‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 508 sur 589 · U „ < C2”5 B6\OC2H · texte numérisé non relu

U „ < C2”5 B6\OC2H

obtenu en traitant le mcrcure-diéthyle par l’acide acétique à 120°, en vase clos, cristallise dans l’acide acétique pur en lames fusibles à 178°, à

Eeu près insolubles dans l’eau froide, plus solules dans l’alcool [R- Otto, Zeitschr. Chem., 1870, p. 25].

L’iodure d’allyle réagit à 120° sur le mercureéthyle d’après l’équation

2C3H5I + Hg(C2II!)2 = C«H*o 4- Hg(C2II5)I + C*H*I.

L’action de l’iodoforme sur le mercuréthyle est très énergique à 90°. Elle produit de l’iodure de mercuréthyle, de l'éthylène, de l’iodure d’éthyle et de l’acétylène [Suida, Wien. Akad. Ber., t. LXXXII, p. 5*9].

Stannéthyle-. — On doit à Ladenburg de nouvelles expériences sur le stannotriéthyle [ Ann . Chem. Pharrn., Supplementb. VIII, p. 63 ; Deutsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 647, et 1871, p. 19; Bull. Soc. chim., t. XIV, p. 232, et t. XV, p. 69].

Le stannotriéthyle, Sn2(CsIlB)«, peut être isolé en traitant l’iodure Sn(C2II3)3I par le sodium à 200°. La réaction terminée, on l’extrait à l’aide de l’éther et l’on distille le résidu de la solution éthérée. Le stannotriéthyle distille à 2<>5-270°, mais en se décomposant partiellement, et laissant un résidu d’étain. Si l’on opère sous une pression inférieure à la pression atmosphérique, cette décomposition n’a pas lieu.

Le stannotriéthyle est un liquide incolore, insoluble dans l’eau et dans l’alcool faible, doué d’une odeur faible et réduisant l’azotate d’argent en solution alcoolique. Sa densité est égale à 1,4115 à 0°. La densité de vapeur, observée à 255° dans la vapeur d’eugénol, avec l’appareil llofmann, a été trouvée égale à 425,3-432,1 ; la formule Sn2(C2H5)6, qui exige 410, se trouve ainsi confirmée.

Le chlore, en agissant sur le stannotriéthyle, dissous dans le chloroforme, produit du chlorure de stannodiéthyle :

Sn2(C2H5)6 -f Cl« = 2 Sn (C2H5)2C12 -(- 2C2H5C1.

(Le chlorure de stannodiéthyle fond à 85° et non à 60° comme l’a indiqué Cahours.)

Lorsqu’on traite le stannotriéthyle par 1 mol. d’iode, on donne naissance à l’iodure de stannotriéthyle, Sn(C2H5)3I; cet iodure distille à 231°.

Ladenburg n’a pas pu obtenir l’iodure

Sn2(C2Hs)*I2,

dont il met l’existence en doute.

L’acide chlorhydrique transforme le stannotriéthyle en chlorure de stannodiéthyle, mélangé sans doute d’un peu de chlorure Sn(C2Hs)3Cl; il se dégage un gaz combustible,

Sn2(C2H5)6 + 4 II Cl = 2Sn (C2Hî,)!Cl2 2 C2 II5 . H + H2.

L’action du chlorure stannique est représentée par l’équation

2 Sn2(C2H5)6 4- Sn Cl4 = 4Sn(C2H3)3CI 4- Sn.

Le stannotriéthyle réduit le chl irure mercurique en solution alcoolique, réaction qui n’a pas lieu avec le stannotétréthyle.

L’iodure d’éthyle n’agit sur le stannotriéthyle que vers 220°, en produisant l’iodure de stannotriéthyle et du diéthyle.

L’acide monochloracétique exerce sur le stannotriéthyle une vive réaction, représentée par l’équation

Sn2 (C!H5)6 -f 4 CH2 Cl -CO2 H = 2 Sn (C2 II';2 Cl» + 4 C O2 + 2 (C U3)2 4- (C2 H5)2. Ethylate de stannotriéthyle,

Sn

WC2H3)3 ''OC2 II5.

