHYLÉTHYLENE,
— La dichloraldôhyde réagit sur l’éthylbenzine en présence d'acide sulfurique en donnant le diphényldiéthyléthylène en lamelles nacrées incolores, peu solubles dans l’éther et le sulfure de carbone, solubles dans l’alcool bouillant. Il fond à 134° et bout sans décomposition. L’acide nitrique le transforme en acide téréphtalique [llepp, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 1414].
DIPHÉNYLDIMÉmYLÉTHANE. — 654 — DIPHÉNYLE
diphényldi.métiiyliÎtuane,
— Le diphényldiméthyléthane, isomère avec le dibenzyléthane (voir ce mot, Suppl., p. 639), a été obtenu par l’action du sodium sur le phénylchloréthyle. 11 cristallise dans l’éther en aiguilles incolores, fusibles à 124° et sublimables [lingler et Bethge, Deulsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 1125].
DIPHÉNYL-DIPHKXYL-ACÉTONE. — Voyez Diphényi.-diphényl-méthaiye.
DIPUENYL DIPHÊNYL-JIÉTHANE,
C28 11-0 = CH8(G6Ht-Cr,H8)>
SVeiler, Deutsch. chem. Gesellsch , 187 4, p. 1181;
ull. Soc. chim., t. XXIII, p. 360]. — On dissout 15 gr. de diphényle G12 H10 dans 250 gr. d’acide acétique cristallisable, on ajoute 5 gr. de méthylal et une petite quantité d’un mélange à volumes égaux d’acide acétique et d’acide sulfurique. Après vingt-quatre heures, on ajoute par petites portions, dans l’espace d’un jour, un mélange de 100 gr. d’acide acétique et de 100 gr. d’acide sulfurique, on abandonne de nouveau pendant douze heures, puis on ajoute encore 200 gr. d’acide sulfurique. Alors on précipite par l’eau et on distille. L’hydrocarbure, qui passe vers 300", est purifié par cristallisation dans la benzine.
Il est en cristaux incolores, fusibles à 162°, très peu solubles dans l’alcool, un peu plus soluble dans l’acide acétique, soluble dans la benzine, le chloroforme et l’acétone. L’acide sulfurique fumant le dissout en le colorant en bleu violet.
Par oxydation, il donne la diphényl-diphénylacétone C25H'8 0 = CO(CHI*-C«H5)2, fusible a 226°, fournissant, par hydrogénation, un alcool secondaire en belles aiguilles blanches, fusibles à 151°. E. Grimaux.
DIPHGNYLE, C12 H10 = C6 H5 - C° H5. — Voyez t. Il, p. 883.
Modes de formation. — On grand nombre de réactions donnent naissance au diphényle : l°Les unes, qui ne sont que des modifications du procédé de Berthelot, consistent à faire passer la benzine, mélangée de chlorures d’étain, d’antimoine, etc., dans un tube chauffé au rcuge (Aronheim, W. Smith). La benzine donnant aussi du diphényle sans la présencede chlorures et les auteurs n’indiquant pas le rendement, le concours de ces chlorures ne parait pas indispensable.
Schultz décrit le mode de préparation suivant : On fait tomber directement la benzine dans un tube de fer chauffé au rouge en réglant le courant à 3 gouttes par seconde; le diphényle se dépose dans un récipient suivi d’un réfrigérant où se condense la benzine non attaquée. Le rendement est de 50 a 60 % [Schultz, Deutsch. chem. Gesellsch-, 1876, p. 547J.
2° Un mélange de chlorure d’arsenic et de benzine maintenu à l’ébullition donne du diphényle (Lacoste et Michaelis).
3° Le potassium réagit sur la benzine au contact de l’air en fournissant du diphényle [Abeljanz, Deutsch. chem. Gesellsch.. 1872. p. 1027].
4“ Il se forme par la décomposition du toluène au rouge [Lorenz, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 1096J.
5° Par la distillation du mercure-diphényle [Dreher et Otto, Deutsch. chem. Gesellsch., 1869, p. 545J.
6“ Par l’action du potassium sur le phénol (Christomanos).
7" Par l’électrolyse du phénol, lorsque le pôle négatif est formé par une lame de zinc [Christomanos, Deutsch. chem. Gesellsch., 1876, p. 831.
