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C3II5 S O3 K + OKI

qui se dépose par le refroidissement. Les eaux mères additionnées d’éther en donnent un second, 3 C3H5 S O3 K + 2 KI.

Ces sels réunis sont chauffés avec de l’acide sulfurique concentré jusqu’à expulsion complète de l’iode et de l’acide sulfurique en excès. Le résidu repris par l’alcool, neutralisé par le carbonate de potassium et dissous dans l’alcool bouillant, laisse précipiter par l’éther un sel cristallin, blanc, ayant à peu près la composition C3H8S03K.

Le sel de baryum est une masse blanche hygroscopique. Celui de plomb est en croûtes cristallines molles formées de lamelles jaunâtres [De Rad, Ann. der Chem. u. Pliarm., t. CLXI, p. 218, et Bull, de la Soc. chim ., t. XVII, p. 310].

Sulfocyanate d’allyle. — Voyez Sulfocïaniques

fÉTHEHS).

Isosulfocy anale d'allyle. — Chauffé avec de l’eau et de l’acide chlorhydrique pendant huit à dix heures à 200°, il fournit de l’allylaminc, de l’acide carbonique et de l’hydrogène sulfuré :

C3H5 j ^ "L ^ Hs O = Q3 j Az CO3 -f- H2 S.

Il se forme en même temps une autre base liquide, bouillant à une très haute température et dont le sel de platine est amorphe. La base forme une couche huileuse quand on dégage l’allylamine du produit de la réaction par la lessive de soude bouillante.

En se combinant avec l’alcool allylique, l’essence de moutarde donne l’allylsulfocarbamate d’éthyle :

cs. AzC3ii5 + c2 u® . o h = es £ °zCnnc3ii5

[Hofmann, Bull, de la Soc. chim., t. XIII, p. 54, «t t. XII, p. 294], ’ p ’

Éthylallyle-sulfo-urée. — Elle se produit par l’action de l’éthylamine sur l’essence de moutarde et cristallise difficilement. En présence du chlorure de mercure-phénylammonium,elle forme une combinaison de chlorure de mercure et d’al-

lyléthylphénylguanidine produite suivant la réaction

CSiSc3H*+ 2 HgAzC8H5.HCl ( Az II C3 II5

= HgS + C6 H7 Az + C AzC«H».HgCls ( Az II C* H5

[Forster, Deutsch. cliem. Gesellsch., t. VII, p. 393, et Bull, de la Soc. chim., t. XXII, p. 197].

Allylamines. — L’allylamine absorbe le brome et fournit des produits résineux. Ses sels donnent des réactions plus nettes. La solution aqueuse du chlorhydrate traitée par le brome engendre le chlorhydrate de dibromure d’allylamine cristallisable dans l’alcool en fines aiguilles ou en prismes. Le chloroplatinate constitue de belles tables rouges. La base qu’on peut en extraire forme une huile peu soluble dans l’eau, se prenant en une masse résineuse par la dessiccation sur l’acide sulfurique. Cette dessiccation l’altère, car on ne peut en régénérer le chlorhydrate.

L'hydrogène naissant, en agissant sur la base, reproduit l’allylamine.

Le chlorure d’iode se combine également avec le chlorhydrate d’allylamine. Le produit de la réaction est incristallisable. Le sel sec est résineux. Le chloroplatinate forme des lames orangées [Linnemann, Liebig’s Ann., t. CLXI1I, p. 869, et Bull, de la Soc. chim., t. XVIII, p. 328 ; — L. Henry, Deutsch. chem. Gesellsch., t. VIII, p. 399, et Bull, de la Soc. chim., t. XXIV, p. 379].

La diallylamine dibromée se décompose lorsqu’on la chauffe en donnant de l’acide bromliydrique et de la picoline [Baeyer, Deutsch. chem. Gesellsch., t. II, p. 398].

Le chlore, en agissant sur le glycide dichlorhydrique, forme un liquide bouillant à 164", dont la densité est égale a 1,496 et dont la composition C3 II* CD en fait un isomère du chlorure de propylène chloré de M. Cahours. Traité par l’ammoniaque, ce produit fournit une tétrachlorodiallylamine

Az - (C*H3C13)3 Azl H

C’est un liquide dense, très alcalin, insoluble dans l’eau, très soluble dans l’alcool et l’éther, qui ne distille pas seul sans décomposition, mais bien avec la vapeur d’eau. Son chlorhydrate se présente en aiguilles solubles dans l’eau, qui se combinent avec le chlorure de platine en donnant naissance à des cristaux radiés, rouges, solubles dans de l’eau bouillante [Pfeffer et Fittig, Zeitschr. fur Chem., 1865, t. Ier, p. 82, et Bull, de la Soc. chim., t. V, p. 50].

