‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 509 sur 589 · C» H* (S OC» II · texte numérisé non relu

C» H* (S OC» II

forme des houppes d’un blanc éblouissant, facilej ment solubles dans l’eau et l’alcool, mais non ( dansréther[Beckmann,£)eufsc/i.c/ie/n. Gesellsch..

I ACIDE ÉTHYLSULFINIQUE, C*H»SO*H. — Cet acide, obtenu par llabron et décrit par lui sous le nom d’acide èthyltrithionique, répond en réalité à la formule indiquée [YVischin, .lu». Chem. j Pharm., t. CXXXIX, p. 364]. C’est aussi ce [ composé qui se produit par l’action du zincéthyle sur le sulfate d’éthyle [Claus, Bull. Soc. chim., t. VIII, p. 431, et Ann. Chem. Pliarm., t. CXLI, p. 228]. La masse résineuse formée est I traitée par l’éther aqueux, qui fournit deux couches. La couche éthérée saponifiée par la baryte I donne le sulfinate de baryum en cristaux naj crés, contenant probablement 3 H* O. L’azotate I d’argent précipite' ce sel en blanc. L’argent s’en s é pare par une longue ébullition.

On peut enfin préparer le sel de zinc par la j méthode générale, en faisant réagir sous l’eau le , chlorure éthylsulfonique sur la p >udre de zinc [Pauly, Bull. Soc. chim., t. XXIX, p. 126, et Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 941).

Le sulfinate de sine, [C»IHS03]3Zn -f H*0, étant oxydé par l’acide azotique, fournit de l'acide éthylsulfonique et une huile qui se fige en cristaux. Purifiés par dissolution dans l’alcool, ces cristaux fondent à 81°, 5; ils sont en grandes I tables et feuillets incolores et brillants, volatils , sans décomposition quand on les chauffe avec

ÉTHYLÈNE, ÉTHYLIDÈNE. - 700 - ÉTHYLÈNE, ÊTHYLIDÈNE.

prudence, mais ils se carbonisent par une chauffe ; trop brusque. Leur composition répond à la for- ! mule Az O (S O2. C2 II5)3 = C6 II 15 S3 O7 Az.

Presque insoluble dans l’eau froide, cette com- [ binaison est décomposée par l’eau bouillante, qui donne de l’acide éthylsulfonique, de l’acide sulfurique et de l’ammoniaque. La potasse fournit de l’éthylsulfonate de potassium et le quart de j l’azote sous forme d’ammoniaaue, outre des ! traces d’acide sulfurique. Chauffé en tube scellé avec de l’acide chlorhydrique, le composé dont il s’agit donne les mêmes produits.

Le perchlorure de phosphore dégage de l’acide chlorhydrique et du chlore, et l’on obtientde l’cxychlorure, du trichlorure de phosphore et du chlorure éthylsulfonique [Zuckschwerdt, Bull. Soc. chim., t. XXII, p. 179, et Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 291].

Cette substance remarquable parait se rapprocher des acides sulfazotés de Frémy.

ACIDE ÉTHYLSULFONIQUE, C2 H3-S O 2. O H [Syn. acide Êthylsulfureux]. — Cet isomère du sulfite acide d’éthyle se prépare, d’après la méthode de Strecker, par l’action du sulfite de sodium sur l’iodure d’éthyle, ce qui peut faire penser que ce composé possède la constitution d’un sodium-sulfonate de sodium NaS02-0Na. Quoi qu’il en soit, on obtient un sel double 4C2H5S03Na -f- Nal, qu’on décompose par l’azotate de plomb. La solution filtrée, précipitée par l’hydrogène sulfuré, filtrée de nouveau, évaporée et reprise par l’alcool bouillant, fournit un sel de sodium identique avec celui qu’on prépare au moyen du mercaptan [Bender, Bull. Soc. chim., t. XI, p. 319, et Ann. Chem. Pharm.. t. CXLVIII, p. 96; — Carius, Bull. Soc. chim., t. XV, p. 78, et Journ. prakt. Chem. (2), t. II, p.262].

