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de 127 à 128°, et sont isomorphes avec les bromoplatinates correspondants (Jœrgenscr).
C hloruslannate ammoniaco-sodique,
Sn Cl6 (Na°.13 Am°.87)s.
— Ce sel mixte se produit lorsqu'on ajoute du chlorure de sodium à une dissolution d’étain dans l’eau régale; l’ammoniaque qu’il renferme résulte de l’action de l'étain sur l’acide azotique [Topsoë, Wien. Akad. lier., t. LX1X).
Clilorostannate de sodium, SnCI(iNa8-j-61I90.
— On l’obtient par l’addition d’une quantité calculée de chlorure de sodium à une solution de chlorure stannique. Il cristallise mal et présente des faces striées et mates (Topsoe).
Chlorost annote de calcium, Sn CI6Ca -f- i H80.
— Grands rhomboèdres limpides, très déliquescents (Topsoe).
C hlorostannate de strontium, Sn Cl6 Sr-j- 8 H80.
— Aiguilles striées en prismes cannelés (Topsoë). Cliloroslannales des oxydes de la cénle. —
Ils sont, d’après Cleve, isomorphes avec les chloroplatinates correspondants (voir les métaux de la rérite).
Chloroplatinate stannique, SnPtCl8 -\- 12 H2 O.
— Petits cristaux quadratiques brillants, d’un jaune clair [Nilson, Bull. Soc. chm-, t. XXVII. p. 209J .
Oxychlorures d'étain. — L’oxychlorure d’étain se produit avec dégagement de chaleur par l’action soit du chlore sur l’oxyde stanneux, soit de l’oxygène sur le chlorure stanneux (Berthelot). Chlorhydrine stannique,
— J.-W. Mallet assigne cette formule à un produit gélatineux, transparent et jaunâtre, qui s’était formé à la surface d’une solution ancienne de chlorure stanneux. Ce composé, qui n’a pu être reproduit à volonté, se dédoublait par la chaleur, même dans le vide, en oxyde stannique et acide chlorhydrique; la soude agissait de môme. L’ammcniaque l’a converti en un sel de la composition SnO(OAzH4)Cl [Journ. chem. Su t. XXXV, p. 524].
Cui-OROBnoMtiRE stanmoue. — Le brome se combine au chlorure stanneux anhydre, maintenu froid, en donnant un produit liquide. Celui-ci commence à bouillir à 13(1°; la distillation est achevée à 190°. Les produits, passant aux points extrêmes, renferment : le premier, SnCI3Br; le dernier, SnCI Br3; ils résultent évidemment d’un dédoublement, sous l’influence de l’ébullition, du chlorobromure d’addition SnCI8 Br2 (Ladenburg, Ann. Chem, Pliarm., Supplementb. V 1 1 J , p. COJ.
Bromure stanneux. — Il distille à 617-034“ (Carnelly et C. Williams).
Bromure stannique, Sn Br4. — Il fond, d’après Carnelly et T. O’Shea, à 30° et distille à 201°. Il ne fume pas à l’air, mais s’y altère peu à peu. La densité de vapeur a confirmé la formule SnBr* [Journ. chem. Suc., t. XXXIII, p. 55J.
Oxyde stanneux. — Lorsqu’on ajoute du cyanure de potassium à une solution de chlorure stanneux, il se forme un précipité qui, d'abord amorphe, devient cristallin après quelques jours. C’est alors une poudre cristalline d’un noir bleuâtre, composée de cubes ou d’octaèdres microscopiques, et tachant le papier à la manière de la plombagine. Cette poudre est de l’oxyde stanneux anhydre [L. Varenne, Compt. rend., t. LXXX1X, p. 361].