Pour obtenir ce composé, Ladenburg fait

tomber goutte à goutte l’iodure de stannotriéthyle sur l’èthylate de sodium bien sec. Pour terminer la réaction, qui a lieu avec élévation de température, on chauffe plus fort, puis on distille. La majeure partie du produit distille à 190-192°. C’ést l’éthylate de stannotriéthyle. Celui-ci est un liquide incolore, doué d’une odeur désagréable, brûlant avec une flamme

ÉTHYLE (DÉRIVÉS MÉTALLIQUES). - 697 - ÉTHYLE (DÉRIVÉS MÉTALLIQUES).

claire. Il réduit la solution alcoolique d’azotate d’argent. Sa densité est égale à 1,2634. L’humidité le décompose en produisant, l’hydrate solide Sn(C* H8)3 O H, signalé par Loewig et étudié par Cahours. Cet hydrate fond à 43° et bout à 209-273°. T .

Stannotétréthyle, Sn(C*H«)». — Il se produit par l'action du chlorure stanneux sur le ztncétbyle :

2 Sn Cl* + 4Zn[C*II*)*

= Sn + Sn(C*H*)‘ + 4ZnC*H»Cl.

On introduit peu à peu le chlorure stanneux fondu dans un ballon refroidi, contenant du zincéthyle, jusqu’à ce qu’une prise d’essai ne fume plus à l’air, puis on distille. Le produit distillé est traité par l’eau pour décomposer l’excès de zinc-éthyle, puis traité par l’acide sulfurique étendu. Le stannotétréthyle forme une couche huileuse dense.

Le stannotétréthyle résiste, à 180°, à l’action de l’aluminium, du sodium, du magnésium, ainsi qu’à celle de l’acétone et de l’oxalate d’éthyle. L’ammoniaque, l’acide carbonique, le cyanogène, le bioxyde d’azote, l’oxygène, l’hydrogène sulfuré sont sans action à la température ordinaire.

Le gaz sulfureux est lentement absorbé par le stannotétréthyle. Il se produit à la longue (au bout de quelques semaines)dcs cristaux desulfale de stannotriéthyle; la réaction a sans doute lieu avec absorption de l’oxygène de l’air [E. Frankland et A. Lawrance, Journ. client. Soc., t. XXXV, p. 130; Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 300J.

Stannotfu RT11YLPIIKNYLE , Sn (C* II S)S C9 H8 . — On l’obtient en traitant par le sodium un mélange à molécules égales d'iodure de stannotriéthyle et de benzine monochlorée étendue de son volume d’éther. Après plusieurs jours de contact, on ajoute de l’éther, on évapore la solution éthérée et on rectifie le résidu dans un courant d’hydrogène.

Le stannotriéthylphényle bout à 254°. C’est un liquide incolore, très réfringent, dont l’odeur n’est pas désagréable. Il brûle avec une flamme éclairante et fuligineuse, en laissant un résidu d’étain. Il est soluble dans l’éther, peu soluble dans l’alcool faible, insoluble dans l’eau. Densité à 0° = 1,2639.

L’acide azotique fumant le colore en rouge et produit une vive réaction à chaud.

L’azotate d’argent, en solution alcoolique, est réduit par le stannotriéthylphényle, avec production d’azotate de stannotriéthyle et de diphényle :

2 Sn (C* H5)5 C8 H8+2 Az O3 Ag = 2Sn(C*H8)8Az03 -f ClsHi° + Ag*.

L’iode le convertit en iodure de phényle et iodure Je stannotriéthyle, et l’acide chlorhydrique en benzine et chlorure de stannotriéthyle.

Lorsqu’on fait bouillir dans un appareil à reflux le stannotriéthylphényle avec du chlorure stannique, on obtient, par le refroidissement une masse cristalline qui est un mélange de diclilorure de stannéthylphényle et de chlorure de stannodiéthyle :

Sn(C*H5)3C6H* -f- Sn Cl;

= Sn (C*I15)(C6H!)C1* -J- Sn(C*Hs)*Cl2.