8“ La poudre de zinc réagit sur les diphéuols a et p en donnant du diphényle (p. 651) [Barth et
Schreder, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 1334].
9° Le diphényle prend naissance par l’action du soufre sur le benzoate de baryum [Radziszewski et Sokolowski, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 144].
10“ Par l’action de la chaux sodée sur le dipliénate de calcium [AnschQtz et Schultz, Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 313],
11° La chaux sodée réagit au rouge sur la phénanthrène-quinone en donnant du diphényle. Si la chaux sodée ne renferme pas d’eau, il ne s’en forme pas [Graebe, Deutsch chem. Gesellsch., 1873, p. 64; — Anschtitz et Schultz, ibid., 1876, p. 1400J.
12° Enfin on a signalé la présence du diphényle dans les goudrons de houille [Buchner, Deulsch. chem. Gesellsch., 1875, p. 22].
En solution acélo-sulfurique, le méthylal agit énergiquement sur le diphényle et donne un carbure d’hydrogène que Weiler a décrit sous le nom de diphényldiphénylméthane (voyez ce mot, plus haut).
dérivés chlorés. — Le diphényle résiste à l’action du chlore. Ce corps réagit au contraire sur lui en présence du chlorure antimonique. On obtient ainsi :
Vorlhochlorodiphênyle, C6 H8 - C6 H* Cl, en doubles pyramides clinorhoinhiques, fusibles à 34" et bouillant a 267°. Il reste facilement en surfusion. Il est très soluble dans la benzine et le pétrole. La potasse en dissolution dans l’alcool amylique ne l’attaque pas à l’ébullition.
L’acide sulfurique fumant le dissout en donnant des dérivés mono- et di>u!foniques.
L’acide chromique le transforme en acide chlorobenzoîque fusible à 136°.
Le parachloi odiphény le, fusible à 75°, 5, bout à 282°. Il cristallise dans le pétrole en tables rhombiques. Il est identique avec le composé qui se produit par l’action de P Cl5 sur l’oxydiphényle (Schultz). L’acide chromique le transforme en acide parachlorobenzoique [Kramers, Ann. Chem. Pharm., t. CLXXXIX, p. 142].
Le métachlorodipliényle prend naissance par l’action au rouge du phénate de potassium sur le métachlorobenzoate de potassium (Pfankuch).
Le paradichlorodiplienyle prend naissance en même temps que les deux premiers dérivés chlorés. Il fond à 148° et bout à 315° (Kramers).
dérivés bromés. — Le brome réagit sur une solution de diphényle dans le sulfure de carbone en donnant un dérivé monobromé fusible à 89° et bouillant à 310°. Les oxydants le convertissent en acide parabromobenzoique [Schultz, Deutsch. chem. Gesellsch-, 1872, p. 682].
dérivés nitrés. — Orthonitrodiphényle. — On dissout 15 p. de diphényle dans 60 p. d’acide acétique cristallisable et l’on ajoute à la solution, maintenue à 66", 48 p. d’acide nitrique fumant et 48 p. d’acide acétique à la même température. Il se dépose du paranitrodiphényle, tandis que le composé ortho reste en solution.
Il se dépose de sa solution alcoolique en belles tables incolores, fusibles à 37°.
Paranitrodiphényle. — Il se produit dans la préparation précédente et paraît se former seul lorsque l’on fait réagir l’acide nitrique fumant sur le diphényle. Il se forme également en décomposant par l’alcool le dérivé diazolque de l’amidodinitrodiphényle. Il est insoluble dans l’eau, peu solubledans l’alcool froid, soluble dans l’alcool bouillant, l’éther et le chloroforme, d’où il se dépose en aiguilles fusibles a 113°, bouillant à 140°.
Par l’oxydation, il donne de l’acide paranitrobenzoïque [Schultz, Deulsch. chem . Gesellsch., 1874, p. 52; — Osten, ibid., 1874, p. 1701.
Le dinitrodiphényle, fusible il 213" (Fittig), 233° (Schultz), est le diparadinitrodiphényle
DIPHÉNYLE. — 655 — DIPHÉNYLE.
puisqu’il donne par réduction de la benzidine. V L’isodinitrodiphényle, fusible à 93° (Fittig), 97° (Schultz), et qui, par réduction, donne de la diphényline, est le paranitroorthonitrodiphényle
C«H‘-AzO!l2)
111 C6HS- AzOs(4)
On sait en effet (voyez Di "HÉnylinf, p. 6561 qu’un des groupes AzO* est dans la position para, et on peut l’obtenir en traitant l’orthonitrodiphényle fusible n 37° par l'aride nitrique fumant [Schultz et Strasser, Deutsch. chem. Gesellsch., 1881. p. 012].