Le chlorure éthylsulfonique, C,H5-SO?. Cl, bout, suivant Carius, à 173*, 5 (corrigé à 177°, 5)

[p = 750 à 760ramJ. Il ne réagit sur l’alcool absolu qu’en tubes scelles.

L'éthylsulfonate d’éthyle, préparé par l’éthylate de sodium et le chlorure précédent, est une huile fluide bouillant à 207°, 5 (corrigé à 213°, 4), dont le poids spécifique à 10'’, 4 est de l,a08, à 0° de 1,712. Avec la baryte, cet éther donne l’éthylsulfonate de baryum; avec l’ammoniaque, l’éthylsulfonate d’éthylamine (Carius).

L’éthylsulfonate de méthyle est de même un liquide plus lourd que l’eau, qui bout à 197,5- 200°, 5 (Carius).

ACIDE ÉTHYLTHIOSULFONIQUE, C2 H3. S O2 S H

[Spring, Bull. Soc. chim., t. XXIII, p. 267]. — Le sel de sodium de cet acide s’obtient en faisant réagir le sulfure de sodium sur le chlorure éthylsulfonique.

Avec le perchlorure de phosphore, ce sel donnerait un chlorure assez peu stable, même à froid, qui avec la soude régénérerait le sel primitif. Il faudrait donc admettre que ce chlorure a la composition, assez singulière d’après son mode d’obtention, C2 II6. S2 O Cl.

On a vu plus haut que l’éthyldisulfoxyde doit être considéré comme l’éther éthylique de cet acide. , E. Demarçay.

ÉTHYLÈNE, ETHYLIDENE, CHD. — On a cru devoir joindre, dans cet article, la description des dérivés de Péthylidène à ceux de l’éthylène, en raison des relations intimes qu’ils présentent les uns avec les autres.

L’éthylène se forme par la décomposition pyrogénée des pétroles [L. Prunier, Bull. Soc. chim., t. XIX, p. 109J, — de l’éthylate de sodium à une température élevée [V. Merz et VV. VVeith, Deutsch. cliem. Gesellsch., 1873, p. 1511], — de l’éther acétique au rouge sombre :

[A. Oppenheim et H. Precht, ibid., 1876, p. 325], — dans la décomposition de l’alcool par le chlorure de zinc chauffé au rouge [H. Greene, Compt. rend., t. LXXVI, p. 1140], Il prend naissance lorsqu’on dirige la vapeur d’éther sur de la poudre de zinc chauffée à 300-350° fil. Jahn, Deutsch. chem. Gesellsch., 1880, p. 2107]. Il se forme aussi lorsqu’on fait éclater l’étincelle d’induction au sein des carbures liquides [P.Truchot, Compt. rend., t. LXXXIV, p. 714].

L’éthylène se produit nettement par l’action de la potasse en fusion sur l’éthylsulfite de sodium :

C8 II5 Na S O3 + KOH = KNaSO3 + C2ID + II2 O

[Berthelot, Compt. rend., t. LXIX, p. 563].

Le bromoforme décomposé par la potasse alcoolique donne naissance à de l’éthylène mélangé de trois fois son volume d’oxyde de carbone [M. Hermann, A nn. Chem. Pharm., t. XCV,p. 211]; ces rapports subsistent lorsqu’on fait varier les proportions des corps réagissants et quelle que soit la concentration de la potasse [IL Long, Liebiq’s Ann. Chem., t. CXCV, p. 23].

Préparation. — On peut éviter l’addition de sable en opérant dans les conditions suivantes : Dans un ballon de 2 à 3 litres de capacité, on introduit un mélange de 25 grammes d’alcool et de 150 grammes d’acide sulfurique et l’on chauffe ; lorsque l’éthylène commence à se dégager, on ajoutede temps en tempsun mélange d’une partie d’alcool avec deux parties d’acide sulfurique. Le gaz est lavé à l’acide sulfurique et à la potasse [E. Erlenmeyer et H. Bunte, Ann Chem. Pharm., t. CLXVIII, p. 64,; — E. Erlenmeyer, Liebig’s. Ann. Chem., t. CXCII, p. 244].