Pour séparer les deux produits, on traite le mélange par l’acide chlorhydrique, qui, s’il n’est employé qu’en quantité modérée, laisse le chlorure de stannéthylphényle sous la forme d’une huile qui se concrète par le froid. On le purifie ensuite par expression et cristallisation dans l’éther. 11 cristallise en tables d’apparence rhombique, peu solubles dans l’eau et dans l'acide chlorhydrique étendu, solubles dans l’alcool et l’éther. Il fond à 45°. L’ammoniaque le convertit

en une substance soluble dans les acides, insoluble dans l’eau, l’alcool et l’éther (A. Ladenburg, Ann. Chem. Pharm., t. CLIX, p. 251].

Action physiologique des composés organométalliques de l’étain. — Administrés soit à l’intérieur, soit en injections sous-cutanées, ils engourdissent les centres nerveux, produisent un état de stupeur particulier. Les plus stupéfiants sont le stanutriéthyle, le stanntétrethyle, puis enfin le stanndiéthyle. Ces deux derniers sont des purgatifs énergiques. Sous l’influence de ces combinaisons, le sang devient moins coagulable. Dans le cas du sulfate de stanntriéthyle, il était non coagulable et se séparait au sortir de la veine en plasma et en globules [Jolyet et Cahours, Compt. rend., t, LXVIII, d. 12761.

Zixc-ethylr. — Préparation. — E. T. Chapmann et H. Wichelhaus ont proposé de légères modifications au procédé généralement usité. Le premier ajoute au mélange d’iodure d’éthyle (500 p.) et d’éther (60 p.), une petite quantité de zincéthyle provenant d’une opération antérieure. Sa présence facilite beaucoup la réaction [Laboratory, 1867, p. 195] . IL Wichelhaus effectue la réaction sous une légère pression, exercée par une colonne de mercure. Il a reconnu en outre qu’on peut remplacer l'iodure d’éthyle par le bromure d’éthyle [Deutsch. chem. Gesellsch.,

Un progrès beaucoup plus important, réalisé dans la préparation du zinc-éthyle, est dû à Gladstone et A. Tribe. Le coup'e zinc-cuivre, tel qu’on l’obtient par l’immersion de feuilles de zinc dans une solution étendue de sulfate de cuivre, réagit avec un vif dégagement de gaz sur l’iodure d’éthyle, en produisant l’éthyliodure de zinc Zn (C*H8j2Zn I* (c’est la formule que ces savants donnent à ce composé, se basant pour cela sur la facilité avec laquelle l’iodure de zinc s'unit au zinc-éthyle). Ce mode de formation du zincéthyle fournit un procédé de préparation très facile de ce composé, si l’on remplace le couple zinc-cuivre ci-dessus par le même couple obtenu par voie sèche (*)•

On traite l’iodure d’éthyle vers 90° par ce couple, puis l’on distille à 100° comme d’ordinaire, dans un courant d’hydrogène. Avec 87 p. d’iodure d'éthyle et 100 p. de zinc-cuivre, l’opération est terminée en quinze minutes et le rendement en zinc-éthvle atteint 90,4 % du rendement théorique [Chem. News , t. XXVII, p. 103; Journ. chem. Soc., t. XXXV, p. 567 , Deutsch. chem. Gesellsch., 1879, p. 1473].

Réactions du zinc-éthyle. — Le chlorure de sulfuryle agit très énergiquement sur le zinc-éthyle. On obtient une réaction plus calme en entraînant le chlorure de sulfuryle par un courant de gaz carbonique. Il se produit une masse compacte qui, distillée avec l’eau, fournit du sulfure d’éthyle et un résidu d’oxyde de zinc [Fr. Gauhe, Ann. Chem. Pliarm., t. CXLVIII, p. 263].