Le parabromonitrodiphrnyle s’obtient par l’action de l’acide nitrique fumant sur le dibroraodiphényle. Il est insoluble dans l’eau, très peu soluble dans l’alcool bouillant. Le toluène l’abandonne par refroidissement en aiguilles incolores, fusibles à 173°, distillant à 300°. L’acide chromique le transforme en acide parabromobenzolque.
Il se forme en même temps un isomère du dlphényle parabromonitré, fusible a 05°.
Dérivés azoÏQües. — Lorsque l’on fait bouillir quelque temps le paramoaonitrodipbênyle avec la potasse alcoolique, le tout se prend en une masse cristalline rouge qui , lavée à l’alcool, abandonne, par cristallisation dans l’acide acétique, Vazoxydipliényle, en houppes biillantes, fondant à 205°. Ce corps a pour formule
Cs4H,3AzsO = O
x Az-C6H4-C6H8 ^ Àz-C6H4-CeII8
[Zimmermann, Deutsch. chem. Gesellsch., 1880, p. 1961].
Le paradinitrazoxydiphényle,
C*4H1#Az4 O* =0 Az-C6ll4-C6H4.AzO*
"" Az-C6H4-C6H4. AzO*
s’obtient en ajoutant de l’amalgame de sodium à 5 0/oà du paradinitrodiphényle en suspension dans de l’alcool absolu. Il se précipite une poudre rouge que l’on fait cristalliser dans l’aniline. Il est fusible à 255°. Chauffé plus haut, il se charbon ne en dégageant des vapeurs jaunes. L’acide sulfurique le dissout avec une coloration rouge. Le suifhydrate d’ammonium le transforme en benzidine.
L'isodinitrodiphényle, traité de même, donne une poudre jaune insoluble dans l’alcool, soluble la benzine et le chloroforme, fusible à 187°, dans et qui parait être Visodinitrazodiphényle
Az-C6H4- C6H4-AzO*
Az - C6 II4 - C6 II4 - Az O*
[Wald, Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 137] . L’hydrazodiphényle,
UAz-C8 H4-CBH8 hÀz-C6H4-C8H8
s’obtient quand on fait réagir à 100° le sulfhydrate d’ammonium sur l’azoxydiphényle. Il est en cristaux brillants, fusibles à 247°, insolubles dans l’eau, difficilement solubles dans l’alcool et l’acide acétique, plus solubles dans l’éther.
L’acide chlorhydrique à 280° le transforme en diphénylbenzidine
C6H8- CCIP- Az U*
C8H5-C61I3. Azü»
L’ azodiphényle,
Az-C6II4-C6 U»
Az-C«H4-C6H»,
s’obtient par l’action de l’amalgame de sodium sur le raononitrodiphényle ou par l’action du chlorure ferrique sur l’hydrazodiphényle. Il se présente sous forme de feuillets orangés inso-
lubles dans l’eau, l’alcool et l’acide acétique, très solubles dans l’éther. Il fond à 149-150“ [Zimmermann, loc. rit.].
DÉRIVÉS AMIDÉS. — ParAMIDODIPIIÉNYLE,
C*II>< Az = C6H8-C«II4-AzH*.
— Ce corps se produitlorsque l’on réduitle paranitrodiphényle fusible à 37° par l’étain et l’acide acétique. Si l’on avait employé l’étain et l’acide chlorhydrique, on obtient une base chlorée, Yamidochlorodiphényle , C 1 2 1 1 8 C ! AzII* -|- I120, déjà volatile à 100°, cristallisant dans l’alcool et dans l'éther, fusible à 48°.
Ses sels, très solubles dans l’eau, cristallisent facilement [Luddens, Deutsch. chem. Gesellsch 1875, p. 870].
Le paramidodiphényle est identique avec la xénylamine que llofmann a retirée des queues d’aniline \Compl. rend., t. LV, p. 901]. Il cristallise en lamelles incolores et brillantes, fusibles à 49-50°, pou solubles dans l’eau froide, solubles dans l’alcool et l’eau bouillante.