Oxyde stannique. — L’oxyde stannique s’obtient sous la forme de la cassitérite ou du rutile par cristallisation dans le borax en excès; sous la forme de l’anatase dans le sel de phosphore, en présence d’un peu de borax. Daubrée avait
déjà montré que cet oxyde affecte la forme de la brookite lorsqu’il est produit par l’action de l’eau sur le chlorure stannique au rouge. L’oxyde stannique est donc isotrimorphe avec l’oxyde titanique [G. Wunder, J ourn. pralct Chem. (2), t. II,
j D’après Knop, la fusion de l’oxyde d’étain avec J le sel de phosphore, dans le four Perrot, j produit un mélange de cristaux pyramidés et de | cristaux cubiques; les premiers constituent le phosphate distannique2 Sn O2 . P8 O3; les seconds, le phosphate stannique Sn O8. P2 O5. Fondus avec du borax, ces cristaux sont convertis en oxyde stannique |Ann. Chem. Pharm , t. CLVII, p. 363]. Wunder, qui a répété les expériences de Knop dans le but de contrôler ses propres indications, a reconnu qu’il se forme en effet deux espèces de cristaux lorsqu’on fond l’oxyde d’étain avec un mélange de sel de phosphore et de borax : les uns sont des pyramides tétragonales, les autres des rhomboèdres se rapprochant du cube. Les premiers se produisent surtout lorsqu’on emploie une quantité relativement grande d’oxyde stannique, ce qui nécessite un temps plus long et une température plus élevée pour opérer sa dissolution complète. L’analyse des cristaux a montré qu’ils constituent des phosphates sodicostanni- I ques. Les pyramides ont pour composition (l’O'^Sn Na2, et les rhomboèdres (PU4)3Sn2Na ] [Journ. pralct. Chem. (2), t. IV, p. 339].
Calciné, l’oxyde stannique devient d’abord vert pâle, puis vert-jaunâtre et finalement orange; par le refroidissement, il reprend la teinte bleuâtre [E.-J. Houston, Chem. News, t. XXIV, p. 177J.
Le tétrachlorure de carbone convertit l’oxyde stannique en tétrachlorure d’étain [Watts et Bell, Journ. chem. Soc., t. XXXIII. p. 442].
Le trichlorure de phosphore agit à 160“ sur ! l’oxyde stannique d’après l’équation :
I 5 Sn O8 + 4 P Cl3 = 4 Sn Cl8 -j- Sn Cl4 -f 2 P8 Os
[A . M ichaëlis, Journ. prakt. Chem. (2) , t. IV, p.440] .
Hydrates stanniques. — La potasse donne dans ! une solution chlorhydrique d’acide métastannique un précipité qui se redissout aisément dans un excès d’alcali; néanmoins un grand excès de potasse produit de nouveau un précipité. La soude ! précipite tout l’acide métastannique et le préci- I pilé, formé deinétastannate de sodium, estsoluhle dans l’eau, mais insoluble dans un excès de soude.
: Celle-ci précipite aussi l’acide métastannique de ] sa solution potassique.
Comme le stannate de sodium se dissout très 1 facilement dans la soude, celle-ci peut servir à séparer l’acide stannique de l'acide métastannique. Le précipité doit être lavé à l’alcool faible [Barfoed, Journ. pralct. Cliem., t. CI, p. 369].
L’acide chlorhydrique d’une densité de 1,1 dissout facilement l'acide stannique, mais non J l’acide métastannique, qui exige un acide plus ' concentré.
L’acide métastannique pur se dissout dans l’acide chlorhydrique sans coloration; Barfoed attribue à des impuretés la couleur jaune qu’on observe lorsqu’on dissout dans l’acide chlorhydrique l’acide métastannique obtenu en traitant l’étain par l’acide azotique. D’après H. Rose, il faut au moins 2 molôc. d’acide chlorhydrique pour dissoudre 1 moléc. d’acide métastannique. Barfoed a observé qu’une seule molécule peut suffire. 11 vaut mieux, pour opérer la dissolution, ne pas chauffer, car dans ce cas il peut y avoir transformation de l’acide métastannique en acide stannique. C’est ce qui a lieu complètement lorsqu’on fait bouillir pendant plusieurs jours l’acide métastannique avec un grand excès d’acide chlorhydrique concentré. Lorsqu’on distille une