‹ Dictionnaire de chimie pure et appliquéeChapitre 555 sur 589 · GO · texte numérisé non relu

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Ces chiffres montrent une fois de plus qu’il n’est pas nécessaire d’avoir recours au martelage pour donner à un métal décomposition chimique déterminée toutes ses qualités mécaniques; les opérations de trempe et de recuit bien faites, nous le répétons, conduisent aux mêmes résultats.

Les projectiles pleins sont fabriqués en général en fonte durcie, mais la question des obus de rupture a depuis plusieurs années préoccupé l’industrie ; on parait, en effet, tourner dans un cercle vicieux, puisqu’à la dureté nécessaire à la pénétration il est nécessaire d’adjoindre une certaine ductilité permettant au métal de ne pas se briser sous le choc.

La fabrication des projectiles en acier coulé sans soufflures à Terrenoire a montré que le métal qui parait devoir donner les meilleurs résultats est compris dans les aciers de la ôc classe; les conditions de tir normal et oblique sont tellement différentes et complexes à étudier, que nous ne nous y étendrons pas ici, quoiqu’elles présentent un intérêt énorme, et nous nous contenterons d’appeler l’attention des intéressés sur ces points :

Que bien souvent, pour ne pas dire toujours, l’influence de la dureté de la plaque de blindage est beaucoup plus grande qu’on ne le croit généralement et entre pour un coefficient beaucoup plus considérable que la dureté du projectile

lui-même, celle-ci étant toujours comprise dans des limites restreintes;

Que la réalisation d’une grande dureté doit surtout être recherchée pour l’ogive du projectile et une certaine douceur pour l’arriére, c’està-dire pour toute la partie cylindrique, corps et culot : l’ogive, en effet, doit agir comme poinçon pendant le tir, tandis que l’arrière doit pouvoir dans le tir oblique résister aux efforts de torsion et flexion; enfin, il y a lieu de signaler ici, non seulement l’influence de la composition chimique, mais également l’influence de la structure physique, qui, dans certains cas, parait jouer un rôle très important.

Nous citerons ici pour mémoire l’emploi des aciers des lr“ et 2e classes pour tôles d'affûts, et des 2e et 3e classes pour canons de fusil, etc.

Aciers employés par les chemins de fer

Si nous passons maintenant à l’étude des aciers employés par les chemins de fer, nous aurions à considérer successivement : le matériel fixe, le matériel roulant, les travaux d’art.

En ce qui concerne le matériel fixe, il n’est point do question plus importante que celle du rail et bien des études ont été faites pour déterminer quel serait le métal le plus convenable pour rails.

Chaque compagnie de chemins de fer, adoptant

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