‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 112 sur 178 · S86 SUC · texte numérisé non relu

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«oui et «ntfaiue amsi autant de sucre , et que là différtnee •B qualité ne dédommage pas de la diierence en q«aa(ité. Il est probable, cependant 9 que ks planteurs des autre» pajs ne part^^nt pas cette opinion ; car, dans plus de quatre ^nls des plantations de Saiat-DomÎB^ue, l'appareil pour le terrage y est établi coname étant d'un emploi nécessaire, et actuellemeiK oncore on y suit le même système.

Le sucre est très-solubie dans l'eau , «t c'est vol bon milieu fH>ur.unir ce liquide avec les matières huileuses. On eolait M grand empkn dans Téocnomie domestique, et il paraitétre en tout un article précieux et salubre d'aliment» L'usage o'eo €st le pluSiprobableûiMBit restreint qu'à cause de son prix élevé.

he 9i»ere parait a^oir la propriété de rendre quelques-une? 4Gis teirres sohibles dms l'eiau. Ce fut M. William Harnsaj. lie^Glascow, qui déco«¥rit acoidentellmnent cette propriété «âu micre.

U «'«occupait d^piémnces sur le sucre, lorsqu'ajaat ^ é «nettre de la «chaux yive dans une dissolution froide de «ette substance., il remarqua que la chaux avait acquis uoe aat^Hr caustique ^ui n'était pas ordinaire. U en conclut l|f^ le sucre a la propriété de dissoudre une certaine profotfûon de chaux ; et afin de s'assurer de sa capacité sous ce rapport 5 il fit des expériei^oes sur cette terre, ainsi qu'arec it stronliancs, la magnésie et kibarjrte.

Jûe 'Suore disdous <ians l'^eau à la température de 10 àe§rts Deiilîgrades^ vest capable de dissoudre latnoîtié de sonpoiàê lieisbftux.

dLa dissolution de la chaux dans: le sucre a une belle cou- 4ettr de yin blanc, aj^aat l'odeur de chaux vive fraicheneot étfinAe.

Cette dissolution «st pnrécipi^ par les acides carbonique» ntiique , tar trique, sulfuidque et oxalique; et die est décomposée pariaffinité double par la potasse et la soude cauç^iq*^' etlCHnis caii>Dnates; par les citrate» tartvate et (oalal^^ potaa$e,iele.

9UÇ ^8;

. hfL «troptiane étapt employée à poids égal ayec le ^ucre. cette terre peqt êtrç dissoute à la température de |oo deg^è^, et être retenue en dissolution par le sucre à lo degrés pe^i^* grade$. Il^e dépose, pendant le refroidissement de la liqueur^ de» cristaux qui, étant exposés à Tair, attirent l'acide caiboniqae ^ j5*y efifleurisçent.

La dissQiutiojQ de strontiane dans d^ sucr^ est d'une ^^)Ie couleur «de vin blanc; et, comme celle de chaux , elle a u^e odeur caustique particulière. Cette terre est précipitée par la potasse et la soude caustiques ^t carbonatées , et aussi par les acides carbonique, citrique, tartrique, sulfurique et oxaliqi|e; <Uc est décomposée en vertu d'alSnité double, par les Ci)rbonates de potasse et de soude, et égalemepjt p^ les cltr^t|$ , tartrate et oxalate de potasse.

La dissolution de magnésie dans du sirop éta.ijtcomçie iÇjeUes d« cbauxetde Mrpntiane, de coulew blanche pure , (g^ 71e présentait pas de yariation sensible, dans son odeur ou ^ sare^ur, de celles de la dissolution ordinaire de ^uç^ej^ pf même le goût sucré semUait être de beaUlBoup perfp(^(;iQ^çi/B> conmde^laat plus doux et plus agréable au p^laî^, et çiçm^iog^^ s'il eût été euitiér4emei3t dépouillé de toute s^iv^ur terreuse qu'a souvent le su ère non rafiioé. Au bout :de .trois jp(K>i9 dç tepos de cette dissolulioa dans une jbnuteille bi«n fern^e. ayeq u<i bouchon de liège, la magnésie pn faisait s'eii ,§U*e enji^rp* nwot réparée.

Il se dîdsout très^eu d'alumioge dans une djssplu^jpa d^ sucre , lor^qu^on pnésente à cette diâsolution ûJbaude W froide U ierre récemment précipitée.