La formation de l’ét hylene à partir des éléments absorbe 4160 calories (gramme-degré) [J. Thomsen, Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, p. 1537].

L’éthylène se contracte rapidement sous l’influence de l’effluve électrique et se condense en un liquide incolore, d’abord assez mobile, mais devenant visqueux sous l’influence prolongée de l’effluve [P. et A. Thénard, Compt. rend., t. LXXVI, p. 1513; — Berthelot, ibid., t.LXXXII, p. 1363].

La chaleur de combustion de l’éthylène,

C2H4 -f O3 = 2 CO* + 2 H2 O,

est égale à 334800 calories; 1 gramme d’éthylène dégage par la combustion complète 11958 calories [J. Thomsen, Deutsch. chem. Gesellsch., 1872, p. 773; 1880, p. 1324].

H. Valerius calcule que l’éthylène brûlé à l’air développe la température de 1617° [Extraits des Bull, de l’Acad. de Belgique (2), t. XXXVIII, n° 12, 1874].

Combustibilité de l’éthylène [voyez E.v. Meyer, Journ. prakt. Chem. (2), t. X, p. 273]. — Dans la combustion incomplète de l’éthylène clans l’eudiomètre, on observe la formation d’acroléine, produite par l’union de l’oxyde de carbone avec l’éthylène en excès : C2H4 -f- CO = C3H*0.

Le mélange d’éthylène et d’air ne devient inflammable par l’étincelle électrique que lorsqu’il renferme un cinquième au moins de la quantité d’air nécessaire à la combustion totale [Journ. prakt. Chem., (2), t. X, p. 113].

Un mélange d’éthylène et d’air entretient l’incandescence d’une spirale de platine ou de palladium [J. -J. Coquillion, Compt. rend., t. LXXVII,

L’éthylène en excès, dirigé avec de l’oxygène à travers un tube en verre chauffé à 400°, fournit des proportions notables d’oxyde de méthylène. Avec le bioxyde d’azote on constate en même temps la formation d’acide cyanhydrique. L’acide carbonique, dans les mômes circon-

ÉTHYLÈNE, ÉTHYLIDÈNE. -701- ÉTHYLÈNE, ÉTHYLIDÈNE.

stances, donne de l’aldéhyde [Schützenbergcr, Bull. Soc. chim., t. XXXI, P- ™2J.

Un mélange d’ozone et d éthylène détone violemment, sans le concours de la lumière, de la chaleur ou de l’électricité, si l’ozone est assez concentré (180 milligrammes au moins par litre d’oxv°ène). L’ozone très dilué produit, au contact de l’éthylène, de l’acide formique (signalé nar Schoenbein), d’épaisses vapeurs blanches complètement absorbables par l’acide sulfurique étendu, et de l’acide carbonique [A. Houzeau et A Renard, Compt. rend.., t. LXXVI, p. 572J.

L’éthylène est absorbé par l’acide sulfurique fumant', avec un dégagement de 31cal,6 (kgr.deeré) pour CMU (28 grammes) [Berthelot, Ann. Chim. Phys. (5), t. IX, p. 3001. Il n’est pas absorbe parla moussede palladium JF. YVœhler, Deutsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 17L1J ni par une solution saturée de gaz bromhydrique dans l’acide acétique glacial [R. Anschütz et L. Kinnkutt, ibid., 1878, p. 1221). Ni l’acide sulfurique Rimant ni le fluorure de bore ne polymérisent l’éthylène à 200°. L’acide sulfurique concentré l’absorbe à la température ordinaire; l’absorption est plus rapide à 100” et surtout à 160-175" [W. Gorjainow et A. Boutlerow, Liebig’s Ann. Chem., t. CLX1X, p. 140; Bull. Soc. chim., t. XX, p. 35' ].

