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C13 I I*» O = C (C3 H7)*(C3 H®). O II

— On le prépare avec la dipropylacétone (butyronc), l’iodure d’allyle et le zinc. Liquide incolore bouillant à 192°, insoluble dans l’eau. DeD-

DIPROPYLBENZINE. — 660 - DISSOCIATION.

eité à 0° = U, 8002 et à 24°=0,8427 (unité : l’eau à 0°). Il fixe directement Br2 et donne avec le mélange chromique de la butyrone, les acides propionique et butyrique, et des acides fixes.

L’ éther acétique, C10 II19 O. C2 H3 O, est un liquide d’odeur agréaule, bouillant à 210°; densité à 0’ =0,8903 et à21" =0,8733 [P. et A. Saytzefï, Bull. Soc. chim., t. XXX, p. 537J.

DIPROPYLBENZINE, C12II18 = CeII4(C3II7)*.

On ne connaît que la modification para qui a été obtenue par Kôrner en faisant agir, à la température ordinaire, le sodium sur la paradibromobenzine et l’iodure de propyle normal ; on emploie ces corps dans les proportions moléculaires de 0:1:3 et l’on ajoute en outre 10 gr. de benzine pure par 25 gr. de dibromobenzine. Au bout de vingt-quatre heures, on achève la réaction à l’aide de la chaleur et l’on rectifie le produit sur du sodium.

La dipropylbenzine est un liquide bouillant de 220 à 222°, d’une odeur aromatique, qui ne se solidifie pas dans un mélange réfrigérant. Oxydée par l’acide nitrique étendu de G vol. d’eau, elle fournit, par une ébullition prolongée, l’acide parapropylbenzoïque, C6 H4 (L3 H7) - CO2 II, cristallisant en prismes clinorhombiques à 6 pans, et fusible à 140°. Le sel de baryum de cet acide est en tables soyeuses de la formule

(C10H11O2)sBa + 2 H2 O;

celui de calcium forme des aiguilles soyeuses, contenant 3 H2 O.

Dérivé dinitré, C«H2(Az02)*(C3II7)2. - On fait tomber goutte à goutte l’hydrocarbure dans de l’acide nitrique fumant et refroidi ; on précipite par l’eau, et l’on fait cristalliser le produit dans l’alcool. Le dérivé dinitré est en tables rectangulaires, à sommets tronqués, incolores, fusibles à 65".

Acide sulfonique. — Aiguilles nacrées, hygroscopiques, fusibles à 62°. Le sel de baryum, [C6 H3 (C3 H7)2 S O3]2 Ba + 1/2 H2 O, est en aiguilles réunies en boules ; le sel de calcium cristallise en prismes orthorhombiques incolores, et renferme 9H20; le sel de plomb, enfin, se dépose en aiguilles soyeuses, réunies en faisceaux, contenant H2 O [W. Korner, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 1863]. A. Henninger.

DIPROPYLCARBINOL. — C’est un alcool heptylique secondaire.

DIPROPYLCAKBOBENZONIQUE (ACIDE).

Voyez DIÉTHYLCARIÏOBENZONIQUE (ACIDE), p. 645.

DIPROPYLE (Syn. : Hexane normal ]. — Voyez t. Il, p. 1204. ,

DIPYUOTARTRIQUE (ACETO.VE), C8IIl20*.

— Cette acétone, découverte par Bourgoin, se forme en très petite quantité dans la distillation de l’acide tartrique et, mélangée à d’autres produits empyreumatiques , surnage l’acide pyruvique brut. Elle forme un liquide a peine soluble dans l’eau, miscible aux autres dissolvants, bouillant vers 2 10°, d’une forte odeur aromatique. Densité voisine de celle de l’eau. Densité de vapeur déterminée à 279° = 5,18 (calcul 4,84); ce chiffre doit être trop fort, l’acétone dipyrotartrique s’altérant notablement à cette haute température.

Cette acétone ne s’unit pas aux bisulfites; la potasse aqueuse ne l’altère pas. Elle se formerait aux dépens de l’acide pyrotartrique, d’après l’équation suivante :

2 C5I1804 = C8H1202 + 2 CO2 + 2 HsO

[E. Bourgoin, Bull. Soc. chim., t. XXIX, p. 309].

