ÉTAIN. — 089 — ÉTAIN
la cathédrale de Fribourg. Le métal, d’un gris de plomb, ne renfermait que des traces de fer et de soufre. Il était extrêmement friable et avait pour densité 5,8. Arrosé d’eau bouillante ou comprimé, ce métal devenait blanc, plus tenace et acquérait la densité de l’étain ordinaire, soit 7,8. Une température de 59° suffit pour amener cette transformation. La modification grise est électronégative à l’égard de l’étain ordinaire dans un milieu alcalin, électropositive dans un milieu acide [Journ. prakt. Chem. (2), t. XIX, p. 322].
D’après Hallock, qui a étudié l’action des solutions salines sur l’étain, ce métal n’est que faiblement attaqué par les solutions concentrées d’azotate d’ammonium, de chlorure de sodium et de chlorure de calcium; il l’est très peu par le bicarbonato de calcium et pas du tout, par le sel ammoniac [Amer. Chem., t. VI, p. 52].
Des recherches de A. Wagner sur le même sujet il résulte que l’eau distillée est sans action sur l’étain; les solutions étendues 0,5 à 1 °/0 des chlorures du sodium, de potassium, d’ammonium, l’attaquent très faiblement au contact de l’air, mais sans faire passer le métal en dissolution. Une solution d’azotate de potassium dissout des traces d’étain. L’eau de chaux n’en dissout pas [Dingl. polyt. Journ., t. CCXXI, p. 259],
Le sulfhydrate d’ammonium attaque l’étain, on le dissolvant sous forme de sulfostannate d’ammonium (Privotznik).
L’acide azotique étendu de son volume d’eau, mis en contact avec de petits fragments d’étain, en dissout de petites quantités à la température de 2°. La solution est limpide et jaune et donne à l'ébullition un précipité d’acide métastannique [G. Hay, Chem. News, t. XXII, p. 298].
Les compopés haloides de l’étain, volatilisés dans l’hydrogène, communiquent à la flamme de ce gaz une couleur bleue. Le noyau de cette flamme est composé de deux cylindres concentriques. Le cylindre intérieur, presque froid, est bleu dans le cas du chlorure, vert dans celui du bromure, jaune dans celui de l’iodure. La gaine extérieure est d’un rouge carmin et son spectre présente une bande étroite X = 0 1 0 et une bande difluse X = 618 [G. Salet, Bull. Soc. chim., t. XVI, p. 198].
Les raies les plus caractéristiques du chlorure d’étain en solution, par l’étincelle, possèdent les longueurs d’onde, 563,1 et 452,6 (Lecoq de Boisbaudran).
Chaleur de formation des composés de l'étain. — Voici quelques-uns des résultats auxquels sont arrives Thomsen [Journ. pralit. Chem. (2), t. XIV, p. 429] et Berthelot [Ann. Chim. Phys. (5), t. XV, p. 200] :
Sn + Cl2 = SnCl5 (anhyd. et crist.).
Sn 4- Cl* = Sn Cl1 (liqiiide)
Sn -j- Br2 = SnBr2 (cristallisé)
Sn -j- Br’ + SnBr' (cristallisé)
Sn -j- O = SnO (hydraté)
Sn 4- O2 = Sn O2 (hydraté)
Sn 4- l2 (gazeux) = Sn l2 (solide). .. . Sn + 1‘ (gazeux) = Sni‘ (solide)....
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