Le chlorhydrate, C1* H11 Az. II Cl, est en lamelles incolores, solubles dans l’eau. L’azotate, en feuillets nacrés, assez solubles dans l’eau froide. L’oxalate, en longues aiguilles blanches, solubles dans l’eau et l’alcool.
Chlnroplatinate, (C<* H11 Az H Cl)* Pt Cl4 + H* O. — Lamelles jaunes, brillantes, solubles dans l’alcool bouillant, peu solubles dans l’alcool froid.
L’éther formique réagit à 100° sur l’amidodiphényle en donnant le formylamidodiphényle C6 H8-Ce H4-Azü-CI10, fusibles à 172° (Zimmermann).
A cétam idodiphényle, C6 II5 - C6 H4 - Az II - C* H3 O.
— On l’obtient par l’ébullition prolongée de l’amidodiphényle avec l’acide acétique. Il est en longues aiguilles incolores et brillantes, fusibles à 167°, solubles dans l’alcool froid [Osten, Deutsch. chem. Gesellsch., 1871, p. 170J.
Bensamidodiphênyle. — Avec le chlorure debenzoyle, la base donne un dérivé benzoïque fusible à 226°, peu soluble dans l’alcool et l’acide acétique.
Traité par l’acide nitrique, le benzamidodiphényle donne un dérivé mononitré,
ClsIl3(AzO!) AzII, C1 II8 O,
en belles aiguilles jaunes, fusibles à 142-143°, très peu solubles dans l’alcool, et un dérivé dinitré, C12II7(Az0*)*Azll,C7Hî,0, en aiguilles jaunes, fusibles à 200°.
La réduction du dérivé mononitré par l’étain et l’acide acétique fournit le composé
Cishs^A^*1 ^C-C«H8
en lamelles minces, groupées concentriquement, fusibles à 197-198° [Luddens, loc. cil.].
Di-diphénylsulfocarbamide,
C S (Az H . C6 H4 - C6 H3)*.
— On obtient ce corps en chauffant, au réfrigérant ascendant, une solution alcoolique d’amidodiphényle avec du sulfure de carbone et de la soude. On le purifie par cristallisation dans l’alcool. Ce sont de petites lamelles incolores, fusibles à 228°.
La sullocarbimide dipliénylique,
S = C = Az-CBH4.C6H*,
s’obtient en distillant le corps précédent avec de l’anhydride phosphorique. Purifiée par cristallisation dans l’éther, elle fond à 58°.
L’éther chloroxycarbonique se combine avec l’amidodiphônyle en solution éthérée et fournit la diphénylurethane
rr.^AzH-C8H4-C'H8
en petites aiguilles fusibles à 110°.
DIPIIÉNYLE. — 656 — DIPHÉNYLE.
Distillée sur de la chaux vive, celle-ci fournit le cyanate de diphényle. Chauffé au bain-marie avec de l’amidodiphényle, l’acide monochloracétique s’y combine en donnant le diphcnylgly cocolle C02II-CH2AzII-C®H4-C®H5, en lamelles incolores, très solubles dans l’alcool et dans l’éther.
L’éther éthylique de ce dernier,
C02C2I18-C II2 Az II - C® H4 - C® H8,
se forme par l’action de l’éther monochloracétique sur l’amidodiphényle. Il fond à 95° [Zimmermann, Deutsch. chem. Gesellsch., 1880, p. 19631.
diamidodiphényles. — La théorie en fait prévoir douze isomériques. Sur ces douze, deux seulement sont connus : la bensidine (t. H, p. 885) et la diphényline.
Benzidine. — Dans ce corps, les deux groupes AzH2 occupent la position para, par rapport à la , soudure des deux groupes C6 H4 ; en effet, la ben- | zidine prend naissance par l’action du sodium sur la parabromaniline [Glaéer, Anchiitz et Schultz, | Deutsch. chem. Gesellsch., 1876, p. 1398],
La benzidine, traitée en solution acide par l’eau de chlore, donne une coloration bleue qui passe au vert et qui, sous l’influence d’un excès de chlore, fournit un précipité rouge correspondant à la formule C12H7 Cl3 Az20, probablement :
C® H2 Cl2 AzH2
9 ^ c® h* ci
H Az ^
Le brome donne de même un précipité rouge, qui, purifié par sublimation, fournit des aiguilles brillantes, incolores, fusibles à 28 1°, de tétrabromobenzidine, C12 H4 Br4 (AzH2)2, très solubles dans l’alcool, l’éther et la benzine [Claus et Risler, Deutsch. chem. Gesellsch., 1881, p. 83].