Le cyanogène gazeux réagit sur le zinc-éthyle avec production de cyanure d’éthyle, et non d’éthylcarby lamine [H. Gai, Compt. rend., t. LXVI,

(1) Pour obtenir par voie sècho le couple zinc-cuivre, on introduit dans un ballon bien sec, muni d'un bouchon traversé par un tube capillaire, 9 parues de limaille de zinc et 1 partie de cuivre divisé. On chauffe le ballon sur une lampe à gaz en agitant énergiquement, jusqu'à ce que la limaille de zinc ait perdu son apparence première et commonce à prendre une teinte jaunâtre. Le couple ainsi obtenu forme une masse griso dépourvue d'éclat métallique. Si le zinc a conservé en partie son aspect, cela tient à ce qu'on n’a pas assez chauffé; si la masse a subi un commencement de fusion et est devenuo jaunâtre, cela tient à ce que l'on est allé trop loin. Dans les deux cas, le couple est dépourvu d'une partie de son activité. Le cuivre employé est celui qui provient de la réduction de l'oxyde de cuivre par l'hy irogène.

ÉTHYLE (DÉRIVÉS SÉLÉNIÉS).

p. 48. — E. Franklandct C. Grahara, Journ. chem. Soc., 18S0, p. 740].

L’anhydride phosphorique ne réagit qu’à 140°, en donnant l’élhylpyrophosphate de zinc [G. Dilling. Zeitscli. Chem-, 1807, p. 260],

L’éthylène bromé transforme le zinc-éthyle en un butylène (Chapman), qui est l’étbylvinylc ou éthyléthylèno C II3 - C U2 - C H = C U* (A. VVurtz) :

2 Cm3 Br + Zn(C2II8)2 = 2C*H3 + ZnBr2.

L’anhydride sulfureux produit, d'après Ilobson (voir t. 1, p. 1391), l’acide éthyltrithionique par son action sur le zinc-èthyle.

Wischin a obtenu par cette réaction un acide éthylsulfinique, C2H5.SOOII.Ce dernier résultat a été confirmé par S. Zuckschvverdt [Ann. Chem. Pharm., t. CLXX1V, p. 3081.

L’action du zinc-éthyle sur l’anhydride acétique est très énergique. Si l’on fait agir un mélange d’anhydride acétique et d’iodure d’éthyle sur un alliage de zinc et de sodium, le zinc-éthyle qui prend naissance est aussitôt converti en éthylméthylacètone [M. Saytzeff, Zeitschr. Chem., 1870, p. 104].

Plombo-tétréthylb. — On l’obtient facilement en distillant avec de l’eau le produit de la réaction du zinc-éthyle sur le chlorure de plomb, Le produit de cette réaction est un mélange de plombodiéthyle et de chloréthylure de zinc. Le plombodiéthyle est ensuite dédoublé par l'eau en plombotétréthyle et plomb métallique :

Pb Cl» -f- 2 Zn (C2 II5)* = Pb (C2 II3)* + 2 Zn (C5 H5) Cl et 2 Pb (C2 H8)2 = Pb -f Pb (C5 H5)*.

Le gaz ammoniac, l’anhydride carbonique, l’oxyde de carbone, le cyanogène, le bioxyde d’azote, l’hydrogène sulfuré sont sans action sur le plombotétréthyle. Ce composé absorbe rapidement l’anhydride sulfureux et se convertit en une masse amorphe blanche, composée de diéthylsulfone S02(C2I15)2 et d'éthylsul/lnate de plomb (S 02C2H8)2Pb. La réaction est représentée par l’équation

Pb (C8H5)‘ -f 3 S O3 = S Os (C2 H5)2 -f (C2H8. S02)2Pb.

Tiialuüm-éthyle. — Voyez Thallium (composés oroaniques). r Ed. Willm.