L’éthylène, traité par les oxydants e.. solution, donne les acides oxalique et acétique [Othmar et Zeidler, Liebig’s Ann. Chem., t. CXCY11, p. 243; Bull. Soc. chim., t. XXXIV, p. 159; — T. Akestcrides, Journ. prakt. Chem., (2), t. XV, p. 62; Bull. Soc. chim., t. XXVIII, p. 389). L’acide chromique attaque lentement l’éthylène a 120° et le transforme en aldéhyde :

CMU + O = C*H‘0

[Berthelot, Compt. rend., t. LXTX, p. 334). L’acide iodique transforme l’éthylène à 220° en acidecarbonique [Ditte,Zlotfsc/». chem. Gesellsch., 1870, p. 325).

L’acide azotique fumant refroidi absorbe l’éthylène et le convertit en azoto-azotite de glycol [A. Kekulé, Deutsch. chem. Gesellsch., 1869, p. 329; Bull. Soc. chim., t. XII, p. 458).

L’éthylène, arrivant avec de l’anhydride hypochloreux dans un tube refroidi par un courant d’eau, se condense en une huile composée principalement de chlorure d’éthylène et d’un liquide C‘H6Cl!Os, sans doute le chloracètate d’éthyle monochloré [E. Mutder etBremer, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 1958; Bull. Soc. chim., t. XXXIII, p. 11). Lorsque l’anhydride hypochloreux agit sur l’éthylène sous l’influence de la lumière directe, il se forme un produit qui, traité par l’eau, fournit de l’acide glycolique [E. Fürst, Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 2188; Bull. Soc. chim., t. XXX1I1, p. 121.

L’oxychlorure de carbone et l’éthylène n’exercent aucune action réciproque, même au rouge sombre [Berthelot, Bull. Soc. chim., t. XIII,

L’éthylène agit sur la benzine, en présence du chlorure d’aluminium , et donne des benzines éthylées [Balsohn, Bull. Soc. chim., t. XXXI, p. 539).

Chloroferrure d’élhylène,

ri Fp»r h*

CsfUFesCl* + 2H«0 j i + 21DO.

Cl-Fe-CH!

Lorsqu’on chauffe à 140-150" une solution éthérée de perchlorure de fer, elle se remplit par le refroidissemeut d’aiguilles déliées, possédant la composition ci-dessus.

On obtient ce composé plus facilement lorsqu’on ajoute du phosphore à la solution éthéree et qu on chauffe au bain-marie. L’éther employé

ne doit pas être tout à fait sec [J. Kachler, Deutsch. chem. Gesellsch., 1869, p. 510; Bull. Soc. chim., t. XII, p. 257).

Éthylène et acide chlorosulfurique [voyez : F. Baumstark, Zeilschr. Chem., 1867, p. 566; Bull. Soc. chim., t. IX, p. 221; — M. Müller, Deutsch. chem. Gesellsch., 1873, p. 228).

éthylidène. — On n’a pas réussi à isoler l’éthylidène à l’état libre. Le gaz produit par l’action du zinc sur l’iodure d’éthyle est bien l’éthylène et non l’éthylidène [E. Frankland et L. Dobbin, Journ. chem. Soc. (2), t. XXXIII, p. 545). Eltekow a fait agir le cuivre sur la thialcèhyde dans l’espoir d’obtenir l’éthylidène libre; mais c’est un butylène, le diméthyl-éthylène symétrique, qui prend naissance dans ces conditions,

2dHS+4CU’=d,H-CH*+2Cu,S’

fiar la soudure des deux restes éthylidéniques Bull. Soc. chim., t. XXVIII, p. 562). Mentionnons toutefois que, d’après Schülzenberger, l’éthylène dirigé dans du brome produirait toujours un peu de bromure d’éthylidène; ce qui tendrait à faire croire que le gaz éthylène est toujours mélangé d’une certaine proportion d’éthylidène [Bull, Soc. chim., t. XXXI, p. 482).

