SIMPLES
barres a double T et J
AVEC B.NDES.
Lames do 3 à 4,nm.
Tôles de chaudières
Tôles de construction
R — 42 kil. — a = 26 0/0 i ,
R = 45 kil. - a = 20 0/0 1 avec épreuvo.de non trempe.
11 est en effet fort difficile ou de tremper, ou même de recuire de telles pièces; des ruptures intérieures peuvent se produire et telle plaque paraissant fabriquée d’une manière identique à une autre pourra donner d’excellents résultats, tandis que la seconde pourra se briser en mille pièces sous l’effet d’un projectile.
A côté des tôles de chaudières, tôles de construction et blindages, la marine emploie également l’acier sous forme de pièces de machines, arbres, coussinets, etc.
Nous renverrons, pour ce dernier sujet, aux emplois par l’industrie privée, mais nous devons citer dès maintenant un emploi assez spécial des métaux doux coulés sans soufflures :
Le tonnage extraordinaire et par suite la grande puissance des machines des nouveaux navires italiens le Duilio, le Dandolo, le Lepanto, etc., a nécessité, pour supporter l’arbre principal de l’hélice motrice, l’emploi d’anneaux (sortes de coussinets guides) à l’avant et à l’arrière au navire ; ces pièces, d’environ 1 mètre de diamètre, 20 à 30 centimètres d’épaisseur annulaire, lm50 à 2 mètres de longueur, ne pouvaient être fabriquées par la méthode de forgeage sur mandrins 1 imaginée par Whitworth ou par forgeage et fo- 1 rage ultérieur d’un gros bloc, procédé trop coû- I teux. Ces pièces ont été fournies par l’usine de | Terrenoire, en métal doux (45 kilogrammes à i 50 kilogrammes et 20 °/0) coulé sans soufflures ' par le procédé spécial de cette usine. Le même 1 métal peut trouver son application pour un certain nombre de pièces de machines, et nous verrons plus loin ( Artillerie ) les résultats obtenus sur des frettes en acier coulé de la même usine.
Aciers employés par l’artillerie
Les aciers employés par l’artillerie comprennent :
1° Ceux employés pour tubes de canons, frettes, pièces de culasse, etc. ;
2° Ceux destinés aux projectiles pleins ou aux obus;
3° Ceux employés pour les accessoires, affûts, pièces embouties pour l’armement, etc.;
4° Enfin pour le petit matériel, sabres, baïonnettes, canons de fusil, etc.
Ce n’est que depuis la guerre de 1870-1871 que Y artillerie d’acier s’est réellement développée ; après les résultats obtenus d’abord par Kruppen Allemagne, puis en Angleterre et en France, principalement dans le bassin de la Loire, on s’est arrêté d’une manière à peu près exclusive, comme choix de métal, aux aciers de 2e et de 3e classe. En 1870-71, les usines de la Loire ont livré à lartillerie un grand nombre de pièces de petit calibre obtenues par martelage d’aciers doux, correspondant à une charge de 45 à 55 kilogrammes par millimètre carré. A cette époque, les essais à la traction destinés à apprécier la qualité du métal étaient découpés parallèlement à l’axe du canon : ce mode d’opérer était pour l’artillerie en même temps que pour l’industriel un trompe-l’œil très funeste, puisque l’on arrivait ainsi à essayer en long un métal qui pratiquement ne travaille qu’en travers et par choc, si l'on assimile la force explosible de la poudre à un choc instantané.
Les Commissions chargées de l’armement ont. depuis cette époque, compris toute l’importance
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de la question et actuellement tous les barreaux d’essai sont pris dans une rondelle perpendiculaire à l’axe du canon. Les essais nombreui faits au Creusot, à Saint-Chamond, à Firmxny, à Unieux, etc., ont conduit l’artillerie à exiger'pour la réception du métal à canon les condit ons suivantes : le canon est martelé, recuit, trempé à l’huile et recuit à nouveau si c’est nécessaire :
Limite d’élasticité. 32 kil. ± 5 kil par "™2.
Charge de rupture. 62 — ±8 —
Allongement p. 100 mesuré sur 100
millimètres .... 14 pour 100 minimum.
/Limite d’élasticité. 35 kil ± 7 kil. —
<o l Charge de rupture. 65 — ±10 —
( Allongement p. 100 £ 1 mesuré sur 100
( millimètres. ... 14 pour 100.
En outre, la limite d’élasticité du canon trempé doit être supérieure de 5 kilogrammes au moins à celle du métal non trempé ; une épreuve par choc complète ces effets par traction.
En introduisant du carbone dans la proportion de 0,500 % au 0lus et en évitant autant que possible le manganèse, on peut obtenir, ce me semble, de bons résultats, pourvu, toutefois, qu’on prenne à la coulée les précautions nécessaires pour éviter les soufflures qui donnent lieu à des lignes de plus faible résistance même après le martelage. Quelques usines ont obtenu de réels succès en employant des aciers doux par le
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carbone et contenant jusqu’à 0,800 et 1 % de manganèse.
Des métaux analogues sont employés pour les pièces de culasse ; les frettes des canons de campagne et des canons de marine sont fabriquées depuis nombre d’années en acier puddlé, enroulé et martelé ; un certain nombre d’usines ont livré à l’artillerie française des frettes en acier fondu et martelé, Bessemer ou Martin, de nuance plus douce que le métal à canons ; cette substitution a été également faite en Suède, où l’on emploie pour cet usage du métal fabriqué au four Martin et contenant 0,250 à 0,300 de carbone, c’est-à-dire des aciers de la première classe. Le métal est laminé en barres, enroulé, puis soudé au marteau, comme cela se pratique en France pour les frettes en acier puddlé.
A côté de l’emploi des aciers fondus et martelés pour canons et frettes, nous devons signaler les essais faits par Terrenoire pour obtenir le métal à canons coulé sans soufflures; ici, comme en toutes choses, la routine est difficile à vaincre, mais les essais faits au tir ont donné d’excellents résultats et des épreuves récentes faites à Bofors, en Suède, sur des canons obtenus par le procédé de Terrenoire, ont confirmé les essais faits en France.
L’artillerie de marine a consenti en 1881 à une fourniture de frettes en acier coulé, les résultats sont assez remarquables pour que nous croyions devoir donner ici les chiffres obtenus aux épreuves de réception faites à la fonderie nationale de Ruelle :
ESSAIS FAITS A LA FONDERIE DE RUELLE POUR LA RÉCEPTION DE FRETTES DU CANON DE 10 CENTIMÈTRES EN ACIER COULÉ SANS SOUFFLURES DE TERRENOIRE.
KU.MEROS DE COULEE et
NUMÉROS d’ordre
n il
Moyenne générale .
Conditions exigées .