‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 140 sur 178 · S URI · texte numérisé non relu

S URI

liaipide et incolore; eHe contient beaucoup de sel i. mais à-

peine de l'urée ou de la gélatine.

Dans 14iydropisie , Turine est généralement chargée d'albumine, de manière à devenir laiteuse, ou même à se coa« guler par la chaleur, ou par l'addition d'acides. Cependant) dans rhydropisie provenant de la maladie du foie, rarioe ne contient pas d'albumine; mais elle est très<-peu abondante» fortement colorée , et elle dépose le sédiment rosacé.

Dans la dyspepsie, ou indigestion, l'urine abonde en gélatine , et elle se putréfie rapidement.

L'urine des rachi tiques. contient en grande abondance oo sel calcaire, qu'on a. supposé être le phosphate de chaux, mais qui, suivant Bonhomme, est l'oxalate de cette terre.

On cite quelques cas de femmes, qui ont évacué de rurioe d'une apparence laiteuse et contenant une certaine portko de la partie caseuse du lait.

Mais parmi les altérations les plus remarquables de rurioe, est celle qui a lieu dans le diabète , cas où l'urine est qodquefois tellement chargée de sucre, qu'elle est devenue so»ceptible d'éprouver la fermentation vineuse. Gruicishao^ retira de l'urine d'un nîalade affecté du diabète, au-delà d'ao douzième de son poiVde sucre, ce qui était dans le rapport d'environ 900 granmies sur la quantité d'urine évacuée dam un jour par le malade. Cependant l'urine, quoique toujours en très-grande quantité dans cette maladie, quelquefois n'est pas sucrée, mais insipide. /

L'urine de quelques animaux examinée par Fourcroy, M. Yauquelin et Rouelle jeune , parait différer de celle ^ l'homme, en ce qu'il ne s'y trouve point d'acides phospkorique et lithique , et qu'elle contient de l'acide bensoîque*

Celle du cheval, d'après les deux premiers chinûstes» consiste, sur 1000 parties, dans : benzoate de soude o,o34) ■carbonate de chaux 0,01 1, carbonate de soude 0,009, fxtn^* de potasse 0,009, ^^^^ 0,007 , eau et mucilage 0,940; ccp«"' dant Gièse fait observer que la proportion du benzoate o<

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soude varie considérablement^ de telle sorte 9 que quelquefois à-peine en trouve- t-on. Malgré ce qui a été avancé par ces chimistes, que Tu^ne du cheval ne contient pas d'acide phosphorique, Giobert assure qu'on peut obtenir du phosphore avec cette urfne.

L'urine de la vache contient» suivant Rouelle^ du carbonate, du sulfate et du muriate de potasse, de l'acide benzoîque et de l'urée. Celle du chameau en. 4ifférait, en ce qu'elle ne fournissait pas d'acide benaolque.

L'urine du lapin contient » suivant M. Vauquelîn , des carbonates de chaux, de magnésie et de potasse; des sulfates de potasse et de chaux, du muriate de potasse, de l'urée, de la gélatine et du soufre. Toutes ces urines paraissent contenir de l'alcali libre,, comme verdissant toutes le sirop de violettes. Fourcroy et M. Yauquelin ont reconnu dans l'urine des poules domestiques la présence d'acide urique.

On a fait emploi de l'urine pour en obtenir le phosphore , l'alcali volatil, et le sel ammoniac^ et aussi pour les couches de nitrières artificielles; elle est d'un grand usage à l'état de putréfaction , pour le dégraissage d'étoffes de laine.