Vu l’existence hypothétique de l’éthylidène, nous décrirons les dérivés éthylidéniques à côté de ceux de l’éthylène, avec lesquels ils possèdent de si nombreuses relations.

DÉRIVÉS CHLORÉS.

CHLonuBE d’éthylène, CH*C1-CH*C1. — Point d’ébullition corrigé, 83°, 5. Densité à 0“(eau à 4°) = 1,28082. La formule suivante exprime la dilatation à différentes températures :

[T.-E. Thorpe, Journ. chem. Soc. (2), t. XXXVII, p. 182). Densité au point d’ébullition = 1,1356. Volume spécifique calculé = 89,6, observé (Kopp) 87,2 | VV. Ramsay, même recueil, t. XXXV, p. 470). Indice de réfraction pour C = 1,43184 [A. Ilaagen, Poggend. Ann., t. CXXXI, p 119).

Le chlorure d’élhylène, dirigé sur de la chaux sodée chauffée au rouge, se décompose avec production d’acétylène [M. P. de Wilde, Deutsch. chem. Gesellsch., 1874, p. 352).

Le potassium agit sur le chlorure d’éthylène, quelles que soient les proportions employées, suivant l’équation

7 K + 4 CMU Cl*

= 7 K Cl + CMU Cl +H + 3C*H*

[Maumené, Compt. rend., t. LXV1II, p. 931).

L’acide sulfuiique n’agit pas à 100°; à 130° il détermine la destruction complète du chlorure d’éthylène [A. Oppenheim, Deutsch. chem.

Gesellsch., 1869, p. 212).

Le chlorure d’éthylène, traité par l’acide azotique fumant, donne naissance à une huile d’une odeur piquante que la potasse alcoolique décompose en produisant un précipité, rouge d’abord, puis jaune [Lauterbach, même recueil, 1879,

Chlobure d’éthylidène, CIU-CHCl*. — Les chlorures d’éthylidène et d’éthylène se trouvent parmi les produits secondaires de la fabrication du chloral [S. Kriimer. Deutsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 257; Bull. Soc. clvm., t. XIV. p. 165).

W. Wolters traite le chlorure d’éthylidène (obtenu par la chloruration du chlorure d’éthyle) par le mercure, afin do décomposer le chlorure d’éthyle qu’il peut renlcrmer [Journ. pralit.

ÉTHYLÈNE, ÉTHYL1DÈNE. — 702 — ÉTHYLÈNE, ÉTHYLIDÈN E.

Chem. (2), t. IV, p. 57; Bull. Soc. chim., t XVI, p. 278].

Le chlorure d'éthylidène bout à 55°, 5 sous la pression de 718""“ (57°, 5 corrigé) [II. Bunte, Ann. Chem. Pharm., t. CLXVIII, p. 1421. Point d’ébullition corrigé, 59°, 5. Densité à 0° (eau à 4") = 1,20394. La dilatation est exprimée par la formule [T.-E. Thorpc, Mém. cité] :

Vf = 1 + 0,00128102 t + 0,00000189002 (2 + 0,000000007818 f3.

La densité au point d’ébullition est égale à 1,1070; volume spécifique calculé = 89,6; observé (Kopp) 89,5 [W. Ramsay, Mém. cité]. L’équivalent de réfraction est 34.5, à peu près le même que celui du chlorure d’éthylène (34,6).

Le couple zinc-cuivre n’a pas d’action à l’état sec, il agit lentement en présence de l’eau, rapidement en présence de l’alcool; dans ce dernier cas, il se produit principalement de l’éthane et de l’éthyloxychlorure de zinc :

C II5- CH Cl2 + 2 C2 H6 O + 2Zn

= C2H(' 2Za^ (jQsjjs

J.-H. Gladstone et A. Tribe, Journ. chem. Soc., 2), t. XII, p. 615J.

Le chlorure d’éthylidène chauffé avec de la poudre de zinc se transforme en chlorure de vinyle |Boutlerow, üeutsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 624].

