URI
plusieurs fois Turée assez aboodante dans l'urine d'une per^ sonne chez laquelle la diathëse phosphorique prédominait , pour cristalliser spontanément par l'addition d'acide nitrique^ sans être concentrée par éraporation.
Comme l'urée et l'acide urique sont, dit M. Bérard^ les plus azotisées de toutes les substances animales, la sécrétion d'urine paraît aVoir pour objet de séparer du sang l'excès d'azote 5 commecelui de la respiration est d'en^éparer l'excèsde carbone.
L'urée produit un effet singulier sur la cristallisation de quelques sels. Si l'on fait dissoudre du muriate de soude dans une dissolution d'urée , il cristallisera par éyaporation , non en cubes ^ mais en octaèdres; le muriate d'ammoniaque, au contraire , traité de la même manière , prendra la forme cubique. Le même effet est produit, si Ton emploie de l'urine fraîche.
URIQUE (ACIDE). { Toj^ez Xcint umiQVE. )
URINE. Ce fluide excrémentiel est, dans son état naturel ^ transparent, de couleur jaune , ayant une odeur paiticulière et une sareur salée. Sa production, quant à la quantité, et, jusqu*à un certain point , à la qualité, dépend des saisons, de ia constitution particulière de l'indiTidu , et elle est aussi mo-' difiée par la maladie. La transpiration entrdne plus ou moins du fluide qui aurait passé par l'urine; de manière que Tabon-* danee de la transpiration est accompagnée d'une diminutioa dans l'éyacuation de Turine. /
D'après l'odeur alcaline qu'a l'urine qui a été gardée pendant un certain temps, et d'autres circonstance^, on arait autrefois supposé que c'est un h'quide alcalin; mais par la propriété qa*elle a de rougir le papier de tournesol et le suc de rayes , elle paraît contenir un excès d'acide.
Les recherches nombreuses qui ont été faites sur la nature de l'unne, en ont établi les parties composantes ainsi qu'il suit : 1 eau, a urée, 5 acide phosphorique, ^9 5,6j y phosphates de chaux, de magnésie, de soude et d'ammoniaque ^ Tonte IV. 3o
4M lîUI
%j 9, 1O9 11 acides lithiquc» rdsacifiie, beozoîifue et carbonique, 12 carboAAle de diauz^ iS, 14» murîates de sonde et d'aamOBÎaque, iS gcktine^ iSaUiMBioey 17 résioe, i| soufre.
Oq pettC quttlqBefoU déoouvrâ: dans l'unne la présence de nuriatc de potasse 9 en y versant avec précautton de l'acide tartrtque'; comme aussi on peut y reooMKiîlve ceUe de suUat^ de soude > ou do svllate de chaux ^ au. vioyca d'une dîssolo^ tionde uaormle de baryte qui précipitera ensemble le sul£ite de «baryte «t ^on phosphatte^ q«i ponrroAt être ensuite séparé» par une^pftantâté suâbante d'acide muriatique^ qui s'emparera du filiosphate.
L'urine pariût é|>r<Mrv«r daes ehao^enKns spontanés qii «'opèrent plus ou moins proaaptf ment eit sont plus éiteméiSf suivant son état, aussi bien que celui de la température di l'air. Son odeur, lorsqu'elle est fraîche et saine, est en quelque sorte aromatique; mais elle la perd très-promptement, et elletefit remplacée par uoe odeur paottctilière, appelée urioeuse. Cette edeufi, lorsqoe l'urâne t)omiDe6ce à se décomr poser, .ressemble m»H, à celle 'du lait atçre, mai$ elle st ohange tvès-pixjtnptement ea «lie .odeur fétide, alcaline. li coDYÎeatrd'^seryer, oependant, que la térébenthine , l'a^ pergfe , et bieauoo«ip d'iuiires substances vestales prisses comme remède, ou dont on fait usage eomme aliment, obI un efet trèsripuissant «or Todeof de l' urine. Sa îendimce à la putréfaction dépend presque entièiieflfecnt de la quaa/dtâ de gélatine fit d'albumine iqu'eUe çoiiAieiit. Celte putréfaction de l'uriœ^a, ion eikt , taèe^promptenaeiit lieu , dans uBigrand sombre de cae »à ces «ubslanoes y sont «bondîtes.
L'urine de. Uhonmie en santé est composée, d'aprè» M. Berzelius, dans looo parties, de:
JBau. •..*,.*..,.♦....... 955
Uiice.. * . . . ., . 5a,to
, Sul&té de potasae.. ^ ....*... . 5,71 Stalfade deifiotide. .......... ^ 3^6
tjRI 467
Phosphate de soude 3,94
Muriate de soude 4,45
Phosphate d'ammoBiaque i,65
Muriate d'ammoniaque ^ . i,5o
Acide lactique libre», atec lactate d'amibo*!
niaque» matière auiiDale soluble dans/ 17914 l'alcool, urée adhérente à cette matière. } Phosphates terreux , arec trace de fluate
de chaux« . 1,00
^ Acide urique ....*-..... 1,00 »
Mucus de la vessie o,3a
Silice . 0,05
Le phosphate d'anuuoniaque et de soude, obtenu de l'urioe, en séf^rant par Talcooi l'urée de ses sels cristallisés, fut appelé seljusible de Vurine ou sel micvocosmique ^ et l'on en ût un grand usage dans les expériences au chalumeau.
\^t& changemens produits dans l'urine par maladk, sont considérables et importans à connaître. £lk est de couleur rouge, en petits quantité , et d'une âcreté particulière, dans les maladies inflanomatoires ; mais elle ne dépose pas de sédi^ ment par le repos. Le sublimé corrosif occasionne un pré^ dpité abondant. Lorsque de semblables maladies touchent à leur fin, l'urine devient plus abondante, et dépose un sédi-^ ment abondant, de couleur cramoisie, consistant dans de l'acide rosacique, avec un peu de phosphate de chaux vCt d'acide urique,
Dans la jaunisse, l'urine contient une matière colorante d'un jaune foncé , capable de teindre le linge. L'acide muriatique verdit cette urine , ce qui y indique la présence de bile. Quelquefois aussi, cette urine contient, suivant Fourcroy et M. Vauquelin, une substance analogue à l'acide jaune, qu'ils obtenaient par l'action de l'acide nitrique sur la fibre musculaire.
Dans les affections hystériques , l'urine est abondante ,