ÉTHYLE (DÉRIVÉS SÉl.É.YIÉS). — [Rathke, Bull. Soc. chim., t. XIII, p. 327, et Ann. Chem. Plwrm., t. CL1I, p. 181. — L. von Pieverling, Bull. Soc. cliim., t. XXVIII, p. 12, et Liebig's Ann. Chem., t. CLXXXV, p. 331]. — On décompose par une solution concentrée de potasse 1 1 de suifovinate de potassium le pentaséléniure de phosphore, et on soumet le produit de la réaction à la distillation. Le séléniure qui distille peut être séparé par distillation fractionnée d’un peu de biséléniure. On peut encore le faire digérer pendant quelques heures avec la moitié de son poids de suifovinate de potassium, de potasse et d’eau, outre un petit morceau do phosphore blanc ; en distillant alors, on obtient le séléniure sous forme d’un liquide incolore, très mobile, dont l’odeur alliacée n’est pas désagréable.

L’aride azotique étendu le transforme en azotate de sélénium-diéthyle; mais il fournit encore un autre composé qu’on pourrait vraisemblablement obtenir par le sélénhydrate ou le biséléniure d’éthyle et qui correspond à l’acide éthylsulfinique. C’est, en effet, quand on oxyde le séléniure souillé de biséléniure et qu’on ajoute do l’acide chlorhydrique au produit de la réaction que se forme le composé en question. Il se dépose des cristaux dont la composition C* II5 Se O* II -f HCl est celle d’un chlorhydrate d'acide éthylsclénique. Pour les débarrasser d’un peu de chlorure 1

ÉTHYLE (DÉRIVÉS SULFONIQTJES).

de diéthylséléninm liquide, on agite leur solution aqueuse avec de l'éther, et on l’évapore ensuite. Ces cristaux incolores ont la forme du sulfate de sodium. On sait que l’acide sélénieux absorbe aisément l’acide chlorhydrique (Ditte), cette propriété se retrouve dans son dérivé.

Tiuéthylsélémne. — Le chlorure de ce radical se produit quand on soumet le chlorure de sélénium-diéthylo à l’action du zinc-éthyle. La combinaison 2 (C2 H8)3 Se Cl -f Zn Cl2 prend naissance. Cristallisée dans l'eau, elle forme des lamelles minces. On obtient plus aisément 1 ’iodure par l’action de l’iodure d’éthyle sur le séléniure d’éthyle. Après dix jours, le mélange des deux composants est pris en masse. Exprimés dans du papier buvard et séchés dans le vide, ces cristaux, qui rappellent le sulfate de magnésium, constituent Viodure de triéthylsélénine à l’état de pureté. Leur odeur alliacée est faible; ils sont inaltérables à l’air, solubles dans l’eau, l’alcool, insolubles dans l’éther; entre 80 et 126°, ce corps se dissocie complètement sans foudre.

L’ hydrate, (C2 H5)3 Se O II, forme une solution jaune de vin très alcaline et caustique qu’on ne peut évaporer à sec sans décomposition, môme dans le vide. A l’état sirupeux, elle absorne vivement l’acide carbonique.

Le chlorure, Voxalati, le tartrate, cristallisent dans le vide sec. Le tartrate seul est stable à l’air. II forme de petites aiguilles rose pâle, d’odeur alliacée, d’un goût pénétrant, amer et brûlant (CMls06)Se(C2II5)3 -p 2H20.

Le cliloroplaiinate, [Se (C5 H8)3 Cl] 2 Pt Cl *,|est un précipité cristallin jaune clair, se déposant de sa solution chaude en magnifiques rhomboèdres aigus, brillants, rouges, terminés par des faces planes.

Le zinc-éthyle ne réagit pas sur l’iodure de sélénium-triéthyle.

Biséléniure ii’éthylb. — Ce composé, obtenu dans la préparation du séléniure d’éthyle, s’en sépare par fractionnement et constitue un liquide d’odeur infecte, bouillant à 186°. E, Demarçay.

ÉTHYLE (DÉiilVÉS SULFURES IT SUL- FO.VIQUES). — SULFHYDRATE d’ÉTHYLE [Syn.

Mercaptan J [P. Claesson, Bull. Soc. chim., t. XXV, p. 183; et Lund's univers! tels orslinft, t. XI, p. 1 8 7 5 J . — Le mercaptan forme avec l’eau un hydrate cristallisé qui a pour formule C2H6S -f- 2 > H2 O et qui se décompose à -j- 12° en ses éléments.

