SUE
fof cette matière têt une substance huileuse , ou au-moins qu'il s'exhale de la peau tktie substance huileuse. Il j^rta , à plusieurs reprises, nuit et jour peudaat un mds^ et dans le temps le plus chaud de Tété, le même gilet de laine tricotée. Atf bout dé ee temps, il iraaya toujours qu'il s'était accu-^ Aulé une substance huileuse en niasses considérables, sous la forme de larmes noires, sut le poil de la surface intérieure àti gilet ; cette matière, frottée âur du papier, le rendait transjlarent et fenDe comme le fait la graisse. Elle brûlait arec ufie flamtne blanche, éflals.^ait un résidu charbonneux.
Berthollet a observé que la transpiration est acide, et il en à conclu que l'acide dont la présence s'y manifeste, est l'acide pbosphorif^ue ; mais cela n'a pas été prouvé. Fourcroî et M. Vauquelin se sont assurés que la gale qui se rassemble sur les peaux des chevaux , consiste principalement en phosphate de chaux , et quelquefois , il 7 éit mêlé d'urée.
Gepetldant, suivant M. Thénard, qui à cherché dernièrement à déterminer plus particulièrement la nature de la sueur, l'acide qu'elle contient est l'acide acétique, qu'il observe également être le seul acîtle libre conteUu dans l'urine et dans le lait; cet acide existe dans l'un et l'autre de ce» liquides frais. M. Thénard présente, ainsi qu'il suit, l'exposé de ses recherches sur ce sujet.
La sueur est plus ou moins abondante dans différens individus , et la quantité en est sensible en raison inverse de celle de l'urine; toutes les autres circonstances étant sembj^les , il s'en produit beaucoup plus pendant la digestion que pendant le repos. Le maximum de sa production paraît êtiPe de 1,726 grammes dans une minute, et le minimum
de 0,682. Elle est cependant de beaucoup inférieure à la transpiralion pulmonaire; et il y a également une grande différence entre leur nature et leur mode de formation. La sueur est le produit d'une sécrétion particulière, semblable, en quelque sorte, à celle de l'urine; la transpiration pulïuonaire , composée d'une grande quantité d'eau et d'acide
carbonique , est le produit d'une combustioa graduellcnqnî t'effectue par Tair de l'atmosphère.
La sueur, dans l'état de santé, rougit très -sensiblement l'infusion de tournesol, ou le papier teint de cette infusion; dans de certaines maladies , et particulièrement dans les fièvres putrides, elle est alcaline; cependant, sa saveur est. toujours assez salée et ressemble plus à la saveur de sel qu'à celle d'acide. Quoique la sueur soit incolore, elle; fait tache sur les tissus qui la reçoivent. Son odeur est particulière et insupportable lorsqu'elle est concentrée, ce qui a particulièrement lieu lorsqu'on la distille. Mais, ayant de parler des essais auxquels il l'a soumise , et qu'il eut occasion de faire en grand nombre , M. Thénard décrit la méthode qu'il adopta pour s'en procurer ; méthode qui était semblable à celle de M. Cruickshanks. '
La sueur humaine est formée 9 suivant. SI. Thénard, de beaucoup d'eau, d'acide acétique libre, de muriate de soude, d'un atome de phosphate de chaux , d'un atome d'oxide de fer, et d'une quantité inappréciable de matière animale, se rapprochant beaucoup plus de la gélatine que de totite, autre substance.
SULFATES. Composés définis d'acide sulfurique avec les bases salifîables ( voyez Acide sulfurique ) , et les bases respectives.
SULFITES. Composés définis d'acide sulfureux avec les bases,
SUMAC. Le sumac ordinaive{ Bhus coriana), est un arbrisseau qui croît naturellement en Syrie , dans la Palestine, en Espagne et en Portugal. On le <îultive avec grand soin dans ces deux derniers pays ; on coupe tous les ans se» rejetons jusqu'à la racine, puis on les fait sécher pour les réduire, au moyen d'une meule, en une poudre qui est employée pour l'usage des teintures et pour celui des tan*