TAPEUR. Les principes généraux de la formation de vapeur ont été expliqués à l'article cxLoidqtz , ckangemens iTétat, Il y a été ajouté des observations aux articles Évapo- BÀTiOK et Gaz. •

La planche XIV,^/%. i5, représente une forme de l'appareJX dont je faisais usage pour déterminer la force élastique de vapeurs à différentes températures. L, /, sont dans chacune des branches du baromètre siphon, le niveau initial de la colonne de mercure, l est le fil de platine auquel on rendait le mercure tangent h chaque mesure prise, en mettant du mercure dans la branche ouverte , jusqu'à ce que la pression verticale fît équilibre à la force élastique de la vapeu^

4^0 VÉC

au-dessus de /. La colonne afontée par-deesas L, mesnmlt

IJKrectemeiit la force élastique. ( V<f^€% les tdifes daii6 t'Ap-

VAISSEAUX CHIMIQUES. ( ;^c)yi?z LA^oairoïK. )

VAHEfcH. C'est le nom de Ttine des espèces de Faons , dont rineinération fonmit la sonde eonmie sons la éénomitiation de ^oude de sforeck. Cette soude impure, ainsi que celle des cendres des algues et autres plantes marines, s'appèle aussi help; et comme elle a en général la dnreté de eailloux , on la nomme encore caiilolis.

VÉGÉTAL (RÈGNE). Dans le règne minéral, les |madpes fjfnî agissent entre eux paraissent , d'après leur àtspoiïitfon particulière, ne pas produire d'tfiet considé^He , et dans ce règne, il y a lieu à peu d'action cfaimt^tte. Les principes, simples pour la plupart, agissent Vnn surfaire en rertu de leur* attractions respectîres ; s'il y a dételoppement

''tie ohateur, elle est, dans la plupart des cas, promj^tement efonduite hors du corps; s'il se fortne des produits élastiques, ils se dégagent en général; en un mot, on remarque rarement, dans les opérations qui ont lieu dans le règne minéral,

. aucun arrangement qui ressemble en tout aux dispositions artificielles du chimiste.

Maàs dans les règnes animal et végétal , il en «est bien entrement. Dans le premier de ces règnes , les corps sont tbangés régulièrement par division mécanique, par digestion , et par l'application de dissolyans particuliers, dans une températare excédant celle de l'atkBe^ohiïfe, et tcms ces effets aont aidés, modifiés et mawtettus, an moyen d'un tippanefl destiné i «admettre l'air de l'atmosphère. Les sufets du règne végétal ont indubitablement une strnctwre moins élaborée, #s présentent beaucoup moins de ces énergies, qu'on dH, être spontanées. La forme de leurs yaisseaux est beaucoup plus simple, -et, autant que nous pouvons le reconnaître, ledr action est «sSQjétîe aux f^bafigemens de l'atmoiphère, en ^mïité H

humidité^ à TaetioiJi^ méeaaique des ^^u^, i h tiOiBpérûUiiie de la saison, et à Tinûacoce de la kirUiiire. IXao&ces ^Ues orgatiisés, l0 chimiste détXMfvre des p^rin4)i|^ea d'ua/Bi nr^Uire plus eompl^iftéQ f[UQ eeUe d'«iiciii$ de «eux qui peuY^t^t s^'obt^i^ii^ dans lo règo^ minèwd. Ces pripoipw w'existaieot pas prçala-. btemeot dm» la terre; el par eona^«ê«t, ils doife«( êtire le résultat de la yîq ^éfélajie.

La diffé#ew>e qMî e^ist» le plw évid^sanaettt entre l^a végén taux et les animaux, est que ceux-ci peuv^eJ9N( 00 général se« transporter dVn Uevi à, un aiitre; tiMadis< qoei le» \égét^x étant taés dans la njt^e place, ils absonbent, aju moyçft dei levrs racistes e^ de iQqrs. feuilles^ t^fe aeutit^os qui se trouvenii à \e^ portée, e^tqui parafesei^t ,^ au lolal, eoo$ist<?r «o air et en eau. Le soutien des animaux est en plus s grande partie fbrmô des produits déjà élaborés dans le règne végétal. Leé {Produits de ces deux règnes diffèrent dans les mains du chimiste d'une manière remarquable, quoique , peut-êlre, ù n'en soît pas exclusivement ainsi. L*un des caractères ïes plus distinctîfs parait être la présence du nîtrogène ou gaz azote, qu'on peut obtenir par dégagement des substances animales par l'application de l'acide nitrique , et qui entre dans 1» CQmposjtioA de l'ai^in^oiaque fQurpî^ p^ dislillati^ des^ tructi^e. Il avait été pendaul Iqng-teiiBips supposi^ q^e Yslv^moniaque étaU ^xclMsiveiftem Ic^ fM(04uit; d^ r^gne aiMipa) ; m^is il e&t hien CQOnu açt^^lkweqt <|u<? oertain^s pl^n|e| en ^Qnn^Rtaus^i.