Bensidine dichlorée. — Le dichlorohydrazobenzol fusible à 9 1” se transforme facilement par l’acide chlorhydrique en dichlorobenzidine, C12 H 10 Cl2Az2, cristallisant en petits prismes aplatis, fusibles à 166°, 8, assez solubles dans l’aleool, très solubles dans
Le chlorhydrate, C12 H»0Cl2Az2, 2 H Cl, est en petites lamelles incolores, assez solubles dans l’eau, à peine solubles dans l’acide chlorhydrique concentré. Le chloroplalinate constitue un précipité jaune, l’azotate des lamelles, et le sulfate de très petites aiguilles blanches [A. Laubenheimer, Deutsch. chem. Gesellsch-, 1875, p. 1625].
Bensidine dibromée. — On obtient le chlorhydrate de cette base, C12H10Br2Az2. 2 HCl, en dissolvant le dibromohydrazobenzol, fusible à 109° dans l’acide chlorhydrique concentré. La base libre est en petits cristaux incolores, fusibles à 152°, très solubles dans l’alcool bouillant et dans l’éther [S. Gabriel, Deutsch. chem. Gesellsch., 1876, p. 1407],
Traitée à 170° par l’acide sulfurique fumant, la benzidine donne de l’acide benzidine-disulfonique, C1'2 H®(AzIl2)2(S O3 H)2, qui cristallise en petites lamelles insolubles dans l’eau bouillante, l’alcool et l’éther, se décomposant avec dégagement d’acide sulfureux avant de fondre.
Le sel d’argent s’obtient sous lorme de précipité cristallin.
Le sel de baryum,
C'2 II® (Az H2)2 tS O3)2 Ba f 5 H2 O,
en lamelles blanches, s’obtient par une cristallisation lente. Par cristallisation rapide, on obtient des aiguilles ne renfermant que 2 H2 O.
L’acide nitreux transforme l’acide benzidinedisulfoniqueen solution aqueuse, en acide tétrasodipliénylsulfonique, C12II4 Az4 (SO3 11)2, en petits prismes insolubles dans l’eau [Peter Griess,
La benzidine est attaquée à froid par la dini- '
trochlorobenzine-a en présence de l’alcool. On obtient des aiguilles à reflets bleus de dinitrophénylbenzidinc
C®H4-AzII2
C® H4 - Az II - C® H3 (AzO2)2
Ce composé, fusible à 245°, est très soluble dans l’acide acétique et dans l’acide sulfurique, qui l’abandonnent par addition d’eau.
En employant un excès de dinitrochlorobenzine, on obtient la di-a.-dinitrophénylbenzidine ,
C®U4-AzU- C6H3. AzO2 £«1I4-Azll-C«H3. AzO2
j fusible au delà de 330°. L’acide sulfurique concentré le dissout avec une couleur violette [Willgerod, Deutsch. chem. Gesellsch., 1876, p. 980].
Lorsque l’on maintient à 180-210° un mélange de diméthylaniline et d’acide sulfurique concentré, on obtient de la télraméthylbenzidine, que l’on purifie en la précipitant par la soude et la faisant recristalliser dans l’alcool.
Elle est en cristaux incolores, fusibles à 195°, bouillant au-dessus de 360°. Les oxydants lui donnent une coloration verte. Elle a pour formule (C H3)2 Az - C® H4-C® H4- Az (C H8)2.
On obtient la même base par l’action du peroxyde de plomb sur la diméthylaniline.
Lorsqu’on traite la benzidine en solution dans l’alcool méthylique par l’iodure de méthyle à 120°, on obtient l’iodure d’un ammonium,
C6H4-Az(C H3)2 C®II4- Az(CH3)3I,]
en cristaux blancs, fusibles à 223°, peu solubles. La distillation avec la chaux sodée le dédouble en iodure de méthyle et tétraméthyl-benzidine.
La tétraméthylbenzidine se dissout dans l’acide nitrique en donnant la dinitrotétraméthylbenzidine en aiguilles rouges, fusibles à 188°.