Par chloruration, le chlorure d’éthylidène se transforme en chlorures

CHC12-C H2 Cl et C Cl*-C H*

[Staedel, Deutsch.chem. Gesellsch. ,1873,p. 1403]. Le chlore, en présence du chlorure d’aluminium, le convertit en éthane trichlorée bouillant à 114° [Tawildarow, Bull. Soc. chim., t. XXXIV, p. 346].

Le chlorured’éthylidène paraît être susceptible de nitration directe sous l’influence de l’acide nitrique fumant [Lauterbach, Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 077].

Action du sulfite de sodium. — [Voyez Kind, Zeitsclir. Chem., 1868, p. 272;— Bunte, Liebig’s Ann. Chem. t. CLXX, p. 305].

Le chlorure d’éthylidène a été proposé comme anesthésique. On peut le distinguer facilement du chloroforme parla réaction des carbylamines [A.-VV. llofmann, Deutsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 709]. .

Éthylène chloré ou chlorure de vinyle,

CH* = CH Cl.

— Le chlorure de vinyle éprouve la même transformation que le bromure sous l’influence de la lumière; il se convertit en une matière blanche amorphe, possédant la densité 1,406, insoluble dans le brome et se décomposant au-dessus de 300°; le produit distillé est brun, soluble dans l’alcool avec fluorescence bleue [E. Baumann, Ann. Chem. Pharm., t. CLXVIII, p. 308; Bull. Soc. clum., t. XVIII, p. 3261.

Ethylène dichloré, C*H2C12. — Le chlorure d’éthylène chloré bouillant à 115° est décomposé à froid par la potasse alcoolique, en produisant l’éthylène dichloré symétrique

CH Cl= CH Cl.

Ce composé bout à 37° et se polymérise rapidement en une masse amorphe blanche, insoluble dans les dissolvants ordinaires [G. Kraemer, Deutsch. chem. Gesellsch.. 1870, p. 257; Bull. Soc. chim., t. XIV, p. 165J. Le concours des rayons solaires est nécessaire pour opérer la polymérisation [E. Baumann. Mem. cité].

L’élhylate de sodium transforme l’éthylène dichloré à 40-50" en monochloracétal [G. Klein, Jena. Zeitsclir., 1876 (2), t. 111, p. 67].

Éthylène perchloré, C* II2 Cl4- — La préparation de l’éthylène perchloré se fait très facilement par réduction du sesauichlorure de carbone par l’aniline, d’après la réaction indiquée par Girard et de Laire. Voici comment il faut opérer. On dissout à chaud le sesquichlorure de carbone dans le double de son poids d’aniline commerciale, on chauffe à 170° dans une cornue et l’on recueille le produit qui distille lentement; la réaction est assez longue; elle exige environ six heures pour être terminée. I e liquide distillé est chauffé à 130-145" avec son po;ds d’aniline, lavé à l’acide sulfurique étendu et desséché sur du chlorure de calcium; on obtient sensiblement le rendement théorique en produit brut : on le purifie par distillation fractionnée.

On réussit à obtenir de l’éthylène perchloré parfaitement pur, bouillant exactement à 121°, en traitant par l’aniline à 140-150° le bromure de chloréthose (bromure d’éthylène perchloré) bien cristallisé.

L’éthylène perchloré pur possède une odeur éthérée qui rappelle celle du chloroforme. Sa densité à 0° est égale à 1,6595 [E. Bourgoin, Bull. Soc. chim., t. XXIII, p. 344].

L’éthylène perchloré se forme aussi par l’action de l’éthylate de sodium sur le sesquichlorure de carbone et l’éthane pentaciiloré. Chauffé avec de l’éthylate de sodium et de l’alcool, il donne naissance à de l’éther orthoacétique dichloré, du dioxéthylacétate de sodium et du trichloroxéthylétbylène ; en l’absence d’alcool, la réaction est bien moins nette [A. Geuther et F. Brockhoff, Journ. prakt. Chem. (2), t. VII. p. 101 ; Bull. Soc. chim., t. XXI, p. 14].

Dichloroxéthyléthylène,

CH Cl

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