Qi^aod on çon^ilère;, que; tov^let subâtaw;e Qrgaoi^ée est, poi^r h f\^^ grande partie, capable de prendre la fqra^a élastique, et d*être yolatifeée par la çhaleiari q\^e les. pi^oduits ^Qnt, pe^daii^ la w ? a^nenés en cmwhinaisaa par d^s procédés lents çl long-jteu^ps eontÂ|[iués , Qt qu'ils so^t «^ai^ii^}^^ séparé^ çptre cvçr, dan$ les vaiss^aui^ dç l^^ pl^^t^^ ou 4e r^imal; que ces comhïftaif<>ïis ^ont ^usoej^t^iiles d'être aUéréea par la dç^truçtiou de ces -vaisseaux, aiosi que pai*tout changement noitsd>le (le t^uipéJT^ture^ il ne paraîtra p^

4;a VJÉO

surprenant que l'analyse chimique des plantes soit encore dans un état imparfait, {yqyez Awaltse.)

Dans la structure des yégétaux > nous observons la couyerte extérieure ou TécorCe , le ligneux ou la matière do bois, les yaisseaux ou tubes, et certaines parties glandu* leuses ou noueuses. L'anatomie comparée, et les usages immédials de ces parties , forment un objet intéressant de recherches, mais se rapportant moins particulièrement à un ouvrage de chimie.

La nourriture ou le soutien des plantes paraît exiger de Feau, de la terre, de la lumière, et de l'air. Il a été reconoo par des expériences entreprises et dirigées dans cel objet, que Teau est le seul aliment que la racine tire de la terre.

kUog

Van Helmont planta un ss^ule pesant cinquante livres (aa^^^o); dans une certaine quantité de terre , recouverte avec da plomb en feuille. Il aicrosa ce saule pendant cinq ans avec dç l'eau distillée, et au bout de ce temps, il pesait 169 livres 3 onces (environ 77 kilogrammes), et la terre 4aos laquelle il avait végété se trouva n'avoir pas pe^d^ plus de 85 grammes. Boyle répéta la même expérience sur une plante,

kilog.

^qui, au bout de deux ans, pesait environ 6,300 de plus, que la terre dans laquelle cette plante avait végété, sans que cette terre parût avoir rien perdu de son poids.

MM. Duhamel et Bonnet ayant garanti des plantes ^rec de la mousse, les nourrirent avec de l'eau pure; ils remarquaient que la végétation était de la plus vigoureuse sorte ; et les naturalistes de Genève observent que les fleurs furent plus odorantes et le fruit d'un goût plus relevé ; on avait eu soin de changer la mousse avant qu'elle n'eût éprouvé aucune altération. M. Tillet a également fait lever des plantes, plu* spécialement des graminées, de la même manière, avec cette «eule différence, qu'il les garantissait avec du. verre pilé 00 du quartz en poudre. Haies a remarqué , qu'une plante (f^ pesait i56o-grammes, avait augmenté en poids de S5gram-

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mes, après uq6 forte rosée. Ne roit-ôn pas chaque four lever des jacÎDthes et autres plantes bulbeuses, aussi bien que des plantes graminées , dans des bocaux ou yases appropriés à cet effet, et ne contenant que de l'eau pure ? Et M. Braconnot a dernièrement reconnu que des graines de moutarde germent, croissent et produisent des plantes, qqe ces plantes Tiennent à maturité, fleurissent, et que leur graine mûrit dans de la litharge , des fleurs de soufire , et du très-petit plomb en dragée non-lustré. Ce dernier emploi, celui de la cendrée, paraissait être le moins farorable à la' végétation des plantes 9 ce qui semble être dû à ce que leurs racines ne pénétreraient pas aussi facilement à-trarers les grains de plomb.