Mercaptüe de sodium C2H5SNa. — Ce composé se produit, soit par l’action du sodium sur le mercaptan, soit par l’action de l’éthylate de sodium sur le même corps. Ce produit ressemble à la neige; il est amorphe, soluble dans l’eau avec dégagement de chaleur, et dans l’alcool, insoluble dans l’éther. Il est stable à 2(10°. A 1 00- 120°, il absorbe l’oxygène et donne un sel qui est l’éthylsulfite, c’est-à-dire l’éthylsulfonate de sodium C2 fl5 S O3 Na.

Le trichlorure d’antimoine et le mercaptan s’additionnent pour former le composé

SbCl3 + C1 II6 S,

qui devient visqueux à — 40° et se décompose vers 140° en dégageant du mercaptan et de l’acide chlorhydrique.

Mercaptule de bismuth, Bi(SC2H5)3. — 11 s’obtient par l’action du mercaptan sur l’azotate de bismuth en solution aqueuse. Belles aiguilles jaunes, minces et flexibles, solubles dans l’alcool, moins solubles dans l’éther. Ce composé se dissout aussi dans les acides; il est précipité de ces solutions par neutralisation. A 200°, il donne du bismuth et du sulfure de bismuth.

Avec le bichlorure d'élain (Sn Cl2), le mercaptan

ÉTHYLE (DÉRIVÉS SULFONIQUES). — 699 — ÉTHYLE (DÉRIVÉS SULFONIQUES).

donne un précipité qui attire l’oxygène de l’air.

Mercaptide stannique, Sn(SC*H5)*. — Il s’obtient'en versant du mercsptan dans la solution sulfocarbonique de perchlorure d’étain. Liquide bouillant dans le vide vers 200°, encore fluide à — 40°.

Mercaptide basique'de mercure, [lIgSC.3II5]*0.

Ce sel est une masse blanche amorphe qui se

forme par l’action de l’acide azotique produit sur le mercaptide de mercure. Insoluble dans l’eau, infusible, il se dissout dans l’acide chlorhydrique et dans l’acide azotique fumant.

Mercaptide de cadmium, Cd (SC2 H5)4. — Précipité amorphe blanc, obtenu en mélangeant l’acétate de cadmium et le mercaptan, soluble dans les acides et s’en précipitant par neutralisation.

Le sel de sine Zn(SC!ll5j* est analogue au précédent.

Sulfèthyloforme, C II (SC3 H5)5. — Ce composé, obtenu par l’action du chloroforme sur le mercaptide de sodium, est un liquide mobile, jaune clair, d’odeur désagréable, distillant avec décomposition entre 200 et 205° [Gabriel, Bull. Soc. chim., t. XXVIII, p. 257].

SULFURE D’ÉTHYLE. — Suivant Smith, qui l’a préparé au moyen du chlorure d’éthyle, ce corps bout à 81° [Deutsch.chem. Gesellsch ., 1869, p. 382].

D’après Bœttger [Deutsch. client. Gesellsch., 1879, p. 1469], il se produirait dans l’action du soufre sur le mercaptide de sodium en môme temps que du bisulfure de sodium. Suivant le môme auteur, longtemps digéré avec du soufre, il donnerait des polysulfures, tandis que, d’après Müller, il ne serait pas attaqué [Bull. Soc. cliim., t. XVI, p. 280]. En agissant sur les chlorures,

S O Cl*, S O3 Cl», S O’ II Cl, le sulfure d’éthyle donne du soufre, de l'acide chlorhydrique et du charbon (Bœttger).