DISSOCIATION. — On a exposé, dans le t. I, p. 1172, de ce Dictionnaire, les faits et les principes relatifs à la notion importante de la dissociation, que IL Sainte-Claire Deville a introduite dans la science. L’auteur de l’article cité,

M. II. Debray, a beaucoup contribué, pour sa part, à préciser cette notion. Il paraît donc inutile d’ajouter de nouveaux développements sur ce sujet. Nous devons mentionner toutefois, d’une manière spéciale, divers travaux de M. G. Lemoine, et en particulier les vues qu’il a émises sur la théorie de la dissociation, et qui ont été exposées par M. Salet a la page 620 du Supplément. Le résultat le plus important de ce travail est que la raréfaction d’une vapeur contribue à sa dissociation. La diminution de la pression agit donc d’une façon analogue à l’augmentation de la température, résultat naturel et presque prévu, mais qu’il fallait démontrer.

Les expériences do G. Lemoine sur la transformation du phosphore rouge en phosphore amorphe et sur la transformation inverse ont été mentionnées t. II, p. 955. Ces phénomènes suivent les lois de la dissociation.

On doit au même auteur des recherches étendues et intéressantes sur la dissociation de l’acide iodhydrique [Compt. rend., t. LXXX, p. 792, et Ann. Chim. Phys., (5), t. XII, p. 145]. Il s’agit là d’un composé simple qui peut prendre naissance par l’union directe des éléments et se résoudre, par une réaction inverse, en ses composants, ces phénomènes donnant lieu à des effets thermiques peu marqués. Le cas est donc bien choisi. La méthode employée consistait à chauffer pendant un mois, d’une part, l’acide iodhydrique, et de l’autre un mélange d’hydrogène et d’iode à des températures déterminées, dans des ballons scellés. L’expérience terminée, l’hydrogène libre était dosé par l’eudiomètre.

L’acide iodhydrique se décompose à la même température à laquelle l’hydrogène se combine avec l’iode gazeux, mais aucune de ses réactions n’est complète dans un espace limité, l’action directe étant balancée, en quelque sorte, par l’action inverse. Il s’établit donc entre les éléments et l’acide iodhydrique un état d’équilibre auquel le système arrive d’autant plus rapidement que la température est plus élevée. A 440° (soufre bouillant), l’équilibre est presque établi au bout d’une heure; à 350° (mercure bouillant), au bout de quelques jours; à 265° (bain d’huile), au bout de quelques mois.

La vitesse de la réaction s'accroît, en conséquence, avec la température ; la pression la fait varier de même. On arrive plus vite à l’équilibre lorsque le système gazeux est soumis à une forte pression, c’est-à-dire lorsque les molécules sont très rapprochées les unes des autres; au contraire, dans des gaz raréfiés, l’équiiibre est plus lent à s’établir.

La limite à laquelle s’arrête la décomposition (ou réciproquement la combinaison) est pareillement sous la dépendance de la température. Plus la température est élevée, plus la décomposition de l’acide iodhydrique est complète; il en est de même pour d’autres cas de dissociation, par exemple, pour le bromhydrate d’amylène étudié par M. Wurtz, et pour le chlorhydrate d’oxyde môthylique de M. Fricdel [Bull. Soc. chim., t. XXIV, p. 241].

L’augmentation de la pression relève, quoique dans une faible mesure, la limite de la combinaison ou abaisse celle de la décomposition. Ainsi, la limite de la décomposition étant de 23 % à 440° sous une pression de Oatm. 5, cette proportion s’est abaissée à 20 °/„ pour la même température et pour une pression dix fois plus forte.

M. G. Lemoine a étudié pareillement l’intlucnce de la masse dans la combinaison de l’iode et de l’hydrogène. Lorsque, au lieu de mélanger les deux éléments à équivalents égaux, on emploie un excès de l’un ou de l’autre, on constate que cet excè» donne de la stabilité à l’acide iodhydrique.

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