La propriété ^u'a le sucre de s'unir auxjakali^ aétéxonnuf ckpuis long-temps ; mais elle est rendue d'uAeiéyideoçje.plus ^ftppante ai^ moyen des jcarboAates de potasâe ^t dj& spude^ ffif exemple, qui décomposent , par afiiiiité dQxd^h > ies dis- ^utiqns de chaux et de strontiane dans le sucre*

Bn faisant des dissolutions de sucre non rafOi^ pour des '««g^s -cvilîiiaiFes, on troure ibéquemment qu'il s'est yr^ci,-

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pîté une substance de couleur grise ; il est probable qQ*eBc prOYÎent d'une surabondance de cbaux, dans la quantité dt celle qui a été employée pour clarifier le suc de la caûoc à sucre dans les plantations étrangères, te sucre qui présente cette imperfection est connu, parmi les raffinéurs de cet article, sous le nom de sucre/aible ; et il est ainsi bien justetncnt nomnié, cette matière grise précipitée n'étant autre chose que delà chaux qui a attiré l'acide carbonique du sucre (ce dont il y a une grande probabilité), ou de l'air de l'atmosphère. Une bouteille , dans laquelle j'ayais gardé une dissolution de chaux dans du sucre pendant au-moins quatre ans, bien bouchée, se trouva entièrement incrustée d'une matière de couleur jaune, qu'à l'examen, on reconnut consister entiè- . remeut en carbonate de chaux.

Dans le mode ordinaire de raffinage de sucres bruts, il se sépare- ordinairement de 20 à 55 pour cent de mélasse, dont unépïirtie considérable , probablement les deux tiers, résulte de la haute chaleur employée dans la concentration du sirop. Qn a imaginé pl^ieurs moyens pour diminuer cette production de mélasse. L'un de ces moyens consiste à entourer fa chaudière à sucre d'huile ou de rapeur d'eau à une haute temipéf ature , au-lieu de faire chauffer cette chaudière à, feu nu. Dans un second moyen , la chaudière est couverte à la partie supérieure, et au moyen d'une machine jpneumatique, on supprime la pression de l'air, de manière à favoriser l'tbullition et l'éyaporation rapide à des chaleurs médiocres.

Le célèbre chimiste. M.. Howard , prit une patente pour la mise à exécution de ce dernier moyeu, qui est Indubitableosent le plus scientifique et donnant les résultats les plus avantageux; mais il exige dans le fabricant un génie supérieur et uaetrèsr grande attention. On ne fait point usage de sang pour la claiifieation : elle fe'opère au moyen du plus ingénieux système de filtres à caunevas, à l'aide d'un mélange avec le sirop d'une "petite quantité de gypse pâteux et d'alumine, fait en saturant une dissolutioni d'alun a?«c.de la chaux vive. Dans la purifir

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tdtîoo finale-, la base du cône de sucre renversé est recou- Terte d'une couche de sirop saturé très-pur au-lieu de- terre de pipe humectée.

La troisième méthode est fondée sur la propriété qu'a le charbon animal (noir d'os) , de détruire la matière colorante Tégct^le. Peut-être la combinaison des deux derniers modes promet-elle les meilleurs résultats.

Un quatrième procédé pour le raffinage du sucre est celui de M. Daniel Wilson. Ce procédé, pour lequel il fut accordé une patente, est exposé en détail dans le Repertory, 34.* vol. ,p. 1 34»

ApKès avoir chargé la chaudière avec une eau de. chaux forte, on ajoute le sucre, et l'on met le feu comme à l'ordinaire. Par chaque quantité de cent livres pesant du sucre employé, on fait dissoudre 120 grammes de sulfate de zinc, dans une quantitls aussi petite d'eau qu'il en faut pour dissoudre ce sulfate. Lorsque le sucre , dans la chaudière, est fondu, on y introduit la dissolution de sulfate de zinc, et l'on rendue bien le tout. L'oxide de zinc se combine avec la matière extractive, le tannin et l'acide gallique, et les rend insolubles, tandis que l'acide sulfurique, à l'état de combinaison avec la chaux, devient aussi insoluble. Lorsque le sucre brut contient bea|^oup d'acide, et qu'pn veut obtenir un sucre raflinè d'un grain fort, on prend 3o grammes de chaux en poudre par chaque quantrté de 1 20 grammes de sulfate de zinc, et autant d'e^u qu'il en est nécessaire pour former un laitde chaux, qu'on ajoute à la dissolution du sucre dans la chaudière, environ cinq minutes après que la dissolution do sulfate de zinc y a été introduite. Cette purification du sucre, en en séparant les impuretés qui y sont chimiquement combinées, est employée avec beaucoup d'avlhtage, conjointement avec l'appareil à filtrer , inventé par M. John Sulherland. Xa ^solution de sucre portée à l'état d'ébullitîan , est passée à travers le filtre, et ensuite on la fait bouillir jusqu'à preuve.. M. Wilson fait bouillir le sirop dans une chaudière ayant le long de son fond et de ses parois un cordeau de

