DÉRIVÉS SUBSTITUÉS DANS LE GROUPE ACÉ
tyle, — Dérivés chlorés. Monochloracétanilide, C6H8AzH.CO-CH2Cl.
— On prépare ce composé en mélangeant les solutions éthérées de deux molécules d’aniline et d’une molécule de chlorure d’acétyle chloré. On chasse l’éther par distillation et l’on purifie le résidu incolore par cristallisation dans l’eau chaude [P. -J. Meyer, Deutsch. client. Gesellsch., 1875, p. 1152; Bull, de la Soc. cliim., t. XXV, p. 311 ; — D. Tommasi, Bull, de la Soc. cliim., t. XIX, p. 400].
Ce même composé se forme lorsqu’on chauffe le monochloracétate d’aniline avec de l’anhydride phosphorique [C.-O. Cech, Deulscli. chem. Gesellsch., 1877, p. 1376 ; Bull, de la Soc. chim., t. XXIX, p. 517].
Pinner et Fuchs [Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 1058; Bull, de la Soc. chim., t. XXIX, p. 22 1] ont obtenu un corps fusible à 84°, en mélangeant les solutions alcooliques d’acétate d’aniline et de cyanure de chloracétyle : les auteurs envisagent ce corps comme étant de la monochloracétanilide.
La monochloracétanilide est en fines aiguilles, solubles dans l’eau chaude, l’alcool et l’éther, fusibles à 134°, 5 (Meyer) 97° (Tommasi) et qui peuvent être sublimées.
Lorsqu’on chauffe la monochloracétanilide avec de l’ammoniaque alcoolique à 100°, on la convertit en diglycolamidodiamlide
. CH2-CO.AzH.Cni5 AZH v C H2 - CO . Az H .C6 II5.
Ce corps cristallise en aiguilles fusibles à 140°, t». La soude le décompose en mettant de l’aniline en liberté. Son azotate est en aiguilles fusibles à 172° [P. -J. Meyer, loc. cit.].
La monochloracétanilide, chauffée avec un excès d’aniline jusqu’à dissolution , se transforme en pliénylghjcocolle-anilidc
. IIX CH2-CO.AzH.C«H3 Azlls C6 H5
fusible à 110-110° [P. -J. Meyer, loc. cit.].
Wischin et Wilm [Zeitscli. fur Chem., 1868, p. 74] ont obtenu ce même corps en chauffant le monochloracétate d’éthyle avec un excès d’aniline.
Diclilor acétanilide, C6H6.AzH.CO-CHCl2. — Elle se forme par l’action de l’aniline sur le cyanocyanatc de chloral JO. -O. Cech, Deutsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 337] . Elle résulte aussi de l’action de l’aniline sur le chloral, en présence de cyanure de potassium [Cech., loc. cil.]', Pinner et Fuchs (loc. cit.) ont préparé ce composé en chauffant l’acétate d’aniline avec le cyanure de chloracétyle. Il est probable que ces trois réactions engendrent une cliloralanilide ui, par transformation moléculaire, fournit la ichloracétanilide. En tout cas, les trois substances préparées de cette façon sont identiques avec la dichloracélanilide que Cech [ Deutsch . chem. Gesellsch., 1877, p. 1265] a obtenues par les méthodes suivantes:
1° En chauffant le dichloracétate d’aniline avec l’anhydride phosphorique;
2° En traitant la dichloracélamidc fondue par l’aniline.
ACÉTANILIDE.
La dichloracélanilide cristallise en prismes clinorhombiqucs, fusibles à 117°. Formes : m, c* ; angles des axes = 08° 12'; me' = 103° 20’; e'e' = 100°30'; clivage suivant m.
Elle est soluble dans l’alcool, l’éther, le sulfure de carbone et l’acide acétique glacial. Les acides minéraux et les alcalis la dissolvent et la décomposent, à chaud, en isocyanure de phényle.
Trichloracétanilide, C6 H5.AzII.CO-CCl3. — On la prépare en mélangeant les solutions éthérées d’aniline et d’acide trichloracétique [Judson, Deutsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 782; Bull, de la Soc. chim., t. XIV, p. 391]. Tommasi et Meldola [Bull, de la Soc. cliim., t. XXI, p. 398] l’ont obtenue en traitant l’aniline par le chlorure d’acétyle trichloré.
Elle cristallise en lamelles argentées, peu solubles dans l’eau chaude, fusibles à 82° (Judson), 94° (Tommasi et Meldola). L’acide sulfurique, l’éther, le chloroforme, le sulfure de carbone et la benzine la dissolvent. L’acide nitrique la convertit en trichloracétanilide dinitrée (voir plus loin).