Dehn [Bull. Soc. cliim., t. XIII, p. 343, et Deutscli. chem. Gesellsch., 1869, p. 479] a fait réagir le sulfure d’éthyle sur le bromure d’éthylène. Il se produirait du bromure de triéthylsulfine etdu bromure de triéthylsulfine monobromé, outre un autre bromure C* II* S Br*.

bisulfure d'éthyle. — Ce composé se produit en mémo temps que de l’hydrogène sulfuré, en chauffant du soufre et du mercaptan à 150“ (Bœttger), et aussi par i’action du mercaptan sur l’acide diazosalicylique à 170“ en tubes scellés résistants :

C« H»;Az* 0-C O* II 4- 2 C3 H« S = C6 IH-CO3 H. OH -f Az* -f (C* H5)* S* [Schmitt et O. Mittenzwey, Bull. Soc. chim., t- XXXII, p. 643]. Henry l’a obtenu par l’action de l’iodure de cyanogène sur le mercaptide de mercure. Il se forme en même temps du cyanogène [ Deutsch . chem. Gesellsch., lt<09 p. 636].

Il se produit aussi par l’action du chlorure de sulfuryle sur la mercaptide de mercure (A. Wurtz, observation inédite) :

(C3 H5 S)* ng + S O* Cl»

= HgCl» + S O* + (C3II5)*S*.

Il se forme enfin par l’action du cyanure de potassium sur le trisuirure d’éthyle.

éthyldisulfoxyde, (C»IH)3S303 [Constantin Lukaschcwitz, Bull. Soc. chim., t. XII, p. 275, et Zeilschr. Chem., 1868, p. 641], — On prépare ce corps en oxydant par l’acide azotique (d = 1,2) étendu de son volume d’eau le bisulfure d’éthyle. H s’oxyde et laisse déposer une huile brunâtre qu on fait bouillir avec de l’eau jusqu’à décoloration. On^ la sèche ensuite sur le chlorure de calcium. C’est un liquide incolore, d’odeur alliacée, soluble dans l’alcool, l’éther, incristallisable par le froid, ne bouillant pas sans décomposition, mais distillable avec la vapeur d’eau. Elle se dis-

sout dans l’acide azotique concentré et s’en sépare par addition d’eau, mais s’oxyde si l’on vient à chauffer le mélange. Le zinc et l’acide sulfurique donnent avec ce composé du mercaptan. Kopp, Loewig et Weidmann avaient appelé ce composé sulfite sulféthy 1 ique.

C. Pauly et R. Otto [Deutsch. chem. Gesellsch., 1878, p. 2073] ont montré que ce composé est très probablement l’éther de l’aride thioéthylsulfonique décrit plus loin. En effet, la potasse aqueuse le décompose suivant l’équation 2[(C*H5)*S*03] -[- H» O = (C* H5)* S* -f C3H5SO,H -f C*H5S03II.

Avec le zinc en poudre, on obtient du mercaptide de zinc et du sulfinate de zinc :

Zn* -f 2 [(C3 H5)* S* O3]

= (C*II=S)*Zn + (C»H5S03)»Zn.

Ces réactions semblent assigner à l’ét.hyldisulfoxyde la constitution C3IIs-SO*-SC*H5.

trisulfure d’êthyle. — Müller le prépare par le polysulfure de potassium et le sulfovinate de potassium. Le produit formé est chauffé à 150“ avec du soufre et distillé avec de l’eau ou même ! de l’alcool. Le mercure, la potasse aqueuse, le ■ cyanure de potassium, lui enlèvent du soufre. tétrasulfure dethyle. — Il s’obtient par l’action du mercaptan sur le chlorure de soufre. On opère en solution sulfocarbonique. C’est une ( huile jaune, lourde, d’odeur très désagréable,

! soluble dans le sulfure de carbone, l’éther, peu soluble dans l’alcool, non distillable sans décom- 1 position. La chaleur le dédouble en soufre et bisulfure d’éthyle ; encore liquide à — 40°.

Chauffé à 150° avec du soufre, il donne du pentasulfure d’éthyle, masse visqueuse qu’on séparo par l’éther du soufre en excès (Claesson).

DIÉTHYLÉTHYLÈNE-DISULFONE,

CMH (S 03C*U«)*.

— Ce sont des aiguilles dures, incolores, fusibles à 136°, 5, qu’on obtient en oxydant le sulfure correspondant. Elle distille sans décomposition et se dissout aisément dans l’eau et l’alcool.

Le sulfoxyde (sulfine) correspondant,

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