Éthylaliylnmine. — Cette base s’obtient par l’action de l’iodure d’éthyle sur l’allylamine. Elle constitue un liquide incolore bouillant à 84°, soluble dans l’eau. Son chlorhydrate, très soluble, cristallise en lamelles déliquescentes. Le chloroplatinate, qui est en prismes monocliniques très solubles dans l’eau, cristaflise dans l’éther. Le sulfate est très soluble dans l'eau et l’alcool, insoluble dans l’éther. Ces caractères distinguent cette base de la pipéridine, avec laquelle elle est isomérique.

La diéthylally lamine, obtenue par le même procédé, bout à 100-103°. Elle est soluble dans vingt fois son volume d’eau à 18°. Cette solution se trouble par la chaleur. Ce phénomène est plus marqué qu’avec la conicine. Le chlorhydrate, très soluble dans l’eau, cristallise en petits cristaux incolores. Le chloroplatinate forme des cristaux confus solubles dans l’eau.

lodure de mercurallyle [Linnemann, Ann. der Chem. u. Pliarm., t. CXLIX, p. 180; — Kra-

ALOÉTIQUE (ACIDE). — 110 — ALUMINIUM.

sowski, Zeilschr. fur Chem., 1870, p. 527 ; — Oppenheim, Deutsch. chem. Geselhch., t. IV, p. 009, et Bull de la Soc . chim., t. VII, p. 424, t. XV, p. 82, et t. XVI, p. 293J. — Pour le préparer, on ajoute une petite quantité d’iode à du mercure, et l'on agite le mélange avec de l’iodure d’allyle. Suivant Oppenheim, il est bon d’étendre l'iodure de son volume d’alcool. La combinaison se fait avec dégagement de chaleur en donnant une masse épaisse.

Distillé seul ou chauffé avec du cyanure de potassium ou de l’iodure de potassium en solution aqueuse à 100°, ou enfin du zinc-éthyle, il donne du diallyle suivant les équations :

2 Hg j f' HS = Hg + Hgl* -j- Ce H'»,

2 Ilg j jC3H5 + 2 KCAz = Ilg + 2KI -f Hg(CAz)* 4- CCII10,

2 Ilg | P 115 +2 Kl = 2 Kl Hgl* + IIg4- C8IR<>,

2 Ilg | P 115 4- Zn (C* H3)9 = Hg (G2 II5)* 4- Hg 4- C« ID» 4- ZnP.

L’iodure de mercurallyle attaque la peau. Les accidents ne se manifestent qu’après six à huit heures., E. Demarçay.

ALOÉTIQUE (ACIDE)

[C7 H2 (Az0*)*0]2 4- H* O

(voyez t. I, p. 104). — Bouilli avec le chlorure d'étain, ce corps se convertit en acide hydroaloétiq ue, dont le sel stannique possède la composition

CuIIaAz40H, 3Sn O*.

ALOÏNE, C15H1607. — E. Schmidt a établi cette formule pour l’aloïne de l’aloès des Barbades [Deutsch. chem. Gesellsch., 1875, p. 1275 ; Bull, de la Soc. chim., t. XXVI, p. 220]. A l’état hydraté elle fond à 70-80°, et contient 7 à 14 % d’eau de cristallisation.

Traitée par l’eau broutée, l’aloîne fournit un dérivé tribromé de la formule

C15H13Br307 4- 311*0,

fusible à 190-191°. Distillée avec de la poudre de zinc, elle donne du méthyle-anthracène C15H12. L’oxydation par l’acide nitrique la transforme en acides chrysamique, picrique et oxalique (Schmidt).

L’aloine de l’aloès des Barbades fournit aussi un dérivé chloré, C'» II>3 Cl3 O7 -f 3 H2 O [Tilden, Chem. News, t. XXV, p. 66; Bull, de la Soc. chim., t. XVII, p. 422].

ALOÏSIQUE (ACIDE). — Ce produit d’oxydation de l’aloisol constitue une huile brune bouillant à 250° en se décomposant, insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool.

ALOlSOL (voyez t. Ier, p. 165). — Ce corps s’oxyde spontanément à l’air et se transforme en acide aloisique. L’eau de chlore opère le même changement.

ALORCINIQUE (ACIDE),

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