L’étain et l’acide chlorhydrique la transforment en diamidolêlraméthylbenzidine, base diacide dont les sels cristallisent facilement.
La tétraéthylbenzidine peut se préparer, de même, par l’action de l’acide sulfurique sur la diéthylauiline; elle fond à 88° [Michler et Pattinson, Deutsch. chem. Gesellsch., 1881, p. 21611.
Isoamidonitrodiphényle. — L’isodinitrodiphenyle, réduit par l’hydrogène sulfuré, donne l’isoamidonitrodiphény le,
G® H4 -AzH2 C®H4-Az02,
qui, à son tour, réduit par l’étain et l’acide chlorhydrique, donne la diphényline [Schultz, Deutsch. chem. Gesellsch., 1876, p. 547].
Diphényline. — Cet isomère de la benzidine peut pareillement prendre naissance par l’action des acides sur l’hydrazobenzol. Il se forme dans cette réaction, indépendamment de la benzidine, qui est le produit principal, une base qui a été décrite d’abord sous le nom de 6-diamidodiphény le, mais qui, d'après des recherches récentes, est identique avec la diphényline [Schmidt et Schultz, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 1754; 1879, p. 486; p. 1881, p. 612]. Elle répond à la formule
C®H4-AzH2|n 111 C®H*-Az H2|4].
Elle est peu soluble dans l’eau froide, très soluble dans l’eau chaude, l’alcool et l’éther. Elle cristallise en grands feuillets brillants, fusibles à 53°. Les agents oxydants la transforment en produits bruns. Avec l’acide azoteux, on obtient le 8-diphénol.
DÉRIVÉS BENZOYLÉS DU DIPHÉNYLE. — Le
DIPHÉNYLÈNE. - 657 - DIPHÉNYL-ÉTHYLÈNE.
chlorure de benzoylc réagit sur le diphényle en présence de chlorure d’aluminium. On obtient un et peut-être deux monobensoyldiphényles et un dibensoyldiphényle.
Le monobenzoyldiphényle, C12II9-CO-C6II5, fond à 106°; il est très soluble dans l’alcool chaud, l’éther et la benzine.
Le dibensoyldiphényle, Cl2H8(CO-C6H8)2, peu soluble dans l’alcool froid et la benzine, soluble dans l’éther, se dépose en cristaux incolores, fusibles à 218°, se dissolvant dans l’acide sulfurique avec une coloration rouge.
L’acide iodhydrique et le phosphore rouge le transforment à 160-180’ en dibcnzyldiphényle, C1* H8 (G H* - G®H5)*, cristallisant en feuillets brillants, fusibles à 113°, solubles dans l’alcool [N. Wolf, Deutsch. chem. Gesellsch., 1881, p. 2031].
M. Hanriot.
DIPHÉNYLÈNE. — On a donné ce nom au groupement d’atomes C6H4-C6I14, dont l’oxyde a été décrit t. II, p. 894, et dont l’imide est le carbazol. On connaît aussi l’acétone correspondante (t. II, p. 795 et ci;dessous). ,
DIPHÉNYLÈNE- ACETIQUE et DIPHENY- LENE-I1 LYCOLIQUE (ACIDE). — Voyez PuÉ- NANTHRÈXE, Suppl.
DIPHÉNYLEXE-ACÉTONE,
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— Ce composé, décrit t. II, p. 795, prend naissance. en même temps que du diphényle, dcl’anthraccne et du fluorène, quand on distille l’anthraquinone avec 20 fois son poids de chaux vive [Anschütz, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 1213, Ihill. Soc. chim,, t. XXXI, p. 555]. Barbier l’a obtenue en oxydant le fluorène à l’aide du mélange chromique.
Suivant Schmitz, la diphénylène-acétone cristallise en longues aiguilles d’un jaune clair. La forme est celle d’un prisme orthorhombique de 119“ 48', tronqué sur les arêtes aiguës par de larges faces p1 et les autres par des facettes h 1 ; le prisme est terminé par les faces de l’octaèdre, faisant entre elles des angles de 56 et de 66“. Le rapport des axes est 1 : 1,7251 : 1,3496. Cette acétone oxydée par l’acide chromique fournit surtout de l’eau et de l’acide carbonique, avec un peu d’acide benzoïque ; la potasse en fusion la transforme, comme l’ont indiqué Fittig et Ostermayer, en acide phénylbenzoïque