‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 101 sur 178 · SIL · texte numérisé non relu

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étrangères, telles que celles d*échinites, de coralites, de madréporites 5 fungites , belemnites , etc.; quelquefois en concrétions laniellaires. A Tintérieur, il est brillant; la cassure est conchoïde. Les fragmeus sont à bords aigus. Le silex est translucide; plus dur que le quartz; aisément frangible. Sa pesanteur spécifique est de 2, 59. Traité au chalumeau 9 le silex est infusible sans addition; mais il blanchit et devient opaque. Ses parties constituantes sont : silice 98 , chaux o,50) alnmme o^uô, oxide de fer 0,255 perte 1,00. Lorsqu'on frotte l'un contre l'autre deux morceaux de silex dans l'obscurité, ils donnent une lueyr pbosphorique, en émettant une odeur particulière.

Le silex se rencontre dans des roches primitives , de transition , secondaires et d'alluvion. Dans les deux premières de ces roches, il est en filons métallifères et d'agate. Dans les roches secondaires, il se rencontre dans le pouding, le calcaire, la craie et l'amygdaloïde; dans la craie, il est trèsabondant en couches. Ces pierres semblent avoir été formées l'une et l'autre dans le même temps. Cependant Werner est d'opinion que les silex de formes tuberculeuses et de plusieurs autres, ont été produits par infiltration. En Ecosse, le silex se rencontre empâté dans du calcaire secondaire. £n Angleterre, il est abondant dans les contrées d'alluvion, sous la forme de gravier , ou empâté dans de la craie. £n Irlande , il se présente en quantités considérables dans du calcaire secondaire. On le trouve dans la plupart des parties du Monde. Le silex s'emploie principalement pQur la fabricatioa . des pierres à fusil, dont Brogniart nous a complètement décrit les opérations mécaniques. Le meilleur silex, pour cette fabrication, e^t celui d'un gris jaunâtre. Le silex est un ingrédient de la poterie, et les chimistes s'en servent pour mortiers.

SILICE. L'une des terres primitives qui, par suite des recherches de sir H. Davy, sur les bases métalliques des alcalis l't des terres , a^été , en dernier lieu , considérée comme

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étant un composé d^uo principe combustible particulier a? eo l'oxigène. Si , après avoir calciné dans un creuset d'argent, du quartz réduit en poudre arec trois parties de potasse pure, on fait dissoudre dans l'eau le composé fondii; et si en ajoutant alors à la dissolution une quantité d'acide cod- Tcnable pour saturer l'alcali, on évapore le tout à siccité, on obtiendra une poudre graveleuse , qui , lorsqu'on l'a bien lavée dans de Tcau chaude, et ensuite calcinée, laissera la silice à rétat de pureté. En faisant passer de la vapeur de potassium sur de la silice, dans un tube chauffé au rouge, sir H. Davy obtint une poudre de couleur foncée, qui paraissait contenir la base de la terre ou silicium. Cette substance peut, ainsi que le bore et le carbone, être exposée à l'action d'une haute température, sans éprouver aucun changement. La potasse liquide paraît former avec elle une dissolution de couleur olive ; mais comme cette base est décomposée par l'eau , il n'était pas possible de laver la potasse par Ce liquide. MM. Berzelius et Slromeyer essayèrent de former un alliage de silicium avec du fer, en exposant à la plus forte chaleur d'un fourneau à vent un mélange de trois parties de fer, une partie et demie de silice , et 0,66 de partie de charbon. Ce mélange était à l'état de globules fondus. Ces globules, après que le charbon en avait été séparé, étaient blancs et ductiles , et leur dissolution dans l'acide munatique donnait lieu à plus de dégagement d'hydrogène qu'un poids égal de fer. La pesanteur spécifique 4e l'alliage était de 6,7 à 7j5, tandis que celle du fer employé était de 7,8285. Cependant, d'après les expériences de M. Mushet, aussi bien que d'après la constitution de la plombagine, on sait que le carbone se combinera avec le fei; en proportions très-considérables, et que, dans de certaines quantités , il peut donner au fer une couleur blanchâtre et une densité inférieure. On ne pe«t donc rien inférer de définitif de ces expériences. {P^oy- Feb.) Sir H. Davy trouva, qu'il fallait au-delà de trois parties de potassium pour décomposer une partie de silice ; d'où l ^'î

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