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cuîrrc étamé, ou des tnbes d'étaîn pur, à traté« lesqueb on fait passer un courant consiaot d'huile Oil ^ttô matièrt grasse fortement chauffée. L'oxide de linc préàlableuâent précipite en ajoutant une dissolution du sel à Tean de chaiix, est aussi recommandé, aussi bien que Toxide d^étain.

M. Krrchoff, chimiste russe habile, découtrit accidentellement que Taniidon est susceptible d'être conrerti ^ sticréj en le fai'-iant bouillir pendant quelque temps dans dé Fâclde sulfurique très-étendu. Saussure fit voir que loo p»arlies d'amidon donnent i lo parties de sucre. Il en conclut tfie ce sucre n'est autre chose qu'un composé d'eau et d'amidon. Suivant son analyse, l'amidon consiste en :

Oxigène. . . . 55,87 Carbone. . . . 37,29 Hydrogène. . . 6,84

loo^bo

Le sucre de raisin est composé, suivant le même chimiste , de :

Oxigène. . . . 56,5i Carbone, . . . 56,71 Hydrogène. . . 6,7^^

Le sucre ordinaire a été analysé par un grand ttômitfe rf« chiuiistes distingués. Les résultats géuérautde ces M^j^ Sont les suivans :

Gay-Lussac

Berzdius.

etThénard.

Terme moyen

^rwl

Oxigène, , .

de trois aoalyiee.

Carbone. . .

Hydrogène.

D'après la considération des proportions ded cônstiW*^^

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n rapportant aux atome» ou volaiftc», je remarque que >t» résultats du docteur Prout «'accordent arec ta théori« de M. Gay-^Lussac, d'après laquelle le sucre est un compM0 de 40 parties de carbone + ^> parties d*ieau ou ses éMmeni» Par 4'analyse de M. Berzelius, l'amidon consiste en :

Oxîgène. . . . 49>5

Carbone. . . . 43)5

Hydrogène . . 7,0

La soustraction ë^un peu de l'hydrogèiie et do carbone, le eonyertîraît en .sucre; mais il ne se dégage, suirant lesexpé^ rienees de Vogel , ni acide carbonique, Qi d'autre gaz pea«t dant la conrersion. J'ai trouvé , que des patates mises qb digestion dans de l'acide sulfiu*ique étendu, donnent du sucre à plus bas prix et plus abondamment. On retire ensuite l'acide au moyen de craie ; et la liqueur filtrée abandomiés au repos, a^ës é^aponition conrenable, fournit des eristaux de aucre. Il a été fait de bonne bierre avec du sucre d'amt^ doiii. Je rècommandersH pour cet oik)et, les patates, traitéeft^ après qu'on les a lavées et râpées, avec de l'acide soliuirique étendu, pendant un jour ou deux , à une température de Mie degrés.

M. Braconnota récemment étendu nos viie9,.relaitiT€DMat ù la production artificielle de sucre et de gomme. De l'aeide sulfurique, d'une pesanteur spécifique de 17827, étant mêlé avec de la sdure de bois de charme très^&ècbe, devenait irès^ chaud, et après l'avoir étendu d'eau et neutralisé avec de la craie, on obtenait une liqueur fournissant, par l'évaporation^ de la ^mme. Des chiffons de toile , triturés dans un mortier de verre avec de l'acide sulfurique , fournissent une gonune semblable. L'acide mtrique produit le même résultat. Si I'mi fait bouillir pendant quelque temps la matière gommecÈBe provenant de la toile avec de l'acide sulfurique éleadu, on obtient un sucre cristailisable, et un acide que 11. Bracomiot

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