Toutes les plantes ne demandent pas la même quantité d'eau , et la nature a varié les organes des différens individus conformément à la nécessité qu'il y avait pour eux d'être fournis de cette nourriture. Les plantes qui, comme les mousses et les lichens , transpirent peu , n'ont pas b#soin d'une très-grande quantité d'eau ; elles sont en conséquence fixées sur des roches sèches , et elles sont à-peine pourvues de racines; mais les plantes qui exigent une plus grande quantité de ce liquide , ont des racines qui s'étendent à une grande distance, et absorbent de l'humidité par la totalité de leur surface.

Les feuilles des plantes ont également la propriété d'absorber l'eau, et d'extraire de l'atmosphère le même principe que la racine tire de la terre. Mais les plantes qui vivent dans l'eau, et qui sont Goncmie nageant dans l'élément qui leur sert de nourriture, n'ont pas besoin de racines. Elles reçoivent ce liquide par tous leurs pores, et nous trouvons en conséquence, que les fucus, lesnlves, etc., sont sans racines quelconques.

Le fumier, mêlé avec les terres, et décomposé, fournit, non-seulement les principes alimentaires dont il vient d'être parlé, mais il favorise également la croissance de la plante, par la chaleur constante et fixe que sa décomposition ulté-

rieare pf4ckiH. G'#»t akm ^pie Fatiroiii anure «voir 9l»a<Ht

le dèv«elopf«cB«»t de feuifies et de fleiHTA» dan» <)«H«« des

parties d'iio arbre eeulealeQt> qm ayQi$kiaiQi^ nn \m 4f

ftmifer.

Il parait , d'après ce qm préeMe 9 qw ViaâiiaB4^ 4e la t^rre dans la Tâgétattoa se borne à tfaospefter à la pkate, l'eau , et probablenteot les produite ilasMqties proreaaiit dt substanoes qui se putréfient.

Les végétaux ne peareal ifiTre sans air« Il a été leceoDU) par les expérienets de Prîestiey » de Ingenbouse^ et de S»: ndiier» que les plantes absorbent la poction d'asoto de Tatr nospMre; et il paraît que c'est à ce prînoîpe qu'eetdue^ fertilité qui résulte de l'emploi, sous la forme d'engrais ^ ^ matières qui pourrissent. L'acide carbonique est égalefloeot absorbé par les végétaux, lorsqu'il est en petite quantité; «a grande proportion , il leur est nuisible.

M« Chaptal a obdcrvé que l'acide oari^onique piédoiaiM dans les fungus et autres plantes souterraines ; mais en bisaat passer ces végétaux enseooble avec te eprps sur lequel i^ étaient axés, par gradations insensibles, d'une obsourité presque absolue, à la lumlèffe, Taioide carbonique disparai^t sait presque en totalité. Les âbres végétales augmsntsies^ proportionnellement, dans lé même texQfisque la ré^iœ^^ les principes colorans se développaient; ce qu'il attribue à l'oxigène du même acide* Sennebier a ren^arqné , ^ae les plantes qu'il arrosait avec de l'eau imprégnée, diacide c^^ nique, exhalaient une quantité extraordin^ure d'oiS|ig^» ^ qui indique également une décomposition de l'acide.

La lumière est presque d'une nécessité ab^luc pour '^ plantes. Lorsqu'elles croissent dans l'obsci^ité , cUe4 ^^^ pâles, languissantes, et périssent* La ^çndepce despl?"^ vers la lumière se reconnaît d^^ne manière reijnarqui^le i9^ ceux des cas où la végétation s'e&otue dans une cbamMi^*^ dans un lieu dans lequel la Im^uère u'e^ adp^i^e qwç V^^ eôté^ car la plente ne menque îemai^ de pousser et d^ preo^

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